Je me sens bien
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  • mémoire
Espace Germinal BP 60025 Avenue du Mesnil - 95 470 Fosses 01 34 72 88 80 / SAISON 2011/12 DOSSIER PEDAGOGIQUE Je me sens bien Compagnie sixième dimension VENDREDI 3 FEVRIER 14H30 VENDREDI 3 FEVRIER 21H Danse à partir de 8 ans Durée : 45 mn
  • jazz roots
  • danses populaires des années
  • spectacle de danses swing
  • occasion du concours organisé dans le cadre du festival hip-hop
  • facultés physiques
  • faculté de physique
  • hip
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  • temps
  • personnes âgée
  • personnes âgé
  • personnes âgées
  • personne âgée
  • société
  • sociétés

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Langue Français

Exrait

SAISON2011/12
DOSSIER PEDAGOGIQUE
JemesensbienCompagnie sixième dimension
VENDREDI 3 FEVRIER14H30VENDREDI 3 FEVRIER21HDanse à partir de 8 ans Durée : 45 mn
Espace Germinal BP 60025 Avenue du Mesnil  95 470 Fosses 01 34 72 88 80 /www.espacegerminal.fr
Le spectacle Dans unesociété où l’on prône le culte de la beauté à outrance, où l’on efface les rides à coups debotox » pour « dissimuler les traces du temps, les interprètes féminines de la sixième dimension nous font partager leur vision de la vieillesse et les défis à relever face à une société d’exclusion.Cette réflexion donne le jour à six portraits de femmes, qui reflètent avec tendresse, nostalgie et humour les effets du temps qui passe. Avec une gestuelle métissée, heurtée mais fidèle à un souvenir de jeunesse, Hiphop, Charleston et Shim Sham rythment ce spectacle d’une grande générosité.Alors que l’on croit que le corps ne parleplus lorsque l’on vieillit, les danseuses se débrident et exprimentleur fantaisie, pour nous rappeler que la vieillesse n’est pas une pathologie. Un défi lancé àl’âge et aux conventions, un salut rendu à la solidarité intergénérationnelle. Une pièce attachante, humaniste etpleine d’humourqui pourrait réconcilier les générations ou en tout cas leur donner l’envie de partager et d’échanger.Les danseuses évoluent sur des musiques jazz des années 20 30 revisitées sur des rythmes hiphop en créant un mélange surprenant de styles ; le Charleston, le Shim Sham, la valse « flirtent » avec le hiphop, sansqu’aucune danse ne prenne le pas sur les autres.
Espace Germinal BP 60025 Avenue du Mesnil  95 470 Fosses 01 34 72 88 80 /www.espacegerminal.fr
Note d’intention
Chaque femme, qui plus est danseuse, véhicule une peur de vieillir, une réticence à perdre ses facultés physiques et psychologiques. La chorégraphe, Séverine Bidaud, s'attache au travers de cette pièce, à imaginer et retranscrire, en travaillant à partir de « corps » de danseuses de 2530 ans, les sensations vécues par les personnes vieillissantes et les défis à relever pour elles. Notre société contemporaine ne semble plus tolérer la vieillesse : dans les entreprises, les personnes deplus de cinquante ans sont remplacées par des jeunes considérés comme plus compétitifs, la femme est d’autant plus touchée par ce fléau, être jeune ou « sembler » jeune est le critère de beauté incontournable, toutes les marques du temps, preuves de vieillissement doivent être gommées. C’est dans ce contexte, que la chorégraphe, LadySéverine, s’interrogesur ce « continent inconnu, complexe» pour mieux le comprendre, l’appréhender :Quand devienton vieux, quel est le facteur déclencheur : l’âge, la santé, l’état de dépendance, la sensation, ou bien le regard de cette société « basée sur l'apparence »? « Sur l'aile du temps amenée, la vieillesse arrive étonnée de nous trouver encore enfants ». Certes, le vieillissement est un fait réel et un processus inéluctable,il y a des signes que l’onne peut nier, les effets du temps qui passe surl’être humain sont réels même s’ils diffèrentchaque individu : les gestes ralentissent, selon deviennent moins précis, les rides se creusent,les douleurs se font sentir, le corps s’endolorit,l’esprit est moins vif, des troubles de lamémoire peuvent apparaître (même s’ils sontparfois plus engendrés par la peur, l’anxiété ou la dépression que par une réelle détériorationphysique), la « machine se fatigue, s’essouffleles organes », s’affaiblissent, fonctionnent demoins en moins bien…Mais, La vieillesse ne seraitelle pas une notion relative, personnelle, subjective ? Ne revêttelle pas de « multiples visages »? N’y atil pas une multitude façon de vivre cette dernière étape de la vie ? A 80 ans, comment danser encore sa vie ? La personne âgée doit réussir le dur pari de profiter de sa vieillesse dans les meilleures conditions possibles, sans tomber dans le jeunisme. Pour étoffer sa réflexion, la chorégraphe partira tout d’abord de certains préjugés, clichés, pour les analyser,les comprendre et pour ensuite s’en détacher : Aujourd’hui, on attribue au terme« vieux », « vieillard », une connotation péjorative : ces mots utilisés pour caractériser nos aînés, qui leur sont « lancés à la figure » comme des injures, traduisent une perte, un abaissement, un rétrécissement des capacités de la personne. Dans les sociétés occidentales, la personne âgée devient désormais un poids. L’augmentation de l’espérance de vie aulieu d’être facteur de progrès social est vécue comme un vrai drame pour les équilibres socioéconomiques. Mais si la société réapprenait à vivre avec ses « vieux » en leur redonnant leur véritable place et en prenant conscience de leur richesse, peutêtre que ces derniers pourraient à leur tour accepter leur condition et valoriser cette dernière période de leur vie. Au contraire, ne devraiton pas encourager la personne âgée à tirer parti des bénéfices du temps en valorisant toutes les expériences qu’elle aaccumulées au cours de sa vie ? Dans certaines cultures, telles africaine ou asiatique, la vieillesse est synonyme de « savoir », de « sagesse » et permet latransmission orale de l’histoire (un vieillard quidit un adage africain, c'est une bibliothèque qui meurt, disparaît). La personne âgée détient une place vitale pour le groupe, celle de veiller à sa continuité et à sa cohésion, elle est également fondateur de parenté aux yeux des enfants.
Espace Germinal BP 60025 Avenue du Mesnil  95 470 Fosses 01 34 72 88 80 /www.espacegerminal.fr
Etre « vieux », c’est aussi « avoir le temps »,« cumuler les avoirs du temps », richesse inestimable dans notre société « à la minute ». La quête de la personne âgée ne seraitelle pas de rechercher une paix intérieure, une harmonie, une extinction de la douleur, à l’image « du bouddha »(qui véhicule sérénité, méditation) ? Cette quête n’est réalisable qu’à la fin de sa vie, après avoir traverséde nombreuses épreuves. Mais, le mythe du «repos du grand âge» symbolisé par les images de vieux assis sur un banc immobile qui renverrait au repos sabbatique, tant rêvé, mérité, ne peut être retenu. Etre vieux, c'est lutter à tout instant, sur tous les fronts, pour prolonger dans les meilleures conditions possibles, les bienfaits et plaisirs de la vie et surmonter différents défis : La compagnie Sixième dimensiontraite sur un ton décalé, tour à tour sous l’angle de l’humour, de ladérision et de l’émotion, des différents défis que doivent surmonter nos aînés : accepter son « nouveau moi » qui a subi l’outrage du temps, affronter cette « peur del’effondrement » ;vivre après la disparition de ses proches (« Et nous sommes encore tout mêlés l’un à l’autre,elle à demi vivante et moi mort à demi » : Victor Hugo) et tenter de créer de nouveaux attachements ;  vivre et faire corps avec une maladie physique ou psychologique,  se protéger en développant une indifférence face au rejet de notre société,  vivre dans le présent sans idéaliser le passé, savoir donner de son temps aux autres ou trouver des domaines d’action où pourronts’exprimer des plaisirs de fonctionnement : la poursuite d’une activité (bénévolat, activitéintellectuelle, artistique…) a des effets positifs sur la longévité de l’individu, d’autant plus sile domaine investi, librement choisi, outre des satisfactions dues à la réussite, procure un bienêtre réel.  renoncer de par sa volonté propre à certains actes qui ne sont désormais plus, tout en continuantà goûter aux « petits plaisirs » de la vie qui sont encore accessibles profiter de chaque instant tout en ayant conscience de l’issue, sans développer d’envies, defrustrations par rapport au monde extérieur.
La compagnie Fondée en 1998 à Evry, la compagnie 6e Dimension apparaît comme une illusion, un monded’imagination. Elle est née du désir de la chorégraphe, Séverine Bidaud, dite Lady Severine, de faire partager sa vision humaniste et optimiste de notre société contemporaine, société en constante mutation, en utilisant une gestuelle hiphop originale, inspirée du quotidien. Elle crée ainsi 2 pièces puis rejoindra la compagnie MontalvoHervieuavec qui elle travaillera pendant 4 ans. Parallèlement, plusieurs projets féminins verront le jour avant de donner naissance àJe me sens bien, création 2010. Depuis son commencement, 6e Dimension s’attache à promouvoir et développer la Streetdance en mettant en place diverses actions culturelles (compétitions internationales, formation de formateurs avec des pionniers américains, cours réguliers, stages...). La compagnie a, à son actif, quatre pièces chorégraphiques qui ont été jouées lors de diverses tournées nationales et internationales, entre 1998 et 2008. Espace Germinal BP 60025 Avenue du Mesnil  95 470 Fosses 01 34 72 88 80 /www.espacegerminal.fr
Aller plus loin Liens internet : Bande annonce et extrait vidéo :http://vimeo.com/17200563Infos : Je me sens biense jouera levendredi 27 janvier 2012à l’espace Lino Ventura àTorcy La pièce a été récompensée par le prix Beaumarchais SACD 2010à l’occasion du concours organisé dans le cadre du festival HipHop H²O à Aulnay sous bois.  Autour deJe me sens bien, la compagnie propose desateliers chorégraphiques intergénérationnelsdans les maisons de retraite et les écoles, ainsi que desBalsautour des danses populaires des années 2030 métissées avec le hiphop, afin de permettre auxspectateurs de partager et de s’approprier l’univers du spectacle et d’en devenir acteur.
Les danses populaires des années 20-30 :Le Shim Sham : Le Shim Sham est une danse en ligne de groupe née au début des années 1930, contemporaine du Lindy hop, qui est inclus dans les danses Jazz roots. Il reste pratiqué dans les soirées Swing et Lindy Hop, même si sa complexité ne facilite pas sa réintroduction plus étendue. LeShim Shamserait né en 1932 dans leConnie's Innà New York. LeConnie'sétait un établissement qui proposait un spectacle de danses swing. Pour le final, l'ensemble des artistes et les serveuses (qui devaient savoir danser) se retrouvait sur scène et exécutait un mix de pas de swing et de claquettes, chorégraphie simplifiée duGoofus. La paternité du Shim Sham est attribuée aux danseurs de claquettes Willie Bryant et Leonard Reed. Outre la version claquette, il existe plusieurs versions du Shim Sham : on peut citer celles chorégraphiées par Dean Collins, Leon James (le Savoy Shim Sham) ou Frankie Manning Espace Germinal BP 60025 Avenue du Mesnil  95 470 Fosses 01 34 72 88 80 /www.espacegerminal.fr
Le charleston : Le charleston est une danse qui s'est popularisée aux ÉtatsUnis dans les années 1920. Créé dans les années 1900 dans le sud des ÉtatsUnis par James P. Johnson, il prit son essor à New York, Harlem. Il s'est imposé aux ÉtatsUnis avec la comédie musicaleRunnin' Wild(1923) et en France avec Joséphine Baker à partir du milieu des années 1920. Le charleston se danse en solo, à deux ou en groupe, sur les rythmes endiablés du jazz hot. Il est fondé sur des déplacements du poids du corps d'une jambe à l'autre, pieds tournés vers l'intérieur et genoux légèrement fléchis. Le Black bottom est une variante de cette danse possédant la même rythmique binaire et syncopée que le charleston. Un des pas favoris de cette danse consiste à faire des pas sautillés en avant et en arrière (Boogie). Le charleston, et en particulier le collegiate charleston est le précurseur direct du lindy hop etdu jazz roots (danses des années swing nées à Harlem dans les années 1930 dansées respectivement en couple et en solo / groupe). Aujourd'hui, les danseurs de hiphop ou de deep house, reprennent bon nombre de pas de cette danse. Thèmes abordés : La vieillesse, le corps qui change, le temps qui passe, les étapes de lavie …CONTACT Elodie Festal, chargée de l’action culturelle01 34 72 88 41 elodie@espacegerminal.fr
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