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L'hôtel de Lestang

De
4 pages
L'hôtel de Lestang Les recteurs de l'académie de Toulouse depuis 1809 Alexandre Jamme 1809 – 1815, Maurice Ranc 05/1815 – 07/1815, Alexandre Jamme 7/1815 – 10/1815, M. de Ferrand Puginier 1815 – 1825, Simon Larrouy 1825 – 1830, François Malpel 7/1830 – 12/1832, Jean-Georges Ozameaux 1832 – 1835, M. Thuillier 1835 – 1841, Auguste Nouseilles 1841 – 1850, Adolphe Mourier 1850 – 1852, Vincent de Gourgas 1852 – 1854, Julien Laferrière 1854 – 1856, Joseph Rocher 1856 – 1863, Roch Roustan 1863 – 1871, Adolphe Gatien – Arnould 1871 – 1873, Alexan- dre Guiraudet 1873 – 1874, Charles Dreyss 1874 – 1877, Thomas Chappuis 1877 – 1880, Charles Capmas 1880 – 1881, Claude Perroud 1881 – 1908, Charles Jeanmain 1908 – 1911, Paul Lapie 1911 – 1914, Jacques Cavalier 1914 – 1922, Joseph Dresch 1922 – 1931, Pierre Gheusi 1931 -1937, Robert Deltheil 1937 – 1944, Paul Dottin 1944 – 1963, André Loyen 1963 – 1967, Georges Richard 1967 – 1969, Claude Chalin 1969- 1982, Daniel Levier 1982 – 1986, Jean-Claude Maestre 1986 – 1991, Bernard Toule- monde 1991 – 1992, Philippe Joutard 1992 – 1997, Jean- Paul de Gaudemar 1997 – 2000, Nicole Belloubet 2000 – 2005, Christian Merlin 2005 - 2008, Olivier Dugrip 2008 Bibliographie Toulouse, Découvrir.

  • rareté de la pierre dans le midi toulousain

  • éducation natio- nale

  • rue saint-jacques

  • héber- gement des services de l'académie et de la résidence du recteur

  • siècle

  • hôtel

  • service

  • rampe sur rampe

  • objectifs de la politique académique


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L¨ÇôéeÜ de LeçéaàÅ
Christophe de Lestang naît en 1560. Issu son ampleur définitive, l’édification de l’hôtel communes de prendre en charge l’héber-des noblesses de robe et de cour, petit-ne- débute sous la direction d’un maître-maçon gement des services de l’académie et de veu d’un cardinal et de trois évêques, il se dont l’identité nous est inconnue. Particu- la résidence du recteur. C’est ainsi que la destine lui-même aux ordres. lièrement ambitieuse par sa taille, la rési- municipalité de Toulouse se met à la re-Evêque à 21 ans, il prend successivement dence devait faire de l’évêque de Lestang cherche d’un lieu digne et identifiable. En la tête des évêchés de Lodève, Alet-les- l’égal de ses illustres concitoyens, Jean de 1857, elle procède à l’achat de l’ancienne Bains et Carcassonne. En faveur auprès Bagis (hôtel de pierre XVIème-XVIIème s., demeure des Lestang qui, après deux d’Henri IV puis de Louis XIII, membre du 25 rue de la Dalbade) ou François de Chal- ans de travaux, accueille le premier rec-Conseil du Roi et conseiller au Parlement vet (hôtel de Chalvet 1610-1622, 12 place teur de l’histoire de l’académie, Alexandre (cour de justice) de Toulouse, il dispose de du parlement). Jamme. revenus importants et d’exonérations fisca- Autrefois aristocratique et privée, elle de-les, au point d’envisager alors qu’il est dans A sa mort en 1621, la propriété reste dans vient ainsi la représentation de l’Etat en sa trentième année, l’édification d’une rési- la famille pour trois générations. Son neveu province. dence à Toulouse. Christophe Meynard de Lestang, préféré A l’exception des réfections de 1899 et  par testament à son fils légitime, en devient 1909, l’hôtel ne connaît aucun change-En cette fin de XVIème siècle, la ville est propriétaire jusqu’à son décès en 1669. ment notable pendant plus d’un siècle. sortie de son âge d’or. La culture et le Son fils Jean en hérite et le lègue lui-même En 1961, le recteur Paul Dottin, devant commerce du pastel, à la base d’une tein- à son fils Daniel en 1681. Daniel Meynard l’ampleur croissante des attributions aca-ture bleue diffusée dans toute l’Europe, en de Lestang n’ayant aucune descendance, démiques, décide l’extension des locaux avaient fait la richesse et la puissance pen- une succession litigieuse s’ouvre pour plu- : un édifice de quatre niveaux est bâti à dant plus d’un siècle. Dès les années 1560, sieurs dizaines d’années. l’emplacement des anciens communs. Le l’apparition de l’indigo, moins coûteux, Il faut attendre les troubles révolutionnaires rectorat prend alors le visage que nous lui plonge son économie dans un marasme pour retrouver la trace d’un nouvel acqué- connaissons aujourd’hui. durable. Le temps des grandes maisons reur, Alexandre Lavaisse, bourgeois sans ti-urbaines de la Renaissance est révolu. tre de noblesse. Suivront deux propriétaires C’est dans cette période de torpeur et de ennoblis par l’Empire, le sieur de Lostanges doute que Christophe de Lestang se met à et le comte de Lamezan. la recherche d’un secteur résidentiel, à la Le 10 mai 1806, sous le règne de Napoléon hauteur de ses charges politiques et ecclé- Ier, l’université impériale est créée, établissant siastiques. Son choix se porte sur un quar- le monopole de l’éducation publique. Mais ce tier calme entre archevêché (aujourd’hui n’est qu’à partir du décret du 17 mars 1808 préfecture) et Parlement (à l’emplacement que sa mise en oeuvre est possible, instituant de l’actuel tribunal de grande instance). les académies et définissant la fonction de En 1590, il fait l’acquisition d’une maison recteur. à proximité des remparts de nos jours dis- L’académie de Toulouse compte alors qua-parus. Le morcellement urbain nécessite tre départements : Ariège, Haute-Garonne, le rattachement de plusieurs terrains déjà Tarn, Tarn-et-Garonne. Suivront, avec la loi bâtis : à terme, neuf parcelles seront réu- Fortoul de 1854, l’Aveyron, les Hautes-Py-nies, d’une superficie totale d’environ 3000 rénées, le Lot et le Tarn-et-Garonne. mètres carrés. Cette loi établit un système éducatif pour Dès 1593, avant que la propriété ne prenne l’essentiel encore le nôtre, demandant aux