Introduction au programme de sociologie MC

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  • cours - matière potentielle : la conversation
Marion Croizat Académie de NICE Première ES 2011-2012 ! ! _ $ % ! _ ! _ _ $% _ &'_ ! _ _ ( % ) * +!, - _ ) ./// 0 + 1223 & '( _ ) ! _ 4& _ (5 % '& * $+ '( $ ' 6! % 6! _ _ % _ %)_ %7 _ _ - ! 8 4 % !% % 54 ! %_ 5 4 ! 59 .
  • moitié des personnes
  • bases de données utilisables par les chercheurs
  • mots de la langue usuelle
  • classiques des sciences sociales en version numérique
  • nature des causes sociales
  • kg de pommes de terre

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Marion Croizat Académie de NICEPremière ES Introduction au programme de sociologie
2011-2012
I.AQUOI SERT LA SOCIOLOGIE?Document 1 : Echec scolaire : à qui la faute ? .. Lesadolescents se structurent àartir de trois tes de lieu : la famille, l’école et la rue. Dans chacun de ces lieux, des adultes font référence : lesarents dans la famille, les enseinants à l’école, les aînés dans la rue. Mais ces trois catéories d’adultes,ui transmettent les reères, sont dans un discours de discrédit mutuel : les ensei nantsarlent desarents démissionnaires et des voous de la rue, lesarents disentue les enseinants ne savent plus faire leur travail et ne sont même plus capables d’assurer la discipline, et parlent de la mauvaise influence de la rue. Les aînés disent : «ue tu travailles ouue tu ne travaillesas au collèe, tu es dans un collège sans avenir ». Le problème est toujours chez l’autre. Jacques Trémintin,Portons un autre regard sur la violence des jeunes !,www.lien-social.com, Juin 2004 a)Quel problème social est mis à jour dans cet article ? L’échec scolaire, et plus particulièrement dans les quartiers défavorisés (« collège sans avenir »),est le problème social mis en exergue dans le document. b) Commentest expliqué ce problème social ? Sur quoi se base les opinions ? Chaque acteur propose une explication différente du problème social. Chaque individu donne son opinion individuelle en se basant sur sa vision partielle et subjective du problème. Nous pouvons avoir une opinion encore différente. Par exemple, on peut penser que l’échec scolaire serait dû à des explications médicales (la nourriture de moins bonne qualité absorbée par ses enfants), religieuses (les religions pratiquées sont incompatibles avec l’école), liées à l’intelect (des compétences intellectuelles limitées qui se transmettent)… on peut tout imaginer ! Parfois une opinion est partagée par beaucoup de personne, on parle alors d’opinion publique. Opinion: jugement adopté pour un sujet. O inionindividuelleersonnelle sur un su et.: conviction O inionubli ue: ensemble desur lesu ementsuels adhère uneroblèmes actuels auxrande artie des membres d’une société. Elle est crééear les oinions individuelles et les influence à son tour. c)Quelle relation causale est donnée par les professeurs pour expliquer ce phénomène ? pourquoi n’est-ce pas une réponse scientifique ? Pour les professeurs, la cause de l’échec scolaire des jeunes défavorisés réside dans l’incapacité des parents à éduquer leurs enfants et de la mauvaise influence des pairs. Les professeurs ont une vision étroite du problème et se basent sur leur propre expérience sur un etit échantillon, leurs conclusions neroviennent asd’une démarche scientifiue Relations causales: liens de cause à effet. Le sociologue tente d’expliquer un fait social en trouvant les origines et les conséquences du phénomène. d)Qui est l’auteur de l’article ? Le connaissez-vous ? Que savez-vous du site ‘lien social’ ? L’auteur vous est inconnu. Le réflexe est d’aller vérifier son CV. Jacques Trémintin est un éducateur qui écrit pour des sites internet sur la violence et l’échec scolaire. Ce n’est pas un sociologue, ni un scientifique. De même, le site « lien social » ne vous est pas connu et rien ne prouve qu’il ne s’agisse pas d’un blog sur lequel s’expriment des opinions individuelles sans aucun fondement scientifique. Il faudra donc prendre du recul face aux conclusions et rechercher les conclusions d’un scientifique sur le sujet. Il faut toujours chercherdes informations sur un auteur, sur un ouvrage, sur un siteavant de prendre en compte ses conclusions sur un problème social.
Marion Croizat Académie de NICEPremière ES2011-2012 e)Si vous étiez sociologue, comment vous y prendriez vous pour tenter d’expliquer le phénomène de l’échec scolaire dans les milieux défavorisés ? Il faut mettre de coté ses propres opinions. Essayer de rencontrer les personnes, faire une enquête, trouver des chiffres, des témoignages…. Un travail extrêmement compliqué si vous souhaitez atteindre les conclusions les plus justes possibles ! Vous comprenez progressivement la démarche du sociologue. Déjà, vous comrenez les ob ectifs de la socioloie. -desex li uerfaits sociauxet lesactions socialesen cherchant lesrelations causales-produire des connaissances. Fait social :Phénomène social extérieur à l’individu et qui trouve son oriine dans la société dont le sociolo uerecherche les causes et les effets. Action socialeortement des autres individuste le comissement des individus: aen comui rend et la signification que cette action a pour eux. Sociologie: Science qui étudie les faits sociaux mais aussi les actions sociales des individus ou des roupes d’individus au sein de la société. Transitionie consiste à comrendre comment la société: La socioloonctionne. Par ois, vous allez avoir l’im ressionen lisant des conclusions de socioloues u’ellessont simles etrévisibles. Certains estiment u’elles ne servent à rien. Pourtant, il neaut asse ieraux aarences, la démarche du socioloue est extrêmement comlexe et ses conclusionsrennent souvent le contreied de l’oinion ubliue. Etour la question du but, le sociologue cherche avant tout à comprendre pour comprendre sans autres objectifs.
II.LA DEMARCHE DU SOCIOLOGUEDocument2: LadémarchedEmileDurkheim pour expliquer un fait social.Dans l’introduction, Emile Durkheim écrit : Comme le mot de suicide revient sans cesse dans le cours de la conversation, on pourrait croire que le sens en est connu de « tout le monde et qu'il est superflu de le définir. Mais, en réalité, les mots de la langue usuelle, comme les concepts qu'ils expriment, sont toujours ambigus et le savant qui les emploierait tels qu'il les reçoit de l'usage et sans leur faire subir d'autre élaboration s'exposerait aux plus graves confusions. » Après des recherches approfondies et une longue réflexion, Emile Durkheim propose une définition :Onmort qui résulte directement ou indirectement d'un acte positif ou négatif, accompli par la victimeappelle suicide tout cas de « elle-même et qu'elle savait devoir produire ce résultat . »Le sociologue se pose ensuite la question suivante : Puisque le suicide est un acte de l'individu qui n'affecte que l'individu, il semble qu'il doive exclusivement dépendre de facteurs « individuels et qu'il ressortisse, par conséquent, à la seule psychologie. En fait, n'est-ce pas par le tempérament du suicidé, par son caractère, par ses antécédents, par les événements de son histoire privée que l'on explique d'ordinaire sa résolution ? » Emile Durkheim présente son plan de travail : Nous nous demanderons d'abord quelle est l'influence [des causes extra-sociales] et nous verrons qu'elle est nulle ou très « restreinte. Nous déterminerons ensuite la nature des causes sociales, la manière dont elles produisent leurs effets, et leurs relations avec les états individuels qui accompagnent les différentes sortes de suicides. Cela fait, nous serons mieux en état de préciser en quoi consiste l'élément social du suicide, c'est-à-dire cette tendance collective dont nous venons de parler, quels sont ses rapports avec les autres faits sociaux et par quels moyens il est possible d'agir sur elle. » Dans le Livre I, chapitre II, Partie IV il écrit : Si l'on compare la part proportionnelle de chaque mois dans le total des suicides annuels à la longueur moyenne de la journée « au même moment de l'année, les deux séries de nombres que l'on obtient ainsi varient exactement de la même manière (v, tableau XIII). […] Quand les jours s'allongent vite, les suicides augmentent beaucoup (janvier à avril) ; quand l'accroissement des uns se ralentit, celui des autres fait de même (avril à juin). » Les classiques des sciences sociales en version numérique. Emile Durkheim, Le Suicide, 1897, Extraits,
Marion Croizat Académie de NICEPremière ES2011-2012 ae ?uelle ester de mettre àour dans son ouvrau’est-ce u’EmilieDurkheim va essa son hothèse forte de déart ? Il souhaite mettre àour les exlications du suicide, les relations causales. Quelles sont les causes du suicide ? Son hypothèse est que le suicide peut être expliqué par d’autres faits sociaux et nonas uniuement asdes raisons individuelles. H othèselication lausible: exd’un fait,rovisoirement admise et destinée à être soumis à une démarche scientifique de validation. b)Quelle est la problématique proposée ? La problématique est visible sous forme de question dans l’ouvrage. Les causes du suicide sont-elles extra-sociales ou sociales ? Problématique: ensemble des problèmes qui peuvent concerner un sujet et qui sont posés méthodiquement. c)Quelle est la première chose que fait Emile Durkheim dans sa démarche ? Il définit ce qu’est le suicide. Il essaye de se départir de sonopinionet del’opinion publique, de ce qu’on appelle desprénotions. Souvent, on croit connaitre un mot ou un concept et en étudiant, on se rend compte qu’on se méprenait, qu’on oubliait une dimension… Pour étudier le suicide, Emile Durkheim entreprend d’abord de soumettre à un examen critique les définitions généralement acceptées avant de proposer sa propre définition et de la mettre à l’épreuve des investigations théoriques et empiriques. Dalloz Remarque : C’est ce que tout étudiant ou chercheur doit faire quand il entame une recherche. Par exemple, c’est ce que vous devrez faire pour votre TPE ou pour entamer une dissertation. d)De quelle idée reçue Emile Durkheim va-t-il devoir se départir pour analyser le suicide ? On appelle les idées reçues desjugements de valeursou desprénotions. A propos du suicide, le sociologue a l’idée première que le suicide ne serait pas un fait social (« extra-social ») mais un fait individuel qui ne trouverait d’explication que dans la psychologie des suicidés. Il va devoir procéder à un travaild’objectivation: c'est-à-dire éliminer tous les jugements de valeurs ui sont infondés scientifiuement. Prénotionar le sensrétation de la réalitéde valeur, fausse évidence due à une inter: u ement commun. Dans une démarche scientifiue il faut essaer de se déartir desrénotions. Ob ectivationar la mise à l’écart des: construction d’un ob et de recherchele lienrénotions. Faire avec l’ob ectivitécréer des connaissancesui ne sontas sub ectives, càdui euventêtre vraies pour tous à un moment donné) e)Quelle relation causale a-t-il essayé d’éprouver dans le chapitre II ? Quelle technique a-t-il utilisé ? Durkheim a souhaité vérifier si la lonueur desours avait une influence sur le nombre de suicides. IL a utilisé les chiffres du suicide. Ce sont ceu’on aelle desiri uesdonnées em, des informations dis oniblesofficiellement u’ilfaut mettre en relationour ouvoirles interréter. Il utilise donc une méthode uantitative. Données empiriquesorie): éléments d’information qui sont issus d’enquêtes scientifiques. (≠thé Méthode quantitativese qui se base sur les statistiques et les probabilités et qui: méthode d’anal vise à donner une analse chiffrée d’un phénomène. En + : Durkheim conclura que les deux explications sociales principales du suicide sont l’intégration (famille et religion) et la régulation (capacité d’une société à produire des règles, à les inculquer et à les faire respecter).
Marion Croizat Académie de NICEPremière ES2011-2012 Document 3 Comment mener une enquête sur l’ennui à l’école? Manuel Hachette, p. 189
aEn quoi les démarches proposées se distinuent-elles de celle utilisées par Emile Durkheim ? Durkheim neouvait interroer les suicidés sur leur motivation ! Il a utilisé les informations dis onibleschiffrées selon une méthodeuantitative. Les démarchesrésentées ici utilisent une méthode ualitative.Méthode qualitative: méthode d’analyse qui se base sur les opinions, les motivations des individus pour expliquer les faits sociaux. bdansuête résentéesle tableau suivant. Quelles sont les trois démarches d’enRem lir la BD ? Quels sont les intérêts/défauts de chacune ? Type de démarcheIntérêts Défauts un problème de coopération, un échantillonGrand échantillon, récolte pas représentatif, des questions trop dures,rapide des réponses, etc. Questionnaireune interprétation difficile, mensonges ou fausses réponses, etc. intimidation, stress, influence, mensonge,Consacrer du temps, Entretienexpliquer ses questions,etc. réponses plusindividualisées, etc. Etre au contact du fait socialEtre influencé par la situation,influencer (exemple : effet Hawthorne ou inspecteur Observationdans la classe) Enquêterâce selon une méthode qualitative à partir d’une: Collecte d’information sur le terrain observation, des questionnaires et/ou des entretiens. Document4:Uneétude surlesmusiciens de danseLes musiciens de danse, dont nous étudierons la culture […] fournissent un bon exemple [de comportement déviant]. Leurs activités sont formellement léales, mais leur culture et leur mode de vie son suffisamment bizarres et non conventionnelsour u’ils soientualifiés de marinaux arles membreslus conformistes de la société.… J’airecueilli le matériel utilisé dans cette étude par observation participante, c’est-àt-dire en partageant le travail et les loisirs des musiciens. Quand j’ai réalisé cette étude, en 1948 et 1949, j’étais pianiste professionnel depuis quelques années et j’appartenais aux milieux musicaux de Chicago. […] J’ai travaillé au cours de cetteériode avec de nombreux orchestres de différents tes, et’ai risdes notes abondantes sur les évènements uise roduisaient endant ue’étais en coma nied’autres musiciens. Lalu artdes ersonnes ue’ai observées ne savaient pas que je faisais une étude sur les musiciens. Howard S. Beckerie de la déviance, Métailié, 1985., Outsiders, Etude de sociolo Extraits du chapitre 5, La culture d’un groupe déviant : les musiciens de danse. aQuelle est la démarche de Howard S. Becker ? Becker s’est intéré inconito dans un milieuour ouvoirl’observer etrendre des notes. Cela s’appelle de lasociologie participativecar le sociologue participe à l’action sociale qu’il observe. Elle est beaucoup utilisée par les sociologues. C’est une méthode qualitative.
Marion Croizat Académie de NICEPremière ES2011-2012 bQuelle est l’avantae de cette démarche ? Cette démarcheermet d’avoirmoins d’influence sur le comortement des individusui ne se sentent asobservés arun scientifiue. cuelles sont ses limites ? Cela peut être dangereux (insertion dans les Gangs comme Trasher ou dans un asile) Cela eutmettre enéril le caractère scientifiue de la démarcheex : étude du FN et liens d’amitiés ui se créent. Influenceuand même. Document5: LeFrançaismoyen.Dans son tableau économique 2011 publié mercredi, l’Insee a étudié sous toutes ses coutures cette espère méconnue mais ô combien fascinante. Pour le trouver, direction une grande ville d’Ile-de-France où vivent près de 11,7 millions de personnes. Il y est propriétaire, comme plus de la moitié des ménages, d’un logement douillet de 91m2. Comme presque deux personnes sur trois (64,3%), le Français n’aime pas la solitude: il s’est donc mis en ménage et s’est même marié, à l’image de moins de la moitié des personnes de 15 ans et plus. Et si le Français est en couple, il a aussi des enfants (44% des ménages avec familles). La Française a eu son premier bambin assez tard, à 30,1 ans en moyenne en 2010. Le Français est employé, à temps complet en CDI, et travaille en moyenne 39 heures et 20 minutes par semaine. le Français possède un réfrigérateur, un téléviseur, un lave-linge et un téléphone fixe. Il fait aussi partie des 8 ménages sur 10 qui ont acheté un téléphone portable. Il possède également un ordinateur, comme plus du tiers de ses confrères. Le Français est aussi équipé en véhicules motorisés. Sur l’année 2008, le Français a ingurgité 86 kg de légumes frais, 68,5 kg de pommesde terre, 52 kg de pain, 19 kg de volaille et 18,5 kg de fromages. Il a aussi avalé 51,5 litres de lait et 151 litres d’eaux minérales et de source. Elsa Meyer,Etes-vous un Français moyen ?,20 minutes, Février 2011. Extraits. a)Qui est l’INSEE ? L’institut national de la statistique des études économiques. Les scientifiques qui y travaillent collectent des données, les classes pour ensuite offrir des bases de données utilisables par les chercheurs. b)Qui est le français moyen ? Personne n’est le français moyen. Ceci n’est qu’une représentation de la réalité. On dit que c’est un modèle ou un idéal-type. c)A quoi sert ce portrait ? Le portrait du français moyen comme tous les idéaux-types est utile pour étudier la société. C’est un outil qui permet d’utiliser des concepts simples pour pouvoir appréhender une réalité sociale complexe et multiforme. Pour avoir une idée des différences entre les Indonésiens et les Français, on peut comparer ainsi deux idéaux-types car en réalité, comparer tous les français et tous les indonésiens est im ossibleà faire.Idéal-t e: modèle simlus caractéristiues d’unlifié de la réalitéui accentue les traits les hénomène social. SYNTHESE :La socioloie cherche à expliquer les faits sociaux en suivant une démarche scientifique qui consiste à : -formuler des roblèmessociolo i ues’ a-t-il entre deux faits sociaux ?uelles relationssusce tiblesd'être résolus≠ roblèmesocial =uel uechose va mal dans la société -formuler desh othèses-les soumettre à uneue de validationdémarche scientifiPour cela le sociologue peut : - utiliserdesdonnées empiriques. -utiliser le raisonnement théoriue lusieurss’o oserthéories ui euvent -utiliser unmodèle-Réaliser des enuêtesConclusion Les sciences socialesoursuivent indiscutablement une « visée scientifiue » etermettent de : - Prendredu recular raort au sens commun, les oinions individuelles etubli ues. -Prendre du recul par rapport auxdiscours médiatiques. -Participer au débat public de façon éclairée.