Objectif Cinéma

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  • leçon - matière potentielle : psychose
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Objectif Cinéma LES ECRANS FANTASTIQUES CYCLE 2011-2012 Pôle ART MUSIQUE IMAGE Pour en savoir plus : Aux frontières du fantastique de Gérald Caillat, Thomas Briat et Pierre-Henry Salfati 791.436 FAN Un documentaire présentant les différents aspects du fantastique dans l'histoire du cinéma. Cette filmographie est évolutive. Retrouvez-la toute l'année sur le site de la Médiathèque.
  • oeuvre du cinéma muet d'épouvante tourné en décors naturels
  • tourbillon d'images et de sensations illustre
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Pour en savoir plus : Aux frontières du fantastique de Gérald Caillat, Thomas Briat et Pierre-Henry Salfati 791.436 FAN
Un documentaire présentant les différents aspects du fantastique dans l’histoire du cinéma.
Cette filmographie est évolutive. Retrouvez-la toute l’année sur le site de la Médiathèque.
Objectif Cinéma
LES ECRANS FANTASTIQUES CYCLE 2011-2012
PôleARTMUSIQUEIMAGE
Les écrans fantastiques
« Je ne crois pas aux fantômes mais ils me font peur » Madame du Deffand
On a coutume de définir le fantastique comme l’irruption de l’irréel dans le réel, comme la perturbation d’un ordre initial par une instance surnaturelle, maléfique, hors norme. Le spécialiste Gérard Lenne voit dansLe Rideau Déchiréun titre emblématique du genre, bien que le film de Hitchcock n’ait jamais été qu’un polar sur fond de guerre froide.
A se faire le double du monde qui nous entoure, le cinéma a été fantastique dès ses origines. Il l’est par essence. La projection deL’arrivée d’un train en gare de La CiotatFrères Lumière engendra la panique. des Les premiers spectateurs du cinématographe voient une machine foncer droit sur eux (et encore, ils ne portent pas de lunettes 3D) et courent vers l’arrière de la salle. Sauf que cette machine est plate comme une crêpe et que, hors la surface blanche de l’écran, elle n’a point d’existence. Il n’empêche. La foule encore naïve a peur que « le rideau se déchire ». Ce n’est pas l’irréel qui triompha ce jour-là mais bien la sensation de vraisemblance, le sentiment de réel couplé à l’inquiétante étrangeté d’une nouvelle technologie. Un petit film à vocation documentaire, celui-là même qui inaugura l’histoire officielle du cinéma, devait devenir le premier film d’épouvante. A l’autre pôle de la genèse cinématographique, celui du merveilleux et du pur imaginaire, Méliès oeuvre en pionner dans le domaine
des effets spéciaux. Grâce à un effet de montage, il réussit à transformer un autobus en corbillard.
Le fantastique à l’écran n’est que cela : hantise de la mort, déformation d’une réalité familière, dédoublements en tous genres, règne des « monstres » et de la peur. Il offre à ses personnages tout ce que l’existence ordinaire nous refuse : la communication avec les morts, l’accès à l’éternité, l’avancée à rebours du temps humain. Pour cette deuxième édition d’Objectif Cinéma, six films nous serviront d’exemples : un « classique » et cinq oeuvres récentes. Qu’on se réjouisse du caractère très contemporain de cette programmation. Les films du présent sont aussi un excellent prétexte pour revenir vers ceux d’hier. Ils ont en plus l’avantage de dire quelque chose du monde d’aujourd’hui. Un très beau cycle s’annonce. Nous espérons vous y voir nombreux.
Nathan Reneaud
Les films projetés pour la saison 2011-2012
Rosemary’s baby de Roman Polanski Rosemary et Guy Woodhouse s’installent dans la maison Bramford, un vieux bâtiment à l’architecture imposante. Elle désire fonder une famille tandis que lui rêve de faire carrière en tant qu’acteur. Alors que Rosemary tombe enceinte, d’étranges événements surviennent. Roman Polanski signe son premier film hollywoodien et s’entoure de deux acteurs célèbres : Mia Farrow et John Cassavetes. Adapté du roman éponyme de Ira Levin, Rosemary’s Baby semble également ouvrir la voie au cinéma démoniaque des années 70 (L’Exorciste, La Malédiction). Dans son traitement de l’horreur et de la menace, il marquera une étape fondamentale. C’est que Polanski, cinéaste hitchcockophile, a dû retenir la leçon de Psychose : peut-être n’y a-t-il plus rien à attendre du hors-champ et de l’immense réservoir d’angoisses qu’il a pu être dans le cinéma classique. Le mal est parmi nous. Le ver est dans le fruit.
Shutter Island de Martin Scorsese 1954. Teddy Daniels (Leonardo Di Caprio) se rend à l’hôpital psychiatrique de Shutter Island afin d’enquêter sur la disparition d’une patiente. Sur l’île-prison, la tempête se lève. Les démons intimes et collectifs resurgissent. « Chez Scorsese, celui qui voit, c’est celui qui a des visions ». On doit cette formule clairvoyante au critique Emmanuel Burdeau. Shutter Island ne déroge pas à la règle, même s’il ne s’agit pas d’un scénario original. Le réalisateur de Taxi Driver a trouvé dans le roman de Dennis Lehane des vertus qui ne sont que de cinéma. A commencer par cet univers de faux semblants et ce pouvoir de fascination inépuisable, parce qu’il fait appel aux puissances de l’imaginaire et de la fiction. Shutter Island aurait pu n’être qu’un bon film de scénariste. C’est un grand film de metteur en scène.
Dracula de Francis Ford Coppola Ayant perdu l’amour de sa vie, un homme décide de défier Dieu et de se ranger du côté des forces obscures. Le chevalier et comte Vlad Dracul devient le légendaire Dracula. Après avoir traversé les siècles, il retrouve en Mina (Winona Wyder) la réincarnation de celle qu’il aimée autrefois. Somptueuse relecture que celle proposée par Francis Ford Coppola. Dracula a la beauté lyrique et primitive des grandes oeuvres du cinéma muet. La couleur en plus. Coppola est celui qui aura le plus insisté sur la dimension charnelle et érotique du mythe. On le lui a injustement reproché. Un vrai bijou formel et, à ce jour, la plus belle adaptation du roman de Bram Stoker.
L’étrange histoire de Benjamin Button de David Fincher Avec L’Homme sans âge de Coppola, Benjamin Button aura été l’autre (beau) film de la fin des années 2000 à traiter du temps à rebours. Dans les deux cas, le rajeunissement prend la forme d’une malédiction. Le héros de Coppola est frappé par la foudre. Benjamin Button naît en bébé-monstre, ridé et fripé comme un vieillard.parce que c’est un vieillard. Entre-temps, le cinéma de David Fincher a grandi. Depuis Zodiac, il se complait moins dans l’épate esthétique et la prouesse technique. Le récit et les personnages sont devenus une priorité. A ce titre, Benjamin Button confirme un vrai talent de conteur. A mesure que Benjamin rajeunit, les âges du cinéma défilent sous nos yeux. Ou comment discourir de la plus belle manière sur le passage de la pellicule au numérique. Rien que pour cela, le film de Fincher mérite toute notre admiration.
La nuit au musée de Shawn Levy Père de famille divorcé, Larry Daley trouve un emploi de gardien dans un Musée d’Histoire Naturelle. A la nuit tombée, les objets commencent à s’animer. Le musée se transforme en fantastique terrain de jeux. Shawn Levy (La Panthère Rose) transpose à l’écran la BD A Night at The Museum de Milan Trenc. Dans le rôle principal, on retrouve Ben Stiller, une des grandes figures de la nouvelle comédie amé-ricaine. Dans la veine de Jumanji, La Nuit au Musée ravit par son concept et sa naïveté enfantine. On peut le voir comme un simple diver-tissement mais aussi comme une oeuvre ludique et pédagogique. Un concentré d’histoire et de mythologie américaines prennent vie sous nos yeux. On sait tout le bien qu’elles ont fait au septième art. Le savoir et l’émerveillement, la réconciliation de la science et de l’irrationnel, c’est un peu cela l’Amérique.
Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures de Apichatpong Weerasethakul Oncle Boonmee vit dans les montagnes thaïlandaises. Sa fin est proche, malgré les bons soins que lui prodigue son médecin lao-tien. En consolation, l’homme voit le retour de sa femme et de son fils disparus. Auprès d’eux, il entreprend un voyage vers ses origines, vers ses vies antérieures, vers son imminente disparition. Palme d’Or en 2010, Oncle Boonmee n’est pas le film intellectuel et élitiste qu’une partie de la critique française a dénoncé. Pour l’apprécier, il faut juste se laisser envoûter et avoir une certaine inclination pour la rêverie. Oncle Boonmee est un film magique et merveilleux où les temporalités s’entremêlent. Prolongeant son travail « Primitive », une exposition organisée au Musée d’Art Mo-derne à Paris, Apichatpong Weerasethakul convoque ici les souve-nirs de son enfance et les histoires qui l’ont bercée. « Le cinéma est un outil pour capturer la vie : on peut y voir des morts qui sont encore animés » a-t-il dit. L’instant où les défunts s’invitent à la table des vivants restera l’un des plus grands moments du cinéma fantastique contemporain.
Le Pôle Art Musique Image vous propose une filmographie pour accompagner ce cycle :
Cette sélection d’oeuvres classiques et contemporaines est le reflet d’un genre qui depuis l’origine du cinéma se renouvelle sans cesse.
Nous vous la présentons en trois parties :
Fantastiques frissons
Fascinantes identités
Légers décalages
Tous ces documents sont disponibles au Pôle Art Musique Image de la Médiathèque
Fantastiques frissons
Au commencement était la peur : des histoires à vous donner froid dans le dos.
L’associé du diable de Taylor Hackford avec Al Pacino, Keanu Reeves, Charlize Theron Etats-Unis - 1997 – 2h20 Interdit aux moins de 12 ans Kevin Lomax, jeune et brillant avocat, est approché par l’un des plus puissants cabinets new-yorkais dirigé par l’étrange John Milton. Poussé par une ambition dévorante, il accepte l’offre et gravit les marches de la réussite de façon fulgurante. Mais l’ambition a un prix. Une fable sur la vanité et le pouvoir. Al Pacino est magistral : tour à tour machiavélique et manipulateur, puis séduisant et charmeur. Comment ne pas céder à la tentation ?
Blue velvet de David Lynch avec Kyle McLachlan, Isabella Rossellini, Dennis Hopper Etats-Unis – 1986 - 2h Interdit moins de 12 ans En Caroline du Nord, Jeffrey découvre une oreille humaine dans un terrain vague. Il apporte immédiatement sa trouvaille à l’inspecteur Williams et fait ainsi la connaissance de sa fille, Sandy. Poussés par la curiosité, ils vont mener l’enquête pour découvrir à qui appartient cette oreille et ce que cache cette découverte macabre. Dans cette œuvre dérangeante mais fascinante, David Lynch décrit la cruauté et l’horreur cachées sous la surface d’une Amérique lisse et propre.
Fenêtre secrète de David Koepp avec Johnny Depp, John Turturro Etats-Unis – 2004 - 1h36 Mort Rainey est un écrivain à succès en panne d’inspiration. Un jour, un inconnu nommé John Shooter se présente à sa porte et l’accuse d’avoir plagié son histoire. L’homme demande réparation. Malgré les efforts de Rainey pour le calmer, l’individu devient de plus en plus vindicatif. David Koepp adapte une nouvelle de Stephen King où les thèmes récurrents de la folie et de l’autodestruction sont magistralement abordés.
La ligne verte de Frank Darabont avec Tom Hanks, David Morse, Bonnie Hunt Etats-Unis – 1999 – 3h09 Interdit aux moins de 12 ans En 1935, Edgecomb, gardien du pénitencier de Cold Mountain est chargé de veiller au bon déroulement des exécutions capitales. Parmi eux se trouve un colosse du nom de Coffey, accusé du viol et du meurtre de deux fillettes. Intrigué par cet homme candide et timide aux dons magiques, Edgecomb va tisser avec lui des liens très forts. Tirée d’une nouvelle de Stephen King, cette oeuvre forte et intense nous entraîne dans les coulisses du milieu carcéral et dénonce la peine de mort et le racisme dans notre société contemporaine.
Lovely bones de Peter Jackson avec Mark Wahlberg, Rachel Weisz, Susan Sarandon Etats-Unis – 2009 - 2h10 Susie, une adolescente de 14 ans est violée puis assassinée. Depuis l’au-delà, elle observe la détresse de sa famille et surveille son meurtrier ainsi que la progression de l’enquête. Entre thriller et conte dramatique, le réalisateur du « Seigneur des anneaux » traite ce sujet grave avec beaucoup de pudeur et de sensibilité.
Mary Reilly de Stephen Frears avec Julia Roberts, John Malkovitch, George Cole Etats-Unis – 1996 - 1h40 La jeune Mary Reilly est au service du Docteur Jekyll. Touché par sa loyauté, il lui accorde peu à peu sa confiance. Le comportement parfois un peu étrange du docteur n’échappe pas à Mary. L’arrivée d’un mystérieux assistant, M. Hyde, ne fait que perturber la relation privilégiée entre Mary et son maître. Stephen Frears adopte le point de vue de la servante, Mary Reilly, pour revisiter l’histoire du Docteur Jekyll et Mr Hyde.
Morse de Tomas Alfredson avec Kare Hedebrant, Lina Leandersson, Per Ragnar Suède – 2009 - 1h44 Interdit aux moins de 12 ans Oskar est un adolescent fragile et marginal, totalement livré à lui-même et martyrisé par les garçons de sa classe. Quand Eli s’installe avec son père sur le même palier que lui, Oskar trouve enfin quelqu’un avec qui se lier d’amitié. Ne sortant que la nuit, et en tee-shirt malgré le climat, la jeune fille ne manque pas de l’intriguer. Ce film se déroule en Suède où le froid mordant, les nuits noires et la neige éblouissante donnent une atmosphère angoissante et sanglante pour une histoire d’amitié peu ordinaire.
La mort en ligne de Takashi Miike avec Kou Shibasaki, Kazue Fukiishi, Shinichi Tsutsumi Japon – 2003 - 1h47 Interdit aux moins de 12 ans Yoko, une étudiante japonaise, reçoit un message sur son télé-phone portable. Lorsque la jeune fille consulte son répondeur, elle découvre que ce message est envoyé de son propre téléphone, trois jours dans le futur, et qu’il s’agit de sa propre voix, poussant un hurlement de terreur. Takashi Miike nous plonge une nouvelle fois dans une histoire sombre et terrifiante. Pour les amateurs de grands frissons.
Nosferatu le vampire de Friedrich Wilhelm Murnau avec Max Schreck, Gustav von Wangenheim, Greta Schroeder Allemagne – 1922 - 1h30 En 1838, Hutter, jeune clerc de notaire, part conclure une vente avec un châtelain des Carpathes. Il est reçu par le Comte Orlock. Dès la première nuit, celui-ci révèle son vrai visage : il est la réincarnation du vampire Nosferatu, créature qui ne peut vivre qu’en suçant le sang humain. Ce chef-d’oeuvre du cinéma muet d’épouvante tourné en décors naturels est l’adaptation la plus fidèle du célèbre roman de Bram Stocker, Dracula, publié en 1897.
The Jacket de John Maybury avec Adrien Brody, Keira Knightley, Kris Kristofferson Etats-Unis – 2005 - 1h42 Interdit aux moins de 12 ans Un jeune soldat est accusé d’un meurtre dont il n’a pas souvenir. A l’hôpital, on le soumet à une expérience : enfermé dans un corset, il remonte le fil du temps, apprend la vérité sur son passé et découvre le futur qui pourrait être le sien s’il parvient à déjouer le présent. Mais il sait désormais qu’il ne lui reste plus que quatre jours à vivre. Dans la lignée du film « l’effet papillon » de Eric Bress, ce thriller oppressant traite de la possibilité de changer le cours de sa vie et nous amène à une réflexion sur la mémoire et les conséquences de la guerre.
Fascinantes identités
Laissons nous envoûter par ces personnalités complexes.
L’accordeur de tremblements de terre de Stephen Quay avec Amira Casar, John Gottfried, Assumpta Serna France – 2005 – 1h39 Fou amoureux d’une cantatrice nommée Malvina, l’inquiétant Dr Droz la tue, puis enlève son cadavre. Ayant découvert une mé-thode pour réanimer les êtres, il fait revivre Malvina et étudie avec elle un opéra qu’il vient d’inventer. Dans des décors de marionnettes, d’images picturales et de jeux de lumières, ce conte singulier mélange poésie, onirisme et cruauté.
After life de Hirokazu Kore-Eda avec Arata, Susumu Terajima Japon – 1998 – 1h46 Des morts de tout âge sont accueillis par de jeunes employés qui leur expliquent le déroulement des opérations. Chaque défunt a une semaine pour réfléchir au meilleur moment de sa vie qui sera ensuite reconstitué à l’aide de décors et de figurants. Hirokazu opte pour une mise en scène sans artifices, d’une sobriété exemplaire pour un film très optimiste sur la mort et l’importance des choses simples de la vie.
L’arbre de Julie Bertucelli avec Charlotte Gainsbourg, Morgana Davies, Marton Csoka France – 2010 - 1h40 En Australie, Dawn et Peter vivent heureux avec leurs quatre enfants à l’ombre d’un gigantesque figuier. Lorsque Peter meurt brutalement, Simone, la petite fille de 8 ans, croit que son père vit à présent dans l’arbre. Dans les somptueux décors du désert australien avec un figuier comme personnage central, une famille essaie de se reconstruire après la perte d’un être proche. Une belle leçon de vie !
Les autres de Alejandro Amenabar avec Nicole Kidman, Fionnula Flanagan, Christopher Eccleston Espagne – 2001 – 1h45 Interdit aux moins de 12 ans Dans une immense demeure victorienne isolée, Grace élève seule ses deux enfants. Atteints d’un mal étrange, ces derniers ne peuvent être exposés à la lumière du jour. Arrivent trois nouveaux domestiques. Dans ce huis clos hitchcockien, Amenabar nous enchaîne dans une tension de plus en plus oppressante. Nicole Kidman incarne sublimement cette mère pieuse.
Bluebeard de Alice Anderson avec Lucille O’Flanagan, Pearl Manifold, Hester Wilcox Angleterre – 2007 – 0h13 Une femme au physique androgyne et ambigu vit seule dans un immense château. Une mère et son fils frappent à la porte. Elle accepte de les prendre à son service. Ce court-métrage revisite le conte de Perrault à la manière freu-dienne : la princesse a une barbe bleue, le prince est une fille...
Ne te retourne pas de Marina de Van avec Sophie Marceau, Monica Belluci, Brigitte Catillon France – 2007 – 1h51 Jeanne, plongée dans l’écriture d’un premier roman, constate des changements mystérieux autour d’elle et voit son corps se transformer. Son entourage ne semble pas s’en apercevoir. Troublée, elle découvre chez sa mère une photographie qui la met sur la trace d’une femme, en Italie. La réalisatrice fait le lien avec son premier long métrage, Dans ma peau : « Ces deux films mettent en scène un personnage angoissé dans son rapport à lui-même, comme à un objet non identifié. Qu’est-ce qui est moi ? Qu’est-ce qui fait la limite entre moi et les autres ? »
Norway of life de Jens Lien avec Trond Fausa Aurvag, Petronella Barker, Per Schaaning Norvège – 2006 – 1h35 Andréas se retrouve dans une ville étrange. Il ignore comment il est arrivé là. On lui remet un emploi, un appartement et même une femme. Tout irait pour le mieux si le monde autour de lui ne ressemblait pas à une pièce froide et insipide. Grand Prix au Festival de Gérardmer 2007, ce film dénonce avec subtilité une société basée sur les biens matériels avec l’aseptisation des sentiments et des sensations.
Perfect blue de Satoshi Kon avec Junko Iwao, Rica Masumoto, Shinpachi Tsuji Japon – 1998 - 1h18 Interdit moins de 12 ans C’est sans regret que Mima, chanteuse, quitte son groupe pour se consacrer à une carrière de comédienne. Cependant, son brusque départ du monde de la chanson provoque la colère de ses fans et plus particulièrement celle de l’un d’entre eux. Satoshi Kon, le maître du cinéma d’animation japonais, réalise ici une œuvre à la construction vertigineuse et angoissante. Une plongée époustouflante dans un univers de perfection et de schizophrénie visionnaire.
Le prestige de Christopher Nolan avec Hugh Jackman, Christian Bale, Michael Caine Etats-Unis – 2006 - 2h05 Londres, au début du siècle dernier. Deux magiciens surdoués, promis dès leur plus jeune âge à un glorieux avenir, s’opposent l’un à l’autre dans une compétition de plus en plus farouche. Tiré du livre éponyme de Christopher Priest, Christopher Nolan nous entraîne dans l’univers de la prestidigitation poussée à son paroxysme : Jusqu’où la rivalité entre deux hommes peut-elle mener ?
Rencontre avec Joe Black de Martin Brest avec Brad Pitt, Anthony Hopkins, Claire Forlani Etats-Unis – 1998 - 3h Une nuit William Parrish ressent une violente douleur tandis qu’un jeune inconnu se présente à son domicile pour lui annoncer sa mort prochaine et l’accompagner pour son dernier voyage. Il impose à Parrish de l’héberger chez lui. Que se passe t-il quand on est confronté à sa peur la plus intime : la mort en personne ? Une histoire d’amour paternel, une histoire d’amour tout court. Un très beau film.
Légers décalages
Quand l’irréel s’amuse à nous intriguer.
Always de Steven Spielberg avec Richard Dreyfuss, Holly Hunter, John Good Etats-Unis – 1990 – 2h04 Pete Sandich, aviateur-pompier d’élite s’envole pour une mission dont il ne reviendra pas. Il se réveille dans une forêt carbonisée où l’attend une femme tout de blanc vêtue qui le renvoie sur terre. Steven Spielberg signe avec ce remake du filmun nommé Joede Victor Flemming une romance sur la vie, la mort et l’influence pos-thume des êtres que nous avons aimés.
Edward aux mains d’argent de Tim Burton avec Johnny Depp, Winona Ryder, Dianne Wiest Etats-Unis – 1990 - 1h45 Edward est la création d’un savant génial. Il a un coeur pour aimer, un cerveau pour comprendre. Mais son concepteur décède avant la fin de son oeuvre. Aussi se retrouve t-il avec des lames très tranchantes à la place des doigts. Dans ce conte poétique et moderne sur la Différence, Johnny Depp nous émeut en créature découvrant que le geste le plus tendrepeut blesser.
Eternal sunshine of the spotless mind de Michel Gondry avec Jim Carrey, Kate Winslet, Elijah Wood Etats-Unis – 2004 – 1h48 Clémentine ne voit plus que les mauvais côtés de son histoire d’amour avec Joël. Elle décide de faire effacer de sa mémoire toute trace de leur relation. Joël, désespéré, prend contact avec l’inventeur pour subir le même traitement. Mais, pendant que ses souvenirs s’effacent, il réalise qu’il est toujours amoureux de Clémentine. Pourra t-il interrompre l’expérience ? Prix Première lors du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2004 (film le plus novateur de la compétition), Eternal Sunshine of the Spotless Mind offre une passionnante plongée dans le monde des souvenirs. Sa réalisation atypique lui donne un charme poignant.
Garou Garou le passe-muraille de Jean Boyer avec Bourvil, Joan Greenwood, Gérard Oury France – 1951 - 1h30 Léon Dutilleul, petit fonctionnaire exploité par son entourage personnel et professionnel se rend soudainement compte qu’il est capable de passer à travers les murs. Il utilise d’abord son pouvoir pour se venger de ses bourreaux. Mais les choses se compliquent lorsqu’il tombe amoureux de Susan, une jolie jeune femme complice de cambriolages. Inspirée de la nouvelle éponyme de Marcel Aymé, cette agréable comédie nous procure le plaisir de revoir Bourvil.
L’homme sans tête de Juan Diego Solanas avec Hocine, Ambre Boukebza, Patrick Bethune Français – 2004 - 0h18 L’homme sans tête se prépare pour son rendez-vous galant. Ce soir, il va déclarer son amour. Pour cela, il a décidé de s’acheter une tête. Récompensé par de nombreux prix dans les festivals du monde entier, ce premier court-métrage oscille entre burlesque et mélan-coliepour dénoncer nos sociétés régies par les apparences.
Mr. Nobody de Jaco Van Dormael avec Jared Leto Sarah Polley, Diane Kruger France – 2009 - 2h17 En 2092, Nemo Nobody a 120 ans. Il est le dernier mortel d’un monde heureux peuplé d’immortels. Il raconte à un journaliste toutes ses années passées auprès de sa femme Anna.à moins que ce ne soit Elise, ou Jeanne... Un tourbillon d’images et de sensations illustre cette magnifique histoire d’amour déclinant à l’infini les différentes vies possibles qui découlent de chacun de nos choix.
Nothing de Vincenzo Natali avec Marie-Josée Croze, David Hewlett, Andrew Miller Canada – 2007 - 1h26 Amis d’enfance, Dave et Andrew vivent en marge de la société. Pour se sentir plus forts face à ce monde oppressant qui les re-jette, ils partagent une vieille maison coincée entre deux bretelles d’autoroute. Mais celle-ci doit être détruite. Au milieu d’une immensité de blanc, deux acteurs nous éblouissent par leur jeu délirant. Pour son troisième long métrage, Natali dénonce l’absurdité de notre société, nos rapports avec l’autre.
Pénélope de Marc Palansky avec Christina Ricci, James McAvoy, Catherine O’Hara Etats-Unis – 2008 - 1h41 Une sorcière a jeté un sort sur la première fille qui naîtra dans la famille Wilhern : Pénélope se retrouve ainsi avec un groin à la place du nez. Pour y échapper, elle devra épouser un garçon issu de la noblesse. Marc Palansky nous offre un conte de fée coloré et pétillant sur la différence et l’acceptation de soi.
Tokyo ! 2009 - 1h45 Interior Design de Michel Gondry France Merde de Leos Carax France Shaking Tokyo de Bong Joon-Ho Sud Corée Trois moyens-métrages sur fond de capitale nippone : Michel Gondryévoque un couple voulant s’installer à Tokyo, Leos Carax, une créature vivant dans les égouts et Bong Joon-Ho, le phénomène Hikikomori : ces personnes vivant recluses chez elles. Ces trois réalisateurs d’univers très différents nous offrent leurs visions engagées sur la face cachée de cette mégapole et dénon-cent la solitude, le mal de vivre et la difficulté à s’intégrer.
Un Flaubert sinon rien ! de Dominic Bachy avec Jean-Luc Bideau, Antoine Blanquefort, Max Delor France - 2004 - 0h08 1857, Gustave Flaubert vient rencontrer l’éditeur chargé de la pa-rution de son nouveau roman «Madame Bovary». Lorsqu’il pénètre dans le bureau, il est reçu par un tonitruant : « il faut couper, les gens zappent » !!! Dans ce tableau poétique et drôle, deux mondes se rencontrent. Les couleurs ocres dépeignent un Flaubert éberlué, les tons bleus-gris soulignent la caricature de Jacques Séguéla.