L’AMERIQUE LATINE ENTRE ESPOIRS ET REALITE
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TROISIEME PARTIE : L’AMERIQUE LATINE ENTRE ESPOIRS ET REALITE CHAPITRE 8 : UN AUTRE OCCIDENT, LES HOMMES ET LES SOCIETES L’Amérique Latine compte plus d’habitant que l’Amérique du nord ou que l’Europe : 543 millions en 2003. Sa population est très unie par sa culture latine, et son origine européenne. Intégrée dans le Tiers-Monde, elle connaît une vraie explosion démographique depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. C’est la seule population d’origine européenne qui soit entrée massivement dans la catégorie des PED, et qui ait connu une vraie explosion démographique après 1945. I/ LA TRANSITION DEMOGRAPHIQUE ET SES SEQUELLES 1/ L’Amérique Latine a connu une révolution démographique plus précoce et plus marquée que les autres pays sous-développés. Commencée après la Seconde Guerre Mondiale, elle produitdes taux de croissance énormesaprès 1950 (2.8% par an, contre 2.2% en Asie et 2.1% en Afrique) avec des différences régionales marquées entre Sud et Caraïbes (faible) et Amérique Centrale (près de 3%). Les raisons sont sanitaires, culturelles (main d’œuvre que représente un enfant, influence de la religion). Les moyennes ne montrent pas que des écarts important existent entre des régions développées (Sud et Mexique) et plus en retard. Le changement démographique a transformé la société et a créé des situations explosives. - foyers de misère paysanne là où les densités étaient déjà élevées.( Nordeste Brésilien) - charges liées à la population jeune. Enfants qu’on ne peut scolariser ni nourrir se retrouvent dans les rues, et la population inactive est une charge considérable. Peu de moyens de consommation ou d’investissement subsistent. - du coup, les polémiques anciennes entre marxistes qui considéraient la croissance démographique comme une source de puissance par la force de travail qu’elle fournissait, et les libéraux qui préconisaient le contrôle de la démographie, sont dépassées. Les inégalités devant le changement démographique bouleversent le rapport de force entre les nations : - le Brésil (176 millions, gagne 84 millions depuis 1970 !) et le Mexique (105 millions) font figure de géants. - le poids du Brésil ne fait que se renforcer au sein de l’ Amérique Latine, alors que le Mexique semble « neutralisé » par son intégration avec les Etats-Unis. -le rapport de force vaut aussi entre le Nord et le Sud du continent : l’Amérique du Sud pèse presque deux fois plus démographiquement que les Etats-Unis. Les conséquences - part croissante des Latinos dans la population aux USA, ce qui inquiète les WASP de par les conséquences culturelles, on parle de «reconquista »hispanisante - population des Etats-Unis beaucoup plus dynamique du fait de l’afflux de populations hispaniques : taux de fécondité supérieur à 2. - le projet de ZLEA, né en 1994, devra tenir compte des réalités démographiques, malgré les écarts réels de puissance. La question de l’équilibre des forces est préoccupante (comme par exemple pour la Turquie en Europe. 2/ Depuis le milieu des années 1960, la dernière phase de la transition démographique est engagée dans la plupart des pays A partir de cette date, les indices de fécondité baissentplus vite qu’ailleurs), et sont maintenant (et comparables à ceux de l’Asie. Le continent a abandonné en 30 ans les comportements natalistes des pays sous-développés. La natalité se rapproche des 20‰. Parallèlement, les indices de mortalité diminuent, eux aussi, beaucoup plus vite qu’ailleurs. Le taux de mortalité brut de l’Amérique latine est le plus faible du monde, (6.4‰) grâce aux progrès sanitaires, mais surtout parce que la population est jeune. On retrouve cependant toujours les mêmes clivages en ce qui concerne les problèmes sanitaires (mortalité infantile) entre le cône Sud et l’Amérique Centrale. Les pays les plus ruraux ont ainsi un taux de fécondité qui dépasse souvent 3, comme les pays où la minorité indienne est nombreuse.
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