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  • redaction
  • cours - matière potentielle : finalisation
  • cours - matière potentielle : élaboration
  • revision - matière potentielle : des tarifs du transport sanitaire
  • cours - matière potentielle : référence
  • leçon - matière potentielle : l' histoire
DIMANCHE 6 MARS 2011 - 1 RABIE ETHANI 1432 - N° 6198 - PRIX 10 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58 l Les cheminots déterminés à paralyser le rail aujourd'hui. l Après Hassi Rmel, la protestation s'étend à d'autres basesde Sonatrach. CONTESTATION SOCIALECheminotset pétroliersen colère l UNE CENTAINE DECAS DÉJÀ CONFIRMÉSLa grippe H1N1de retour MARCHE DE LA CNCDAttaqueau couteaucontre Saïd Sadi PAGE 3 PAGE 4 Ph o to : D R Ph o to s : N ew Pr es s Ed iti o n d' A lg er - IS SN
  • faire sans l'avis et sans l'accord du président de la république
  • institu- tions
  • salle atlas de bab el
  • conférence de presse tenue
  • coordination nationale pour le changement
  • tion
  • algérie
  • publics
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  • droit
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MARCHE DE LA CNCD
Attaque
au couteau
contre Saïd Sadi
PAGE 4
RESTRUCTURATIONCONTESTATION SOCIALE
DE L’ENTV
Vers un arbitrage
de Bouteflika PAGE 6Cheminots
et pétroliers l UNE CENTAINE DE
CAS DÉJÀ CONFIRMÉS
La grippe H1N1
de retour PAGE 6en colèrePAGE 3
l Les cheminots déterminés à paralyser le rail aujourd’hui.
l Après Hassi Rmel, la protestation s’étend à d’autres bases
de Sonatrach.
DIMANCHE 6 MARS 2011 - 1 RABIE ETHANI 1432 - N° 6198 - PRIX 10 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58
Edition d’Alger - ISSN IIII - 0074
Photo : DR Photos : NewPressUMEURH ERISCOOPUn coupP
Soirperiscoop@yahoo.frdans les
Dimanche 6 mars 2011 - Page 2
partis Prime spéciale
Par Tarik Aït-Menguellet e travail «magistral» de l’équipage du car-ferry
le Tassili 2, qui a rapatrié des Algériens deCe qu'il y a de bien avec
les événements de 1988, LLibye, a été fortement apprécié par les hautes
c'est la libération des par- autorités du pays, soutient-on de sources sûres.tis politiques. Non pas à
cause de leur utilité en Nos sources indiquent que sur proposition
particulier, mais du fait du Premier ministre, la direction géné-
qu'on ne pouvait pas rigo-
rale de l’ENTMV compte accorderler avec un seul parti.
D’ailleurs, un mot de tra- une prime spéciale à l’ensemble de
vers sur le FLN et vous l’équipage du Tassili 2.
vous retrouviez en prison,
c’était le bon vieux temps
(pour eux). Et puis, c'est
un parti tellement vieux Les ambulanciers déboutés Blocage
qu'on lui doit le respect, il
Les doléances des ambulanciers n’ont finalement trouvéparaît qu'il existait déjà à l’AADLavant la chute de la aucun écho. Après le niet opposé par Tayeb Louh au sujet de la
mythique ville de Troie ! révision des tarifs du transport sanitaire, c’est au tour du dépar- Devant être livrés
(on l'appelait FLN de tement de Djoudi de dire non à la levée de la TVA en janvier dernier, les
Troie).
qui leur est imposée. Les ambu- logements AADLAlors, aujourd'hui, il y
lanciers revendiquent la sup- situés à Aïn-Benianen a des partis, comme le
PT (les parties des tra- pression pure et simple de ne sont toujours pas
vailleurs), sur lequel on n'a remis à leurs bénéfi-la TVA, arguant que cette
pas besoin de faire de jeux taxe est supportée par les ciaires.
de mots, puisque rien que
Selon des indiscré-malades chroniques trans-son nom en est un, surtout
tions, il s’agit d’uneportés régulièrement parque ses adhérents sont
tout à leur parti, ils sont situation de blocageambulance. Un argument
complètement PT. suscitée par un brasqui n’a pas fait
On me demandait l'autre de fer qui oppose lemouche.
jour :
ministre de l’Habitat- Et le RCD, tu en
et le directeur géné-penses quoi ?
ral de l’AADL.- Oh ! Tu sais, moi, ça
fait longtemps que je suis Marginalisation
passé au DVD.
Il ne fait pas bon être chercheur en Algérie. Et ce- Et le FFS alors ?
n’est certainement pas une scientifique du Centre de- Ah là là, il ne faut pas
parler du FFS, c'est tabou ! recherche en sondage et contrôle qui dira le contraire.
Il y a le RND, Rien Na Ses travaux, consacrés au développement d’une tech-
Déclarer ; le FNA, Faut nique pour le traitement du signal ultrasonore, ont
Nous Aérer ; le AHD 54 qui été reconnus par la communauté scientifique
ressemble plus à un nom
internationale. Marginalisée, elle se trouvede virus qu’à un nom de
depuis quelques années dans une situa-parti, etc. On pourrait aus-
si parler du FIS, ou du GIA tion de «chômage technique forcé».
par exemple, mais il n'y a
vraiment pas de quoi rire...
Il y a aussi le MAK. La
première chose qui nous Un jour, un sondage
vient à l'esprit, c'est le mic
MAK. Et s'il n'y a que des Pensez-vous que Bouteflika
femmes au parti, on l’ap-
a eu raison de maintenir le gouver-pellerait le MAK à dames.
nement actuel ?Comme il y a à boire et à
manger et que c'est un
grand parti après tout, on OUI
peut l'appeler le Big MAK.
NON- Et le GPK, ça te dit
quelque chose ? sans opinion
- Le GP quoi ?
- Le Gouvernement Pro-
Résultats d’hiervisoire de Kabyles qui
vivent en France, ils ont Pensez-vous que le projet de l’auto-
même choisi un Président,
route Est-Ouest sera effectivementdes ministres tout ça.
- Mais, en France, ils ont achevé au courant de l’année 2011 ?
déjà un Président, non ?
OUI : 17,5%- Justement, il ne leur
NON : 77,93%manque plus qu'un pays à
Déposez votre réponse sur le site du Soir d’Algériegouverner. SANS OPINION : 4,57%
www.lesoirdalgerie.com
T. A.-M.Le Soir
d’Algérie Actualité Dimanche 6 mars 2011 - PAGE 3
À MOINS D’UN DÉNOUEMENT DE DERNIÈRE MINUTE
Les cheminots déterminés
à paralyser le rail
plusieurs centaines de millionsL’option d’une paralysie totale des activités ferroviaires
d’euros acquis.est irréversible, a-t-on appris hier de source syndicale
«Mais pour gérer ce réseau,sûre. Les cheminots, déterminés à aller au bout de leur
il y a une entreprise publiqueaction, exigent la satisfaction totale de leur plateforme de
mal gérée et surtout difficile à
revendications.
rentabiliser, qui peine à assurer
Abder Bettache - Alger ne sommes pas d’accord sur la un salaire décent à ses tra-
(LeSoir) - A moins d’une classification et les points indi- vailleurs. Aujourd’hui, un salarié
année de la grève de dix jours ciaires décidés en septembre de la SNTF gagne l'équivalent
de mai 2010, les cheminots 2009», lit-on dans une lettre du prix d’un billet de TGV entre
reviennent à la charge. A partir adressée au premier respon- Paris et Marseille», nous
d’aujourd’hui, ils comptent sable de la Centrale syndicale. explique un syndicaliste du sec-
observer un arrêt de travail Selon eux, «les critères de la teur, et d’ajouter : «En enga-
national. L’action, initiée par promotion des agents ne doi- geant la modernisation des
des syndicalistes de base, a vent pas constituer un moyen chemins de fer, le gouverne-
contraint la Fédération nationa- masqué de réduire le déroule- ment a réfléchi à tout sauf au
le des travailleurs des chemi- ment de carrière par un accès détail le plus important ; com-
nots, affiliée à l’UGTA, à enga- limité des promotions et avan- ment les rentabiliser ?
ger une véritable course contre cements des travailleurs. Le Aujourd’hui, appliquer une
la montre. L’objectif recherché point indiciaire doit prendre en logique commerciale à la SNTF
: désamorcer la crise et éviter compte l’ancienneté et le poste — ce que semble suggérer le
au secteur des cheminots une occupé», ajoute-t-on. gouvernement — rendrait le
paralysie de ses activités. Selon nos sources, les dis- prix d’un billet de train inacces-
En d’autres termes, à moins cussions entamées entre les sible pour la quasi-totalité desLe transport ferroviaire fortement perturbé.d’un accord de dernière minute représentants des travailleurs Algériens, dont le pouvoir
entre les cheminots et la direc- via la Fédération des cheminots quence, donner suite aux Toutefois, au-delà de la d’achat est au plus bas.
tion générale de la SNTF, les et la tutelle depuis ce vendredi revendications des travailleurs. dimension sociale du conflit, Les tarifs augmenteront
stations ferroviaires du territoire risquent de se poursuivre Pour rappel, en mai 2010, cette grève a révélé les limites avec l’apparition de la nécessi-
national seront paralysées par aujourd’hui. les cheminots ont observé une des projets gouvernementaux. té d’entretenir le nouveau maté-
une grève nationale illimitée. Les représentants des tra- grève de neuf jours qui a abou- L'Etat a mobilisé, depuis 2004, riel acquis. Là, c’est un autre
«Nous, travailleurs et sections vailleurs, comptent, selon les ti à une revalorisation consé- plus de 30 milliards de dollars problème qui va surgir et qui
syndicales de la SNTF, nous mêmes sources, peser de tout quente de leur grille de salaire pour moderniser les chemins risque de mettre en péril le
nous remettons à notre tutelle leur poids pour ramener la à travers l’application totale des de fer. transport ferroviaire en
UGTA, à sa tête le frère Sidi- direction générale à revoir sa clauses de la convention de Des lignes ont été moderni- Algérie.»
Saïd, et l’informons que nous copie et par voie de consé- branche. sées ou créées et des trains de A. B.
Après Hassi R’mel, la colère s’étend
à d’autres bases de la Sonatrach
situation difficile que nous subis- question d’arrêter la production revalorisation de certainesLe mouvement de protestation initié par les travailleurs
sons.» d’hydrocarbures. Mais cette pos- primes. C’est notamment le casde la Sonatrach à Hassi R’mel s’étend aujourd’hui à
Les travailleurs de la sibilité semble se profiler au de l’indemnité de zone et desd’autres sites de production. Les pétroliers, qui agissent
Sonatrach à Hassi-Messaoud et niveau de la plate-forme de conditions de vie (IZTV) qui esten dehors de tout cadre syndical, exigent des revalorisa-
Rhourde Ennous devraient appli- Hassi R’mel», souligne notre resté calée sur un SNMG à 6 800tions salariales.
quer le même procéder en orga- source. dinars.
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) démarquent définitivement des nisant des marches et des Une radicalisation du mouve- L’absence de mise à jour du
- Le secteur des hydrocarbures structures de l’UGTA. Il est grèves de la faim. Actuellement, ment risque de s’avérer fatale, mécanisme de calcul de cette
est sous très haute tension. Le temps que tous ceux qui sont au la question de l’arrêt du proces- surtout en l’absence de partenai- prime s’est avérée particulière-
mouvement de protestation sommet de la pyramide, que ce
sus de production n’a pas encore re social fiable et représentatif. ment pénalisante pour les tra-
s’étend à l’ensemble des unités soit au gouvernement, à la été retenue. «Nous sommes par- Notons que les revendications vailleurs basés dans le sud du
relevant de la division production Sonatrach ou à la Centrale syndi- faitement conscients des enjeux des travailleurs de la Sonatrach pays.
de la Sonatrach. cale, prennent conscience de la économiques. Il est hors de portent essentiellement sur la T. H.
Après Hassi R’mel, c’est au
tour des travailleurs des plates- MASCARAformes de Hassi-Messaoud,
Hamra et de Rhourde Ennous de
prendre le relais de la protesta. Situation explosive à Sig«Nous avons décidé d’organiser
dimanche matin (aujourd’hui, tion. A ceci s’ajoute «le mépris» affiché par Un citoyen nous dirige vers l’ex-domaineVers 11h, alors que nous rega-
ndlr) une marche entre la base- le chef de la daïra de Sig à l’endroit des Zaghloul où des familles habitent à proximi-gnons le centre-ville, on nous signale
vie et le siège de la direction citoyens. té dans des conditions effroyables.Notredes incidents devant le siège de la
générale. Les travailleurs ont Ces propos nous avons eu à les entendre interlocuteur nous déclare qu’il vient de ren-daïra vers lequel se dirigeaient de
décidé d’entamer une grève de la chez ceux qui en cette matinée de samedi trer de Libye.
nombreuses voitures de police. Lesfaim immédiatement après la se trouvaient encore sur les sites de Mdina Nous nous rendons dans un autre lieu,
brigades anti-émeutes y sontremise, au directeur, de la plate- Jdida (la Nouvelle-Ville) et à la cité des 202 où ont également été squattés la veille des
déployées et l’on est interpellé par lesforme de revendications», logements qu’ils avaient squattés dans la logements. Des objets personnels et de la
explique un cadre de l’unité traces de feu, les cailloux et autres soirée de vendredi à partir de 21 h. Des literie se trouvent sur le sol. Là aussi, l’on
Hamra qui est exploité par la projectiles lancés par les manifes- logements sont fermés, alors que, eux, sont tient le même langage et à un citoyen de
Sonatrach en partenariat avec dans le besoin. Ils ont été délogés le same- nous déclarer qu’ils ne quitteront pas lestants sur le siège de la daïra.
des compagnies étrangères. di vers sept heures. Quand nous nous lieux avant de poursuivre : «Alors que l’onUn témoin nous dira que les contesta-
Notre interlocuteur, qui a sommes rendus sur les lieux, nous avons attend le maire et le chef de daïra, l’on noustaires avaient demandé à être reçus mais ils
requis l’anonymat, a tenu à préci- remarqué un important dispositif policier. envoie la police. Ils sont décidés à ne pasont été dispersés par la police.
ser que ce mouvement se dérou- D’un côté, des citoyens dont de nom- quitter les lieux. Il y a rupture de confianceDans la cité des Olives, rien n’augurait de
le en dehors de tout cadre syndi- breuses femmes drappés de l’emblème entre les citoyens et les responsablesbon sachant ce qui s’était passé la semaine
cal. «Notre fédération a été inca- national, et, de l’autre, des policiers. Ils s’ob- locaux». écoulée lors d’un précédent rassemblement
pable de défendre nos intérêts. servaient. L’atmosphère est tendue, certains La situation était encore explosive hierdevant la daïra et la zone industrielle, para-
D’ailleurs, des travailleurs ont nous déclarent qu’ils ont été dispersés à après-midi. Aujourd’hui, les 180 logementslysée durant plusieurs jours par des jeunes
décidé de déchirer leur carte coups de bombes lacrymogènes. Tous tirent illégalement occupés ont été vidés de leurschômeurs qui ont, par ailleurs, fait état de
d’adhérent pour montrer, de à boulets rouges sur le chef de daïra, dont indus occupants.graves accusations contre le bureau de
manière symbolique, qu’ils se ils réclament le départ. M. Meddebermain-d’œuvre, parlant carrément de corrup-
Photo : Samir SidLe Soir
d’Algérie Actualité Dimanche 6 mars 2011 - PAGE 4
MARCHE DE LA CNCD EL-MADANIA
Attaque au couteau contre Saïd Sadi
meurtre avec préméditation.El-Madania (ex-Salembier). Les premiers
Mais, hier, la loi a cédé larayons d’un soleil capricieux commençaient à
place au gangstérisme. peine à darder que la placette voit se former une
Passe sur les invectives
timide grappe de baltaguis. Des jeunes désœu- bassement racistes du
vrés qui, ce samedi, se sont exceptionnelle- genre «sale Kabyle», «juif»,
ment réveillés aux premières aurores pour les billets de banque ont fait
proférer à des jeunes dont leaccomplir une sombre perspective : casser du
pouvoir exploite l’incons-manifestant.
cience. «Alors que j’étais àSofiane Aït-Iflis - Alger pour le changement et la
150 mètres de la place d’où(Le Soir) - Leur excitation démocratie (CNCD).
devait s’ébranler la marcheétait telle que l’on se En citoyen, Saïd Sadi,
de la CNCD, les policiersdemande si ceux qui se sont sans sa garde rapprochée,
ont signalé mon arrivée parmis à cette basse et dange- dont on apprendra qu’il
talkies walkies», a déclaréreuse manipulation n’ont s’est séparé, était arrivé
Saïd Sadi. Ajoutant : «Il estpas été exceptionnellement pour participer à la marche
arrivé, disaient-ils.»généreux. Il faut avoir la pacifique qui devait prendre
En effet, peu avant 11patte bien graissée pour élan de la placette de
heures, alors que les balta-rager contre des Algériens Salembier jusqu’au boule-
guis, regroupés au niveauqui militent pacifiquement vard des Martyrs, siège de
de la placette de Salembier,pour le droit de marcher l’Entreprise nationale de
scandaient des slogans pro-dans une ville d’Algérie, en télévision. Il n’aura pas le
pouvoir et pro-Bouteflika,l’espèce Alger, la capitale. Il temps d’atteindre la placette
une ruée vers le contrebasfaut avoir été assuré de l’im- que les baltaguis, qui se
s’est subitement ébranlée.punité pour déambuler cou- trouvaient en haut en niveau
L’information que Saïd Saditeaux et autres armes de la placette, certainement
était arrivé a été certaine-blanches à la main au milieu avertis de son arrivée, se Saïd Sadi échappe au lynchage.
ment transmise à cesde tant d’uniformes de poli- sont rués pour le lyncher. té du RCD témoigne : à se rassembler. Celui qui toir, ne trouve pas d’incon-
jeunes dont la police enca-ciers. Le pire était prévisible, Les forces de police, «Outre les jeunes qu’on a devait être leur supérieur vénient à ce qu’un baltagui
drait et sécurisait la transe. attendu. Il a failli se produire déployées en grand payés pour nous lyncher, il y se l’amène portant un por-leur intimait, à voix suffisam-
Saïd Sadi n’aura pas len’était la bravoure de jeunes nombre, laissent faire. Le a aussi des policiers en civil ment audible, d’aller molo trait grand format de
temps de faire quelques pasmilitants du RCD qui firent président a dû son salut à qui incitaient à ces expédi- Bouteflika pour se mettreavec eux. Autrement dit, sequ’une horde de baltaguisbouclier autour de Saïd quelques braves jeunes tions visant à casser du derrière le comptoir et,faire toute gentillesse lors-se rue vers lui et l’encercle,Sadi, cible de baltaguis qui gens qui ont accouru pour manifestant. Ce sont les accroupi, se saisit d’un mar-qu’il faudra demander leurcertains tellement excitésont osé attenter à son inté- dresser un bouclier autour mêmes qu’on retrouve à queur à encre bleue et tracedispersion. Ce qui futqu’ils voulaient franchementgrité physique, à sa vie, de sa personne. Il est néan- chacune des marches de la ces lignes : «Nous ned’ailleurs. verser du sang. «A peinesous le regard impassible moins blessé à la main en Coordination.» sommes pas des Égyptiens,
descendu de ma voiture, undes policiers. C’était peu parant un coup de couteau Le député n’avait pas fini ni des Tunisiens encoreC’est qui le baltagui ?groupe de personnes m’aavant 11 heures, horaire asséné par un baltagui. En de témoigner de l’apocalyp- moins des Libyens.» En Égypte, ils étaientencerclé, environ une qua-prévu pour l’ébranlement de d’autres temps et en se vécu que quelqu’un Le baltagui ressort avecvenus à cheval et à dos derantaine, proférant desla marche à laquelle a appe- d’autres circonstances, cela l’apostrophe pour l’informer sa banderole déployée et lechameaux s’attaquer auxinsultes à mon endroit. Celé la Coordination nationale s’appelle tentative de qu’un jeune militant du RCD tenancier de l’estaminet,jeunes révoltés qui occu-sont les policiers qui les ont venait d’être embarqué par sourire aux lèvres, s’adres-paient place Tahrir. Parmirameutés vers moi. Je les la police. Relâché, ce jeune se à une connaissance
eux, ils comptent aussi bienentendais crier “dégage,Communiqué a affirmé qu’ils lui ont subtili- accoudée au comptoir : «Tu
des adeptes de Moubaraksale Kabyle”, “sale juif” et “à sé son appareil photo numé- vois qui mène le bal ? C’est
que des policiers les «mou-mort Saïd sadi”. Les poli- rique. Le président du RCD, S. qui tantôt mène cam-
khabarat» à l’accoutrementciers m’ont livré aux balta-de la CNCD face à cette opération de pagne pour le FLN, tantôt
civil. Ceux qui avaient laguis en faisant bouclier lynchage ordonnée, a dû pour le RND et tantôt pourLa CNCD tient à saluer les citoyennes et les citoyens malchance de tomber entreautour de moi pour me regagner sa voiture, non Bouteflika.»qui ont répondu à l’appel des trois marches (Hussein- les mains des révolution-livrer», a témoigné Sadi, sans peine. Des hordes de S. a visiblement une
Dey, El-Madania et Aïn Benian) malgré les interdictions, naires égyptiens ont étépoursuivant «dans la cohue, voyous se sont attaquées à «réputation» bien faite à
la désinformation des médias lourds et les recrutements démasqués. On en était pasun jeune tente de m’asséner coups de pierres et de pro- Salembier. L’homme accou-
ostentatoires des baltaguis. loin de ce schéma, hier, pla-un coup de couteau. Je lève jectiles à sa voiture, sur le dé au comptoir jette un
Ces marches sont un message de détermination des cette de Salembier, droma-mon bras gauche pour le long du chemin qui l’a mené regard circulaire et réplique,
citoyens qui activent quotidiennement sur le terrain. daires et chevaux en moins. parer et la lame de son cou- du lieu de démarrage à la décidé à engager la conver-
Le pouvoir algérien ne peut échapper à la marche de Le député RCD Arezkiteau me blesse légèrement bifurcation qui l’a éloigné de sation : «En fait, son frère
l’Histoire. Aider affirme qu’en tête desaux doigts.» la placette. La voiture a été vient juste d’être incarcéré.»
Les activités programmées par la CNCD le 5 mars Pendant que s’opérait «baltaguis se trouvent dessaccagée, sous le regard Le tenancier du café maure
ont été, une fois de plus, empêchées et réprimées policiers en civil qu’il recon-cette tentative de meurtre, impavide des policiers. acquiesce et part d’un rire
notamment à El-Madania, où le président du RCD a été les policiers observaient. Un naît». Mais pour le reste,Pour Saïd Sadi, ce qui qui se veut moqueur de
livré à un groupe de baltaguis avant même d’arriver à la des jeunes qu’on recrutejeune portant la balafre s’est passé à Salembier est cette république qui s’ac-
place d’où devait démarrer la marche. Un coup de cou- visible sur le haut de la pau- pour dresser la barricadeun «acte politique très coude sur les plus vulné-
teau lui a été asséné, heureusement sans gravité. devant une marche paci-pière dit avoir été touché par grave». Une fois Saïd Sadi rables pour s’éviter d’affron-
Deux femmes, membres de la direction du PLD, ont un objet contondant alors fique. La réponse nous vientparti, les policiers, aux ter loyalement les plus
été agressées. Certains manifestants ont été menacés de ce cafetier de la placettequ’il s’est jeté pour parer unmines décontractées, conscients d’entre les
par des armes blanches (couteaux, sabres…). coup visant Saïd Sadi. De remontaient la placette où qui, même s’il suit la mani- citoyens.
Tous ces actes ont été commis avec la complicité son côté, Arezki Aider, dépu- les baltaguis étaient encore festation derrière son comp- S. A. I.
active des nombreux policiers en tenue et en civil pré-
sents sur les lieux.
Les grossières manœuvres de corruption, de provo- SYNDICAT NATIONAL
cation ou de désinformation sont l’expression d’un pou-
voir aux abois qui refuse de tirer les leçons de l’Histoire. DES JOURNALISTES (SNJ)
Les Algériens n'accepteront plus de voir le détourne-
ment de leur mobilisation et de leur sacrifice comme ce Communiquéfut le cas au lendemain du 5 Octobre 1988.
Comme c’est devenu la tradition, les journalistes ont intolérable. Ce détournement a coûté cher à la nation. Il est à
l’origine de l’impasse actuelle. Faute d’avoir une alter- fait l’objet d’un traitement spécial dans le sillage de la Le Syndicat national des journalistes condamne éner-
répression systématique réservée à toute manifestation giquement : native, le pouvoir maffieux joue des violences et des
répressions qui sévissent dans les pays arabes pour publique en Algérie. - les interpellations répétitives et systématiques des
Ce samedi, 5 mars 2011, à Oran, le pouvoir a même journalistes ;justifier sa politique d’immobilisme. Pour les patriotes
algériens, c’est le statu quo et non la rupture avec le innové en la matière : arrestation massive des consœurs - la répression des manifestants sous toutes ses
système qui mènera la nation au chaos dont l’une des et confrères de la presse indépendante, venus assurer la formes ;
couverture d’une marche à laquelle avait appelé la - la duplicité du discours officiel.conséquences les plus dramatiques peut être l’implo-
sion de l’Algérie. Coordination nationale pour le changement et la démo- Dans l’Algérie de 2011, il n’y a ni liberté d’expression,
cratie. Nos confrères ainsi que des dizaines d’autres ni liberté de presse, encore moins la volonté d’y parvenir.La continuité de la lutte pour éradiquer le système
qui sévit depuis 1962 est un impératif de l’Histoire et un manifestants ont été conduits dans les divers commissa- L’on ne s’amende pas facilement quand on est un
devoir qui s’impose à toutes les générations soucieuses riats de la ville comme de vulgaires criminels de droit liberticide né !
d’honorer les sacrifices d’hier et les aspirations d’au- commun. Ce comportement moyenâgeux de la part du P/ le Syndicat national
jourd’hui et de demain. pouvoir qui, par ailleurs, sous-traite aux voyous la des journalistes, le secrétaire général
Alger, le 5 mars 2011 besogne de dissuader toute expression libre à Alger, est Kamel Amarni
Photo : NewpressLe Soir
d’Algérie Actualité Dimanche 6 mars 2011 - PAGE 5
ORAN : FACE À LA DÉTERMINATION DE LA CNCD ORAN À MAINTENIR
SA MARCHE MALGRÉ L’INTERDICTION
Une centaine d’arrestations ciblées
dont une dizaine de journalistes
qu’auparavant nous étionsA une demi-heure du point de départ de la marche
sur les escaliers qui fontà laquelle avait appelé la Coordination nationale pour
face la place d’Armes afinle changement et la démocratie-Oran, qui devait
er d’avoir une vue d’ensembleprendre le départ hier de la place du 1 Novembre (ex-
du déroulement de la tenta-place d’Armes) à 11 h, les lieux étaient encadrés par
tive de marche. Un officierun dispositif policier important, avec notamment
de police a ordonné à sescette fois-ci la présence de femmes policières. De
agents, en nous désignanttoute évidence, c’est sur la base de listes de per-
avec un autre journaliste, desonnes ciblées et d’indicateurs présents et visibles
nous prendre en photo. sur place que les arrestations ont commencé avant
Quelques instants plus
même le regroupement des marcheurs.
tard, on nous a intimé
Ainsi, les adhérents et listes et ce, sans aucun
l’ordre de circuler. Nous leur
autres simples citoyens motif apparent puisque «la avons expliqué que nous
venus prendre part à cette marche interdite par la
étions nous aussi en mis-
marche, ont-ils interpellés. wilaya d’Oran étant le sion de travail.Et là, on
Les journalistes, plus préci- «délit», n’avait même pas nous a ordonné d’aller plus
sément ceux de la presse commencé. Les journalistes loin. Ce que nous avons fait.
privée, ont également été dont le rôle consistait à rela- Un autre binôme de poli-
interpellés en dépit de l’exhi- ter le déroulement de cette ciers s’est dirigé vers nous
bition de leur ordre de mis- marche, ont été arrêtés jus- pour nous dire que nous ris-
sion et autre carte profes- tement pour ne pas accom- quions d’être arrêtés pour le
sionnelle. En tout, il y a eu plir leur travail. motif de regroupement.
une centaine d’arrestations, Ayant été nous-mêmes C’est alors que nous lui
Comme la semaine passée (photo), la marche de la CNCD empêchée par la police.dont une dizaine de journa- interpellés sans motif, puis- expliquons que nous
Algérie nous sommes bien Pour sa part, la Ligue tée», à filmer les lieux, afinsommes journalistes.Il
loin d’une liberté d’exercer des droits de l’homme de diffuser des images quirépond être au courant deCommuniqué d’Oran «dénonce l’appareil «prouvent» que le samedi 5ce métier en toute liberté etcela et que ça ne changera
dignité. Pour leur part, les répressif déployé par la mars, la marche n’a pas eurien lors d’une éventuelle
Sûreté de la wilaya aux lieu et que tout était normal. arrestation. Nous nous membres de la CNCD Orandes journalistes interpellés
alentours de la place Seulement, nous dira unont tenu à dénoncer vive-sommes éloignés du lieu
Une demi-heure avant l’horaire fixé de la marche à laquel- d’Armes, pour empêcher la groupe de jeunes faceboo-«interdit» mais cela n’a pas ment ces méthodes qui
le a appelé la CNCD-Oran, une centaine de personnes ont tenue de la marche paci- keurs, arrêtés également«prouvent que, dans lesempêché un officier de nousété interpellées dont une dizaine de journalistes exerçant
fique initiée par la puis relâchés, «les présentsfaits, et par la pratique dedésigner à ses agents dedans différents organes de presse privée. Ils ont été
Coordination nationale pour sur place pourront toujoursl’administration et du repré-police afin qu’ils procèdent à«cueillis» l’un après l’autre, ce qui suppose que les services
le changement et la démo- témoigner du contraire,sentant de l’Etat au niveaunotre arrestation. de police étaient instruits de les empêcher coûte que coûte
cratie d’Oran». avec photos et vidéos à l’ap-Nous avons été embar- local, c’est toujours l’étatd’exercer leur métier. En effet, ces derniers ont à maintes
Alors que les services de pui qui ne tarderont sûre-reprises exhibé leur carte professionnelle et leurs ordres de d’urgence puisque on veutqués tels des voyous en
sécurité procédaient à l’ar- ment pas à circuler sur lamission, signifiant de vive voix aux agents de police qui les même temps qu’une jeune encore empêcher les
restation des dernières per- Toile comme à chaque fois,arrêtaient qu’ils étaient là dans le cadre de l’exercice de leur Algériens d’user de leursétudiante venue prendre
profession. Ils furent quand même embarqués dans des four- sonnes se trouvant à la pour que l’histoire retiennepart à la marche. Une fois droits constitutionnels».
gons de police et conduits aux commissariats de la ville. e place d’Armes, l’équipe de tous ces abus et entravesEt d’ajouter : «Où est laau commissariat du 2 arron-
Par ailleurs, les journalistes arrêtés tiennent à dénoncer, l’ENTV, qui attendait que la aux libertés démocra-dissement, nous avons ren- levée de l’état d’urgence ?
de la manière la plus vive, le fait qu’ils aient été désignés sur place soit vidée «fut invi- tiques». Amel B. contré sur place trois autres Selon les propos du chef de
place, les policiers ayant fait appel à la «collaboration» d’un
journalistes et une dizaine l’Etat et du ministre dejournaliste connu par toute la profession pour ses accoin- RÉGION EST D’ALGERd’adhérents de la CNCD l’Intérieur, affirmant qu’entances avec les services de renseignement. Les journalistes,
dehors d’Alger, les marchesOran. victimes d’entraves graves, dénoncent énergiquement cet
Après avoir pris note de sont autorisées et qu’il fautabus de pouvoir, contredisant les prétendus discours d’une Trains interdits de circuler
déposer une demande troisliberté de la presse en Algérie. notre filiation, nous avons
Pour le quatrième samedi consécutif, coïncidant avec
Liste des organes des journalistes arrêtés ce jour samedi tous été relâchés. Nous jours auparavant, ne sont
les appels aux marches de la Coordination nationale pour5 mars à Oran : pas respectés. apprendrons par la suite
le changement et la démocratie (CNCD), les trains deLe Soir d’Algérie qu’au total, une dizaine de Donc, soit ce sont là des
banlieue ont été interdits de circuler. Liberté journalistes de la presse mensonges pour la consom-
Les gares ferroviaires de l’est d’Alger étaient, en effet,Le Quotidien d’Oran écrite privée avait été inter- mation extérieure, soit il y a
toutes fermées et il n’y avait aucun moyen d’obtenir unEl Watan pellée puis relâchée. Des deux administrations qui
L’Expression renseignement. Par ailleurs, les autres moyens de trans-
arrestations abusives et gèrent dans ce pays une àLa Tribune port terrestre n’ont pas observé d’arrêt d’activité hier
injustifiées et qui ne font que Alger et une autre ici àLa Voix de l’Oranie comme ce fut le cas précédemment. Abachi L.
renforcer le sentiment qu’en Oran…».
CONFÉRENCE DE PRESSE DE L’ALLIANCE NATIONALE POUR LE CHANGEMENT :
«90 millions de centimes pour une demi-journée à la Coupole»
Atlas de Bab El Oued, elles nous ont récla- L’intervenant dira que la levée de l’état initiatives allant vers le changement». «CeLes manifestations pacifiques en
mé 23 millions de centimes pour la demi- d’urgence, annoncée en grande pompe, est n’est pas une union ou une fusion, mais uneAlgérie ne sont pas gratuites, elles sont
journée !» s’est-il exclamé. Même l’organi- un leurre puisque le Conseil des ministres a alliance où toute organisation ou parti pour-même coûteuses. Selon le secrétaire
sation de la rencontre avec la presse n’a pas adopté un texte qui octroie à l'Armée natio- ra conserver son autonomie. Nous travaille-général d’El Islah, les autorités ont
été chose facile. nale populaire le même rôle qui était celui de rons ensemble, dans la transparence, pourexigé de l’Alliance nationale pour le
L’accès au Centre international de pres- la police ou de la gendarmerie auparavant. mettre en place les moyens pacifiques duchangement de payer de grandes
se (CIP) qui, autrefois, se faisait sur un «Demain, à la sortie d’un match de foot, nos changement», a indiqué Ahmed Benbitour.
sommes pour pouvoir tenir leur mee-
simple bon de commande, n’a pas été pos- jeunes qui exprimeraient leur déception Pour l’heure, une plate-forme de revendi-
ting à Alger.
sible. «La direction commerciale nous a dans la rue pourraient être arrêtés et accu- cations et un programme de travail sont en
Irane Belkhedim - Alger (Le Soir) -«On demandé une autorisation de la wilaya sés de terrorisme. L’état d’urgence n’a train d’être élaborés par les délégués.
nous a dit que partis et associations peuvent d’Alger. Nous ne l’avons pas fait parce que jamais été levé, mais bien au contraire, il a «Nous n’avons pas de président ni de porte-
bénéficier gracieusement de salles pour cela allait nous retarder et la conférence de été réaffirmé et d’une manière plus dange- parole. Nous n’avons pas encore terminé
tenir leurs meetings. Ce n’est pas vrai puis- presse décalée jusqu’à demain». reuse», a-t-il soutenu. L’Alliance nationale notre travail. Cela serait fait quand tout sera
qu’on nous a demandé de payer !» s’est Ainsi, les délégués de l’ANC ont préféré pour le changement a vu le jour au mois de prêt», a-t-il ajouté. Le 18 mars prochain,
plaint le secrétaire général d’El Islah, Djamel solliciter la direction de la maison de la pres- février, lancée par l’ancien chef du gouver- l’Alliance nationale pour le changement tien-
erBen Abdeslam, selon qui l’Alliance nationale se (1 Mai, Alger) pour animer leur conféren- nement Ahmed Benbitour et d’autres mou- dra son premier meeting à la salle Atlas de
pour le changement fait face à d’intermi- ce. «La direction nous a fait une remise et vements. Elle compterait actuellement une Bab El Oued, à Alger, à partir de 15 heures.
nables complications pour tenir son premier nous n’avons payé que 60 000 DA, sans quinzaine de partis, de syndicats, d’associa- Les délégués de l’ANC ont par ailleurs
meeting prévu le 18 mars. Ce responsable complications. Ce ne sont pas des dos- tions ainsi que des personnalités. affirmé qu’ils envisageaient d’organiser
s’exprimait dans une conférence de presse d’âne que l’on nous dresse mais bien des Peu bavard et plutôt enclin à écouter les d’autres meetings dans différentes régions
tenue hier à la maison de la presse Tahar- dos de chameaux ! Et on dira après que questions, Ahmed Benbitour a rappelé que du pays pour mobiliser les citoyens et toutes
Djaout. «Pour la Coupole, les autorités ont nous n’avons pas pu encadrer les jeunes !» l’ANC était ouverte à toutes «les tendances les forces de ce pays.
exigé 90 millions de centimes. Pour la salle s’est-il emporté. politiques», «aux citoyens» et «à toutes les I. B.
Photo : DRLe Soir
d’Algérie Actualité Dimanche 6 mars 2011 - PAGE 6
RESTRUCTURATION DE LA TÉLÉVISION
Vers un arbitrage de Bouteflika
ministre, lui-même absent desL’arbitrage de Bouteflika apparaît de plus en plus
écrans de l’Unique, a du mal àinévitable dans la gestion du dossier de la restructu-
assurer une politique cohéren-ration de la télévision nationale. Le projet élaboré par
te de gestion de cette institu-le ministère de la Communication ne semblant pas
tion. «Et c’est donc le prési-
faire consensus, il apparaît, selon des sources dent de la République qui
concordantes, que c’est finalement au niveau de la devra se saisir du dossier et
présidence que sera tranchée la question de l’ouver- ordonner les changements
ture de l’ENTV aux différentes sensibilités politiques. nécessaires à l’ouverture de la
télévision», affirment nosLe président de la ce droit des partis et des orga-
sources.République devrait se saisir nisations et se confine dans
Le projet de restructurationpersonnellement, dans les des généralités.
prévoit la modification des sta-
prochains jours, du dossier de Par ailleurs, le projet de
tuts de l’ENTV et en faire unla restructuration de l’ENTV, a- textes réglementaires sur
groupe, à la tête duquel serat-on appris de bonnes l’ENTV remet en cause tous
désigné un P-dg, assisté desources. Le projet élaboré par les engagements du gouver-
deux assistants, désignés parle ministère de la nement quant à la création
le ministre de la
Communication ne semble des cinq nouvelles chaînes
Communication.pas faire l’unanimité au sein thématiques et se contente de
Les chaînes existantes nedu gouvernement et ne gérer les cinq chaînes exis-
font l’objet d’aucune modifica-répond pas aux orientations tantes. Il n’est mentionné nulle
tion statutaire et même ledu président en matière d'ou- part la création de la chaîne
contenu ne risque pas de subir
verture de cette institution aux sportive ou des quatre autres Aucune politique cohérente dans la gestion de l’Unique.
des changements significatifsdifférentes sensibilités poli- chaînes annoncées, il y a un
Ce dernier avait veillé per- au niveau du CIP (Centre chaîne. En dépit de la réunion si l’on se réfère au nouveautiques. an, par Azzedine Mihoubi,
sonnellement aux préparatifs international de presse), trois de toutes les conditions de cahier des charges du groupe«La télévision et la radio secrétaire d’Etat alors chargé
de lancement de la chaîne studios à même d’assurer le son lancement, cette chaîne de télévision.doivent assurer la couverture de la communication.
sportive et avait fait aménager, bon fonctionnement de la n’a pu voir le jour. Le Premier H. M.
des activités de l’ensemble
des partis et organisations ENSEIGNEMENT SUPÉRIEURnationales agréés et leur
ouvrir équitablement leurs
canaux», indiquait le commu- «L’USTHB se dit ouverte à toutes les propositions»niqué du dernier Conseil des
ministres. Mais le document
S’agissant du système LMD, «tous Enfin, le Conseil de direction deLa crise dans les universités n’est pas encore désamorcée, mal-du département de la commu-
les licenciés de l’USTHB lauréats du l’USTHB lance un appel aux étudiantsgré les promesses du ministère de l’Enseignement supérieur et denication ne fait pas référence à
baccalauréat 2006, 2007 ou 2008 pour «ne pas compromettre lela recherche scientifique.
seront admis en master pour l’année semestre pédagogique ainsi que l’an-
Rym Nasri - Alger (Le Soir) - A jeudi dernier, pour examiner les reven- universitaire 2011-2012», ajoute-t-on. née universitaire, tout en poursuivant
l’Université des sciences et de la tech- dications présentées par les déléga-CÉLÉBRATION Quant au stage des doctorants, «les les débats organisés pour présenter
nologie Houari-Boumediène (USTHB), tions de post-graduants et des étu- Conseils scientifiques des facultés toutes les propositions et toutes lesDU 8 MARS les étudiants du système classique diants, le Conseil de direction de examineront les demandes», précise-t- revendications de la communauté uni-
continuent à exiger le maintien du sta- l’USTHB informe, dans un communi- on dans le même communiqué. versitaire».
tut d’ingénieur avec son ancien cursus qué rendu public, que «des offres de Rassurant les étudiants, le Conseil Pour leur part, les étudiants de
eLe Snapap : ingéniorat, magistère et doctorat. De masters, de 3 cycle et de magisters, affirme qu’en raison des «perturba- l’USTHB rétorquent qu’ils n’attendent
leur côté, les étudiants licenciés du pour l’année 2011-2012, sont en cours tions» qu’ont connues les différents que «du concret via la publication des
système LMD revendiquent leur admis- d’élaboration, conformément aux déci- instituts de l’USTHB, les notes de rat- textes d’application de ces mesures». dénonce sion en master. sions du Conseil des ministres du 22 trappage seront affichées au cours de R. N.
Réuni en session extraordinaire, février 2011». cette semaine.
le «folklore» APRÈS LE RASSEMBLEMENT ET LA MARCHE
La section des
DE L’UNPEF MERCREDI DERNIERfemmes travailleuses
affiliée au Snapap a
dénoncé, hier dans un Au tour du SETE-UGTA d’appeler à un sit-in à Tizi-Ouzou
communiqué, la maniè-
Depuis le temps qu’il se pose, il est à se demander si les pouvoirs publics, Ouzou s’acharne à contrôler des situa- truction adressée à tous les chefsre dont est «fêté» le 8
à Tizi-Ouzou, sont réellement disposés à régler le sempiternel problème des tions déjà visées par le contrôleur d’établissement leur enjoignant d’opé-Mars.
salaires de milliers de fonctionnaires de l’Education. financier», accuse le SETE qui, exige, rer des retenues sur salaire et surSa présidente esti-
désormais, le départ des deux fonc- prime de rendement pour toute absen-Après le rassemblement et la irresponsable, des pères et des mères
me que la Journée tionnaires à l’origine de la situation, ce des femmes lors de la journée de lamarche initiés mercredi dernier par les de famille», accusent les syndicalistes
internationale de la exigence qui, une fois n’est pas coutu- femme, mardi prochain, 8 Mars. Unesyndiqués de l’UNPEF, c’est au tour du de l’UGTA. C’est à un véritable achar-
femme doit être non me, recueille l’adhésion de tous les journée dont le syndicat exige l’institu-SETE-UGTA de laisser exploser sa nement que s’adonne le trésorier, à en
syndicats, et ils sont nombreux, du tionnalisation comme journée chôméepas un prétexte à des colère contre le trésorier de wilaya, croire le syndicat des personnels de
secteur de l’éducation à Tizi-Ouzou. payée pour toutes les travailleuses etqu’il accuse de faire dans «la bureau- l’Education, affilié à l’UGTA. «Alors quemanifestations festives
cratie la plus zélée qui soit», et contre ses collègues des autres wilayas se Par la même occasion, et à travers la dont il en fait un de ses mots d’ordremais l’occasion de réaf-
son second fondé de pouvoir. Tous contentent de vérifier la balance comp- même déclaration, rendue publique pour le sit-in qu’il prévoit de tenir dans
firmer que le combat deux en prennent pour leur grade table pour traiter avec célérité les hier, le SETE-UGTA s’en prend égale- la matinée de mardi, devant le siège de
devrait continuer. parce qu’ils «éprouvent un malin plaisir salaires et indemnités des fonction- ment au premier responsable de l’édu- la wilaya de Tizi-Ouzou.
Le Snapap dit reje- à punir, de par leur comportement naires, le trésorier de la wilaya de Tizi- cation à Tizi-Ouzou, auteur d’une ins- M. Azedine
ter en bloc la manière
dont sont «utilisées» UNE CENTAINE DE CAS DÉJÀ CONFIRMÉS
les femmes à cette
occasion. La grippe H1N1 de retour
La section des
Le virus de la grippe H1N1 en circulation actuellement représente près de ment au CHU Mustapha-Pacha à Alger chronique en particulier les affections
femmes travailleuses 30% des cas de grippe enregistrés par le réseau de surveillance de grippe des suites de complications de la grip- cardiaques, pulmonaires, rénales ainsi
appelle ses adhérentes de l’Institut national de santé publique, indique-t-on auprès du ministère de pe saisonnière. Pour l’instant, le que les maladies métaboliques comme
à faire du 8 Mars une la Santé. Douze nouveaux cas de grippe H1N1 ont été confirmés, jeudi, par ministre de la Santé n’a fait que confir- le diabète, l’obésité, le cancer, l’anémie
le laboratoire de référence de l’Institut Pasteur. mer les cas de grippe A, toutefois sans et les hémoglobinopathies.journée de revendica-
mettre sur pied un plan spécial ni don- S. A.Salima Akkouche - Alger (Le enregistrés, trois personnes de sexetions et d’ouverture
ner l’alerte. Pour rappel, le ministre deSoir) -La grippe H1N1 a fait son retour. masculin à Aïn Defla, âgées de 26, 15d’un débat sérieux sur la Santé a incinéré une quantité duUne centaine de cas ont été enregis- et 14 ans, sept à Alger dont 5 sont hos-
les véritables besoins vaccin contre la grippe A déjà périmétrés depuis début février par le labora- pitalisées à l’hôpital d’El-Kettar et deux AVIS DE DÉCÈS
en octobre dernier et a prévu d’échan-des femmes tra- toire de référence de l’Institut Pasteur personnes âgées prises en charge par
ger le lot de stock de vaccins composé Les familles Hebouche,vailleuses. d’Algérie. Jusqu’au mois de janvier l’hôpital de Birtraria, une autre person-
Benaïdouche, Aït Hebouche,de 4,5 millions de doses et qui arrive àdernier, la grippe saisonnière représen- ne à Annaba et une autre àElle les appelle, Benour, Ouiddir, Abrous, Saâdi,péremption le 31 mars en cours par untait 80% des syndromes grippaux enre- Constantine. Mardi dernier, une mèreégalement, à en profiter Bellagha, Aït Yahia d’Alger, Aïn El-vaccin pour enfants. gistrés. Cependant, à partir de février, et ses cinq enfants résidant à Aïn Defla
pour dénoncer la mar- Hammam ont la douleur de vousL’année dernière, l’Algérie a enre-la tendance a changé. C’est le virus de ont été déclarés porteurs du virus. La
gistré 916 cas confirmés dont 57 faire part du décès de Mmeginalisation des la grippe A qui est en circulation. semaine dernière, un médecin réani-
Hebouche Ghenima veuve dudécès. La vaccination reste le seulfemmes et leur exclu- Selon une source proche de mateur de 46 ans et deux chirurgiens
chahid Med Ouamer dit Omar, cemoyen pour réduire les complicationsl’Institut pasteur, 30% des cas de grip- de l’hôpital de Rouiba ont été égale-sion du champ politique jour samedi 5 mars à l’âge de 92et la mortalité dues à la grippe A/H1N1. pe enregistrés par le réseau de sur- ment confirmés atteints du virus. L’un
notamment. ans. L’enterrement aura lieu lundiLes personnes les plus exposéesveillance sont du virus H1N1. Jeudi des chirurgiens est décédé. Une jeune
N. I. sont celles présentant une pathologie 7 mars 2011 à Zaka Naït Yahia.dernier, douze cas de grippe A ont été femme de 27 ans est décédée égale-
Photo : NewpressLe Soir
d’Algérie Actualité Dimanche 6 mars 2011 - PAGE 7
LES STATUTS PARTICULIERS DE L’ADMINISTRATION DES FINANCES VALIDÉS PAR OUYAHIA
Revalorisation salariale conséquente
pour les fonctionnaires des impôts
Les décrets portant statut particulier des fonctionnaires taire compensatrice (IFC), la prime
de rendement, la prime de risque,appartenant aux corps spécifiques de l’administration des
l’indemnité forfaitaire de tournéefinances en charge du budget, du Trésor, de la comptabilité,
(IFT), l’indemnité des services
des assurances, du fisc (impôt), des domaines, de la conser-
financiers fiscaux (ISFF), l’indemni-
vation foncière et du cadastre sont promulgués au Journal té spécifique des opérations fis-
Officiel, daté du 5 décembre dernier. Les régimes indemni- cales (ISOF). Enfin, et pour termi-
taires seront, pour leur part, finalisés à la fin du mois en cours. ner dans le document en notre
possession, validé par le PremierAbder Bettache - Alger (Le (UGTA) Ahmed Zouaoui qui comp-
ministre, il est prévu «la consécra-Soir) - Selon des sources proches te, à en croire ses propos, réunir
de la direction générale de la dans les prochains jours les diffé- tion de la formation comme un droit
Fonction publique (DGFP), l’étude rents responsables syndicaux des et une obligation pour tout fonction-
des dossiers relatifs aux différents secteurs concernées pour une éva- naire et que les critères de perfor-
mance et de rendement sont érigésrégimes indemnitaires de l’adminis- luation des démarches déjà enta-
en actions essentielles dans l’éva-tration des finances est en cours de mées.
finalisation. La finalisation intervien- En termes chiffrés, un docu- luation des fonctionnaires de l’ad-
dra à la fin du mois en cours et ment en notre possession faisant ministration fiscale, et ce, sur la
concernera tous les travailleurs état de propositions émises par la base du rendement et des résultats
individuels et collectifs».relevant du secteur (Trésor, IGF, direction générale des Impôts parle
Sur un autre plan, la même sour-comptabilité, cadastre, conservation d’une augmentation salariale
foncière, domaine et impôts). Par «conséquente» pour les 25000 ce ajoute que «le nouveau statut
ailleurs, nos sources nous ont fait fonctionnaires des impôts. particulier prévoit un dispositif tran-
part d’une revalorisation financière Ainsi, et à titre d’exemple, l’ins- sitoire qui permet à certains fonc-
tionnaires relevant des corps com-«conséquente», soit près de 50% pecteur des impôts, classé à la
e muns aux institutions et administra-du salaire, au profit des fonction- catégorie 10, 6 échelon, et qui per-
Ouyahia donne son accord pour le statut particulier des travailleurs des impôts.naires relevant du département des çoit actuellement 26 505 DA, tou- tions publiques d’être intégrés dans
finances. A cet effet, il est important chera au lendemain de la promul- de 24810DA, représentant 61% mentation 40806DA, 48018DA, les grades équivalents des corps
de noter que les différentes direc- gation du régime indemnitaire spécifiques à la direction généraled’augmentation. L’agent de consta- 70215DA, 75339DA et
des Impôts». tions ont déjà transmis leurs propo- 51 917 DA bruts, soit une augmen- tations, le contrôleur des impôts, 86 319 DA.
Le même principe est arrêtésitions relatives à cette question, à tation de 46% représentant une l’inspecteur central des impôts, l’ins- Ces augmentations seront
l’image de celle de la Direction revalorisation salariale de pecteur divisionnaire des impôts et notamment consolidées par la révi- également au profit des autres
générale des impôts (DGI). 16 372 DA, alors que l’inspecteur l’inspecteur en chef des impôts per- sion à la hausse des différentes fonctionnaires du secteur des
Une information confirmée par principal classé à la 12 et à l’éche- finances. A. B.cevront respectivement après aug- primes, à savoir l’indemnité forfai-
le secrétaire général de la lon 6, percevra en définitive
Fédération nationale des finances 65 366 DA, soit une augmentation LA BOURSE D’ALGER S’ÉLARGIT AU PRIVÉ
FRUIT D’UN PARTENARIAT Les titres d’Alliance
FERROVIAL-ALSTOM
Assurances cotés dès demainLe premier tramway
Les actions d’Alliance assurances, émises en novembre est fixée à 3 000 actions. A ce pro-
pos, le DG de la SGBV, Mustapha2010, seront cotées, dès demain lundi, à la Bourse d’Alger. Unalgérien en 2013 Ferfera, a estimé que cette opéra-événement inédit dans la mesure où c’est la première cotation
tion est fructueuse à maints
de titres capital pour un opérateur économique privé. A partir du premier trimestre 2013, l’Algérie disposera de sa pre-
égards. Elle l’est dans la mesure
mière rame de tramway, totalement montée à l’usine d’Annaba. Cette Chérif Bennaceur - Alger (Le d’assurance privée, Alliance où le secteur assurantiel reste pro-
rame, comme celles qui suivront, portera la marque CITAL, issue d’un Soir) - Le siège de la Société de Assurances, seront introduites à la metteur, Alliance Assurances occu-
partenariat entre l’entreprise algérienne Ferrovial, spécialisée dans la gestion de la Bourse des valeurs cote officielle pour la première fois. pe une position leader sur ce mar-production des wagons et autres équipements ferroviaires et la socié- mobilières d’Alger (SGBV), com- En novembre dernier, cette compa- ché, et du fait que cette opération
té française Alstom, leader européen du ferroviaire. Ce qui n’était en munément appelée Bourse d’Alger, gnie avait émis 1 804 511 actions génèrera des rendements intéres-
2010 qu’un projet, résultat de nombreuses consultations, s’est trans- sise au boulevard Amirouche, sera de capital auprès du grand public, sants et les dividendes de l’exerci-
formé ces derniers jours en une réalité. En effet, à l’élaboration et l’ap- animé demain lundi. dans le but de lever 1,4 milliard de ce 2010 dus aux actionnaires sontprobation des statuts de cette société mixte qu’est CITAL, au capital En présence notable des inter- dinars et financer partiellement son assurés. de 2,1 milliards de dinars, s’est ajouté le registre du commerce déjà
médiaires en opérations de Bourse programme de développement. Ainsi, la Bourse d’Alger devrait
établi et l’avis d’appel d’offres pour la désignation d’un bureau (IOB) et de représentants de l’esta- Une opération réussie dans la rebondir avec l’élargissement de la
d’études. Celui-ci aura pour mission d’établir une pré-étude pour la blishment institutionnel (ministère mesure où cette émission a inté- cotation des titres de capital à uneréalisation de l’usine de montage des tramways. CITAL, dont le capi-
des Finances, Commission d’orga- ressé 5518 investisseurs. entreprise privée, et la hausse dutal social est détenu à 51 % par Ferrovial et à 49 % par Alstom, sera
nisation et surveillance des opéra- Ainsi 5374 particuliers, 4 institu- niveau de capitalisation boursière.également chargée de l’entretien et de la maintenance des réseaux de
tions de Bourse Cosob, le déposi- tionnels, 68 entreprises, 16 agents En notant que la capitalisation est
tramway à travers le territoire national. Pour Salah Mellek, P-dg de
taire central des titres ou Algérie généraux et 56 salariés de la com- de 8,3 milliards de dinars. l’entreprise Ferrovial, les travaux de réalisation de l’usine de montage
Clearing,…), financier et bancaire pagnie sont devenus actionnaires Outre les deux titres corporateet des ateliers d’entretien et de maintenance seront entamés dès le
et entrepreneurial, la négociation au sein de la compagnie et seront (Saidal et El Aurassi), la confronta-début de l’année 2012. La mise en exploitation de cet ensemble indus-
des ordres d’achat et de vente se représentés prochainement dans tion électronique porte sur quatretriel (CITAL) sera entamée en janvier 2013. Au démarrage, cette socié-
déroulera sur des titres de capital ses organes dirigeants. titres de créances des sociétésté mixte algéro-française créera 300 postes d’emploi directs et trois
nouveaux. Eligibles à la cotation, les titres Sonelgaz (deux obligations),fois plus en amont et en aval des activités de montage, d’entretien et
Limitée jusque-là à deux titres Alliance Assurances seront transi- Algérie Télécom (1 obligation) et lade maintenance des tramways. Selon la même source, le montage
d’entreprises publiques (l’hôtel El gés en deux séances par semaine, SPA Dahli (une obligation), ainsides tramways comprendra au début en 2013 15 % d’intégration pour
Aurassi et le groupe pharmaceu- sur un cours de référence de 830 que sur 21 lignes du Trésor (obliga-atteindre un taux de 30 % deux années plus tard. La nouvelle entité
tique Saidal), la confrontation élec- dinars. tions assimilables du Trésor), pourindustrielle sera implantée dans le site de l’entreprise Ferrovial, à 6 km
tronique verra la participation des La liquidité du titre sera soute- un encours global de 330 milliardsdans la wilaya d’Annaba.
titres d’une entreprise privée. En nue par l’IOB CPA, en vertu d’un de dinars. A. Bouacha
effet, les actions de la compagnie contrat de liquidité. La taille du bloc C. B.
Publicité
Photo : Samir SidLe Soir
d’Algérie Contribution Dimanche 6 mars 2011 - PAGE 8
«Levée» ou «modification»
de l’état d’urgence ?
2- L'état d'urgence est un contre les dérapages des états ainsi une condition de survie de d'une autre ampleur ; la Consti-L’Algérie vient de
stade plus accentué et avancé d'exception. Outre le nécessaire l'Etat de droit, mais elles peu- tution ne le définit pas et ne pré-
««lleevveerr»» uunn ééttaatt de l'intervention de l'armée dans contrôle des conditions de pro- vent si elles durent outre mesu- voit pas une loi pour le faire. Elle
les affaires gérées ordinairement mulgation des états d'exception re constituer pour ce dernier un se contente d'habiliter le chef ded’urgence en vigueur par les autorités civiles. Ainsi, les par des techniques régulatrices danger fatal, lorsque l'exception l'Etat à prendre toutes les
militaires ne gèrent plus unique- internes et externes, un autre se normalise. mesures qu'impose la situation.depuis 19 ans.
contrôle de son exercice estment les opérations et missions On nous a demandé, il y a C'est la voie du pouvoir absolu
Annoncée ainsi, la impératif. quelques années, de choisir :de police, mais s'étendent aux et sans partage. Il y a lieu de
pour ou contre la réconciliationautres activités de l'Etat telles noter que la disposition de l'ar-nouvelle a de quoi que la santé, le transport, etc. nationale ? Mais qui peut voterL’état d’urgence, l’état ticle 92 est une nouveauté de la
3- L'état d'exception se carac- contre ? Il faut que le pouvoir lui- Constitution de 1997. réjouir, constituant une d’exception : conditions
térise quant à lui par la concen- même ou le régime ou les déci- Les Constitutions précé-de survie ou danger fatalrrééccoonncciilliiaattiioonn dduu ppaayyss tration de tous les pouvoirs entre deurs adhérent eux-mêmes à ce dentes se sont limitées à les
pour l’Etat de droit ? rêve, et s'il s'agit de concilier leles mains du chef de l'Etat qui se prévoir ; sans les définir, niaavveecc lleess lliibbeerrttééss Lorsque la terre avance, la peuple avec les institutions, iltrouve être en même temps le déterminer les pouvoirs et les
mer recule, quand l'état d'excep- faut commencer par restaurercommandant des forces armées. limites des institutions, qui inter-publiques. Mais à y
tion s'intensifie ou s'élargit, l'Etat l'Etat de droit et lever l'état d’ex-Ces intermèdes constitutionnels viennent dans sa promulgation
de droit se restreint. Les étatsvoir de plus près… se caractérisent par une tendan- ception. La levée de l'état d'ur- et son exercice. L'article 93
d'exception rognent un peu ouce, à degrés divers, vers une gence est une condition cardina- pose, toutefois, certaines limites
beaucoup du droit pour mieux le de la réconciliation du peupleextension des pouvoirs de police, au pouvoir présidentiel et subor-Par Nasr-Eddine Lezzar, protéger l'Etat. Si les restrictions avec le pouvoir et les institu-une restriction des libertés, un donne le décret d'état d'excep-avocat opérées et imposées par le régi- tions.rétrécissement des garanties tion à une consultation préalable
me des exceptions portent pré-fondamentales et vont jusqu'au du Parlement et du Conseil
judice aux garanties et à lagel du principe de la séparation Le cas algérien : constitutionnel et après audition
teneur de droit, elles permettentdes pouvoirs. ette réforme annoncée, du Haut Conseil de sécurité etétat d’urgence ou
néanmoins la sauvegarde de laLes états d'exception sont-ilspour prévenir les vents du Conseil des ministres. Leétat d’exception ? portion congrue. C'est comme sicompatibles avec l'état de droit ?Cde la colère qui écla- même article précise aussi queL'Algérie a connu un étatle système juridique en place estLes principes de l'état de droitboussent, ici et là, le Monde le Parlement se réunit de pleind'exception – qu’on a toujoursamputé de certaines règles poursont-ils sauvegardés durant lesarabe et les régimes obscurs droit, façon de dire qu'il peut etappelé état d’urgence – caracté-survivre. Cette amputation-res-périodes d'exception ou les cir-est-elle un véritable tournant his- doit le faire sans l'avis et sansrisé à un moment donné par untriction ne doit pas toucher lesconstances exceptionnelles.torique et une restauration de la l'accord du président de lagel de toutes les assembléesprincipes vitaux sans lesquelsTelle est l'interrogation à laquelledémocratie et des droits de République.représentatives élues et leurl'organisme meurt inévitable-nous allons essayer non pas del’homme dans ce pays Cette ou ces réunions, par laremplacement par des institu-ment. Les états d'exception,répondre, mais d'apporterexsangue ? Ou un simple miroir force de la Constitution, du Par-tions cooptées (CCN-CNT-même temporaires, ainsi que lesquelques éléments d'analyses deaux alouettes destiné à redorer lement est une garantie poten-DEW-DEC).textes qu'ils engendrent et lesréflexion. le blason d’un régime corrompu tielle et une barrière aux déra-Nous avons vécu dans cetsituations qu'ils créent ne doi-Nous pouvons ainsi évaluer etet perverti ? L’analyse de la pro- pages possibles du chef deétat d’exception sous le facticevent en aucun cas porter attein-apprécier, nous accorder oublématique nécessite une pré- l'Etat. Mais un texte ne vaut queet trompeur intitulé d’état d’ur-te aux principes suivants : diverger sur l'Etat de droit et l'étatsentation préalable de la notion par ceux qui l'appliquent ! Dansgence.La séparation des pouvoirs :d’état d’urgence selon les d'exception sur leur possible notre système, un ParlementCette situation est devenue,L'existence d'un pouvoirnormes internationales, une coexistence ou leur caractère rebelle au président est unesur le plan juridique, un étatlégislatif élu, souverain, indé-confrontation de celle-ci à la antinomique. Le premier est hypothèse d'école. Commentd’urgence, par un retour auxpendant.subordonné au second d'où lasituation constitutionnelle dans peut-on trouver une assuranceélections mais est restée figéeL'indépendance et la préémi-prééminence ou la primauté dulaquelle nous avons vécu depuis avec un Parlement capable etsur un plan politique par des ins-nence de l'appareil judiciaire19 ans et enfin une évaluation de droit caractéristique fondamental coupable de toutes les soumis-titutions en trompe l’œil.constituent tout un programme.l’actuelle réforme . de l'Etat de droit (à distinguer de sions pour sa survie. Un gouver-Une représentation factice àLes états d'exception doiventl'Etat politique où les institutions nement choisi par le président ettoutes les instances et notam-se décréter et s'exercer sousde l'Etat ne sont pas géréesLes états d’urgence démis selon ses désirs, sansment au niveau parlementaire,observation et contrôle interna-selon le droit, mais en fonctionen droit constitutionnel aucune interférence parlemen-des députés élus dans des élec-tionaux qui auront à porter sur la
des contingences liées au rap- taire. Un Conseil constitutionnelDans la vie des nations et des tions douteuses, tremblant hon-régularité de leur promulgationport de force et de clans au sein simple appendice présidentiel. Etats, il y a un temps où un fonc- teusement devant une menaceainsi que la légalité de leur exer-du pouvoir ou des pouvoirs). La Toutes les institutions sont,tionnement normal des institu- de dissolution. L'APN a toujourscice. Les états d'exception sont,Constitution, source d'inspiration hélas, restées muettes commetions et de la Constitution pré- avalisé toutes les ordonnancessouvent, ou plutôt dans la quasi-première, discipline les textes des carpes contre toutes les vio-sente un danger pour l'Etat lui- du président de la République ettotalité des cas, des paradesd'ordre inférieur grâce à la cen- lations constitutionnelles com-même, pour le droit et donc pour justifié cela sans pudeur et sansaux mouvements de contesta-
sure de cours, de tribunaux ou de mises par le président . Le Par-l'Etat de droit, c'est là que com- dignité, par un risque de dissolu-tion populaire qui sont une mau-
conseils constitutionnels. lement, toutes chambresmencent les périodes exception- tion par un président omnipo-vaise résultante d'abus, de vio-
confondues, a soutenu unenelles régies par un droit appro- tent.lations du droit et d'atteinte aux
Le nécessaire contrôle prié adéquat dont le but est d'as- modification constitutionnelle, àdroits de l'homme. Le mauvais
surer le possible équilibre entre des états d’exception contre-courant de l’histoire,usage des états d'exception per- Le pouvoir absolu
le respect des libertés indivi- écartant la limitation des man-La lecture des instruments met aux régimes obscurs de du président
duelles et publiques et la sauve- dats présidentiels et ouvrant lainternationaux des droits de durer. Conçus pour sauvegarder de la République dansgarde de la nation et de l'Etat. voie grande ouverte à une prési-l'homme fait ressortir des condi- l'Etat de droit, ces états d'excep-
l’instauration des étatsLes circonstances exception- dence à vie.tions de légalité des états d'ex- tion sont détournés et dévoyés
nelles peuvent être régies en d’exception Reddition honteuse de parle-ception. de leur vocation originelle pour
fonction des dangers qui les mentaires aplatis par un instinct1- Le contrôle et l'association autoriser la pérennité des pou- L'article 92 de la Constitution
occasionnent par : de survie et d’attachement auxdes institutions représentatives. voirs en place. Ces derniers s'en algérienne de 1997 dispose que
1. Un état de siège ; prébendes. Mais rien n’y fit, en2- Les états d'exception doi- servent comme alibi pour pro- l'organisation de l'état de siège
2. Un état d'urgence ; dépit de toutes les allégeances,vent se faire autant que possible longer leur abus en toute légali- et de l'état d'urgence est régi par
3. Un état d'exception. le président menace toujours desous un contrôle juridique ou une loi organique. L'évaluationté. Les états d'exception ne
dissoudre le Parlement sanspolitique international. La juridic- visent pas à appliquer le droit, de cet article est mitigée. Si tou-
1- L'état de siège se caracté- qu'il ait vraiment besoin de letion européenne des droits (cour mais à restaurer l'ordre en rédui- tefois il a le mérite d'exister, il
rise par l'intervention partielle faire. Il semble que ce soit saet commission) s'est estimée sant au minimum le droit et les atteste par sa présence l'absen-
des autorités militaires dans les compétente pour se prononcer tactique de menacer d'user dedroits, ils sont une riposte par- ce d'une loi régissant une ques-
affaires de sécurité intérieure sur l'opportunité d'un état d'ex- son pouvoir de dissolution pourfois nécessaire au désordre, au tion aussi importante et aussi
qui, en temps ordinaire, sont ception et de vérifier si les grave. Les deux états, l'état de neutraliser les institutions repré-chaos et l'anarchie, donc à la
dévolues aux services de police, mesures prises sont dans les disparition de l'Etat et une porte siège et l'état d'urgence, qu'a sentatives mal élues. Cette
en principe dépendant de pou- limites de la stricte nécessité ouverte à l'avènement du non- connus le pays, ont sévi dans un Assemblée à majorité FLN n'a
voirs civils. Cet état de siège (affaire de Chypre, affaire droit (car aucun droit ne saurait vide juridique total. Ce fut la pas osé une motion de censure
peut être national, régional ou grecque, affaire d'Irlande). Le exister sans Etat). brèche de l'arbitraire. L'état pour défendre le chef de son
local en fonction de la portion du respect de la légalité internatio- Les prérogatives autorisées d'exception pose quant à lui un parti lorsqu'il a été démis il y a
territoire touché par les troubles. nale est une barrière efficace par les états exceptionnels sont problème de même nature, mais quelques années. Le Soir
d’Algérie Contribution Dimanche 6 mars 2011 - PAGE 9
dehors des instances sportives réglementent et régissent les contre le danger extérieur. jalon de la levée de l’état d’urgen-La promulgation
internationales. réunions et manifestations La Sûreté nationale et le minis- ce, est venue «modifier et complé-d’une législature
Une loi sur l’organisation des publiques. tère de l’Intérieur se chargent de la ter» et non «abroger» la loi 91-23
inspirée de l’esprit de
réunions donne un pouvoir dis- sûreté interne et de l’ennemi inté- du 06/12/1991 relative à la partici-L’actuelle réforme :
l’état d’urgence crétionnaire très large, plutôt illi- rieur. La prise en charge par l’ar- pation de l'ANP à des missions demodification ou levée
La législation promulguée, en mité, à l’administration pourra mée ou son implication dans une sauvegarde de l'ordre public horsde l’état d’urgence ?
toutes matières, depuis plus autoriser ou interdire toute opération de sûreté intérieure est des situations d'exception.
Evaluons maintenant l’examend'une décennie, porte les stig- marche ou manifestation. une amorce de l’état d’urgence tel Les modalités d’intervention de
de la prétendue levée de l’état d’ur-mates de l'état d'urgence avec Toute la législation ainsi pro- que nous l’avons défini plus haut. l’armée sont un élément distinctif
gence juridiquement cristalliséeprédominance des prérogatives mulguée durant cette période En vertu de ce décret présiden- des situations constitutionnelles
par deux textes :
de l'Exécutif, au détriment des prolongera ses effets pervers tiel, dit le communiqué du Conseil ordinaires où le recours à l’armée
1- L'ordonnance n° 11-01 du 23
instances représentatives élec- au-delà de cette conjoncture des ministres, «le chef d'état- est une prérogative exclusive du
février 2011 portant levée de l'état
tives et où les préoccupations non propice à la création d'une major de l'ANP est chargé du com- président de la République et des
d'urgence a été publiée au Journal
sécuritaires et policières pren- législature appropriée et favo- mandement, de la conduite et de circonstances exceptionnelles, et
officiel n°12.
nent le dessus sur le respect rable à l'Etat de droit. Ainsi dans la coordination des opérations de des états d’urgence où son impli-
2- L’ordonnance n° 11-03 modi-
des libertés individuelles et col- notre pays, l'état d'urgence com- lutte contre le terrorisme et la sub- cation est routinière, régulièrefiant et complétant la loi n° 91-23
lectives. promettra l'Etat de droit bien au- version sur toute l'étendue du ter- automatique et sans formalités.
du 6 décembre 1991 relative à la
L'impact de cette législature delà de sa levée. ritoire national». Ainsi on a prétendu «lever» un
participation de l'ANP à des mis-
sur l'Etat de droit est très cri- Le cas algérien n'est, hélas, La situation semble plutôt être état d’urgence par des textes
sions de sauvegarde de l'ordre
tique. Nous citerons un exemple pas isolé, les ONG se sont une prise en charge totale et per- modificatifs et complémentaires et
public hors des situations d'excep-
parmi d'autres, une loi a réformé inquiétées ; devant la sous-com- manente de l’armée des questions non des textes d’abrogation, de lation.
la composition du Conseil de la mission des droits de l'homme de sûreté interne ; c’est la défini- législature qui l’a instauré. La pré-2- Le décret présidentiel n°11-
magistrature dans le sens d'un des Nations unies ; des législa- tion de l’état de siège. Les condi- tendue et factice levée de l‘état90 relatif à la mise en œuvre et à
renforcement des membres tions promulguées durant les tions et modalités d'exécution de d’urgence n’est en fait qu’unel'engagement de l'Armée nationale
désignés par l'Exécutif au détri- périodes d'exception et qui ce décret présidentiel seront défi- modification de celui-ci et danspopulaire (ANP) dans le cadre de
ment des membres élus parcontiennent d'importantes nies par arrêté conjoint du ministre quelles proportions ? la lutte contre le terrorisme et la
leurs pairs. atteintes aux principes protec- de la Défense nationale et du Deux formules troublantessubversion.
L'indépendance des juges et teurs des droits de l'homme et ministre de l'Intérieur et des Col- dans le communique du ConseilCes trois textes doivent être
de la justice subit sans nulle donc de l'Etat de droit. lectivités locales. Ce complément, des ministres relatif à la levée deexaminés avec une grande atten-
doute les conséquences d'un L'esprit des circonstances ajoute le communiqué, intègre au l’état d’urgence. tion car ils révèlent, en fonction de
affaiblissement des représen- exceptionnelles, où prédominent texte «le recours aux unités et for- Ces ordonnances et le décretleur contenu, la sincérité et l’effecti-
tants élus des magistrats. les nécessités de sauvegarde mations de l'Armée nationale présidentiel «viennent substituervité de la levée de l’état d’urgence
Il en découle une remise en de l'ordre public sur les droits populaire pour répondre à des un fondement législatif et régle-et le retour à la démocratie.
question et en doute de l'indé- individuels, se rencontre notam- impératifs liés à la lutte contre le mentaire nouveau à celui prévuCes textes tracent et détermi-
pendance et suprématie du pou- ment dans les textes antiterro- terrorisme et la subversion». Nous dans le texte législatif de 1993nent, notamment, les limites à l’in-
voir judiciaire. Cette décade qui ristes ou les lois de la lutte ne connaissons pas les formalités prorogeant l'état d'urgence». Cestervention de l’armée dans les opé-
s'achève a enregistré les subor- contre la toxicomanie, etc. requises pour ce recours et pour deux textes «n'instaureront aucu-rations de sûreté interne. L’exa-
dinations les plus inacceptables Cette législature, composée l’implication de l’armée contre le ne situation nouvelle mais permet-men de ces textes et les modalités
de la justice ; il n'y a pas lieu de de lois organiques, de lois ordi- terrorisme et la subversion. La tront, par contre, la poursuite de lad’intervention de l’armée dans la
revenir sur ces lieux communs. naires, de décrets et d’arrêtés, a notion de terrorisme et de subver- participation de l'ANP à la luttesûreté intérieure sont un critère
Cette tendance a aussi été enre- reproduit et concrétisé l’état d’appréciation et d’évaluation de la sion mériterait d’abord d’être cir- contre le terrorisme jusqu'à son
gistrée dans les instances spor- d’esprit d’urgence qui se trouve situation juridico- constitutionnelle, conscrite, faute de quoi ils consti- terme». C’est l’aveu par le Conseil
tives, où l’existence et la pro- maintenant distillé et dilué à tra- ordinaire ou un état de siège per- tueraient un alibi commode à une des ministres que, loin de lever
éminence des membres coop- vers tous les textes qui ont été manent? Dans une situation pratique automatique et perma- l’état d’urgence, cette réforme n’a
tées a failli mettre le mouvement promulgués durant ces vingt constitutionnelle ordinaire, le rôle nente de l’état de siège. Il est à fait que le modifier.
0sportif algérien en marge et en ans, notamment les lois qui de l’armée est de défendre le pays noter que l’ordonnance n 11-03, N.-E. L.
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Héritier de M. BENNOUR Med
(BENNOUR Kamel)
07, Rue Ahmed-Chafai Tigzirt S/Mer
WILAYA DE TIZI-OUZOU
LETTRE OUVERTE
À MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
MESSIEURS LES MINISTRES :
- DE LA JUSTICE
- DE L’INTÉRIEUR
Monsieur le Président, Messieurs les Ministres,
Son Excellence Monsieur le Président de la République, Messieurs les Ministres, suite à mes
précédents appels publiés dans les quotidiens : El Yaoum du 14/10/2007 et Le Soir d’Algérie du
12/01/2008 qui n’ont malheureusement pas eu d’échos, j’ai l’honneur de m’adresser encore une
nouvelle fois à vous, pour vous demander réparation et justice, d’arrêter cette hogra qui dure
depuis 1982 et instaurée par ces gens qui ont abusé de leur pouvoir pour spolier notre parcelle de
terrain.
Sachez, Monsieur le Président, Messieurs les Ministres, que mon défunt père, ancien moudja-
hid, possédait un lot de terrain portant le n°39 dont l’acte de propriété est établi le 15/05/1966 ; sa
superficie est de 1 ha et 50 a, situé à la sortie Est de la commune de Tigzirt-sur-Mer. Le quart (1/4)
est vendu par mon défunt père et le reste a été intégré par l’ex-wali de Tizi-Ouzou dans le patri-
moine foncier en date du 09/05/1982, sans la création au préalable d’une commission officielle
pour le choix du terrain intégrant ledit lot 39 dans le lotissement, et prétextant l’utilité publique.
Mais sachez Monsieur le Président, Messieurs les Ministres que les véritables raisons de cette
expropriation sont tout autre, elles sont uniquement pour servir ses besoins personnels et sa clien-
tèle.
En effet, ce terrain a été revendu à des particuliers qui ont bâti dessus des habitations indivi-
duelles ou sous forme de coopérative dénommée la «Gazelle». Depuis, mon père n’a pas cessé
d'attirer l’attention des autorités locales et judiciaires.
Des procès ont été établis mais restés vains jusqu’à ce que sa mort survienne à défaut de jus-
tice et de la hogra. Lui qui a servi dignement son pays a été anéanti et méprisé. Aujourd’hui, nous,
ses enfants victimes aussi de cette injustice que nous ne pouvons tolérer, ni accepter, déplorons la
négligence de cette affaire, c’est pourquoi nous nous battrons encore une autre fois jusqu’à satis-
faction totale de nos revendications et de nos droits, parce qu’aujourd’hui, nous sommes convain-
cus plus que jamais de la justesse de notre cause et nous souhaitons votre intervention, car le ter-
rain en question (lot n°39) continue à faire l’objet d’expropriation et de transgression envers la loi.
Ainsi, Monsieur le Président, Messieurs les Ministres, nous vous demandons de bien vouloir
diligenter une enquête au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou et d’user de votre autorité afin d’exé-
cuter la loi 90/25 relative à l’indemnisation des parcelles construites et à la réintégration au patri-
moine familial des lots non bâtis.
Dans l’attente d’une prompte réponse que nous espérons favorable, nous vous prions d’agréer,
Monsieur le Président, Messieurs les Ministres, l’assurance de nos sentiments distingués.
L’intéressé :
BENNOUR Kamel
(Fils et héritier du défunt Med Bennour)
F32473B/13Le Soir
d’Algérie Société Dimanche 6mars 2011 - PAGE 10
KHENCHELAJOURNÉES DE PÉDIATRIE À SKIKDA
Une maladieLa prévention de l’anémie chez
étrange touche
le bébé en débat les enfants
la pédiatrie et les représen-L’association El-
tants de quelques associa-Hayet des sages- des écoles
tions à caractère social. Il yfemmes de la wilaya
avait aussi des labora-de Skikda a organisé,
toires pharmaceutiques. et des crèches
jeudi à la clinique Abu-
Au menu du program-
Kassim, aux allées du Des enfants âgés d’une année àme, 4 communications :
20-Août-55, une jour- 13 ans, fréquentant les écoles et les«Allergie aux protéines du
née d’information et rlait de vache» par le D T. crèches du chef-lieu de wilaya, souf-
de sensibilisation, la Kassis, «Mise au sein» par frent ces derniers jours d’une maladie
rtroisième du genre, le D M. Zibbouche, «Ané- étrange se déclarant généralement
rmie carentielle» par le D K.dans le cadre de la for- par des angines suivies d’une forte
Sebti et «Méningite du nou-mation continue, sur le fièvre.
veau-né et du nourrisson»thème «les problèmes Les enfants touchés trouventrpar le D F. Boumoud. de santé liés à la sai- d’énormes difficultés à avaler et deL’essentiel des interven-son» animée par des suivre leurs cours surtout que c’est lations s’est focalisé sur les
médecins et des spé- moment opportun. Des contre l’intolérance aux chez le bébé de moins d’un epériode des compositions du 2 tri-actions à entreprendre,
recommandations ont été laits artificiels chez l’enfant. an à l’échelle nationale.cialistes. notamment par les sages- mestre, ce qui a poussé les parents,
également émises et seront Des conseils pratiquesUne forte présence est femmes, dès l’apparition Selon toujours ce même les responsables des établissements
placardées dans les struc- ont été dispensés auxà relever. On y compte des des symptômes des ané- spécialiste, les anémies scolaires et des crèches à isoler cestures de santé, en particu- mamans, notamment ceux
sages-femmes, des para- mies carentielles chez l’en- touchent les prématurés, enfants tout en les dépêchant verslier dans les PMI (protec- relatifs à l’hygiène alimen-
médicaux exerçant au sein fant, et ce, pour permettre à
tion maternelle et infantile), taire. Il est à souligner que les petits poids à la nais- des spécialistes qui, selon une source
des structures chargées de la maman d’intervenir au
dans un souci informatif. le but de cette journée est sance, les femmes multi- bien informée, n’ont pas encore iden-
Parmi elles, on peut citer de prévenir les anémies pares et les nourrissons qui tifié cette maladie, ce qui donne lieu àTIARET rcelles liées à la mise au ferriprives. Selon le D
des interrogations.ont un régime lacté prolon-sein, à la technique de la Sebti, spécialiste en pédia-Un chauffeur de taxi agressé gé. tétée, à l’allaitement préco- trie des anémies caren-
ce et la mise en garde tielles ont été constatées Zaid Zoheir et délesté de son véhicule
La neige isoleUn chauffeur de taxi résidant à Chlef a été agressé à TIZI-OUZOU
coups de couteau et délesté de son véhicule, une Peu-
geot 505, jeudi, par un groupe de cinq personnes à l’en- 6 communesBibliothèque communaletrée de Tiaret, a-t-on appris de sources sûres.
Les assaillants, qui ont pris place à bord du taxi à La neige qui s’est abattue sur la
partir de la ville de Chlef, ont en effet commis leur forfait wilaya de Khenchela ces dernierset foyers de jeunes
peu avant d’arriver à Aïn Bouchekif, à quelque 15 km du
jours a bloqué plusieurs routes etchef-lieu de la wilaya de Tiaret lorsqu’ils ont sommé le
empêché les fonctionnaires de rega-chauffeur de s’arrêter puis de quitter son véhicule sous à l’arrêt à Aïn-El-Hammam
gner leurs postes de travail et lesla menace d’une arme blanche. Voulant résister à ses
rallonges financières. Pour le moment, lesagresseurs, ce dernier recevra des coups de couteau Dans une région qui souffre de écoliers de rejoindre leurs établisse-
jeunes de Taourirt Menguellet, Tillilit,aux mains et à la cuisse et sera évacué en urgence à l’absence de structures sportives et ments scolaires.
Azrou, Aït Ailem et autres, qui avaient tantl’hôpital de Tiaret. culturelles, on constate que la Les chutes de neige ont touchéespéré mettre en pratique leurs projetsQuant aux assaillants, ils réussiront à s’emparer du construction devant combler ce essentiellement les localités de Che-dans une structure qui leur serait consa-véhicule avant de l’abandonner quelques kilomètres plus vide avance au ralenti. Plusieurs crée, prennent leur mal en patience au char, Djet Khirane, El- Ouelja, Bouh-
loin. foyers de jeunes, tout comme la café du coin. La fin des travaux ne semble mama et Chelia, ce qui a gêné la cir-
bibliothèque communale, sont car- pas se dessiner. Il faut cependant noter culation automobile et celle des pié-
rément à l’arrêt depuis plus d’une que même terminés, les foyers de jeunesQuatre personnes évacuées tons causant plusieurs accidents. Onbutent sur le manque de matériel. Dans uneannée pour certains.
dénombre plus de 12 personnesstructure où l’on s’est rendu, nous avonspour brûlures Inscrite en 2007, avec une enveloppe constaté que dans ce local censé grouiller blessées et des dégâts matériels.
de près de deux milliards de centimes, laTrois membres d’une même famille habitant un quar- de jeunes s’adonnant à des activités cultu- Les services des travaux publicsbibliothèque aurait épuisé son budget alorstier populaire dans la partie nord de Tiaret ainsi qu’un relles, l’ambiance est plutôt morose. Pen- et des APC ont mobilisé tous lesque de nombreux travaux restent encore àplombier ont été admis aux urgences médicochirurgi- dant qu’un groupe joue une partie intermi-
réaliser. La carcasse dont la toiture en moyens disponibles pour ouvrir lescales de l’hôpital de la ville après avoir subi des brûlures nable de jeu de cartes, un autre commente
tuiles est achevée est érigée sur deuxau visage et aux mains, a-t-on appris de sources hospi- routes communales et de wilaya toutles derniers matches du Barça et du Real
niveaux. Sans portes ni fenêtres, elle esttalières. Selon les premières informations, l’accident, de Madrid. en portant de l’aide aux citoyens en
entourée d’un grillage pour éviter l’accèsqui, heureusement, n’a pas généré de graves dégâts Quelques tables et chaises représen- détresse.aux intrus. Les murs non crépis laissentaurait été causé par une fuite survenue dans une bou- tent l’essentiel du mobilier alors que des
apparaître les briques nues accentuant, deteille de gaz butane au moment où le plombier s’apprê- livres que personne n’a envie de lire meu-
ce fait, cette impression d’abandon destait à utiliser son chalumeau. blent un coin. C’est dire toute la place qui
lieux dont les alentours sont jonchés deLa flamme qui s’en est dégagée n’a pas épargné la revient au volet «jeunesse et culture» dans
gravats et d’ordures. La plupart des struc- Les gardesmère, ses deux enfants ainsi que le plombier les attei- une zone où la plupart des diplômés detures destinées aux jeunes des villages
gnant en plein visage. l’universitaires sont au chômage.
sont elles aussi à l’arrêt et attendent des
Mourad B. A. O. T. communaux
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entameront uneÉTUDE NOTARIALE MAÎTRE* DJEMILA VOYAGES * VEILLÉE ET
ZEMOULI Mohamed
OMRA EN SESSIONS CONTINUES REMERCIEMENTS grève de 3 jours
19, rue Mahmoud - MascaraDJEMILA-VOYAGES a le plaisir de
C’est au tour des gardes commu-porter à la connaissance de son Sarl - LA POMMA IMPORT-EXPORT Suite à la dispari-
naux de Bouhmama, Chélia, d’enta-aimable clientèle qu’il organise en tion cruelle de notreSiège social : ZHUN 07, RUE JABAR - MNAOUAR - MASCARA
mer une grève de 3 jours pour fairecollaboration avec les Compagnies cher et regretté
entendre leur voix et attirer l’attentionAir Algérie et la Saudi Arabian Air- CESSION DE PARTS SOCIALES mari, père et gendre,
des autorités compétentes sur leurlines, des vols directs à destina- Aux termes d’un acte reçu le colonel
tion de situation. en notre étude les 28/02 et Laïmèche
Les gardes communaux, qui ontAlger-Djedda-Alger 01/03/2011 et enregistré au Ahcène
répondu à l’appel du devoir durant la*Départ le 17 mars 2011 *Retour le 31 mars 2011 Les familles Laïmèche et Hamiaservice de l’enregistrement de décennie noire, sont inquiets pour*Départ le 13 avril 2011 *Retour le 27 avril 2011 remercient toutes les personnes que seMascara, Monsieur Halili*Départ le 15 mai 2011 *Retour le 30 mai 2011 leur avenir et interpellent les pre-
sont associées et ont compati à leurLaouni a cédé 50 parts sociales miers responsables concernés dePrendre contact aux numéros suivants :
deuil. différents structures pour intervenirau profit de Monsieur GhalmiAlger : 021 67 89 29/38
La veillée du 3e jour aura lieu le quant à leur statut. A noter que l’en-021 73 91 28 et 021 73 90 98 Djamal-Eddine, au prix de
dimanche 06/03/2011 au domicileBoumerdès : 024 81 14 84 et 024 81 14 90 semble des gardes communauxsoixante dix mille dinars
familial 77, lot Zouahra, Les Vergers,El-Eulma : 036 87 35 75 et 036 87 30 10 envisagent observer un sit-in devant(70.000,00 DA).
Sétif : 036 92 84 88/98 et 036 91 08 58 Alger à partir de 18 h. le siège de la wilaya dans les jours
Pour avis, le notaireOran : 041 28 61 94 et 041 28 62 24. Que Dieu Tout-Puissant accueille le qui viennent.
M. Zemouli défunt en Son Vaste Paradis. Benzaïm AbdelouahabPlaces limitées !!!!! 000455/B7 261/B1
F 235/B1
Photo : DR