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  • cours - matière potentielle : l' ins - truction pour les porter sur l' acte d' accusation
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VEND. 4 - SAM. 5 MARS 2011 - 29 RABIE AL-AWAL 1432 - N° 6197 - PRIX 10 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58 FOOTBALLCOUPE D'ALGÉRIEL'élite a sué l UNIVERSITÉSLes étudiants nedécolèrent pas POUR AGRESSIONSEXUELLECONTRE UNERESSORTISSANTEALGÉRIENNECinq ans deprison fermepour l'ex-agentde la CIA à Alger DANIEL FRANKLIN, COORDONNATEUR AMÉRICAIN POUR L'ANTITERRORISME :«Aqmi pourrait profiter de la situation en Libye»PAGE 3 PAGE 4 Ph o to : Sa m ir Si d Ph o to : Sa m ir Si d Ph o to s
  • ministère des travaux publics
  • teur de la lutte contre le terroris
  • comité des œuvres sociales de l'apc
  • agence nationale des autoroutes
  • militaire
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DANIEL FRANKLIN, COORDONNATEUR AMÉRICAIN POUR L’ANTITERRORISME :
«Aqmi pourrait profiter de la situation en Libye»
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l UNIVERSITÉS
Les étudiants neNI REMANIEMENT,
décolèrent pas
PAGE 4NI OUVERTURE
DE LA TÉLÉVISION
Bouteflika fait POUR AGRESSION
SEXUELLE
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ALGÉRIENNEPAGE 3
Cinq ans de
prison ferme
pour l’ex-agent
de la CIA à Alger
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FOOTBALL
COUPE D’ALGÉRIE
L’élite a sué
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KARIM TABBOU AU MEETING DU FFS :
«Le changement
ne viendra pas
des salons»
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VEND. 4 - SAM. 5 MARS 2011 - 29 RABIE AL-AWAL 1432 - N° 6197 - PRIX 10 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58
Photos : NewPress
Edition d’Alger - ISSN IIII - 0074
Photo : Samir Sid Photo : Samir SidUMEURH
Passé imparfait ERISCOOPPet futur Soirperiscoop@yahoo.fr
Vend. 4 - Sam. 5 mars 2011 - Page 2
conditionnel
e
Par Tarik Aït-Menguellet La 2 mi-temps d’Ouyahia
Nous sommes en ors de la dernière réunion du gouvernement, mercredi der-
2084, un futur pas si loin- nier, dans l’après-midi, Ahmed Ouyahia avait surpris tous
tain. Je marche dans les Lses ministres. Et pour cause : le Premier ministre, après avoir
ruelles d’Alger la grisée ; levé la séance, et alors que tous les ministres commençaient à sortir,
en plusieurs décennies,
les rappela tous pour les inviter à reprendre les travaux ! Ouya-peu de choses ont vrai-
hia avait, en fait, ajouté un autre point à examiner et quiment changé.
n’était pas à l’ordre du jour.Ailleurs, l’Égypte, la
Libye et la Tunisie sont
allées des mains de dic-
tateurs aux mains À ma guise Un syndicatMarché perdu
d’autres dictateurs et au
OC Touat est un organe Finalement, l’appel d’offresMaroc, Mohamed VIII a conjoint entre Sonatrach et CMP- pour les imamsrelatif à l’habillement du per-succédé à Hassan IV. CI compagnie pétrolière chinoise sonnel de Tassili Airlines estEn Algérie, c’est tou- La montée au créneau dequi, pour le compte de ses
tombé à l’eau. Il a été jugéjours Bouteflika qui gou- certains imams, exigeant unebureaux et champs pétrolifères,
infructueux. L’ex-P-dg deverne le pays. Oui, Bou- recherche une entreprise de revalorisation de leurs
Sonatrach, Feghouli, actuelle-teflika. Peut-être qu’on sécurité et de gardiennage. salaires, lors de la récente visi-
ment en détention, avait visi-l’a cryogénisé ou trans- L’avis d’appel d’offres mérite te de Ghoulamallah dans lablement des fournisseurs atti-formé en robot ; on ne le le détour. Après avoir détaillé son
wilaya de Blida, ne serait pasvoit plus que sur des offre, OC Touat dit ceci : trés auxquels devait revenir le
tout à fait fortuite. En effet, à«OC Touat se réserve le droitaffiches géantes, placar- marché.
d’accepter ou rejeter, entière- en croire des sources cré-dées sur tous les murs, L’actuel P-dg a
ment ou partiellement, aucu-dans toutes les villes, certainement voulu dibles, les démarches, en vue
ne ou toute l’offre et deavec une légende en des- prendre ses dis- de la création d’un syndicat
sélectionner l’offre de sonsous : «Bouteflika vous tances avec cer- des imams et muezzins,choix sans présenter aucu-regarde !» taines pratiques seraient très avancées mêmene raison. OC Touat neComme à l’époque courantes dudevra pas nécessairement si elles rencontrent,aussi, l’audiovisuel est temps où Chakibretenir la proposition la d’ores et déjà,sourd-muet, fermé, Khelil faisait la pluiemoins-offrante, ou n’importe une hostilité de laimperméable, sans inté- quelle offre.» et le beau temps
rêt et sans aucune ouver- part de la tutelleVisiblement, la transparen- dans cette com-
ture ni couverture média- et des servicesce n’est pas encore à pagnie.
tique. Les langues l’ordre du jour du ministère de
maternelles ont presque dans le sec- l’Intérieur.
disparu, remplacées par teur.
une langue tarabiscotée.
Le passé, personne ne le
connaît ni ne s’en sou-
vient vraiment, Mise au point du ministère du Travail
puisqu’«ils» le modifient
Suite au Periscoop paru dans votre édition du 3 mars 2011 intitulé «Une réunion de dernière minutesans cesse, jusqu’aux
livres d’Histoire qu’«ils» ?», le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale dément formellement les allégations
ont falsifiés pour y figu- faisant état d’une organisation précipitée de la rencontre nationale avec les opérateurs économiques
rer en héros d’une quel- visant la promotion de l’emploi qui s’est tenue sous la présidence de Monsieur Tayeb Louh le 28
conque révolution. Com- février dernier. Il est à préciser que les invitations, notamment celles adressées aux SGP, ont été expé-
me je le disais, rien n’a diées le mercredi 23 février 2011, soit six jours au préalable, les accusés de réception faisant foi.
vraiment changé. Mais,
voilà qu’arrivé dans une
grande place d’Alger,
Un jour, un sondagej’entends une grande cla-
meur monter des rues ;
Pensez-vous que le projet de l’autorou-le peuple se soulève-t-il
enfin ? Prenant mon cou- te Est-Ouest sera effectivement achevé
rage à deux mains, je le au courant de l’année 2011 ?
jette dans une poubelle
et je me cache quelque
OUI
part pour voir ce qui se
passe. Des centaines de NON
gens, portant pancartes sans opinion
et banderoles défilent et
défient quelques
Résultats d’hierdizaines de milliers de
policiers venus les enca- Pensez-vous que la communauté
drer avec force persua-
internationale doit intervenirsion…
Ah, j’avais oublié, on militairement en Libye.
est samedi, c’est la
OUI : 43,39%
CNCD qui fait encore une
NON : 59,29%
marche…
Déposez votre réponse sur le site du Soir d’AlgérieSANS OPINION : 2,33%T. A.-H. www.lesoirdalgerie.comLe Soir
d’Algérie Actualité Vend. 4 - Sam. 5 mars 2011 - PAGE 3
NI REMANIEMENT, NI OUVERTURE DE LA TÉLÉVISION
Bouteflika fait machine arrière
Bouteflika ne compte plus abattreAbdelaziz Bouteflika «rétropédale» contre toute attente
toutes ses cartes, d’un seul coup.et annule de nombreuses décisions qu’il allait annoncer la
«Tout se fera et se décidera en
semaine dernière. Notamment, un remaniement gouverne-
fonction de l’évolution de la situa-
mental pourtant finalisé dans ses moindres détails. tion», explique encore notre sour-
ce. D’ailleurs, ce n’est pas qu’auKamel Amarni - Alger re de dispense du service natio-
(Le Soir) - «En tout cas, le rema- nal au profit des plus de 30 ans sujet du gouvernement que
niement n’est plus à l’ordre du sont finalement suffisamment Bouteflika semble «temporiser».
C’est le cas également dejour», nous confie une source lourdes pour faire baisser la ten-
proche de la présidence. Ce revi- sion sociale de ces dernières l’ouverture de la télévision. Inscrit
rement, notre source l’attribue à semaines.» comme priorité absolue, le 3
février dernier lorsque Bouteflikades considérations «d’ordre tac- Le pouvoir estime donc avoir
tique». «Les dernières mesures fait assez de concessions pour le réunissait le premier «Conseil
prises en conseil des ministres moment. «Il y a certes des ten- des ministres d’urgence», ce
point avait accaparé l’essentield’abord avec la levée de l’état sions sociales mais pas de pres-
d’urgence, les décisions liées à sion politique d’envergure qui des travaux d’une réunion mara-
l’emploi, au logement, à l’ensei- nécessiterait un changement de thon de deux jours du gouverne-
ment Ouyahia. Un avant-projet degnement supérieur, puis la mesu- gouvernement.» Manifestement,
loi sur la télévision avait été
OUYAHIA À SES MINISTRES : ébauché par le ministre de la
Communication et qui devait être
finalisé avant l’ouverture de la«Occupez le terrain et les médias»
session de printemps du
La communication gouvernementale a fait l’objet d’un long débat lors
Parlement. Or, depuis, cet avant-
de la réunion de l’exécutif, mercredi dernier, nous a confié une source
projet ne figure plus, curieuse-
fiable. Ahmed Ouyahia reprochait ainsi à ses ministres «leur mollesse en Le président Bouteflika.ment, à l’ordre du jouir des diffé-
matière de communication et d’occupation du terrain». Selon notre sour-
rentes réunions du gouverne- tement estompées, s’agissant du non négligeables, que fait peserce, presque tous les ministres se sont exprimés sur la question et nom-
ment. Y compris la prochaine qui «cas Algérie». Obama, qui avait Al Qaïda sur l’ensemble des pays
breux d’entre eux se sont plaints de ne pas faire l’objet de couverture suf-
aura lieu mercredi 9 mars. Ce «félicité» Bouteflika pour les der- du Sahel. Ce n’est d’ailleurs pas
fisante par l’ENTV depuis quelques semaines. Autrement dit, depuis que
spectaculaire revirement trouve nières mesures annoncées en un hasard si plusieurs visites deNacer Mehal en personne est chargé de «superviser» le journal télévisé.
également son explication par la Conseil des ministres, semble responsables américains, char-
Ce reproche, Ouyahia ne semblait nullement en tenir compte puis, repre-
conjoncture internationale. opter pour la prudence, concer- gés de la sécurité, se sont multi-
nant la parole, il a sommé ses ministres à faire montre de plus de pré-
Les pressions, américaines nant un pays frontalier de la Libye pliées à Alger, ces derniers jours.sence sur le terrain et dans les médias.
notamment qui étaient assez où la situation ne cesse de se
K. A.
fortes il y a un mois, se sont net- dégrader avec tous les risques, K. A.
DANIEL FRANKLIN, COORDONNATEUR AMÉRICAIN DE LA LUTTE ANTITERRORISTE :
«AQMI pourrait profiter de la situation en Libye»
la veille d’une nouvelle période, d’autre.» Et c’est du bout desLe coordonnateur de la lutte contre le terrorisme au
nous devons attendre pour voir lèvres qu’il a reconnu avoir évo-département d’Etat américain estime qu’Al Qaïda Maghreb
ce qui va advenir. Nous devons qué la question d’une interven-pourrait profiter des troubles qui secouent actuellement la
faire preuve de vigilance. Les tion militaire avec les respon-Libye pour se renforcer. Daniel Franklin, qui a présidé à
groupes terroristes ont toujours sables algériens : «Nous
Alger les travaux de la première réunion bilatérale sur la
essayé d’exploiter les événe- n’avons pas discuté de ce sujet,
lutte anti-terroriste, a appelé les pays du Sahel à faire preu- ments qui se déroulent dans la en tout cas pas de façon impor-
ve de vigilance. région. La situation dans le tante. Vous connaissez la posi-
Sahel continue de nous préoc- tion de l’Algérien en matière deTarek Hafid - Alger Etats-Unis à Alger. Le respon-
cuper.» non-intervention. De toute(Le Soir) - Les Etats-Unis sable de la lutte anti-terroriste
Pour ce qui est de la crise en façon, notre réunion portait surd’Amérique semblent particuliè- au département d’Etat a indiqué
Libye, Daniel Franklin a insisté la lutte anti-terroriste et non pasrement préoccupés par les qu’il n’y a, pour l’heure, aucun
sur le fait que les Etats-Unis sur une éventuelle interventionconséquences que pourraient changement notable des activi-
n’ont aucune intention d’interve- en Libye.» Daniel Franklin resteavoir les troubles en Libye sur la tés d’Al Qaïda Maghreb.
nir militairement. «Nos forces néanmoins persuadé quesituation sécuritaire dans la «Nous n’avons constaté
sont actuellement en stand-by Mouammar Kadhafi a «perdusous-région du Sahel. aucun changement notable
mais elles sont destinées à des toute légitimité».Daniel Franklin, coordonna- dans les activités terroristes
Daniel Franklin. opérations humanitaires et rien T. H.teur de la lutte contre le terroris- dans la région. Nous sommes à
me au département d’Etat amé-
ricain, a précisé, hier, que cette CNCD
question a été évoquée avec les
responsables algériens lors de
la première réunion du groupe Marcher pour ne pas se résigner
de contact bilatéral de coopéra-
En effet, malgré la scission qu’a connue Le député a également balayé d’un reverstion algéro-américain de la lutte Les Algériens sont appelés aujour-
la Coordination récemment, ainsi que l’ab- de la main l’argument invoqué par les oppo-contre le terrorisme et les ques- d’hui à participer, à partir de 11h, aux
sence de mobilisation populaire significative, sants au mouvement, qui consiste à affirmertions de sécurité connexes, qui trois marches organisées par la
les instigateurs de ce mouvement continuent que le peuple algérien n’adhérait pas auxs’est tenue jeudi et vendredi à Coordination nationale pour le chan-
à espérer et à croire en cette initiative des revendications de la Coordination, rappelantAlger. gement et la démocratie (CNCD), mal-
différentes organisations syndicales et poli- que le gouvernement a «interdit» le déroule-«Nous sommes préoccupés
gré leur interdiction par les autorités. tiques, ainsi que des personnalités de la ment des différentes marches organiséespar les événements dans la
Ces rassemblements se dérouleront, société civile. précédemment, et reprochant aux autoritésrégion car cela pourrait ouvrir la
contrairement aux fois précédentes, dans La levée de l’état d’urgence annoncée de vouloir «étouffer» ces rassemblements,voie aux terroristes. Cette ques-
trois endroits différents de la capitale : au récemment par le gouvernement n’a pas en «empêchant» les potentiels manifestantstion a été soulevée avec nos
boulevard des Martyrs (à proximité du siège émoussé la volonté des dirigeants de la d’y participer, et que le système «ne faisaitpartenaires et nous travaillons
de l’ENTV), à El-Madania ainsi qu’à Aïn- Coordination, qui réclament toujours un que retarder l’échéance imminente de saavec eux pour que les terroristes
Benian. changement «politique radical» et des déchéance».ne puissent pas profiter de ces Les mots d’ordre de la Coordination res- réformes visant à démocratiser le fonction- Il y a lieu de rappeler que les précédenteschangements. Nous avons évo- tent les mêmes, résumés par un slogan nement de nos institutions.» marches ont été accompagnées par la misequé avec nos partenaires algé- «faire tomber le système». La CNCD persis- M. Belabès, député du RCD, a déclaré en place d’impressionnants dispositifs de
riens la question des armes. Il te, donc, dans sa volonté de déchoir pacifi- que «la détermination» de ceux qui ont déci- sécurité, qui ont «quadrillé» la capitale, et
se pourrait que les terroristes quement le pouvoir actuel, à travers ce nou- dé au sein de la CNCD de continuer à se qui ont, selon le député RCD, empêché las’accaparent des armes (en cir- vel appel. mobiliser «était intacte» et qu’ils «ne se rési- massification populaire des rassemble-
culation). Il ne faut pas s’at- Ces marches appelleront également, gneraient jamais à abandonner», ce qu’ils ments, arguant que le désir sous-jacent du
tendre à ce que les terroristes comme celles qui se sont déroulées précé- considèrent être un combat «juste, légitime gouvernement était purement et simplement
restent les bras croisés. Ils profi- demment, à un changement profond du et nécessaire» qui a pour objectif l’obtention la décrédibilisation de ce mouvement, qui
teront de toutes occasions», a mode de gouvernance, qui ne répondrait d’une transformation claire des «mœurs» remettrait en cause, toujours selon le dépu-
déclaré Daniel Franklin lors plus, selon les organisateurs, aux aspira- politiques nationales, et par conséquent té, les intérêts de «l’oligarchie» régnant dans
d’une conférence de presse tions économiques politiques et sociales l’avènement d’une vraie démocratie dans notre pays depuis près de quatre décennies.
aimée, hier, à l’ambassade des nationales. notre pays. Samir Hamma
Photo : DR
Photo : Samir SidLe Soir
d’Algérie Actualité Vend. 4 - Sam. 5 mars 2011 - PAGE 4
KARIM TABBOU AU MEETING DU FFS :
«Le changement ne viendra pas
des salons»
Le FFS a tenu hier son meeting dans une salle Atlas qui
s’est avérée exiguë. Son secrétaire général a tenu à reca-
drer le débat : le changement ne viendra, dit-il, certaine-
ment pas des «réunions de salon».
Nawal Imès - Alger (Le pour faire tomber les murs de la
Soir) - Les militants du FFS ont citadelle et cueillir le pouvoir,
dû patienter plus d’une heure ses milliards, ses milices, son
avant de voir Karim Tabbou armée et ses services de sécu-
prendre la parole pour dire que rité».
son parti intervenait pour «don- Le mal est profond, dit-il, car
ner du sens» et qu’il refusait «nous n’avons peut-être jamais
d’aller «sur le terrain de la vio- au long de notre histoire connu
lence, là où le pouvoir excelle» une telle dislocation du lien de
lui préférant «l’éthique» là où proximité, du lien social en
d’autres «se suffisent de l’agita- général. Nous considérons
tion». comme prioritaire la recons-
La salle archicomble, chauf- truction du lien entre les
fée à blanc, répondait au dis- Algériens». Face aux change-
cours de Tabbou par des slo- ments qui secouent le monde,
gans chers au FFS. Les «pou- le secrétaire général du FFS
voir assassin» succédaient aux considère que l’Algérie ne peut
«FFS, yella yella» pendant que se positionner comme specta-
le numéro deux du parti expo- trice.
Karim Tabbou, secrétaire général du FFS.
sait sa vision de ce que serait «Le monde nouveau qui est
un changement pacifique de en train de naître peut se faire tous». Comment y arriver ? Le cales non seulement au travers tés». C’est sur cette note que le
régime en Algérie. avec nous mais il peut aussi se FFS a son idée. Il propose de des dispositions légales et FFS a terminé hier son meeting
Face à une salle acquise, il faire sans nous et contre «sortir de l’exclusion et de administratives mais aussi par au cours duquel des respon-
dira que «les choses bougent nous», dit-il, avant d’ajouter l’émeute» avec comme préa- un signal politique fort capable sables de partis maghrébins
autour de nous et même chez qu’«il ne suffit pas de capter le lable, «la levée de tous les obs- de restaurer la confiance per- avaient pris la parole, estimant
nous. Si en haut, dans le pou- changement, il faut le construi- tacles à la libre organisation et due» car le FFS veut «une que l’année 2011 sera celle des
voir, les choses paraissent re. A tout point de vue, nous à la libre expression desinsurrection intelligente. peuples qui doivent impérative-
encore figées, en bas dans la vivons un moment historique et Algériens, la levée du dispositifL’insurrection que nous vou- ment prendre leur destin en
société, les sentiments s’entre- face à l’Histoire, la question de répressif des libertés lons, c’est celle des main.
mêlent entre bonnes volontés la responsabilité se pose à publiques, associatives, syndi- consciences, celle des volon- N. I.
et incertitudes» au moment, UNIVERSITÉSpoursuit-il, où certains «croient
qu’il suffit d’une chiquenaude
Les étudiants ne décolèrent pasGUELMA
Les étudiants des différentes universités et
Mechtas des grandes écoles ne décolèrent toujours
pas. Ils continuent de tenir des rassemble-Medaouda ments de protestation devant le ministère de
l’Enseignement supérieur et de la Rechercheet Bordj El-Gaïd :
scientifique. Leur grève illimitée, affirment-ils,
se poursuivra jusqu'à satisfaction de l’en-le ras-le-bol des
semble de leurs revendications.
habitants Salima Akkouche - textes après que le
Alger (Le Soir) - Les décret présidentiel duLe chemin de wilaya 123,
étudiants continuent de 13 décembre 2010 por-reliant la commune de Aïn
se mobiliser pour faire tant classification desLarbi à la ville de Guelma, a
aboutir leur plate-forme diplômes universitairesété bloqué cette semaine par
de revendications. eut été abrogé. Unles citoyens des mechtas
Même si chaque uni- texte qui a consacré,Medaouda et Bordj El-Gaïd,
versité ou école a ses entre autres, l'équiva-distantes de 31 km du chef-
propres revendications, lence entre le diplômelieu de wilaya.
cela n’a pas empêché d'ingénieur d'Etat, déli-Les protestataires déplo-
les étudiants de s’unir vré après 5 ansrent l’isolement et l’enclave-
autour d’actions de d'études, et celui dement de leurs zones d’habita-
protestation com- master 1 que l'ontion qui, selon eux, perdurent
La tension monte.munes. obtient, dans le cadredepuis des années. Ils se plai-
Un énième rassem- du système LMD, après sont boycottés alors Boumerdès, a, pour sa au cours de cettegnent des conditions pré-
blement de protestation 4 ans d'études», a indi- que les vacances sco- part, rappelé que semaine pour lui expo-caires de transport pour leurs
a été tenu, jeudi, qué cet étudiant. laires sont prévues dimanche dernier, des ser leurs préoccupa-déplacements quotidiens,
devant le ministère de Selon ce dernier, les dans une quinzaine de délégués d’une vingtai- tions et demander à cenotamment pour les enfants
l’Enseignement supé- étudiants demandent jours. ne d’universités et que les auteurs desscolarisés.
rieur et de la une participation effec- Ghilès, étudiant à d’écoles supérieures violences contre les«Nous vivons un véritable
Recherche scientifique. tive et ne comptent pas l’Ecole préparatoire se sont réunis et ont étudiants soient punis. calvaire, surtout en hiver où
Selon Athmane, étu- servir de «figurants». des sciences et tech- voté à l’unanimité le Les délégués desles pistes rurales se transfor-
diant à l’USTHB Et de poursuivre : niques, dira que «les maintien de la grève et étudiants se réuniront,ment en bourbiers imprati-
(Alger), les étudiants «Même si l’on participe étudiants exigent des des sit-in. «La grève se demain, pour décidercables», nous diront les
«ne reculeront pas». aux premières étapes solutions radicales et poursuivra jusqu'à des actions à venir.citoyens. Ces derniers inter-
«Nous demandons de l’élaboration des non momentanées. satisfaction totale de Une grève de la faimpellent les autorités locales
d’être associés avec textes, nous sommes Nous sommes contre nos revendications», a- ainsi qu’un sit-in devantafin de soulager leurs souf-
nos enseignants aux exclus des phases les solutions de bricola- t-il affirmé. Ces étu- la présidence de lafrances.
conférences nationales décisives.» ge». diants ont décidé d’en- République ne sont pasN. Guergour
et régionales sur l’éla- Athmane fera remar- Yahia, délégué de voyer une lettre au pré- à écarter.
boration de nouveaux quer que les examensl’Université de sident de la République S. A.
Photo : Samir Sid
Photo : Samir SidLe Soir
d’Algérie Actualité Vend. 4 - Sam. 5 mars 2011 - PAGE 5
1 310 PERSONNES RAPATRIÉES DE LIBYE
Moment de liesse au port d’Alger
depuis le 24 février, unC’est à 18h45 exactement que le car-ferry
total de 6 000 personnes aTassili II a accosté au port d’Alger, sous les
été évacué vers l'Algérie,applaudissements de centaines de personnes.
dont 2 200 étrangers de 27En provenance du port de Tripoli en Libye, le
nationalités, par air, mer et
car-ferry appartenant à l’ENTMV avait à son terre.
bord plus d’un millier de personnes, dont une Il est à signaler que
grande partie d’entre eux sont des étrangers. c'est sur instruction du pré-
sident de la République,Abder Bettache - A bord du Tassili II, une
Abdelaziz Bouteflika, queAlger (Le Soir) - Ils étaient équipe de médecins et
le bateau a été envoyé en1 310 personnes à bord, psychologues devaient
urgence pour rapatrier lesdont 800 Sahraouis, 500 prendre soin des per-
ressortissants algériensAlgériens, des Tunisiens, sonnes évacuées. «Tout
établis en Libye. Tassili IIdes Égyptiens et s'est bien passé», a-t-on
avait quitté samedi Alger àMarocains ainsi que des indiqué.
destination de Benghazi.Américains. L’émotion était Le débarquement se
Une délégation du ministè-forte lorsque le bateau fait sous l’œil vigilant des
re des Affaires étrangères,algérien a accosté au port éléments de la police aux
une mission médicale, desd’Alger. C’était un moment frontières de la Sûreté
éléments de la Sûretéde liesse que le port nationale et des agents
nationale et des journa-d’Alger a vécu ce jeudi en des douanes, venus en la
listes étaient également dudébut de soirée. A son arri- circonstance très nom-
voyage. vée, deux drapeaux ont été breux.
Enfin, il est à préciserdéployés par des passa- De nombreuses
que les ressortissantsgers, l'un aux couleurs de femmes et enfants, les
algériens et étrangers ontl'Algérie et l'autre à celles traits tirés mais souriants
bénéficié d'aide et assis-de la République sah- sont descendus de l'énor-
tance de la part de l'équiperaouie. me navire blanc. Ils ont
composée de cadres desD'autres voyageurs passé les formalités sans
ministères des Affairescriaient «One Two Three difficultés tandis qu'à la
étrangères, de l'Intérieur etViva l'Algérie» depuis le sortie des douanes, des
des Collectivités locales,navire. C’était un moment pancartes aux noms des Le Tassili II enfin à Alger.
de la Santé, la Populationde forte émotion. villes algériennes atten-
jeunes «ravis de regagner également des Tunisiens port d'Alger, a informé que et la Réforme hospitalièreParmi les personnes daient de récupérer ceux
un pays tranquille», selon et des Égyptiens.Le 3 800 ressortissants algé- et de la Solidarité et ladébarquées, de nom- qui voulaient rentrer dans
le témoignage d'un secrétaire d'Etat chargé de riens ont été rapatriés de famille.breuses femmes et leurs wilayas d'origine.
Sahraoui venu de la Communauté algérienne Libye à ce jour. A. B.enfants, beaucoup de Certains traînaient de
Benghazi. à l'étranger Halim Selon la même source,jeunes «ravis de regagner grosses valises, des balu-
Parmi les étrangers Benatallah, lors d'un pointun pays tranquille». chons avec de nombreux
débarqués à Alger, figurent de presse improvisé au TERRORISME
La veuve de l’ancien «émir»POUR AGRESSION SEXUELLE CONTRE
UNE RESSORTISSANTE ALGÉRIENNE Sadaoui, fondateur
de la katibat El Ansars,Cinq ans de prison ferme
s’est rendue
La veuve de l’ancien chef terroriste, Samirpour l’ex-agent de la CIA à Alger Sadaoui, alias Abou Haytem, fondateur et chef de la
katibat El Ansars, G. Rabia, âgée de 30 ans, s’estAndrew Warren, l’ex-chef de station de la CIA à
rendue aux services de sécurité. Native de la mêmeAlger, accusé par deux femmes algériennes de les
région que l’«émir» Abou Haytem, le village d’Aïn Elavoir droguées avant d’abuser sexuellement d’elles,
Hamra, au nord de la ville de Bordj-Ménaïela plutôt avoué les faits devant le tribunal à l’ouvertu-
(Boumerdès), elle a épousé son chef qui a été, rap-re de son procès, rapporte un communiqué du secré-
pelons-le, abattu après une filature par les servicestariat d’Etat à la justice étasunien, relayé par l’AFP. Il
spéciaux de l’ANP en 2007 dans la wilaya de Tizi-a été condamné à «65 mois de prison ferme» assortis
Ouzou. Selon nos informations, le père de G. Rabia ade dix autres années de «liberté sous condition» une
rejoint le GSPC qui ralliera par la suite l’Aqmi. Le pèrefois sa peine purgée.
de G. Rabia était l’«émir» d’un petit groupe de terro-
Lyas Hallas - Alger (Le pu révéler au cours de l’ins- ristes. Quant à elle, la cour criminelle l’a condamnée,
Soir) - Andrew Warren a truction pour les porter sur en 2008, à la prison à vie pour activités criminelles
donc plaidé coupable. l’acte d’accusation : «Il a liées au terrorisme.
Même s’il n’a reconnu également plaidé coupable Pour rappel, Samir Sadaoui était un élément-clé
l’agression que d’une seule d’avoir, le 26 avril 2010, au sein du GSPC avant son élimination. Il est le fon-
femme, selon le communi- consommé de la cocaïne dateur de la plus redoutable katibat du GSPC. La kati-
qué. La dépêche ne préci- tout en tenant entre ses bat El Ansars écumait toute la région de la Basse-
se pas laquelle d’entre mains un pistolet semi- Kabylie et le nord de Tizi-Ouzou.
elles. «Il a plaidé coupable automatique calibre 9 de Au sommet de sa sinistre gloire, à la fin des
d’avoir agressé sexuelle- marque Glock». Et il devra années 1990 et au début des années 2000, la katibat
ment une femme en février purger une peine de cinq El Ansars était la phalange la plus efficace de la zoneAndrew Warren.2008 après l’avoir rendue ans et cinq mois de prison 2 du GSPC (centre du pays).
inconsciente en la droguant et rester dix autres années accusations portées contre partir du 9 octobre 2008 — Abou Haytem faisait également partie de ceux qui
alors qu’il se trouvait à en liberté sous condition. lui avant l’ouverture du pro- au Hilton Washington Hôtel avec Hassan Hattab ont créé le groupe salafiste pour
erl’ambassade des Etats- L’affaire avait éclaté en jan- cès, arguant des rapports (lire le Soir d’Algérie du 1 la prédication et le combat, le GSPC.
août 2010), document surUnis à Alger», indique-t-on. vier 2009, lorsque les sexuels consentants avec Considérant qu’il commençait au sein de sa pha-
lequel ont été consignésUn revirement qui infir- médias américains avaient ses deux victimes. lange à lui faire de l’ombre, le successeur de Hassan
me la thèse de l’opération annoncé l’ouverture d’une les témoignages sous ser-A relire le mémoire intro- Hattab le rappela auprès de lui pour le désigner à la
ment des deux ressortis-de recrutement pour des enquête judiciaire sur les duit auprès du tribunal du direction du mouvement armé. La veuve de Sadaoui
santes algériennes affir-besoins d’espionnage et agissements de Warren. district de Columbia (Etats- rappelait aux terroristes de la région le souvenir et
mant avoir été droguéesconfirme bel et bien le L’ambassade américai- Unis) par l’agent Scott l’héritage de leur ancien chef.
puis violées par l’agent decrime d’un déséquilibré ou ne à Alger avait confirmé Banker du «Diplomatic Cette défection pourrait donc être prise comme
la CIA, on peut néanmoinsd’un drogué dont la peu après que le fonction- Security Service (DSS)» à indicateur sur le moral déliquescent de quelques
deviner qu’il a avoué le viol«conscience» s’est éveillée naire avait été prié de quit- l’appui d’un mandat de per- groupuscules qui restent en activité dans la partie de
de celle résidant enbrusquement pour qu’il aille ter ses fonctions et était quisition dans la chambre la Basse-Kabylie et le nord de Tizi-Ouzou.
Espagne. jusqu’à avouer des faits rentré aux Etats-Unis. d’hôtel où Warren a séjour- Abachi L.
L. H.que les enquêteurs n’ont Lui avait toujours nié les né à son retour d’Alger à
Photo : DR
Photo : Samir SidLe Soir
d’Algérie Actualité Vend. 4- Sam. 5 mars 2011 - PAGE 6
COOPÉRATION ALGÉRO-ALLEMANDE
«C’est à l’Algérie de faire la promotion
de son potentiel»
A la fin de sa visite, avant-hier, le président du
groupe d’amitié interparlementaire germano-
maghrébin, M. Günter Gloser, ancien ministre
délégué aux affaires étrangères, chargé des
affaires européennes a tenu une conférence de
presse à l’hôtel Sofitel d’Alger. Il a surtout
conclu à ce que l’Algérie doive faire un effort de
promotion de son potentiel développement pour
convaincre les entrepreneurs allemands à venir
investir sur son territoire.
Lyas Hallas - Alger (Le tain niveau de la décision
Soir) - Il a d’abord précisé politique. «C’est un projet
que le groupe d’amitié est conçu par des entrepre-
ouvert à toutes les sensibi- neurs privés qui se sont
lités politiques allemandes associés avec un privé
et donc, ne porte aucune algérien.
couleur politique. M. Ils pensaient que c’est
Günter Gloser a souligné comme en Allemagne et ne
qu’à l’issue de ses entre- savaient pas que l’écono-
tiens avec les officiels algé- mie est organisée de
riens, les ministres de manière différente en
l’Energie et de l’industrie Algérie.
notamment, outre ses par- Le gouvernement algé-
lementaires, il a eu plutôt rien a néanmoins donné Günter Gloser.
de «bonnes impressions» son accord de principe et
rait être d’un grand l’UE. Mais, il ne s’agit pas ment porteur pour changement qui souffle sur
quant à la «volonté de ces je pense que les respon-
secours et il est possible de vendre seulement des convaincre les entrepre- le monde arabe et le
derniers à aller de l’avant sables algériens aborde-
d’augmenter le nombre de marchandises, il faut créer neurs allemands d’investir Maghreb, il a jugé que le
en matière de coopération ront le dossier avec beau-
bourses au profit des étu- des emplois et former des en Algérie», et ce n’est pas plus dur reste à faire en
économique entre les deux coup de doigté et de pers-
diants algériens. travailleurs algériens. l’affaire de l’ambassade Tunisie, car, explique-t-il, il
pays». Ainsi, et inévitable- picacité», a-t-il estimé.
«Comparativement à des Ce sont les deux cri- d’Allemagne à Alger seule- ne sert à rien de renverser
ment, le projet «Desertec Et d’ajouter : «L’Algérie
pays comme la France ou tères que les entreprises ment. un régime pour en installer
Algérie» refait surface, les a eu d’autres expériences
l’Italie ou encore la Chine, allemandes doivent M. Gloser continuera son clone.
énergies renouvelables avec les étrangers comme
j’estime que nous avons prendre en considération son périple au Maghreb où En ce qui concerne le
étant le potentiel qui moti- les Chinois qui viennent
beaucoup de retard à rat- s’ils veulent profiter des il marquera deux haltes cas de l’Algérie, il a plutôt
ve le plus les Allemands. avec leur main-d’œuvre. Et
traper en termes potentialités d’investisse- encore, au Maroc et en affiché un signe de satis-
Selon M. Gloser, il reste nous sommes conscients
d’échanges commerciaux ment en Algérie», recom- Mauritanie, avant de ren- faction : «En Algérie, c’est
encore des détails tech- que la coopération entre
avec l’Algérie même s’il y a mande-t-il. trer en Allemagne. Avant différent par rapport à la
niques à affiner, comme le nos deux pays ne pourrait
beaucoup d’entreprises Comme il a considéré de venir à Alger, il est Tunisie.
transport de l’énergie et le être fructueuse si la popu-
allemandes qui se sont ins- que «c’est à l’Algérie de passé par Tunis où il a A lire les journaux, il y a
prix de celle-ci. lation n’en profite pas.»
etallées en Algérie, bien faire la promotion de son effectué sa 17 visite, la quand même des articles
Même s’il a avoué, du A propos de la forma-
avant la signature de l’ac- potentiel développement et première depuis la «révolu- critiques.»
bout des lèvres, qu’il existe tion justement, M. Gloser a
cord d’association avec le créneau économique- tion». Au sujet du vent de L. H.
d’autres blocages à un cer- indiqué que son pays pour-
GESTION DES FONDS D’INVESTISSEMENT DE WILAYA
La filiale de Capital investissement
de la BEA en phase de création
Baptisée Ras El Mel Investissement Algérie, la neurs. Ils interviennent
filiale de Capital investissement de la Banque exté- également dans le déve-
rieure d’Algérie (BEA) est en phase de création, en loppement et l’extension
partenariat avec le groupe bancaire portugais Banco des entreprises déjà en
Espirito Santo (BES) et un fonds d’investissement activité. «La banque
français. Cette filiale devra, selon le directeur général accompagnera et assistera
adjoint commercial à la BEA, gérer les fonds d’inves- les promoteurs dans le
tissements de l’Etat en soutien aux petites et montage et le financement
moyennes entreprises créées par les jeunes entre- de leurs projets.
preneurs. Elle contribuera à hau-
teur de 49%, niveau maxi-Rym Nasri - Alger (Le dans la maîtrise des tech-
mum, dans le capital socialSoir) - «Une filiale de niques de prise de parts
de la société», précise leCapital Investissement, en dans les sociétés».
banquier.partenariat avec le groupe Gérés par la BEA, les
Le taux de financementbancaire portugais Banco fonds d’investissements
par la banque est, lui aussi,Espirito Santo (BES) et un des wilayas de Tizi-Ouzou,
fixé à un seuil maximum defonds d’investissement Djelfa, M’sila, Bordj-Bou-
5% de l’enveloppe allouéefrançais, sera prochaine- Arréridj, Saïda, Tissemsilt,
à chaque wilaya, soit 50ment mise en place. Elle Chlef, El-Oued, Ghardaïa
millions de dinars parassurera la gestion des et Laghouat «seront opéra-
fonds d’investissement de tionnels début avril pro- entreprise, «sauf déroga-
wilaya», a affirmé Saïd chain», a annoncé le res- tion de la part du ministère
La BEA prévoit une campagne de vulgarisation de ce dispositif.
Kessasra, directeur géné- ponsable. des Finances», précise-t-il
rateurs PME-PMI et pro- preneurs concernés et par dinars par wilaya, assurésral adjoint commercial à la Pour ce faire, la BEA encore. Toutefois, poursuit-
moteurs sont prévues dans la même de détecter tous par le Trésor, ces fondsBEA, ce jeudi à Alger. prévoit une campagne de il, «cette formule n’exclut
les dix wilayas. les projets potentiels pou- sont chargés de participerS’agissant du choix des vulgarisation de ce disposi- pas le recours du promo-
Il sera question de vul- vant être financés par ce au capital des PME,partenaires, il estime que tif dès le 8 mars prochain. teur à un crédit bancaire
gariser le dispositif à fonds», explique-t-il. notamment celles créées«l’expérience étrangère est «Des rencontres locales classique».
l’adresse des jeunes entre- A raison d'un milliard de par les jeunes entrepre-très importante et aidera avec l’ensemble des opé- R. N.
Photos : DRLe Soir
d’Algérie Actualité Vend. 4 - Sam. 5 mars 2011 - PAGE 7
LIVRAISON DU LOT EST DE L’AUTOROUTE EST-OUEST
Cojaal doit respecter
ses engagements
ment des délais contrac-Le groupement japonais Cojaal, en charge du lot
tuels, au regard des difficul-Est de l’autoroute Est-Ouest, doit respecter ses enga-
tés géologiques du terrain»,gements, selon le ministre des Travaux publics qui
concède M. Ghoul.dément tout litige financier entre cet opérateur et
Cependant, l’ANA a consta-l’Agence nationale des autoroutes (ANA).
té, relève le ministre deChérif Bennaceur - le ministre a précisé que
tutelle, que «les moyens,Alger (Le Soir) - Jeudi der- «les factures sont payées
humains et matériels, misnier, en marge d’une au prorata de l’avancement
en œuvre (par Cojaal) neréunion sectorielle, Amar du projet» et que «l’ANA est
sont pas conformes auxGhoul a affirmé qu’il n’y comptable de chaque
engagements pris». avait aucun problème de dinar». Or, ce groupement
En ce sens, le maîtrepaiement de factures entre a bénéficié, d’«énormes
d’ouvrage a adressé àle groupement japonais facilités» de la partie algé-
Cojaal, en charge de la réa- rienne. «L’Algérie a donné Cojaal «une dernière mise
en demeure, un avertisse-lisation du lot Est de l’auto- toutes les garanties de
ment, pour respecter sesroute Est-Ouest, et sérieux et de bonne inten-
l’Agence nationale des tion», dira M. Ghoul, ajou- engagements. Sinon, c’est
autoroutes (ANA), maître tant que cet opérateur a la résiliation du contrat»,
affirme M. Ghoul. d’ouvrage. Selon le ministre reçu auparavant «des
des Travaux publics, les avances forfaitaires de 80 En précisant qu’il reste
Amar Ghoul menace Cojaal.réclamations médiatisées milliards de dinars dont il 125 km à réaliser et qui doi-
de Cojaal n’ont aucun fon- n’a pas encore remboursé vent être livrables d’ici le défendre l’intérêt national, faire l’effort nécessaire». groupement japonais» et
dement. «Toute facture 45 milliards de dinars». mois de juin, et que les Amar Ghoul invite le grou- Néanmoins, il n’est pas «n’a pas à assumer ses
déposée, contrôlée et Pour autant, «nous normes et prix convenus pement à respecter ses question de leurres, selon problèmes internes ou
visée, est payée par l’ANA» avons été compréhensifs, doivent être respectés. Se engagements contractuels, le ministre des TP qui préci- toute autre considération
dira M. Ghoul. Néanmoins, en permettant le prolonge- disant soucieux de l’échéancier convenu et «à se que «l’ANA traite avec le extra algérienne». C. B.
ENCADREMENT DU SECTEUR, FORMATION ET SUIVI DES PROJETS
Les travaux publics se dotent
d’une nouvelle organisation
Le ministère des Travaux publics compte se doter Selon le ministre des ment de leurs difficultés de l’Ecole nationale des compte faire appel, outre
d’une nouvelle organisation dynamique concernant Travaux publics, l’ANA et potentielles. Concernant la métiers des travaux publics, les ingénieurs et techni-
l’encadrement du secteur, la formation et le suivi des l’AGA sont des agences formation managériale, à Sétif. De même qu’est ciens, davantage aux diplô-
d’exécution du programme techniciste et qualifiante, envisagée la création du més de la formation profes-projets.
En cours de validation sous tutelle. A ce propos, et de la politique sectoriels. l’on prévoit la création de Centre national de contrôle sionnelle et des universités
Quant aux nouvelles DG, l’Ecole supérieure de ges- de la qualité à Aïn-Defla et dont les juristes et comp-gouvernementale, une Amar Ghoul a précisé que
démarche a été impulsée, elles sont chargées de défi- tion et management des tra- dont la réalisation est tables. En rappelant que leles prérogatives de ces DG
nir cette politique, le contrô- vaux publics, dont la réali- confiée contractuellement secteur compte actuelle-selon Amar Ghoul, pour et des agences sous tutelle
le et suivi de la mise en sation est confiée au grou- au consortium japonais ment près de 51 000réorganiser le secteur, (Agence nationale des auto-
œuvre par ces agences. pement chinois CITIC- Cojaal pour 10 millions employés dont 20 000 audévelopper la formation, la
routes ANA et l’Algérienne Voire, elles seront des CRCC, pour un coût de 10 d’euros. Dans le cadre de la niveau local. Entre 2005 etmaîtrise technologique, ren-
de gestion des autoroutes interfaces avec les 51 entre- millions de dollars, à Sidi mise en œuvre des disposi- 2009, le secteur a vu laforcer l’interaction entre le
AGA) sont claires et dis- prises publiques sous tutel- Abdallah (Zéralda), ainsi tifs de soutien à l’emploi au création de 561 000 postesministère et ses agences
tinctes. le, contribuant au traite- que la création prochaine niveau local, le secteur d’emplois. C. B. avec les entreprises de réa-
lisation et bureaux d’études, TIPASAet assurer le suivi des pro-
jets lancés à l’horizon 2014.
Dans le cadre du réamé- Abdellah Khanafou pour la facilitation
nagement de l’administra-
tion centrale, il est prévu la
création de la Direction des procédures d'accès aux métiers de la pêche
générale des routes, en
de pollution dans cette région. LeC'est jeudi dernier quecharge de la politique de
ministre visitera ensuite l'Ecole deAbdallah Khanafou, ministre dedéveloppement, gestion de
formation technique des pêcheursla Pêche, s'est rendu en visite dela maîtrise d’ouvrages et la
de Cherchell, où un immensetravail et d'inspection dans lesmaintenance du réseau rou-
ensemble de formation est réalisédifférentes structures ratta-tier, ainsi que de la Direction
pour un montant de 158 millions dechées à son département minis-générale des études et dinars.
tériel.moyens de réalisation, en Cette structure, qui s'étend sur
charge du suivi de l’action C'est à Bou-Ismaïl que le ministre près de 5 000 mètres carrés, consti-
s'est attardé au niveau du centredes entreprises publiques tue l'une des plus importantes
conchylicole, un site vivier destiné à écoles de formation de pêcheurs et
effectuer des essais et développe-Programme patrons pêcheurs du Centre algé-
ment des nouvelles techniques rien. sectoriel d'élevage en mer dans le domaine Le ministre de la Pêche s'est
2010 -2014 : de la conchyliculture (huîtres et ensuite rendu au port de pêche de
- Lancement de 9 000 moules). Ce centre est aussi destiné Cherchell qui a, quant à lui, bénéficié
à la réalisation des projets deactions de formation. d'une importante enveloppe finan-
recherche dans le domaine spéci-- Création de 700 000 cière pour son réaménagement. M.
fique à la culture des huîtres et despostes d’emplois. Khanafou avait, lors de sa visite et à
Le développement de l’aquaculture, nouvelle stratégie de Khanafou.moules.- Réalisation de 3 000 l'occasion d'une rencontre avec les
Ce centre qui dispose d'une est de 50 tonnes. Le ministre a attiré Ismaïl. Le responsable du projet dekm d’autoroutes, 19 000 pêcheurs de Bou-Ismaïl, exhorté les
superficie en mer de 5 hectares et l'attention des cadres présents qu'il Bou-Ismaïl, tout en confirmant cetkm de routes, 2 000 responsables concernés du secteur
de 2 000 mètres carrés en terre se a été informé sur les problèmes liés aspect, mettra à contribution le res- de faciliter aux jeunes l'accès auxouvrages d’art.
consacre au système d'élevage en à l'environnement dans cette région, ponsable local de l'environnement à métiers de la pêche et de délivrer- Réalisation de 50
filière sub-surface. Les espèces constituant des facteurs de risque de Tipasa, qui affirmera qu'un toutes les autorisations nécessairesopérations maritimes et
ciblées étant les mollusques pollution pour la production de ensemble de dispositions est envi- pour l'exercice de ce métier.30 aéroportuaires.
bivalves, leur production annuelle moules dans le secteur de Bou- sagé en vue d'éradiquer le problème Larbi Houari
Photo : DR
Photo : Samir Sid.Le Soir
d’Algérie Contributien Vend. 4 - Sam. 5 mars 2011 - PAGE 8
L’armée, une «muette»
Ces derniers temps, surtout après les changements intervenus en A un moment donné, tout le monde présentait l’armée comme l’acteur
Égypte et en Tunisie, tout le monde parle de l’appareil militaire présenté principal du pouvoir tout en la rendant responsable de tous les maux
dans ces deux contrées comme un protecteur de ces «sursauts révolu- vécus par les pays du «tiers-monde». Ainsi, les organes de presse, quand
tionnaires». Dans les deux cas, l’institution militaire se construit une ils évoquent l’Algérie par exemple, ne cessent de parler du rôle extraordi-
image «positive» et d’«allié naturel» des populations. Au Caire et à Tunis, nairement envahissant de l’armée dans le fonctionnement de la société
elle semble courtisée. sans interroger la nature et les spécificités de cette entité particulière.
Par Ahmed Cheniki
Les analyses traditionnelles, surtout
européennes et américaines quand il s’agit
des armées du «tiers-monde», évacuent
toute possibilité d’élan patriotique dans le
groupe militaire saisi souvent comme bloc
monolithique, l’embastillant dans une fonc-
tion de violence radicale qui est l’élément
nodal de toute armée.
Le corps militaire est saisi à travers un
prisme mythique déformant, n’obéissant
aucunement à une logique d’ensemble et à
une dynamique historique incluant les trans-
formations sociales et les réalités socio-his-
toriques. Souvent, on cite comme cas extrê-
me de violence le Chili et d’autres pays lati-
no-américains en méconnaissant l’histoire
de ces pays.
Au Chili, en 1973, des milliers de mili-
taires s’étaient opposés au putsch qui avait
également pour metteur en scène un civil, le
patron de la droite chilienne, Eduardo Freï,
qui avait perdu les élections contre Allende.
Les généraux Schneider et Prats comme
d’ailleurs des milliers d’officiers et de soldats
ont été liquidés par la junte au pouvoir sou-
tenue par la droite.
Au Portugal, des officiers mirent fin au
régime fasciste et permirent à des pays
comme l’Angola, le Mozambique et la
Guinée-Bissau d’acquérir leur indépendan-
ce. Le MFA (Mouvement des forces armées)
fut à l’origine de la démocratisation récente politique sur le militaire ne chercha nulle- pendance propulsés à des postes de res- exemple. L’armée ne devait pas avoir de
de la société portugaise. Que dire du colonel ment à dissocier ces deux instances en ponsabilité importants. De nombreux com- concurrent. C’est ainsi qu’il met fin au règne
Orabi, cet Égyptien qui, en 1881-1882, diri- conservant la double casquette : respon- battants n’avaient pas une sérieuse forma- de Ben Bella en imposant un Conseil de la
gea une révolte pour imposer l’établisse- sable politico-militaire. On parlait à l’époque tion militaire et politique. Les nécessités et révolution dominé par les militaires. Tout doit
ment d’une chambre législative et le contrô- de commissaire politico-militaire. les urgences du moment marquaient le quo- passer par ce conseil constitué d’«intou-
le des finances et du budget par cette nou- D’ailleurs, cette clause a disparu, parce tidien. Des soldats et des officiers algériens chables» qu’il ne désire nullement déranger
velle Assemblée ? que mal interprétée par les colonels, lors de de l’armée française, à l’instar des universi- dans la mesure où ils étaient les soutiens
Le regard traditionnel «occidental» porté la fameuse réunion du CNRA de 1957 qui taires, des artistes et des sportifs, rejoigni- réels du pouvoir. Boumediene tenait à avoir
sur la dynamique militaire n’est nullement installèrent cinq colonels sur les neuf rent le maquis et apportèrent leur savoir- une équipe soudée autour de lui.
opératoire d’autant que des armées issues membres du CCE qui voyait ainsi Dahlab et faire à l’ALN qui en avait tant besoin, mais L’épisode Zbiri en 1967 le surprit et lui
de mouvements de libération, souvent mar- Ben Khedda éjectés du second concile. cela n’allait pas sans anicroche, leur expé- servit de leçon. La prise de pouvoir de
quées par des années de lutte et de forma- A l’origine, les neuf militants, réfractaires rience des armes leur permettait facilement Boumediene qui met un terme aux préten-
tion politique, ne pouvaient, une fois l’indé- au discours du MTLD, assumaient ainsi de gravir les échelons de la responsabilité. tions civiles inaugurait la mainmise totale
pendance acquise, se délester de ce double deux casquettes qui ne furent quelque peu D’ailleurs, jusqu’à présent, les luttes entre sur l’appareil étatique et toutes les institu-
statut de militaire et de militant. C’est le cas dissociés qu’après l’arrivée des «politiques» anciens officiers de l’armée française et des tions publiques. Il place à la tête de nom-
du Viêt-Nam, du FLN-ALN, du PAIGC, du qui, souvent, s’étaient opposés à l’action officiers formés par l’ALN restent encore breux espaces du pouvoir d’anciens officiers
Frelimo, du MPLA… Les combattants militaire et qui s’installèrent à l’étranger. actuelles. Le conflit opposant Ali Kafi à qui gardent des relations étroites avec l’ins-avaient ainsi assumé une double formation. C’est pour, peut-être régler ce problème de Khaled Nezzar est tout à fait l’expression de titution militaire.
C’est pour cela qu’il serait illusoire de parler représentativité politique que Boudiaf propo- cette inimitié héritée des journées de feu. L’armée devient sérieusement le centredans ces pays d’une sorte de séparation sa à Abdelhamid Mehri et à Larbi C’est l’expression de deux logiques mili-
du pouvoir. Même au sein du Conseil de laentre le militaire et le politique. Chaque Demaghlatrous de prendre la direction du taires, de deux visions de la discipline et de révolution, c’étaient les militaires qui déte-situation nationale a un caractère spéci- FLN, mais ces deux anciens responsables l’organisation.
naient les leviers réels du pouvoir, les civilsfique. du MTLD refusèrent son offre, croyant que Les conflits latents caractérisaient cette n’avaient pas un grand poids. D’ailleurs, lesC’est ce qu’explique d’ailleurs le penseur le déclenchement de la lutte armée était, rencontre et allaient se révéler une fois l’in-
ministres civils cherchaient souvent un sou-égyptien Anouar Abdelmalek : «Si l’on semble-t-il, une erreur et ne purent rejoindre dépendance acquise. C’est Boumediene qui
tien à leurs projets de hauts responsablesaccepte d’analyser l’institution militaire au le FLN qu’après leur arrestation. Cette situa- profita le plus de l’expérience de ces offi-
militaires qui avaient une sorte de «légitimi-même titre que toutes les autres institutions tion qui propulsait à la tête de la Révolution ciers dont nombreux moururent au maquis
té» et une certaine puissance. C’est Belaïdsociales, sans exception aucune, en des militants sans grande expérience poli- pour constituer l’Armée des frontières, bien
Abdesselam, ancien ministre de l’Industriequelque pays et à quelque époque que ce tique allait engendrer cette ambivalence qui entraînée et formée, qui entra à Alger en
et de l’Energie, qui l’affirmait dans sonsoit, à partir de cette mise en œuvre du marqua le FLN-ALN jusqu’à l’indépendance. 1962, dans le but de prendre le pouvoir. Ce
ouvrage-entretiens. concept de spécificité, on comprendra, pour- Ainsi, le congrès de la Soummam allait vivre fut cette armée-là, professionnellement pré-
Le hasard et l’histoire. Quand il décidaquoi, entre autres, les armées d’Égypte et des moments difficiles à propos de cette parée qui, ainsi, accéda à la tête du trône et
d’élargir sa base de soutien en tentant ded’Algérie, de Chine et du Portugal, du Pérou question qui hantait de nombreux respon- allait définir les contours de l’institution mili-
reconstituer le parti FLN, Boumediene fitet du Mozambique, de Syrie et de Guinée, sables de l’époque. taire. Ben Bella n’était qu’un simple épou-
appel à un militaire, Mohamed Salahdu Mexique et d’Irak, sont aujourd’hui au Les colonels n’admirent pas cette disso- vantail qui a précipité sa chute en voulant
Yahiaoui, ancien directeur de l’Ecole inter-cœur même des grandes luttes de libération ciation qui serait, selon eux, non opératoire, constituer des milices alors que
armes de Cherchell. et de révolution, selon des modes et à des d’autant plus que le politique est aussi Boumediene et son équipe considéraient
En 1979, ce conseil choisit un militaireniveaux différents, certes, eux-mêmes concerné par les actions militaires. Il se trou- toute force autonome comme un véritable
aux dépens d’un civil, Bouteflika, pour suc-conditionnés par les rapports entre forces ve également que les «politiques» étaient danger. C’est pour cette raison d’ailleurs
céder à Boumediene qui ne pouvait avoir lessociales (…), c’est-à-dire de la spécificité installés essentiellement à Tunis et au Caire que Boumediene et Chadli n’ont jamais
faveurs de militaires solidaires quand ilmême de la dialectique sociale dans chaque où se jouait finalement le sort de la voulu d’un grand parti FLN qui pourrait ainsi
s’agit de choses aussi sérieuses que la pré-cas. Et l’on comprendra aussi le cadre fran- Révolution. L’intérieur, divisé en six wilayas, concurrencer ou prendre le dessus sur l’ap-
sidence . En 1978, racontait Ahmedchement réactionnaire, et le plus profondé- vivait une situation déplorable, sans armes pareil militaire. Même du temps de Chérif
ment ambigu, de l’armée en maints autres Bencherif, il aurait proposé en plaisantant leet vivant de très sérieux problèmes logis- Belkacem et de Kaid Ahmed, anciens res-
nom d’un civil en Conseil de la révolutionpays.» tiques, dénonçait constamment ces diri- ponsables du FLN, quelque peu puissants à
Cette frontière n’a jamais été admise par ressuscité pour la circonstance, Saâdgeants de l’extérieur qui semblaient les l’époque, le parti était indésirable.
Dahlab, pour la succession de Boumediene,les militaires algériens issus de la guerre de oublier. D’ailleurs, Boumediene avait un malin
libération. Même quelqu’un comme Abane Des dizaines de milliers de fellahs, sans plaisir de le bloquer en lui adjoignant sou- tout le groupe s’était mis à rire. Il était
impensable que le pouvoir soit entre lesRamdane qui, lors du Congrès de la formation politique, avaient pris le maquis et vent un espace de neutralisation comme les
Soummam, avait privilégié la primauté du allaient se retrouver au lendemain de l’indé- comités du volontariat universitaire par mains d’un civil.
Photo : DRLe Soir
d’Algérie Contribution Vend. 4 - Sam. 5 mars 2011 - PAGE 9
qui parle
D’ailleurs, durant le début du règne de choses commencèrent à s’ouvrir, sous la 1992. Belaïd Abdesselam explique ainsi On se souvient également du procès de
Boumediene avant que Draia ne s’en pression des événements politiques qui cette situation dans ses entretiens avec El Mostefa Beloucif.
offusque, des jeunes s’enrôlaient dans avaient secoué le pays. En 1989, le FLN, Kenz et Bennoune (Le hasard et l’histoire) Malgré les changements effectués ces
l’armée pour matraquer des policiers. dans ses différents congrès régionaux : «Sur le plan des textes, des options pro- dernières années dans la société, l’armée
Même la police était un corps qui ne pesait refusait toute ouverture politique plurielle, clamées, l’armée des frontières a soutenu reste encore un acteur central ou à la limi-
pas lourd. Cette tradition ne peut rapide- il a fallu Chadli et l’armée pour imposer le le programme de Tripoli, la Charte d’Alger, te ayant son mot à dire dans les affaires
ment disparaître. Au temps de multipartisme. Mais il n’est pas facile pour la Charte nationale, les nationalisations, la du pays. On se souvient du conflit Belaïd
Boumediene et de Chadli, de nombreux quelque armée que ce soit de changer en révolution agraire (…). Ce corps a marché Abdesselam-Ali Kafi au temps du HCE où
militaires avaient occupé des postes civils un court laps de temps, surtout quand on de 1965 jusqu’à 1978 dans un sens déter- Abdesselam, à l’époque chef de gouver-
: Sélim Saadi, Ahmed Benchérif, sait que, pour reprendre le grand socio- miné, parce qu’il y avait un homme à sa nement, avait dit publiquement, en visant
Abderrezak Bouhara, Rachid Benyellès, logue égyptien, Anouar Abdelmalek, c’est tête et j’imagine aussi que cet homme Kafi, qu’il était à ce poste à l’appel de l’ar-
Kasdi Merbah, Abdelghani… L’office Riad seulement depuis un siècle que l’institu- n’était pas seul, qu’il avait avec lui la majo- mée. Tout le monde sait que les généraux
el Feth qui cristallisait les relations privilé- tion militaire s’est vue remplacée par les rité du corps des officiers. (…) Certes, ils ont soutenu la candidature de Bouteflika
giées entre une partie de l’armée et la partis politiques et que les Etats nationaux conservent un peu, un certain souvenir de qui a mis ses conditions sur la table avant
bourgeoisie des affaires était dirigé par un de l’Occident moderne ont été façonnés ce qu’ont été les thèmes discutés, quand d’accepter.
militaire, le colonel Senouci. Des cen- autour de l’armée : de Cromwell à ils étaient dans le parti. Mais malheureu- C’est pour cela que relativement, le
taines d’officiers portent le costume civil et Wellington, en Angleterre, des Capétiens sement sur le plan politique, ils n’ont pas président semble avoir des atouts en sa
occupent les postes-clés des secteurs à Napoléon et de Gaulle en France ; beaucoup progressé, à part les choses faveur, contrairement à ce qui semble se
économique et diplomatique. Les grandes Charles XII en Suède ; Pierre le Grand en qu’ils ont apprises dans la pratique quoti- dire ici et là par rapport à ce que certains
infrastructures du régime étaient dirigées Russie ; Garibaldi en Italie ; Bismarck en dienne des responsabilités. (…) Parmi appellent le «pouvoir réel». Le choix du
par l’armée comme le barrage vert par Allemagne ; Washington, Lincoln et ceux qui ont assumé des responsabilités gouvernement correspond beaucoup aux
exemple. C’était une force d’encadrement Jefferson aux Etats-Unis. L’armée a tou- élevées au sein du CCE ou du GPRA, cer- désirs du président dont les poids lourds
et d’embrigadement de la société. jours été le détenteur réel du pouvoir. Aux tains, par l’expérience et la confrontation sont des proches.
L’armée est donc le centre du pouvoir. Etats-Unis, le sénateur McCarthy, prési- des idées et des conceptions avec les diri- Aujourd’hui, chose extrêmement nou-
C’est elle qui a souvent décidé des dent de la commission des activités anti- geants d’autres pays, ont réussi à acqué- velle, d’anciens officiers supérieurs se
grandes options idéologiques. Avant américaines, a terrorisé dans la fin des rir des connaissances non négli- mettent à écrire. La muette se met donc à
chaque réunion du comité central et du années quarante-début cinquante tous les geables…». parler et même à polémiquer, faisant res-
congrès du FLN, le président se réunissait acteurs de la vie américaine, mais une fois Ce n’est pas du tout une surprise sortir certaines incompréhensions long-
avec les officiers supérieurs de l’armée qu’il allait toucher à l’armée, il fut tout sim- qu’une fois Boumediene disparu, son suc- temps dissimulées. Sous Boumediene, la
avant le retrait apparent du FLN, mais tout plement voué aux gémonies et à la dispa- cesseur, Chadli Bendjedid change de cap. chose était impensable. Aujourd’hui, les
le monde savait que de nombreux cadres rition. C’est le cas, d’ailleurs, de l’Égypte qui a vu anciens de la lutte de Libération sont au
de l’armée, sortis à la vie civile, étaient Ainsi, l’armée algérienne qui donne Sadate prôner l’infitah et tenter d’effacer seuil de la retraite, d’autres officiers supé-
toujours au comité central. Le FLN, même l’impression de ne pas s’ingérer de maniè- de la mémoire égyptienne le nom de rieurs, jeunes et formés dans les grandes
sous Messaadia, n’était qu’une simple re ouverte dans les affaires courantes du Nasser. La longue période de parti unique écoles, les remplaceront. Comment seront
vitrine. D’ailleurs, en 1988, quand l’appa- gouvernement a toujours défini les grands et de dirigisme militaire a privé le pays esquissés les contours de cette nouvelle
reil du FLN devenait trop remuant, on contours idéologiques, même si en son d’une véritable classe politique et d’une armée qui parle de plus en plus de profes-
avait vite trouvé une solution de rechange, sein, il n’existe pas un discours idéolo- culture politique dont les conséquences sionnalisation et de métier et donne l’im-
Abdelhamid Mehri, un fidèle de Chadli. gique cohérent. Jusqu’à présent, son traversent le territoire. Un «Etat moderne» pression de se désengager de la politique
Ce n’est qu’après 1988, avec des poids est important. L’état d’urgence lui sans personnel politique digne de ce nom. ? La question a été même posée dans un
changements au niveau de la haute hié- permet d’avoir un extraordinaire pouvoir. Les affaires ont davantage brouillé l’image article de l’ambassadeur des Etats-Unis à
rarchie, suite à des démissions et des D’ailleurs, c’est grâce à l’armée que fut d’une armée qui reste encore marquée Alger dont une synthèse avait été publiée
mises à la retraite anticipée, que les interrompu le «processus électoral» de par sa participation aux émeutes de 1988. par la presse algérienne. A. C.
Salah Goudjil répond
au Bureau politique du FLN
Apparemment, «le membre du BP chargé de l'infor- réalité à une demande pressante de la base militante d'ailleurs!). En attirant l'attention sur ce dossier, nous
mation», soit qu'il n'a pas pris connaissance du conte- avide de connaître les détails du programme du ne visons pas la gestion courante et quotidienne de
nu de la Déclaration générale du Mouvement du Mouvement et élargir les consultations sur les pers- l'administration du parti, mais la source et la destina-
redressement et de l'authenticité du 29/01/2011, et pectives d'avenir, chose tout à fait normale dans les tion d'un financement occulte s'il en est et qui ne figu-
publiée notamment dans Le Soir d'Algérie du 31, soit conditions présentes que traverse le parti, d'autant que re pas dans le rapport de la commission des finances
qu'il ne l'a pas suffisamment assimilé ; sinon il se serait ces dirigeants sont à présent libres de toute astreinte ni dans celui du commissaire aux comptes ! Ce sont,
épargné l'effort de produire des inepties en publiant un ou contrainte les empêchant de bouger ! Et s'ils ne l'ont entre autres, les déclarations du SG à propos de ce
papier intitulé «Mensonges et vérités». pas fait suffisamment par le passé lorsqu'ils assu- que nous a coûté le dernier congrès qui nous ont ame-
Pour «éclairer l'opinion publique en général et les maient des responsabilités exécutives au niveau cen- nés à nous poser des questionnements liés à cet
militants en particulier» comme il le dit lui-même, avis tral, c'est qu'ils étaient astreints à une présence per- aspect financier avant que la justice ne soit saisie ! A
que nous partageons avec lui, nous lui demandons manente au siège central du parti. cet effet, nous enregistrons que le BP «accueille favo-
d'user de ses prérogatives auprès de «Saout Al- 2- Leurs «applaudissements», comme le prouvent rablement toute opération de contrôle qui sera menée
Ahrar», le journal du parti, pour publier dans son inté- les vrais enregistrements vidéo, sont en vérité, et cha- par les services légalement accrédités». Ce qui, à nos
gralité cette déclaration. Ainsi, il contribuerait effective- cun le sait, destinés aux prises de parole des chefs de yeux, permettra de lever les doutes une totale transpa-
ment à l'instauration de la liberté d'expression et au délégations de partis frères et amis vouant respect et rence dans la gestion financière du parti dans tous ses
«débat contradictoire, responsable et fructueux» qu'il considération au véritable FLN et qui ont été invités au volets !! Enfin, et pour ce qui est des rencontres frater-
eappelle de ses vœux et nous éviterait de faire appel 9 congrès avec l'arrière-pensée de donner au SG une nelles qui ont lieu dans les domiciles de militants à tra-
aux autres journaux pour exprimer nos opinions et nos certaine crédibilité extérieure. Donc, leurs applaudis- vers certaines wilayate, nous invitons le secrétaire
positions. Dans l'attente de ce geste, nous devons sements n'étaient nullement destinés à légitimer les général et les membres de son BP à venir assister à
reconnaître que nous partageons avec lui l'idée que le mascarades de ce dernier !! une deuxième rencontre à Telagh dans la wilaya de
Comité central représente, selon les statuts, «le cadre 3- Nous répétons ici comme nous l'avons claire- Sidi-Bel-Abbès afin de constater de visu que ces ren-
légal» pour poser les problèmes du parti et les préoc- ment fait surtout dans la déclaration générale que nous contres ne sont pas en infraction vis-à-vis de la loi et
cupations des militants. Encore faut-il que les statuts n'aspirons à aucun poste de responsabilité au sein du qu'elles regroupent uniquement des militants authen-
soient respectés par les dirigeants exécutifs eux- BP actuel. Notre seul objectif est d'assainir le parti et le tiques dont plusieurs cadres dirigeants — anciens et
mêmes et que ce Comité central soit légal ! Ce que remettre sur sa véritable voie. Le représentant du BP actuels — tous fidèles au FLN qu'ils veulent préserver
nous contestons pour des raisons largement explici- connaît cela et sait parfaitement «qui doit assainir qui» à tout prix ! La rencontre sera une occasion pour
tées dans notre déclaration. Comment donc assister à !! débattre avec de vrais militants des problèmes du
ses sessions alors qu'il n'a pas été épuré des intrus et 4- Nous rappelons en ce qui concerne la gestion parti en toute franchise et en présence des représen-
des opportunistes ! financière du parti que des membres importants de tants de la presse nationale ! Le militant qui nous a
Les observations du représentant du BP appellent l'ancien Conseil national ont exigé en pleine session la accueillis dans sa demeure une première fois n'hésite-
de notre part les réactions suivantes : création d'une commission d'enquête sur ce dossier. ra pas à le faire une seconde fois pour l'amour de son
1- Le fait que certains dirigeants actuels (et non Malheureusement, et à ce jour, nous ignorons le parti ! Qu'il soit ici doublement remercié !
«anciens») soient descendus sur le terrain répond en sort réservé à cette commission (comme tant d'autres Salah GoudjilLe Soir
d’Algérie Société Vend. 4 - Sam. 5mars 2011 - PAGE 10
96 LSP DE L’APC DE SKIKDA MOSTAGANEM
Les détenusUn projet qui tarde à voir le jour
Six ans après, les 96 postu- décembre 2009, à l’hôtel de ville, se mettent
lants des logements sociaux regroupant le P/APC, le directeur
participatifs de l’APC de Skikda de l’agence foncière de la wilaya
attendent toujours le lance- aux étudesde Skikda, le vice-président char-
ment du projet à la cité des 500- gé de l’urbanisme, le président du
Dans le cadre de la politiqueLogements. L’étude est finali- syndicat des travailleurs de la
de réinsertion sociale au profitsée, le choix de l’assiette est commune, le président du comité
des détenus dans les centresfixé et la liste des postulants a des œuvres sociales, le secrétai-
été déjà ficelée et signée par le de rééducation, le départementre général de l’APC et le président
maire de Skikda durant son de la justice des applicationsde la coopérative, un employé de
mandat 2002-2007, aujourd’hui la mairie. A l’ordre du jour, la défi- des peines encourage les déte-
en prison. nition du rôle de chacun dans la nus à poursuivre leurs études
Initialement pris en charge par réalisation de ce projet et les jusqu’à l’université ou à
l’APC de Skikda, sur décision de démarches entreprises par cha- apprendre un métier.
feu Ferhat Ghennai, les travaux cune des parties prenantes. «Je La dernière rentrée du moisde terrassement n’ont jamais été ne veux pas entendre parler de
de février 2011 a vu 395 déte-lancés, même après le décès de coopérative, mais de programme
er nus hommes et femmes s’ins-ce dernier le 1 octobre 2010. représentant de celle-ci, celle de listes des bénéficiaires, elles LSP au profit des employés de la
Selon une déclaration qu’il crire à une formation profes-procéder également aux travaux seront transmises pour enquête à mairie. Mon vis-à-vis dans ce pro-
nous a faite à l’époque, «l’APC de déblaiement, opération néces- la Caisse nationale du logement.» sionnelle et d’apprentissage àgramme est uniquement l’APC,
devait s’impliquer par deux sitant de lourds camions, engins Une rétrospective s’impose. distance, en milieu carcéral ouqui est représentée par le maire»,
actions. La première concerne dont est démunie l’APC. Depuis, Les choses se sont précipitées en en semi-liberté. a tenu à clarifier, à cette époque,
deux volets : la mise à la disposi- le projet accuse un retard consi- 2009 à la faveur de plusieurs fac- le directeur de l’agence foncière Les détenus peuvent, à l’is-
tion de l’agence foncière d’un ter- dérable». teurs. Le projet a été remis sur le de la wilaya. sue de leur peine, entrevoir un
rain situé à la cité des 500-Loge- Deux entreprises se sont tapis, et ce, suite à la désappro- Quand on sait que beaucoup avenir meilleur suite aux facili-ments, derrière les 40 logements relayées sans résultats probants. bation de la tutelle communale et
parmi les bénéficiaires, au maigre tés accordées par l’Etat et cer-de la commune, et le lancement Une troisième a remporté le mar- le transfert du dossier de l’AADL à
salaire, se sont sacrifiés pour tains déjà sont à la tête dedes travaux de terrassement. Ces ché il y a un mois sans qu’elle l’agence foncière de la wilaya.
pouvoir s’acquitter des 350 000 micro-entreprises. deux opérations auront à amortir entame les travaux. Pourtant, Motif avancé : la vente par l’APC
DA, en mai 2010, au titre de l’ap-
le coup du projet, ce dont tireront selon les déclarations du direc- de deux lots de terrain d’une Les lauréats peuvent bénéfi-
port initial, tout cela en mettant de2profit les postulants. La deuxième teur de l’agence foncière, Dehili superficie de 3 908,65 m à la bri- cier aussi de mesure de grâcecôté leur projet de mariage, on
action consiste à porter un nou- Chérif, «selon les prévisions, les queterie ouest au profit de l’AADL partielle ou de l’allègement depeut imaginer facilement leurveau droit de regard sur la liste, travaux de réalisation des 96 est une opération jugée étrangère leur peine. désarroi. «J’ai 40 ans et je suisune révision s’impose s’il a été logements seront lancés en juillet aux attributions communales,
Les détenus se sont donctoujours célibataire. Vous savezconfirmé que des personnes 2010, les deux premiers tri- mais plutôt celles de l’agence fon-
remis aux études après avoirpourquoi ? Je n’ai pas un toit.mestres de l’année étant réservés cière de la wilaya de Skikda. Leauraient bénéficié de logements
Quand j’ai postulé pour un appar- quitté les bancs d’école, tout enou d’autres formules d’aide à la à l’établissement du permis de montant qui a été versé à la cais-
tement dans le cadre de cette prenant conscience de leurconstruire, du lancement de l’étu- se communale, de l’ordre de 2construction. Pour cela, il leur
coopérative immobilière, j’avais chance.de et de l’appel d’offres. Le terrain 736 050 DA, devra être restitué àsera demandé de fournir un certi-
35 ans. L’espoir s’effiloche au filprésente un relief accidenté qui l’agence AADL. Un projet de déli-ficat négatif. Et contrairement aux A. B.
des ans», se lamente un «futur»nécessitera la construction d’un bération adopté par l’APC, lors deallégations, personne ne sera
acquéreur. «Je suis marié depuismur de soutènement». En répon- la session extraordinaire du 5exclu au motif d’avoir un faible
se aux retards qu’accusent les novembre 2009, a officialisé trois ans. Je perçois un salaire derevenu, car la loi permet même
travaux, notre interlocuteur préci- toutes ces actions, 4 ans après. 10 220 DA, en tant que contrac-aux chômeurs de postuler pour un Rescrudes-se : «Le problème réside dans la Ce qui a mis aussi fin à la conven- tuel. L’attente ayant trop duré,LSP. Pour le vice-président com-
difficulté de trouver des entre- tion qui liait depuis des années, j’étais obligé de louer un apparte-munal chargé de l’urbanisme,
prises de réalisation. D’ailleurs, d’une part, l’AADL, et de l’autre, le ment au niveau d’un lotissement«notre engagement de décaper le cence
ce n’est qu’au troisième appel comité des œuvres sociales de sur les hauteurs de la ville à 8 000terrain a été compromis lors-
d’offres, les deux premiers étant l’APC et la coopérative immobiliè-qu’aucune entente n’a été trouvée DA le mois. C’est dire le dur vécu
infructueux, que l’entreprise a été re Nasr. subi», renchérit un vacataire auavec l’agence foncière. En effet, des vols
désignée ; le chantier sera instal- Une séance de travail, mainteslors d’une séance de travail, une sein de l’APC de Skikda.
lé incessamment. Au sujet des fois reportée, s’est tenue endemande nous a été faite par le Zaid Zoheir de véhicules
SÉTIF
et de motosCrime crapuleux en plein centre-ville Ces derniers jours, la ville de
Mostaganem vit au rythme des
Les malfaiteurs ne reculent devant rien sévices de la part de ses tortionnaires enca- la malheureuse, âgée d’une soixantaine d’an-
vols de véhicules de tourisme et
pour arriver à leurs fins, allant même jus- goulés qui s’empareront des clés de sa voitu- nées, a été tuée en tentant de tenir tête à ses
de motos, un phénomène qui
qu’à tuer pour dérober de l’argent et des re et de sa maison, avant d’être ligoté et bourreaux. Selon des informations non encore
prend de l’ampleur et commen-objets de valeur. C’est ce qui s’est passé bâillonné. Les malfaiteurs utiliseront le véhicu- vérifiées, la victime présentait des traces de
ce à inquiéter les automobi-dans l’après-midi de mercredi dernier, en le de la victime pour se rendre à son domicile strangulation.
er listes et les motocyclistes. plein centre-ville de Sétif, où une bande de sur l’avenue du 1-Novembre-1954, à D’autres sources affirment que la victime a
En l’espace de deux jours,malfaiteurs a mis sur pied un scénario quelques mètres seulement du siège de la succombé suite à un arrêt cardiaque à la vue
deux véhicules ont disparu, unedigne des films hollywoodiens. Wilaya. des voleurs dans sa maison. Les résultats de
Ayant bien choisi leur victime, un riche éle- Les voleurs n’auront aucun mal à pénétrer Renault Clio à Aïn Tedelès etl’autopsie pourront expliquer les véritables
veur de bétail, les truands se sont dirigés vers dans l’appartement où se trouvait, seule à la une Renault Mégane sur uncauses de sa mort. N’ayant pu accéder au
sa ferme, située à quelques encablures de la maison, l’épouse de l’éleveur. Les malfaiteurs boulevard du centre-ville decoffre-fort, où étaient entreposés l’argent et les
ville de Sétif. Le malheureux subira les pires se transformeront vite en assassins. En effet, bijoux, les voleurs ont quand même eu l’auda- Mostaganem.
ce de détrousser leur victime des bijoux qu’el- De même que des motos,
le portait.Leur acte criminel accompli, la bande ont été volées dont deux à laLe secrétaire général de la Cnec
d’assassins, au nombre non encore déterminé cité Benmedjahri, dans la locali-
(deux personnes selon certaines indiscré- té de Hassi Mamèche, parde Boumerdès nous écrit
tions), prendra la poudre d’escampette. effraction dans un domicile.
Cité par le PDG de la Socothyd, Mustapha administratives. Il écrit que «Benmansour est Le mari de la défunte, ayant réussi à défai- Les voleurs ont choisi la nuit
Achaïbou, lors du point de presse qu’il a connu au niveau local, régional et national. re ses liens, découvrira, une fois rentré chez pour s’emparer des deux-animé sur le dossier des travailleurs licen- Je suis membre du conseil national et
lui, le corps de sa femme. Aussitôt alertés, les roues, et la plupart des véhi-ciés, Mohamed Benmansour, secrétaire directeur de la campagne du président Abde-
services de police et de gendarmerie (la ferme cules volés ne sont jamaisgénéral de la Coordination nationale des laziz Bouteflika dans la daïra de Bordj-
de l’éleveur étant située dans un secteur cou-enfants de chouhada (Cnec), bureau de Bou- Menaïel et cadre supérieur de la Socothyd». Il retrouvés.
vert par la gendarmerie) ont entamé lesmerdès, et cadre supérieur de la société en affirme qu’il est à l’écoute de la société civile Ces derniers temps, les
recherches. question, rejette les insinuations de son chef pour résoudre les problèmes en collaboration contrôles routiers et les opéra-
Toutefois, certains indices orientent déjàlaissant entendre qu’il manipule des tra- avec l’administration et les services de sécu-
tions coup-de-poing dans les
l’enquête vers la piste d’un proche ou d’unvailleurs de l’entreprise, les poussant à se rité. Benmansour se dit surpris par l’ambition
quartiers chauds se font rares.
révolter contre leur PDG pour le destituer et que lui prête son patron de devenir PDG de la familier du couple. Les enquêteurs, policiers et
Il est temps de mettre deprendre sa place. Socothyd. Il nous confie qu’il est disposé à gendarmes redoublent d’efforts afin d’élucider
l’ordre sinon la situation risqueDans un document portant le cachet du collaborer avec son chef pour dépasser les cette affaire scabreuse et d’appréhender dans
de s’envenimer.bureau de la Cnec qu’il nous a remis, notre difficultés que rencontre leur entreprise. les plus brefs délais les auteurs de ce drame.
visiteur énumère ses fonctions politiques et Abachi L. A. B.Imed Sellami
Photo : DR