Exploration de la condition physique par ERGOMETRIE
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Exploration de la condition physique par ERGOMETRIE

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  • cours - matière potentielle : l' exercice
  • exposé
Exploration de la condition physique par ERGOMETRIE Texte original de 1964 Traduction en langue franaise par le Dr Marcel Robin, à la demande du Centre de Surexpertise Medico Sportive de l'Université de Lyon (France) Pr Ag R Guillet: directeur
  • volume d'éjection cardiaque
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Exploration de la condition physique
par ERGOMETRIE
Texte original de 1964
Traduction en langue franaise par le Dr Marcel Robin, à la demande du Centre de Surexpertise Medico
Sportive de l’Université de Lyon (France)
Pr Ag R Guillet: directeur



www.monarkexcercise.se L’exercice régulier est la clé de la forme!
Dans les années 50, le Docteur W von Döbeln a développé un système pour déterminer avec
précision la force de freinage de la bicyclette ergométrique. En même temps notre département
s’est lane dans un programme d’éducation avec un but précis: enseigner aux professeurs de
gymnastique, aux entraîneurs sportifs et aux amateurs intéressés les rudiments nécessaires
pour former et enseigner dans de nombreux domaines de la santé. Très naturellement nous
avons été amenés à enseigner comment réaliser un test simple d’appréciation des fonctions
cardiaques et de l’état d’entraînement physique à l’aide de la bicyclette ergométrique. En
d’autres termes, nous avons fait sortir l’ergomètre du laboratoire traditionnel et du milieu
hospitalier pour le mettre dans les écoles, dans les clubs et dans les entreprises. L’ergomètre a
connu un tel succès que les ressources existantes pour le fabriquer se sont révélées
insuffisantes. La popularité du sport et jusqu’à un certain point notre département lui-même ont
convaincu MONARK de se lancer la production d’une bicyclette ergométrique.
La bicyclette constitue une forme de travail simple. Des études ont montré que différentes
personnes, hommes ou femmes, entraînés ou non, jeunes ou âgés, produisent la même
quantité d’énergie à une charge donnée (puissance). Cela signifie que la demande d’oxygène
est relativement semblable, c’est-à-dire que l’efficacité mécanique est tout à fait semblable pour
différents individus. La charge de la bicyclette ergométrique donne une bonne idée des
demandes faites aux organes de transport de l’oxygène, particulièrement le coeur et la
circulation du sang. Le volume sanguin que le coeur éjecte dans l’aorte est dans une large
mesure déterminé par la demande en oxygène. Le terme technique pour le volume sanguin que
le ventricule gauche pompe ou èjecte par minute est appelé le débit cardiaque (en L/mn). Le
volume envoyé à chaque battement dans l’aorte est appelé le volume d’éjection cardiaque.
Nous obtenons donc la formule:
Débit cardiaque = volume d’éjection x fréquence cardiaque (“le pouls”).
Une personne douée d’un volume d’éjection systolique limité doit compenser cela par un pouls
élevé, de faon à atteindre un certain débit cardiaque. Le pouls à une puissance donnée sur la
bicyclette ergométrique sera donc élevé. Si cette personne était relativement peu entraînee au
moment de ce test, l’entraînement physique ultérieur pourra lui donner un volume d’éjection
cardiaque supérieur. Un nouveau test de travail avec la même charge pratigué quelques mois
plus tard permettre d’obtenir une fréquence cardiaque plus basse. Le coeur peut alors travailler
mieux et avec une consommation d’énergie moindre. La consommation maximale d’oxygène a
également augmenté. Le test ergométrique peut donc révéler des variations dans l’état de
l’entraînement physique. En relation avec un examen médical ou d’autres études médicales,
des méthodes plus ou moins sophisitiquées peuvent compléter la simple prise de pouls.
L’importance de l’exercice
Le corps humain est fait pour l’action, non pour le repos. C’était une nécessité historique: la
lutte pour la vie exigeait une bonnes condition physique. Main un fonctionnement optimal ne
peut être atteint qu’en exposant régulièrement le coeur, la circulation, les muscles, le squelette
el le système nerveux à une certaine charge, c’est-à-dire à un entraînement. Autrefois le corps
prenai de l’exercice à la fois dans le travail et dans les loisirs. Mais dans notre société moderne
les machines ont pris une part croissante des éléments de travail qui étaient faits autrefois avec
la puissance musculaire seule. Dans notre environnement actuel nous sommes souvent assis,
en voiture, ou allongés. Ainsi la stimulation naturelle et vitale que les tissus et les organes
internes recoivent a-t-elle largement disparu. Certains tissus comme les muscles, les os et le
sang, ainsi qu’un certain nombre de fonctions corporelles peuvent s’adapter à l’inactivité et au
stress. Des études à l’Institute physiologique GIH ont prouvé que si vous faites 30 min
d’exercice sous forme de course, de bicyclette, de nage ou de ski deux à trois fois par semaine,
votre condition s’améliore de 15 % au bout de quelques mois. La capacité de pompage du
muscle cardiaque augment, les articulations et les muscles augmentent en force. L’énergie
disponible augmente également et vous vous sentez moins fatigué. Cette activité physique
supplémentaire permet de lutter contre l’obésite, les fonctions de l’appétit sont mieux régulées,
vous mangez plus, sans risque de prendre du poids et ainsi le risque de cerence en
substances importantes diminue. Pour beaucoup l’effet de l’exercice implique aussi une
amélioration de l’équilibre physique. L’impression de pouvoir disposer de plus d’énergie veut
souvent dire que vous pouvez rester plus calme et que votre endurance est plus grande dans
les situations contraignates.
Quelle sorte d’exercice choisir?
Vous devez penser à deux choses:
1. Vous amuser quand vous faites de l’exercice. Choisissez quelque chose que vous
avez plaisir à faire régulièrement.
2. Pour obtenir un résultat satisfaisant de cet entraînement, vous devez choisir une forme
d’exercice qui met en jeu de volumineux groupes musculaires. Dans ce cas, la
demande de transport de sang et la demande d’oxygène sont si grandes que le coeur
sera exposé à un travail qui augmente sa capacité de pompage. La course, la
bicyclette, la natation, le ski, la marche, sont d’excellents exemples d’exercice qui
répondent à ces demandes.
P O Åstrand
Département du Physiologie de
l’Université des Sports de Stockholm, Suède


Introduction ...................................................................................................................2
Choix de la forme du travail...........................................................................................3
Epreuve de travail au cyclergomètre .............................................................................4
Construction du cyclergomètre Monark. Calcul du travail. .........................................4
Ajustement de la charge............................................................................................5
Choix de la charge.....................................................................................................8
Interprètation d’une épreuve de travail.......................................................................9
Définition de la capacité de transport d’oxygène .........................................................13
Compte rendu – representation des resultats..............................................................21
Conseils pour l’établissement du compte-rendu ..........................................................23
Entrainement et exercice physique avec le cyclergomètre ..........................................24
Resumé concernant le déroulement de l’épreuve de travail ........................................25
Bibliographie ...............................................................................................................26
Ergometrie
Per-Olof Åstrand
Introduction
Beaucoup d’études physiologiques et cliniques ont déjà mis en évidence l’action bienfaisante d’un
entraînement physique régulier pour l’individu. Par ”Condition physique de la vie quotidienne” on
entend un entraînement qui vise à instaurer une capacité de travail répondant parfaitement aux
exigences du travail routinier. L’expression ”Condition” doit surtout désigner l’état d’entraînement des
fonctions cardiaques et circulatoires (organes de transport d’oxygène). On l’emploie cependant plus
pour porter un jugement qualitatif que quantitatif. Les personnes présentant une faible aptitude à
effectuer des performances peuvent cependant posséder une meilleure condition physique que celles
qui sont capables de meilleures performances du fait de leurs heureuses dispositions.
Une manière objective de suivre les variations de condition consiste à déterminer la fréquence du
pouls durant un travail-standard exécuté par exemple au cyclergomètre. Nous allons exposer
brièvement les bases physiologiqes de cette épreuve de travail, décrire le cyclergomètre et son mode
d’emploi, puis donner un aperu sur l’interprétation des résultats de cette épreuve de travail.
Le mot “ergométrie” qui provient des mots grecs ”ergon” (travail) et ”metron” (mesure) peut se traduire
très littéralement par ”mesure de travail”. On dispose pour mesurer la travail d’ergomètres de
constructions diverses selon la nature de l’analyse des capacités fonctionelles du sujet qu’on désire
effectuer.
La propriété que possèdent les muscles de faire varier leur métabolisme surpasse celle de tous les
autres tissus. Les chiffres tendent en effet à démontrer que le métabolisme des muscles peur
centupler par rapport au métabolisme du repos. Ce qui impose nécessairement de grandes exigences
aux organes chargés de l’approvisionner, particulièrement à l’appareil respiratoir et à l’appareil
circulatoire. Sans quoi le fonctionnement du muscle serait vite compromis par une trop forte
modification du milieu cellulaire due à l’accumulation de produits de dégradation et d’acide carbonique
ainsi qu’au surchauffement. Aucune autre activité cellulaire n’est capable d’engendrer une si forte
surcharge des muscles respiratoires et des muscles cardiaques que l’activité musculaire.
Au cours d’un travail exécuté pendant une période assez prolongée (de l’ordre de plusieurs minutes et
au delà) c’est le moteur à combustion qui joue le rôle essentiel. L’énergie nécessaire provient alors de
la combustion dans les muscles des graisses et des hydrates de carbone, combustion qui nécesssite
de l’oxygène.
Si on désire explorer la régulation cardio-respiratoire, il est nécessaire d’inclure dans la série des
examens des épreuves de travail où seront exécutés à la fois des travaux submaximals et maximals.
L’examen du sujet durant l’exécution d’un travail musculaire peut également fournir des
renseignements importants pour évaluer la capacité fonctionelle circulatoire. Une diminution du débit
cardiaque qui risquerait de passer inaperue lorsque 4 à 5 litres de sang suffisent, se révélera avec
netteté à la suite d’un travail dont la charge exigera un débit de 5 à 10 litres par minute.
Pour les examens cliniques, comme pour les examens de santé, il peut être intéressant de reproduire
l’élévation de métabolisme à laquelle le sujet examiné est exposé du fait de ses actes quotidiens. En
ayant la possibilité de doser exactement la charge de travail, on peut surveiller les modifications de
réponse à la surcharge survenant du fait de l’évolution d’une maladie, durant une convalescence,
sous l’effet d’un entraiment, etc …
Par ces quelques exemples, nous espérons avoir démontré que l’examen d’un sujet en activité
musculaire était capable d’apporter une solution à de nombreux problèmes théoretiques et pratiques.
Nous allons décrire la manière de pratiquer les épreuves de travail et donner un aperu sur
l’interprétation de leurs résultats. Il n’en existe pas encore de normes nationales ou internationales,
car les recherches dans ce domaine sont encore trop récentes pour que nos connaissances
permettent de définir maintenant déjà des normes strictes. Les études que nous rapportons reposent
surtout les études de physiologie du travail qui ont été poursuivies dans les Laboratoires de
Physiologie de l’Université des Sports de Stockholm (G.I.H.) durant ses vingt ans d’existence.
2 Ergometrie
Per-Olof Åstrand
Choix de la forme du travail
Il faut que d’importants groupes musculaires soient mis en jeu pour qu’une épreuve de travail
permette d’obtenir une analyse de la valeur fonctionelle des organes de transports d’oxygène.
Avec un travail d’intensité submaximale, le travail doit durer au moins 4 minutes pour que puisse se
produire une adaption de la respiration et de la circulation amenant un “steady-state” (ou “second
souffle”), c’est-à-dire un état stable dans lequel le prélèvement d’oxygène au
niveau des poumons correspond au besoin en oxygène des tissus.
L’expression steady-state suppose que des paramètres facilement mesurables comme la fréquence
du pouls et la ventilation pulmonaire aient eu la possibilité d’atteindre un niveau stable. Il est
intéressant de pouvoir faire largement varier l’intensité du travail de faon à ce que des personnes de
capacité de travail différente puissent être soumises à des épreuves de faon rélativement
équivalente.
Si le travail est trop léger (pouls en dessous de 100 à 120 pulsations par minute), les facteurs
psychologiques, comme la nervosité avant l’epreuve, vont influencer la réaction du pouls. Si le travail
est trop lourd, de trop fortes exigences seront imposées à la volonté de coopération du sujet examiné,
et il existera un certain risque en cas de surcharge.
Le pédalage sur une bicyclette s’est montré constituer une forme de travail qui convient parfaitement –
entre autres – parce qu’une charge donnée (qui ne serait pas maximale) nécessite à peu près le
déploiement de la même énergie chez le cycliste qu’il soit jeune ou vieux, entraîné ou non entraîné,
champion ou novice. On a construit des cyclergomètres pour faciliter une mesure précise du travail
extérieur effectué. Ceux-ci ne constituent pas une invention nouvelle puisqu’on les trouve depuis des
dizaines d’années dans les laboratoires de physiologie où ils furent employés pour soumettre les
sujets à étudier à une charge calibrée et mesurable.
Figure 1. Le cyclergomètre
MONARK. Pour un test
simple, il suffit de compter le
nombre de pulsations
cardiaques au cours de
l’exercice (le cyclergomètre
constitue d’ailleurs un
excellent entrainement pour
le cour et les muscles).


En corrélation avec le travail, on peut ainsi effectuer des études sur l’effet du travail sur la circulation,
la respiration et le métabolisme. Durant les dix dernières années l’ergométrie a pris une grande
actualité également dans les domaines du sport, de l’étude du travail, dans l’industrie et dans le
domaine des soins aux malades. La cyclergométrie est aussi devenue une méthode pleine d’intérêt
pour juger la capacité de travail physique ainsi que l’état de condition et d’entrainement. Il existe des
cyclergomètres de construction et de prix différents. Le type fabriqué par MONARK (Figure 1) est
dérivé d’un appareil construit selon les données du Pr W von Döbeln (1) et dont la réalisation est due
à H Hagelin, technicien de l’Université des Sports. Il peut être employé pour pédaler à la fois en
position assise et en position couchée.
3 Ergometrie
Per-Olof Åstrand
Epreuve de travail au cyclergomètre
La nécessité d’un examen clinique préalable dépend de la catégorie de sujets à examiner. Dans
beaucoup de cas l’épreuve de travail ne revêt pas le caractère d’un examen médical. Dans d’autres
cas l’épreuve constitue un examen complémentaire pour le diagnostic. Pour un sportif en activité,
l’épreuve de travail n’impose en règle générale qu’une charge inférieure à celle de l’entrainement ou
de la competition. Pour les sujets âgés, les personnes absolument sans entrainement ainsi que les
malades, on doit naturellement pratiquer un interrogatoire ainsi qu’un examen clinique portant
principalement sur l’appareil circulatoire.
En général, on associe dans de telles conditions l’épreuve de travail avec un enregistrement
électrocardiographique (un électrocardiogramme est pris et interprêté immédiatement avant le travail).
L’état de santé du sujet à examiner ainsi que le but de l’épreuve déterminent si le médecin doit
assister à l’épreuve elle-même.
Pour exécuter une épreuve de travail il faut disposer:
1. d’un cyclergomètre
2. d’un métronome
3. d’une pendule banale ou d’un chronomètre donnant des temps prolongés
4. d’un chronomètre permettant de prendre des temps au 1/10 de seconde ou d’un chronomètre
spécial pour prendre le pouls

Figure 2
Construction du cyclergomètre Monark. Calcul du travail.
Le développement a été calculé de faon à ce qu’un coup de pédale complet déplace de 6 mètres un
point sur la jante.
Le métronome sera réglé de faon à ce qu’il batte exactement 100 coups à la minute (réglage à
effectuer à l’aide du chronomètre). Fixer si possible le poids mobile dans cette position par exemple
avec une vis. En respectant ce rythme de faon à donner 50 coups de pédale complets par minute le
trajet parcouru sera de 300 mètres par minute.
Le freinage de la roue est effectué mécaniquement par un ruban qui entoure la jante de la roue. Les
deux extrémités du ruban sont attachées à un tambour tournant. Un pendule est fixé à celui-ci (A dans
la figure 2). Le dispositif fonctionne ainsi comme une bascule à pendule qui mesure la différence de
force de traction aux deux extrémités du ruban. Le ruban peut être tendu par un bras de levier B qui
se règle avec le volant C et la position du pendule est lue en kilogramme sur une échelle graduée D.
(1 kg est la force agissant sur un poids de 1 kg avec l’acceleration normale de la pesanteur; 100
kgm/min = 723 foot pounds/minute = 16.35 watts). La force de freinage (kg) obtenue en réglant la
4 Ergometrie
Per-Olof Åstrand
tension du ruban, multipliée par le trajet parcouru par un coup de pédale (m) donne un nombre de
kilogrammes mètres (kgm), c’est-à-dire la grandeur du travail. Exprimé en chemin parcouru par
minute on obtien l’effet ou le nombre de kgm par minute.
Ajustement de la charge
Le cyclergomètre doit être placé sur un sol solide et plan. Une fois le sujet monté sur la bicyclette,
sans que les pédales soient touchées, placer avec l’écrou E le trait 0 de l’échelle D de faon à ce qu’il
vienne coïncider avec l’index A du poids pendulaire. Cet ajustement est indispensable pour pouvoir
obtenir une charge exacte.
Lorsque le travail commence, le ruban de freinage doit être lâche, on met ensuite en tension le ruban
à l’aide du volant de faon à ce que l’intensité de travail souhaitée soit obtenue (1 kg = 300
kgm/minute, 2 kg = 600 kgm/minute, 3 kg = 900 kgm/minute, etc … sous réserve que la fréquence de
pédalage soit bien de 50 par minute). La pendule de longue durée est déclancheée (lecture). Au fur et
à mesure que le ruban et la roue s’échauffent, les frictions se modifient et un réajustage doit être
effectué en particulier si la bicyclette n’a pas été employée auparavant.
Contrôler la charge au moins chaque minute.
Lorsque le cyclergomètre est employé longtemps sans arrêt, il peut arriver que le ruban grippe et que
le poids pendulaire ne se stabilise pas, spécialement aux faibles charges. Si on arrête un instant et
o
que l’on tourne de 180 le ruban de freinage (de faon à ce que la face externe vienne se placer
contre la jante) le dispositif devient à nouveau stable.
Si le ruban de freinage frotte trop et parfois saute, on peut le remplacer facilement avec du ruban
suédois (le meilleur matérial est constitué par le ruban dit de la marquise). Le cas échéant un gros
cordon normal ou un article analogue peut être employé. A l’aide de ruban suédois on peut également
ajuster la longeur du ruban de faon à ce que la charge avec le volant C puisse varier entre 0,5 kg et
7 kg. Si cela ne suffit pas c’est la tension du ressort F qui est mauvaise car il’affaiblit avec le temps et
il faut le changer (MONARK met à disposition des ressorts).


Il faut noter que la friction dans la transmission,
principalement au niveau de la chaîne,
augmentela charge de travail d’environ 9 % au-
dessus de la valeur que donnerait le calcul
basé sur la force de freinage et la distance
parcourue. (Cette augmentation se produit
avec la plupart des autres ergomètres, et en
particulier le cyclergomètre de KROGH). C’est
pourquoi, il a été tenu compte de cette friction
surajoutée dans le Tableau 2 de la page 18 qui
donne la prélèvement d’oxygène pour
différentes charges. (Le prélèvent d’oxygène
de 1,5 litre/minute pour 50 watts ou 600 kg
mètre/minute est en fait de 54,5 watts ou 650
kg mètre/minute environ.)

Lors du transport du cyclergomètre toute la balance peut être démontée ou chaque fois le poids
pendualaire A doit être fixé par un emballage.
Si on souponne que le calibrage ne concorde pas, on vérifie que le boulon de réglage du poids
pendulaire G comporte un plomb de couleur intact. Contrôler que le roulement à billes auquel le ruban
est attaché, joue librement.
Le calibrage peut être contrôlé de facon suivante:
5 Ergometrie
Per-Olof Åstrand
–On enlève la roue.
–L’index du poids pendulaire est placé en 0 (conformément à la Figure 2).
Un poids de grandeur connue est attaché comme il ressort de la Figure 3 et de cette faon 1 kg doit
indiquer 1 kg sur l’échelle D – 2 kg donner 2 kg, etc … Le centre de gravité du poids pendulaire peut
être modifié à l’aide du boulon de réglage G (qui est libéré par la vis).
Avant d’effectuer toute modification, bien vérifier que le poids représent véritablement la masse
indiquée, qu’il pend librement et que la position de départ, poids pendulaire/échelle = 0. En pratique,
le calibrage est effectué par MONARK avec le plus grand soin et le calibrage est fait une fois pour
toutes si le boulon de réglage n’a pas été déploée et si le mécanisme de la balance à pendule n’a été
l’objet d’aucune détérioration.
Le poids et l’échelle peuvent être modifiés sur demande de faon à ce que le chiffre maximal soit 3 kg
ou toute autre force désirée.
La chaîne doit être tendue comme pour une bicyclette normale, c’est-à-dire qu’elle puisse bouger de 1
cm environ.
Le graissage. Veiller à ce que la chaîne ne demeure pas trop sèche. Graisser avec quelques gouttes
de bonne huile.
Exécution de l’épreuve de travail
On ne doit pas déployer d’activité importante pendant les heure qui précèdent l’épreuve de travail et
celle-ci ne doit pas être pratiquée avant que ne soit écoulée environ 1 heure après un repas léger et
plus longtemps en cas de repas plus important. De même on ne doit pas fumer durant les 30 minutes
précédant l’épreuve.
L’expérience montre que le pouls au repos ne donne habituellement pas de renseignements
complémentaire de l’épreuve de travail. Le temps dont on dispose conditionne la durée du repos en
position couchée ou assise dont l’épreuve est précédée.
La selle et le guidon sont placés à la convenance du sujet. Des essais ont montré que le degré
d’éfficacité (métabolisme énergétique) ne variait pas avec la hauteur de la selle et du guidon tant
qu’on se tenait à l’intérieur des limites normales. La position la plus agréable et en cas de travail très
lourd la plus efficace est représentée par une hauteur de selle qui donne une légère flexion de
l’articulation du genou quand le sujet a la pointe antérieure du pied sur la pédale en positon inférieure.
(La partie antérieure du genou juste au dessus de la pointe du pied.)
Sous réserve que le travail ne soit pas trop lourd, le respiration et la circulation augmentent durant les
premières minutes du travail puis il s’installe un plateau. On constate facilement l’augmentation du
pouls en comptant le pouls chaque minute et au bout de 4 à 5 minutes de travail la valeur du pouls est
habituellement constante (ce qu’on indique par état constant on steady state). (Pour pouvoir travailler
les muscles ont besoin d’oxygène et de substances nutritives; en outre, du gaz carbonique et des
produits de déchets doivent être évacués (c’est de leur transport que sont chargées la respiration et la
circulation).
Un temps de travail de 6 minutes environ est par conséquence nécessaire dans la majorité des cas
pour que le pouls s’adapte au travail exécuté. Le plus commode consiste à compter le pouls vers la fin
de chaque minute et la valeur moyenne de la fréquence du pouls à la 5ième et à la 6ème minute est
considérée comme le pouls de travail du travail en question.
Si la différence entre ces deux dernières prises de pouls est supérieure à 5 pulsations par minute, le
temps de travail est prolongé de 1 our plusieurs minutes jusq’à ce que soit atteint un niveau constant.
On peroit le pouls le plus facilement au niveau de la carotide just en dessous de l’angle de la
machoire (mais ne pas appuyer trop fort) et on obtient le valeur la plus exacte si on prend le temps de
31 pulsations. (Le chronomètre gradué en 1/10 seconde étant mis en marche à la pulsation 0.) A
l’aide de la table 1 on convertit ce temps de 30 pulsations en fréquence du pouls par minute.
Exemple: Si 30 pulsations ont pris 12,4 secondes, le pouls est de 145 pulsations par minute.
6 Ergometrie
Per-Olof Åstrand
Table 1. Table de conversion de la durée de 30 pulsations cardiaques en fréquence du pouls par
minute.
2.0 sec 82/min 17.3 sec 104/min 12.6 sec 143/min
21.9 82 17.2 105 12.5 144
21.8 83 17.1 105 12.4 145
21.7 83 17.0 106 12.3 146
21.6 83 16.9 107 12.2 148
21.5 84 16.8 107 12.1 149
21.4 84 16.7 108 12.0 150
21.3 85 16.6 108 11.9 151
21,2 85 16.5 109 11.8 153
21.1 85 16.4 110 11.7 154
21.0 86 16.3 110 11.6 155
20.9 86 16.2 111 11.5 157
20.8 87 16.1 112 11.4 158
20.7 87 16.0 113 11.3 159
20.6 87 15.9 113 11.2 161
20.5 88 15.8 114 11.1 162
20.4 88 15.7 115 11.0 164
20.3 89 15.6 115 10.9 165
20.2 89 15.5 116 10.8 167
20.1 90 15.4 117 10.7 168
20.0 90 15.3 118 10.6 170
19.9 90 15.2 118 10.5 171
19.8 91 15.1 119 10.4 173
19,7 91 15.0 120 10.3 175
19.6 92 14.9 121 10.2 176
19.5 92 14.8 122 10.1 178
19.4 93 14.7 122 10.0 180
19.3 93 14.6 123 9.9 182
19.2 94 14.5 124 9.8 184
19.1 94 14.4 125 9.7 186
19.0 95 14.3 126 9.6 188
18.9 95 14.2 127 9.5 189
18.8 96 14.1 128 9.4 191
18.7 96 14.0 129 9.3 194
18.6 97 13.9 129 9.2 196
18.5 97 13.8 130 9.1 198
18.4 98 13.7 131 9.0 200
18.3 98 13.6 132 8.9 202
18.2 99 13.5 133 8.8 205
18.1 99 13.4 134 8.7 207
18.0 100 13.3 135 8.6 209
17.9 101 13.2 136 8.5 212
17.8 101 13.1 137 8.4 214
17.7 102 13.0 138 8.3 217
17.6 102 12.9 140 8.2 220
17.5 103 12.8 141 8.1 222
17.4 103 12.7 142 8.0 225

Attention. Il est difficile pour quelq’un qui n’est pas habitué de déterminer la fréquence du pouls, le
métronome induit en erreur; le sujet est en mouvement; le pouls est peru plus ou moins nettement.
Un entrainement sous direction expériencée est important.
Le détermination de la fréquence du pouls s’effectue habituellement durant les 15 à 20 dernières
secondes de chaque minut de travail.
7