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MERCREDI 7 DÉCEMBRE 2011 - 12 MOUHARAM 1433 - N° 6428 - PRIX 10 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58 LE BONJOUR DU «SOIR» Des quatre coins du pays, des amis lecteursme demandent avec insistance de répondre àl'actuelle campagne de dénigrement quitouche Boumediène, l'un des hommes d'Etat lesplus aimés du peuple algérien.
  • ancien secré
  • sigle des symboles de la lutte de libération
  • el haouès
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  • nationales
  • nationaux
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Langue Français
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LE BONJOUR DU «SOIR»
32 ans après, la haine court toujours !
Des quatre coins du pays, des amis lecteurs reconnu et un citoyen intègre. Je m’étonne
me demandent avec insistance de répondre à seulement du silence de ses compagnons
l’actuelle campagne de dénigrement qui d’armes et de tous ceux qui se réclament
touche Boumediène, l’un des hommes d’Etat les encore de son héritage. Oui, c’est parfois lâche
plus aimés du peuple algérien. de cribler un mort d’accusations de toutes
Je pense que l’auteur de ces graves sortes, mais c’est encore plus lâche de le trahir
accusations est plus avisé que moi et a en sa en se taisant !
possession des dossiers qui étayent ses dires. maamarfarah20@yahoo.fr
Quand il évoque la vérité historique, il serait
hasardeux de lui opposer les sentiments ou les «Lorsque notre haine est trop vive, elle nous
réalités de l’Algérie postindépendance, met au-dessous de ceux que nous haïssons.»
d’autant plus que M. Maârfia est un moudjahid La Rochefoucauld
YOUSFI L’A ANNONCÉ HIER
AMIROUCHE - SI EL HAOUÈSRévision de la loi
sur les
hydrocarbures
PAGE 3 Comment nous
avons retrouvé
les dépouilles
lLe temoignage de Chérif Mahdi, officier à la retraite,
secrétaire général de l’état-major de l’ANP (1963-1967).
l Le colonel Chabou : «Vous garderez le secret jusqu’à la
À L’APPEL DU CLA
tombe.» PAGES 5, 6 et 7Vers la paralysie
des lycées ? DANS NOTRE ÉDITION DE DEMAINPAGE 4
La réponse de Nordine
Aït Hamouda, député et
fils du colonel Amirouche
MERCREDI 7 DÉCEMBRE 2011 - 12 MOUHARAM 1433 - N° 6428 - PRIX 10 DA - FAX : RÉDACTION : 021 67 06 76 - PUBLICITÉ : 021 67 06 75 - TÉL : 021 67 06 51 - 021 67 06 58
Edition d’Alger - ISSN IIII - 0074Du matériel ERISCOOPà préserver PPlus de deux mois après Soirperiscoop@yahoo.fr
la clôture du Salon interna-
Mercredi 7 décembre 2011 - Page 2tional du livre d’Alger, le
chapiteau ayant servi à
abriter l’événement n’a tou-
jours pas «quitté» les lieux, Et l’extrait de rôle ?
à savoir le parking du stade
e plus en plus, on constate que cer-du 5-Juillet.
Ce qui, entre pluies, tains appels d’offres n’exigent plus du sou-
fortes chaleurs et humidité, D missionnaire la présentation de l’extrait de
expose le chapiteau, acquis
rôle apuré. Faut-il conclure que c’est là uneonéreusement, à la dégra-
simple omission ou, plus gravedation.
Ce ne sont, pourtant, pas encore, une instruction du
les locaux pouvant abriter ministère des Finances ?
ce genre de matériel qui
manquent.
Sidi Saïd
à la rescousse
La situation de crise que traverse l’Algérienne des
tubes métalliques, une entreprise publique spéciali-
sée dans la fabrication des produits tubes destinés au
transport de fluides (énergie et eau), a contraint
ses cadres syndicaux à sortir de leur mutis-
me et à interpeller le SG de la Centrale syn-
dicale UGTA. A travers une lettre adressée
à Sidi Saïd, ils ont lancé un appel de
détresse à «l’effet d’intervenir énergique-
ment auprès des pouvoirs publics pourChère, sauver notre entreprise».
Ils y évoquent la concurrence déloyale
la ceinture ! imposée par des sociétés turques soup-
çonnées de faire dans le dumping pourPas moins de 50 000 dol-
décrocher tous les marchés.lars US ont été retrouvés
lundi à l’aéroport d’Alger sur
une passagère nigérienne
qui s’apprêtait à s’envoler
vers Dubaï.
A en croire nos sources, Un jour, un sondage
c’est la fouille au corps de la
voyageuse, dont le compor- Etes-vous surpris par les révélations
tement trahissait une certai- sur la séquestration des dépouilles des chahids
ne anxiété, qui a permis aux Amirouche et Si El Haouès ?
douaniers de
OUI découvrir les
billets soi- NON
gneusement Sans opinion
dissimulés
Résultats du dernier sondagedans une
ceinture. Est-ce que la dernière fois où vous êtes allés dans
une salle de cinéma en Algérie remonte
à moins de 3 ans ?
OUI : 28,57%
NON : 65,71% Déposez votre réponse sur le site
du Soir d’AlgérieS. Opinion : 5,71%
www.lesoirdalgerie.comLe Soir
d’Algérie Actualité Mercredi 7 décembre 2011 - PAGE 3
L’ANNONCE ÉMANE DE YOUCEF YOUSFI
La loi sur les hydrocarbures sera revue
d’étudier tous ces aspects», déclare You-La loi 05-07 sur les hydrocarbures, amendée en 2006, sera
cef Yousfi, selon lequel «nous devonsrevue pour stimuler l’investissement étranger dans l’exploration.
nous adapter à la réalité internationale,L’annonce, rapportée par l’Agence nationale de presse, émane du
nous avons des réserves d’hydrocar-ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, hôte à Doha
bures largement confortables, mais il faute(Qatar) du 20 Congrès mondial du pétrole.
assurer localement la sécurité de l’appro-
Motif de cette seconde révision de la grâce à l’application sur des surfaces visionnement à très long terme et renfor-
loi sur les hydrocarbures, après celle de réduites de nouvelles technologies, l’Al-
cer le rôle de l’Algérie comme acteur2006 : l’introduction, selon M. Yousfi, de gérie a néanmoins «besoin» de ces
principal du commerce international denouvelles incitations pour relancer l’in- sociétés pour les appliquer à grande
l’énergie». Au-delà du fait que Youcefvestissement étranger dans l’exploration. échelle, afin d’«intensifier la prospection
Yousfi confirme une supputation évoquéeUne révision nécessitée, selon le même dans l’offshore et les zones peu
par des médias, la révision vise en fait àministre de l’Energie, par «le besoin d’at- peuplées». Soit, «elle doit adapter un
compenser le déficit d’attractivité dutirer des partenaires solides et expéri- certain nombre de mesures incitatives de
domaine minier national, avec un nombrementés en mesure d’aider l’Algérie à la loi 05-07 qui a été adoptée dans un
très faible de blocs d’exploration offertsaccroître ses réserves en hydrocar- environnement où ces technologies
loi sur les hydrocarbures qui seront mesures fiscales et aussi des disposi- par les trois appels d’offres lancés depuisbures». Et d’autant, argue Youcef Yousfi, n’existaient pas et où les prix de pétrole
amendés, le ministre s’est limité à dire tions contractuelles entre Sonatrach et 2008. que si Sonatrach enregistre des résultats évoluaient entre 20 et 30 dollars», relève
«très satisfaisants et encourageants» M. Yousfi. Concernant les aspects de la que la révision va concerner certaines ses partenaires. «Nous sommes en train Chérif Bennaceur
MINE DE TIREK–AMESMESSA DE TAMANRASSETSELON L’AMBASSADEUR
US À ALGER Sonatrach reprendra les actions de l’australien GMA
tion de la mine n’était pas la meilleure, affirmé M. Yousfi. «Des sociétés juniors,Le groupe Sonatrach va reprendre la totalité des actions et inté-Les USA suivent «avec GMA ne pouvait pas aller loin avec cette comme GMA, on n’en veut plus, il nousrêts de son partenaire australien GMA-ressources dans l’entrepri-
méthode, c’est pour cette raison qu’il faut des sociétés qui ont l’expérience, lesse Enor, l’exploitant de la mine d’or de Tirek-Amesmessa de
s’est retrouvé dans une impasse», préci- financements et les moyens techniquesTamanrasset.intérêt» les évolutions
se le ministre qui n'écarte pas le recours nécessaires. C’est un projet, situé dans
C’est ce que le ministre de l’Energie les amortir. GMA avait alors révélé qu’il
à un partenaire étranger pour développer des régions difficiles, et qui nécessite
et des Mines, Youcef Yousfi a déclaré hier n’était pas en mesure de faire face auxdes réformes e la prospection minière au fond et pas beaucoup d’investissements et d’experti-à Doha, en marge du 20 Congrès mon- coûts élevés du développement de la
Le département d’Etat américain suit seulement à ciel ouvert comme actuelle- se», a noté M. Yousfi. Rappelons que ladial du pétrole, remettant en cause tacite- mine. Questionné si le développement de
avec «intérêt» la progression des ment. Ainsi, Sonatrach «va reprendre le coulée du premier lingot d’or de la mine ament les options de son prédécesseur. A la mine de Tirek- Amesmessa, seul gise-
réformes politiques engagées par le pou- travail depuis son début en élaborant de eu lieu en janvier 2008 avec une produc-la mi-octobre dernier, le groupe austra- ment produisant de l’or en Algérie, est
voir algérien au lendemain des émeutes nouvelles études de développement de tion qui s’est maintenue pendant troislien avait annoncé sa décision de se reti- toujours rentable, le ministre a répondu
de janvier dernier. Aussi, les Etat-Unis la mine. Nous allons le faire selon nos années à quelques centaines de kilosrer de l’entreprise Enor, où il détenait que «ce gisement l’est toujours encore».
d’Amérique souhaitent que ces réformes 52% des actions et avait déclaré avoir Voire, «la méthode d’exploitation choisie moyens mais, probablement, à travers un d’or pour baisser ensuite à quelques kilos
apporteront plus de «démocratie» et de investi 33 millions d’euros sans pouvoir et développée par GMA pour l’exploita- partenariat avec de grandes sociétés», a seulement. C. B. /APS
«liberté» au peuple algérien. «Nous sui-
vons avec un grand intérêt et avec beau- VOTE DU PROJET DE LOI SUR LES PARTIS POLITIQUES
coup d’attention la progression des
réformes décidées par l’Algérie. Nous
espérons qu’elles seront réussies», a indi- L’émancipation partisane ajournée
qué M. Henry Encher, ambassadeur des
qui se soient relayés toute la durée du vote au micro. cas de refus, lequel, contrairement à la précédente loi,L’activité partisane en particulier et la vieEtats-Unis d’Amérique en Algérie, qui
L’essentiel pour lui était sauf : le projet de loi, grâce au devra être obligatoirement motivé. La disposition nouvel-politique en général n’évolueront pas dans unétait, hier en visite de prospection au
FLN et au RND, allait passer comme souhaité par le le introduite reste également cette interdiction faite «àmeilleur cadre législatif que celui, extrême-Centre de recherche en biotechnologie de
toute personne ayant exploité la religion qui a conduit àgouvernement. Le président de l’APN s’est mêmeConstantine (CRBT) où se sont déroulées ment contraignant, dans lequel elles ont évo-
la tragédie nationale ainsi qu’à toute personne ayant par-découvert des talents à railler dans l’humour un députéles journées de formation sur la protection lué jusque-là. La loi organique sur les partis ticipé à des attentats terroristes et ayant refusé de recon-qui rivalisa d’interventions avec Hedibi et qui a vu sa pro-
chimique et la sécurité de l’agent. Inter- politiques, votée hier par l’Assemblée popu- naître sa responsabilité dans la conception, la préconi-position d’amendement rejetée par la plénière. «Sipellé à sa sortie du centre par les presse laire nationale (APN), reconduit toutes les sation et l’exécution une politique préconisant la violen-j’avais le droit de voter, je vous aurai soutenu», s’est-il
afin de commenter la teneur et la portée
ce et la destruction contre la nation et les institutions debarricades administratives qui se sont tou- autorisé à dire au malheureux député qui s’est retrouvé
des réformes politiques décidées par le l’Etat.» La loi, qui confère par ailleurs au ministère dequasi seul à voter pour son amendement. A ce mêmejours dressées devant l’émancipation poli-président de la République en avril der-
l’Intérieur la prérogative de suspendre un parti politique,député qui avait proposé auparavant d’interdire aux par-tique. nier et notamment la position des USA par ne fait pas place à une représentation quantifiée de latis de se choisir comme sigle des symboles de la lutte deSofiane Aït Iflis Alger (Le Soir) - Les aménage-rapport à ces dernières, M. Encher dira :
femme dans les instances d’un parti politique. Il est justelibération, allusion faite au FLN, Ziari avait répliqué parments introduits à la copie élaborée par le gouvernement«J’espère qu’elles apporteront plus de fait mention vaguement d’une représentation de«vous auriez dû dire cela en 1962». Mais entre temps,sont de pure forme. La commission des affaires juri-démocratie et qu’elles vont dans le sens femmes, y compris à la création. Notons que le MSP, quiles députés FLN avaient commis leur chahut. Cela dit, ladiques et administratives et des libertés de l’Assembléedes aspirations du peuple algérien.» s’éloigne de plus en plus de l’Alliance présidentielle, aséance parlementaire a vu les députés du Parti des tra-a veillé scrupuleusement, voire avec zèle et autoritaris-Et d’ajouter dans la foulée «nous aspi- voté contre le projet de loi.vailleurs faire de l’abstention leur credo. Si Louisame, à ce que les choses en soient ainsi. Auteur à lui seulrons à ce que les choses changent. S. A. I. Hanoune avait, dans un passé récent, réclamé de Bou-de 43 amendements, le député Ahmed Hedibi, arborantQu’elles avancent carrément vers un sys-
teflika de légiférer par ordonnance, la députée Nadiabannière Ennahda, a beau s’enrouer le gosier à forcetème qui apporte de la liberté.» S’agis- DAHO OULD KABLIA :Chouitem, du même parti, s’est élevée, elle, contre uned’interventions, rien n’est fait : la majorité parlementaire,sant de la coopération entre l’Algérie et
disposition d’un article du projet de loi qui fait référenceformée en la circonstance par le FLN et le RND, était là,les Etats-Unis en matière de lutte contre «C’est un séisme à plusieurs
à l’alternance au pouvoir. «Ce n’est pas un concept uni-vigilante comme jamais, a rejeté ses propositionsla menace d’El Qaïda ou encore, l’Aqmi,
versel», a-t-elle insisté. Hallucinant, tout de même. Cecid’amendements et validé les seules conçues par la com- répliques»en particulier dans les pays nord-afri-
pour la chronique de choses entendues. S’agissant demission. Ceci même s’il faut admettre que Ahmed Hedi-cains, M. Encher est affirmatif : «Ils sont Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités
substance fondamentale de la loi en question, il y a lieubi a souvent manqué de pertinence. Il reste néanmoins,dangereux. Et ils sont dangereux pour locales a affirmé, en marge de la plénière, quede noter que le système déclaratif en matière de créationceci relevé, éligible à une palme de reconnaissance pourmoult raisons.» Un jugement sans ceux qui s’élèvent contre les réformes politiques
l’endurance et l’entrain qu’il a mis à ne céder le micro de partis politiques, préconisé notamment par les dépu-
ambages, en effet d’un officiel qui a été sont ceux «habitués à nager en eaux troubles».
que pour le reprendre l’intervention d’après. Et ce n’est tés dissidents du MSP, a été évacué, reconduisant le
durant plusieurs années le représentant «C’est pour eux un séisme à plusieurs
pas Abdelaziz Ziari, président de séance, qui allait s’of- mode d’agrément délivré par le ministère de l’Intérieur,
de son pays dans la lutte contre le terro- répliques», a-t-il encore ajouté. S. A. I.
fusquer de ce que ce soit Hedibi et trois autres députés avec possibilité de recours devant le Conseil d’Etat en
risme en Afghanistan, berceau d’ailleurs
de l’intégrisme taliban. BOUGUERRA SOLTANI, PRÉSIDENT DU MSP :Cette dangerosité, l’ambassadeur
américain l’explique par le fait de l’éten-
due de l’espace (les pays du Sahel) où «Je ne serai jamais ministre»
opèrent ces organisations terroristes
radicaux interviendront». Cependant, Aboudjerra Soltani conditions, sans trucages et ni fraudes, la victoire neLe président du MSP, Aboudjera Soltani,
comme l’organisation de Boukouharam ;
a évité de parler de la nature de ces changements et peut être qu’islamiste». L’Algérie sera-t-elle dès lors uneest catégorique : le courant islamiste prendral’inexistence de l’autorité gouvernementa-
encore moins la forme qu’ils prendront. Il dira seulement république islamiste ? Pour le président du MSP, le dis-le pouvoir en Algérie en 2012. Sa certitude, ille dans certaines régions qui échappent
que «c’est l’histoire qui imposera ces changements», cours idéologique est «désormais terminé. Place au dis-
l’a publiquement affichée dans un entretientotalement au contrôle des gouverne- cours du programme». «Nous revendiquons des élec-arguant que selon «le cours de l’histoire tous les cin-
ments. Et aussi par la circulation massive publié hier sur le journal Djazair News dans quantes ans, une nouvelle république voit le jour». C’est tions propres et crédibles et par voie de conséquence,
des armes dans la région. Cela étant, esti- sa version arabophone. dans cette optique qu’il dira que les islamistes prendront nous devons rendre la parole au peuple. Toutes les élec-
me ce responsable, la coopération entre
Abder Bettache (Alger – Le Soir) - La forte percée le pouvoir en Algérie en 2012, une année qui coïncidera tions précédentes, qu’elles soient locales ou législatives
les deux pays en matière de lutte contre le du courant islamiste dans plusieurs pays arabes, parti- avec la célébration du cinquantième anniversaire de l’in- étaient truquées, à l’exception des élections présiden-
terrorisme, et ce, partant de la position et culièrement, en Tunisie, au Maroc, en Egypte ou encore dépendance de l’Algérie. Aboudjera Soltani n’a pas tielles», a-t-il indiqué. Par ailleurs, le président du MSP a
le rôle de l’Algérie en tant que pays leader
Libye ont donné des ailles aux islamistes algériens, dont caché ses ambitions politiques. «Je ne serai jamais confirmé les propos tenus récemment au sujet de sa par-
en la matière, constitue une priorité. le MSP de Aboudjera Soltani. Ce dernier n’y est pas allé ministre», a-t-il répondu à une question sur ses ambi- ticipation à l’Alliance présidentielle. Il rappellera à ce
S’agissant de la liberté de culte en Algé- par quatre chemins pour afficher ses ambitions et se tions politiques futures. La présidentielle de 2014 ? propos que cette «Alliance présidentielle est morte» et
rie, classée dernièrement par une organi-
positionner comme le leadership de la mouvance isla- «C’est une ambition. Une ambition légitime», a-t-il ajou- lance en la circonstance un appel pour qu’une partie
sation américaine parmi les Etats oppres-
miste en Algérie. Cette dernière, selon le président du té, en laissant entendre qu’il n’exclut pas sa candidature «annonce avec beaucoup de courage son décès». Enfin,
sant les minorités religieuses, M. Encher, MSP, remportera les prochaines élections législatives il conclut en déclarant que le «président de la Répu-pour la présidentielle d’avril 2014. «Je crois que je n’ai
qui rendait visite à l’archevêque de
prévues en 2012. «Si les prochaines élections se dérou- pas donné suffisamment l’équivalent de ce que mon blique est l’initiateur des réformes engagées actuelle-
Constantine s’est contenté de dire «ce qui
lent dans les meilleures conditions et sans trucages, la pays m’a donné. Je ne veux être ni l’Erdogan d’Algérie, ment dans notre pays». Or, «aujourd’hui, ces réformes»
a été dit est dit. Des discussions dans ce
victoire ne peut être que pour les islamistes», a-t-il indi- ni Ghannouchi d’Algérie et ni le Benkirane d’Algérie. Je ont été récupérées politiquement, d’où l’urgence de
sens sont engagées périodiquement
qué. Mieux encore, le successeur de Mahfoud Nahnah à veux être seulement Aboudjerra Soltani l’Algérien», a-t-il prendre une initiative pour les récupérer avec le même
entre les deux gouvernements».
la tête du MSP dira que la période qui s’étalera entre juin tenté d’expliquer. Pour Aboudjera Soltani «si les pro- esprit qui a prévalu le sauvetage de la concorde civile et
Farid B.
2012 et juin 2013 sera chaude et que «des changements chaines élections se déroulent dans les meilleures de la réconciliation nationale». A. B.
Photo : DR.Le Soir
d’Algérie Actualité Mercredi 7 décembre 2011 - PAGE 4
À L’APPEL DU CLA
Vers la paralysie des lycées ?
revendications des enseignants. Il rap- représentants des syndicats. Le coordi- 100%, et ce après 25 ans de service.Le Conseil des lycées d’Algérie a appelé les ensei-
pelle à cet effet que le ministère de nateur du CLA a aussi évoqué la ques- Concernant la question des œuvresgnants du secondaire à boycotter les cours aujourd’hui
l’Education s’était engagé à prendre en tion des rappels qui n’a pas été réglée, sociales qui a divisé les syndicats du
dans le cadre d’un mouvement de grève. Le débrayage
considération les préoccupations des et renvoyée à une date ultérieure. secteur, le CLA a opté pour la décentra-
coïncide avec le début aujourd’hui du référendum sur la travailleurs du secteur. Le syndicat justi- Les syndicalistes protestent égale- lisation au niveau des établissements.
gestion des œuvres sociales. fie son action de protestation par les ment contre «les ponctions sur salaires La CLA, qui appelle les enseignants
revendications qui n’ont pas été satis- qui seront appliquées pour ce mois de à se mobiliser aujourd’hui, se dit décidéF-Zohra B.- Alger - (Le Soir) - contre «les promesses non tenues de la
faites à ce jour, selon Idir Achour. Les décembre sans qu’il y ait de consulta- à aller vers d’autres actions de protesta-Alors que les enseignants sont appelés tutelle». Pour Idir Achour, le coordina-
syndicalistes évoquent en premier lieu tions préalables». Ils revendiquent que tion à partir du mois de janvier prochainaujourd’hui à élire leurs représentants teur national de ce syndicat, il ne s’agit
le statut des travailleurs du secteur dont ces rappels soient versés dans leur si les revendications des travailleurs nedans les commissions chargées de la pas de se tromper d’objectif et de se
gestion des œuvres sociales, le CLA a focaliser sur les œuvres sociales en les textes, selon eux, sont en train totalité avant la fin de l’année. Le syndi- sont pas satisfaites d’ici là.
appelé à une action de protestation occultant provisoirement les autres d’être élaborés sans consultation des cat demande, en outre, une retraite à F.-Z. B.
IL ESTIME QUE LES DEUX SYNDICATS TROMPENT L’OPINION PUBLIQUE
Le SNTE tire à boulets rouges sur le Cnapest et l’Unpef
La guerre entre les syndicats du sec- contrôlé. Un mode de gestion, poursuit-il, qui ments pour un meilleur suivi et usage. Tandis que ceux qui opteront pour une ges-
Soulignons que les travailleurs de l’éducation, tion décentralisée au niveau des établissementsteur de l’éducation sur le mode de ges- permettra également aux travailleurs du secteur
de bénéficier de leurs droits plus rapidement. estimés à 650 000 au niveau national, auront à auront seulement à voter «oui». Dans le cas oùtion des œuvres sociales de l’éducation
voter aujourd’hui pour deux modes de gestion. leurs voix seraient majoritaires, la tutelle leur aLe porte-parole du SNTE accuse le Cnapestconnaîtra son épilogue aujourd’hui lors
Ceux qui opteront pour une gestion centrali- proposé d’attendre le 24 décembre prochainet l’Unpef de mener une campagne de désin-d’un vote décisif. Le Syndicat national
sée auront également à désigner leurs candi- pour désigner leurs candidats. formation en tentant de tromper et d’induire endes travailleurs de l’éducation (SNTE),
dats pour siéger dans les commissions. S. A.qui tente son ultime campagne de sensi- erreur les travailleurs de l’éducation. «Comment
peuvent-ils tromper les travailleurs en leur pro-bilisation, accuse les deux syndicats,
mettant une retraite de 30 fois le SNMG, soit 54qui se positionnent en faveur d’une ges- IL SE POSITIONNE EN FAVEUR
millions de centimes pour chaque retraité ?»tion centralisée, d’avoir mené une cam- D’UNE GESTION DÉCENTRALISÉEs’interroge le numéro un du SNTE. pagne de désinformation.
Salima Akkouche – Alger (Le Soir) – Le Par un simple calcul, il dira 54x10 000 «le
principe de solidarité nationale prôné par les nombre de retraités pressenti en 2012» est égal Le Syndicat des corps communs
syndicats du Cnapest et de l’Unpef pour inciter à la somme de 540 milliards de centimes. «Si
les travailleurs à voter pour une gestion via des une somme pareille ira uniquement aux retrai- appelle les travailleurs à votercommissions de wilaya et nationale est «un tés, il ne restera rien pour les autres projets de
mensonge», affirme Abdelkrim Boudjenah, pré- Le Syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels de l’éducation, qui continue deconstruction de logements et autres primes», a
sident du SNTE. dénoncer le silence de la tutelle par rapport à sa plate-forme de revendications, a décidé de se joindresouligné M. Boudjenah qui affirme que les pro-
Le but de cette guerre sur le mode de ges- aux syndicats qui se mobilisent pour défendre le choix de gestion des œuvres sociales au niveau desmesses faites par ces syndicats sont purement
tion des œuvres sociales via des commissions établissements scolaires. Le syndicat appelle, dans un communiqué, les laborantins, secrétaires, atta-et simplement «irréalisables».
de wilaya et nationale, souligne le numéro un du chés d’administration, documentalistes, informaticiens et ouvriers professionnels à se présenter au
Le syndicat, qui se dit optimiste, appelle les
scrutin d’aujourd’hui pour donner leur voix et imposer ainsi une gestion décentralisée. SNTE lors d’une conférence de presse qu’il a
travailleurs du secteur à se mobiliser pour voter
S. A.animée hier à Alger, est d’«accaparer une
en faveur du mode de gestion par les établisse-
manne financière estimée à 2 000 milliards de
centime à des fin politiques». COLLOQUE SAMEDI 17 DÉCEMBRE À PARIS
Le premier responsable du SNTE affirme
que la désignation d’une commission nationale e
pour gérer l’argent des œuvres sociales, défen- «L’Algérie et la France au XXI siècle»due uniquement par deux formations syndi-
Allouache et Costa Gravas, cinéaste et présidentUn colloque bien particulier que celui qui se tiendra samedi 17 décembre àcales, «ne servira pas à grand-chose mis à part
de la Cinémathèque française. L’aménagementà réaliser des transactions douteuses». Tandis l’Assemblée nationale. L’Organisateur est l’Association France-Algérie, AFA, présidée
e du territoire et notamment l’urbanisme, les villes,que, souligne-t-il, si cette prérogative revenait depuis peu par Jean-Pierre Chevènement. Le thème ? «L’Algérie et la France au XXI
le logement, l’eau et les transports seront dévelop-aux établissements scolaires, une formule que siècle», tout un programme ! Quant aux intervenants, qu’on en juge : d’un côté comme
pés par Cherif Rahmani, le ministre algérien dele SNTE défend avec cinq autres syndicats, la de l’autre de la Méditerranée, d’anciens Premiers ministres ; des ministres en poste,
l’Aménagement du territoire ; Gérard Mestrallet,gestion sera plus transparente et l’argent mieux des opérateurs économiques et des financiers ; des universitaires et ô nouveauté, des
président de GDF Suez et Suez Environnement,hommes de lettres : écrivains, cinéastes et journalistes. Outre cette rencontre,
et Samir Karoum, président d’Alstom Algérie. Au-EXPLOSION D’UNE d’autres manifestations sont programmées ces temps-ci en France et beaucoup de va-
delà de la dimension technique, les organisateurs
et-vient entre les deux pays, après une somnolence profonde et qui donne l’impres-BOMBE À AOMAR du colloque ont consacré un volet à sa dimension
sion que quelque chose bouge et à un très haut niveau.
humaine. Celle-ci ne traitera pas comme attendu
des conseillers du commerce extérieur à Alger ;Un patriote tué et a priori de la circulation entre les deux rives, maisDe notre bureau de Paris,
Abderrahmane Hadj Nacer, ancien gouverneur de
Khadidja Baba-Ahmed se focalisera sur un premier thème relatif à l’identi-
la Banque d’Algérie, et le président de Cevital,
té des deux sociétés et leur projection dans l’ave-deux autres blessés Pour sa première grande sortie en tant que Issad Rebrab. Le volet énergie sera développé
nir, pris en charge par Malek Chebel, philosopheprésident de l’Association France-Algérie, Jean-Hier, aux environs de 9 heures du matin, une par Sid Ahmed Ghozali, ancien Premier ministre
et anthropologue, et l’historien Gilbert Meynier.bombe de fabrication artisanale a explosé au Pierre Chevènement frappe bien fort par l’organi- et ancien responsable de ce secteur en Algérie ;
e L’autre thème, le miroir que renvoie les médiassation du colloque «l’Algérie et la France au XXIpassage d’un véhicule de patriotes chargés de la Benoît Richard, directeur de la stratégie à Saint
de l’Algérie et de la France, sera exposé par Omarsécurisation du gazoduc Hassi-Rmel – Dellys, au siècle». Sous cet intitulé, les grandes facettes de Gobain Solar, et Bernard Bigot, administrateur
Belhouchet, directeur d’El Watan ; Jean-Pierrevillage de Krarib, situé au nord de la commune la coopération entre les deux pays seront traitées. général du Commissariat français à l’énergie ato-
Elkabach, journaliste à Europe 1, et le philosophed’Aomar, à 22 km au nord-ouest de Bouira, cau- «Nous avons tant à faire ensemble», c’est par mique, CEA. Quel avenir à la coopération culturel-
et écrivain, Régis Debray. Le colloque se terminasant la mort d’un patriote et la blessure de deux cette intervention que sera introduit le colloque par le et scientifique entre les deux pays ? A cette
sur cette grande question : «Quelle géopolitiqueautres. François Scheer, ancien ambassadeur, notam- question répondront pour ce qui concerne l’ensei-
dans la globalisation ?» Du côté français, c’estD’après nos sources, l’engin explosif a été ment de 1984 à 1986 en Algérie et ancien gnement, l’université et la recherche, deux interve-
enfoui sous terre dans un talus surplombant la l’ancien Premier ministre et chargé de missionconseiller à Areva. Boualem Sansal lui succédera nants : Michele Gendreau Massaloux, recteur et
route menant vers le village de Krarib, où est pour parler de défi de l’avenir pour les deux rives pour la dynamisation des relations économiquesconseiller d’Etat honoraire, et du côté algérien,
implanté le détachement de patriotes chargés de de la Méditerranée. L’économie, la croissance et avec l’Algérie Jean-Pierre Raffarin, et du côtéArezki Saïdani, directeur de la coopération au
la sécurisation du gazoduc. A 9 heures, au l’emploi constitueront le premier pavé qui sera vu algérien Lakhdar Brahimi qui s’y colleront. Enfinministère algérien de l’Enseignement supérieur et
moment du passage du véhicule des patriotes, la sous l’angle de l’investissement et l’emploi, traité Jean-Pierre Chevènement tirera les conclusionsde la Recherche scientifique. Quant à la coopéra-
bombe a explosé, projetant celui-ci sur plusieurs par, successivement, le président de BNP Algérie, tion culturelle, elle sera successivement traitée par de ce colloque.
mètres et causant la mort sur le coup à un patrio- Laurent Dupuch qui est en même temps président Rachid Boudjedra, Yasmina Khadra, Merzak K. B-A.
te et des blessures graves à deux autres.
Immédiatement après cette attentat à la POUR DÉFENDRE LA MÉMOIRE DE LEUR COLLÈGUE ASSASSINÉE PAR SON MARI
bombe, les forces de l’ANP stationnées de l’autre
côté de l’oued dans la commune de Djebbahia,
ont entamé une opération de ratissage dans la Les cadres et travailleurs de l’APC forêt de Rabta, attenante au village et réputée
être depuis longtemps le fief des terroristes de la
phalange Al Farouk, affilée au GSPC puis à
l’AQMI. de Kouba se rassemblent
Depuis plusieurs semaines, des opéra- tout pour dénoncer énergiquement les informations son déroulement. A cet effet, des cadres de l’APC,Les responsables, élus et travailleurs de
tions similaires, notamment la pose de bombes l’APC de Kouba se rassemblent aujourd’hui publiées par un quotidien qui «ont ni plus ni moins dont quatre élus, le vice-président, un délégué, le
sur les chemins empruntés par les forces de sali la mémoire de la défunte qu’ils ont tuée une président du syndicat et le chef de service où exer-pour dénoncer le sauvage assassinat de
sécurité tous corps confondus, se sont multi- leur collègue, égorgée par son mari. Ils s’in- seconde fois», ont déclaré, hier, d’une seule voix, çait la défunte se sont déplacés au siège du quoti-
pliées dans cette région comprise entre Aomar et nos interlocuteurs au sein de l’APC. dien en question pour dénoncer l’article paru hier.surgent ainsi contre l’atteinte à la réputa-
Lakhdaria en passant par Kadiria et Djebbahia.
La nouvelle est tombée tel un couperet lundi Ils évoquent ainsi la douleur de la famille de la vic-tion de la défunte dont ils comptent honorer
La dernière opération a été commise sur la bre- matin quand la police a contacté les responsables time et sa consternation. la mémoire.
telle reliant la RN5 à l’autoroute Est-Ouest près
de l’APC pour leur annoncer la mort de N. B. «Il «Elle mérite le respect, c’est la victime d’unLes travailleurs de l’APC de Kouba et collègues
de l’échangeur de Djebbahia, causant la blessure
est hors de question que quiconque salisse la acte ignoble, sans compter le fait que la violencede la victime n’arrivaient pas hier à contenir leur
à un gendarme. Moins d’une semaine plus tôt,
mémoire de la jeune femme pour justifier son se banalise», nous dira une collègue de la jeuneindignation et leur colère devant l’ampleur du
une autre patrouille de la gendarmerie a été
assassinat, c’est un crime. Ils sont en train de tor- femme assassinée. La défunte était la mère dedrame.
ciblée par une bombe enfouie sous terre près de
turer sa famille mais surtout ses enfants», dénon- deux enfant âgés de 14 et 13 ans. Pour ce qui estAprès maintes discussions, il a été décidé que
la RN5 au village Kallous, causant là aussi les
ses collègues et amis tiendront un rassemblement cent les collègues de la défunte qui s’insurgent du mari, il s’est rendu à la police juste après avoir
blessures à trois gendarmes.
contre l’article publié dans un quotidien qui a évo- commis son crime. aujourd’hui devant le siège de l’APC pour se
H. M.
recueillir à la mémoire de la jeune femme mais sur- qué des détails du drame et les circonstances de F.-Z. B.Le Soir
d’Algérie Témoignage Mercredi 7 décembre 2011 - PAGE 5
AMIROUCHE ET SI EL HAOUÈS
Pourquoi Boumediène a séquestré les dépouilles
re(2 partie et fin)
Par Mohamed MaârfiaLa mort au bout du chemin (moudjahid)
Pour rompre sa solitude, il ligne, ponctuellement, était
prend l’initiative de convoquer techniquement réalisable.
une réunion des colonels de Rares ont été les accrochages,
l’intérieur. Elle se tient à Ouled qui ont eu lieu dans le péri-
Asker, sur les hauteurs de mètre fortifié. L’approche d’Est
Taher. Il tente de faire partager en Ouest, vers la ligne Morice,
ses certitudes, quant à la réali- à travers les forêts des Beni
té du complot, aux autres chefs Salah ou des Ouled Béchih a
de wilaya. Elles sont diverse- toujours été, à quelques rares
ment reçues et pour l’un d’entre exceptions près, couronnée de
eux — Ali Kafi — avec incrédu- succès. Une fois pris en charge
elité. Ce dernier a d’ailleurs par les hommes du 2 bataillon
refusé de se joindre à ses de Abderrahmane Bensalem,
pairs. Il a consulté le GPRA et ou ceux du premier bataillon de
il en a reçu l’ordre de s’en tenir Chouichi Laïssani, l’élément
à l’écart. Il délègue Lamine aventuré jusque-là avait toutes
Khène comme observateur. Le les chances de réussir son pas-
docteur Khène écoute sage. En cas de malheur, la
Abdelhafid Boussouf. Lakhdar Bentobal. Krim Belkacem.Amirouche. Il n’en croit pas ses nature du terrain lui offrait la
oreilles. Il revient de la réunion possibilité de se replier.l’arrestation, entre autres, de rangs de la révolution, même Rahal, secrétaire général de la
perplexe. Les jeunes étudiants Lorsque Lakhdar Ouarti, futurAbdelmajid Abdessmed, ciblé au prix d’une hécatombe, n’ont Wilaya I, l’a préservé. Il ne figu-
qu’il a connus à l’université, colonel de l’ANP, à l’époquepar une information venant de pas bougé, mais dès lors que rait pas parmi les documents
pleins d’enthousiasme à l’idée chef de section dans la katibaMahiouz et transmise par chei- leur pouvoir est menacé par la qu’il a laissés à si Hassen
de rejoindre l’ALN, ont été exé- de Tayeb Djebar, déployée àkh Youssef Yaâlaoui en person- réunion de Ouled Asker, ils Ouaouag, son successeur, ou
cutés. On a trouvé des preuves l’Est de Aïn Sennour (nousne, circonvenu par le même réagissent.Après le complot, à moi-même, quand il a quitté
compromettantes au bord d’un étions dans la même unité),Mahiouz. Lorsqu’on sait que dit «des colonels» de l’extérieur le PC de la Wilaya I, en 1962.
chemin ou dans les semelles avait fait passer Krim etAbdessmed était l’homme qui dont ils ne sont venus à bout Mansour, mu par un noble sen-
d’un quelconque évadé. Il rend Benkhéda, il avait organisé l’iti-avait repris le flambeau tombé qu’avec l’aide des Tunisiens, la timent, l’avait gardé comme
compte de ce qu’il a entendu à néraire méticuleusement, neligue des colonels de l’intérieur, une relique. C’est une pièce
laissant rien au hasard. S’il estcimentée par les diatribes pour l’histoire. Il en fait état à laLa peur règne. Le général Challe recueille vrai que les conditions serontd’Amirouche, agit sur leur épi- page 191 de son livre, Les
différentes en mars 59, il n’endéjà le fruit du travail de sape effectué derme comme une douche gla- maquisards. Elle y figure,
demeure pas moins que, pourcée. Ils tremblent mais ils réduite, en fac-similé. par Godard et Léger. Il ne sait pas ce qui un chef de wilaya commes’ébrouent rapidement. Faute Depuis le retour bredouille
Amirouche, le principe de pré-l’attend quand il sera face à Krim d’avoir pu envoyer en Wilaya de quelques katibas pour-
caution aurait été respecté. EnIII, quand il était temps encore, voyeuses d’armes, malmenéesqu’ont excédé ses initiatives. Pour la mars 1959, la ligne Challe quiune commission d’enquête, ils par le long trajet, ressassant
serrait au plus près la frontièrepremière fois depuis qu’il a conquis le mettent en demeure Amirouche des peurs rétrospectives,
était encore dans les cartonsde venir à Tunis. Au moment où Amirouche est convaincu queposte de chef de wilaya, il hésite sur ce (disons au passage que Challeil va quitter sa wilaya, il n’est le barrage fortifié est devenu
commettra une erreur straté-qu’il faut faire. plus dans le même état d’esprit hermétique. Il ne veut pas
gique de taille en faisant édifierqu’au moment où il a pris l’ini- prendre le risque de passer par
Ouled Asker. Kafi, dont la cette ligne. L’ ALN, le dos audes mains de Abbès Laghrour tiative de réunir ses pairs à le Nord. Il ne sait pas que les
conviction est arrêtée depuis mur, sera contrainte de s’adap-et qu’il avait fait de la zone 2 de Ouled Asker. Sa wilaya est unités de la base de l’Est, par
longtemps sur «le complot», ter et de monter en puissance.la wilaya des Aurès le tombeau désarticulée. La peur règne. Le la densité de leur présence,
conseille la prudence et Les 25 bataillons, les CLZ, lesde la légion, on comprendra général Challe recueille déjà le d’El Kala, au Nord, jusqu’à
demande l’arrêt des exécu- groupes d’artillerie, lespourquoi les services secrets fruit du travail de sape effectué Louenza, au Sud (malgré leur
tions. C’est une chance pour la Groupements tactiques (troisfrançais voulaient sa perte. par Godard et Léger. Il ne sait redéploiement partiel vers l’Est,
Wilaya II d’avoir eu, au moment bataillons plus une CLZ),Abdessmed arrêté, la zone 2 pas ce qui l’attend quand il sera après la bataille dite de Souk
du grand doute, des chefs qui seront la conséquence directeentra en ébullition. Hadj face à Krim qu’ont excédé ses Ahras), leur connaissance du
ont su faire confiance à leurs de la ligne Challe. Plus tard,Lakhdar fit marche arrière. initiatives. Pour la première fois terrain, (ahlou Mekka…), leur
compagnons d’armes. Pour les lorsque les deux lignes (MoriceAbdessmed fut libéré. Il traver- depuis qu’il a conquis le poste pratique quotidienne de la ligne
chefs de la Wilaya II, quelle col- et Challe) seront à 100% opé-sa la ligne Morice et alla expo- de chef de wilaya, il hésite sur Morice, sont parfaitement en
lusion peut bien exister entre rationnelles (années 1960,ser à Krim et à Boussouf les ce qu’il faut faire. Cette hésita- mesure de faire franchir le bar-
un Messaoud Boudjeriou, chef I961 et I962), les passeurs demalheurs de la «bleuïte». tion transpire dans les erreurs rage à un petit groupe de com-
de la zone III et l’ennemi juré la base de l’Est, ou ceux de laBoussouf, les BRQ de l’armée de jugement qu’il va commettre battants discrets. Leurs volti-
de l’ALN qu’était le capitaine Wilaya I, réussiront à les fairefrançaise sous les yeux, savait
Rodier qui sévissait à la ferme franchir à ceux qui étaient prêtsqui était le guerrier d’acier qui Il veut se présenter à Tunis avec leAméziane à Constantine ? à leur faire confiance. Lestapait sur la table devant lui. Le
Quelle affinité y a-t-il entre le moudjahidine de la zone nord,chef de la zone 2 tempêtait et renfort d’El Haouès pour augmenter le
colonel Ducournau et comme ceux de la zone sud,exhibait ses blessures. C’est à poids des revendications de «l’intérieur»,Abdelkrim Fennouche et ses gardent en mémoire les fran-partir de ce moment que
compagnons qui activaient chissements réussis deBoussouf, Krim et Bentobal dont il s’est érigé, dangereusement pour
dans les monts des Beni Bélaïd Hidouche et de ses accompa-décidèrent que c’en était son avenir à la tête de la Wilaya III, chefet des Ouled Asker ? Quelle gnateurs, les hommes du com-assez. Abdessmed retraversa
connivence peut exister entre mando de Slimane Laceu (etla frontière et retourna au com- de file et porte-parole.
Hamlaoui ou Abdelwahab non l’assaut). Hidouche, quebat. Il rechercha désormais
Benyamina, héros du Fida à Khaled Nezzar a fait passersystématiquement la rencontre concernant l’itinéraire à geurs sont passés maîtres
Constantine et le capitaine sans que Hidouche perde unavec l’ennemi. Le premier prendre pour répondre aux dans la surveillance des mou-
Chevallier qui torturait au camp seul homme, est mort à l’ouestdécembre 1960, sur une crête convocations de plus en plus vements de l’ennemi. Ils ont
Frey ? Le bon sens en Wilaya II de la ligne, handicapé par l’im-au sommet de l’Aurès, la mort pressantes de Krim, transmises toujours pour mission de guider
l’a emporté sur les manipula- préparation de sa troupe etfut au rendez-vous pour exau- par le COM. La première est du et de protéger les unités de
tions de Machiavel. La Wilaya II abandonné par ses deuxcer le vœu de si Abdelmajid. 25 janvier I958, transmise par l’ALN de passage. Il faut savoir
qui a conservé ses moyens de guides), les franchissementsJamais champ d’honneur ne le biais de la Wilaya II, reçue le que ce n’était pas le transit de
transmission tire la sonnette de Tahar Zbiri, Ali Kafi, Laminemérita mieux ces deux mots 16 février, la deuxième et la l’Algérie vers la Tunisie qui
d’alarme. Elle est entendue par Khène, Ali Souaï, Mostaphaque le mont Chélia où tombè- troisième sont reçues les 18 et posait problème, mais l’inver-
Lakhdar Bentobal. Hélas, Hadj Ben Noui et les va-et-vient derent si Abdelmajid et ses com- 23 février par le canal de la se, lorsque le franchissement
Lakhdar, chef de la Wilaya I, ne Hadj Abdelmajid Abdessmed etpagnons. Wilaya I. L’accusé de réception était détecté et que les opéra-
se posera pas les mêmes de tant d’autres. Les trois «B», tant qu’il ne signé de la main d’Amirouche tions de recherche étaient
questions lorsqu’il ordonnera ers’agissait que d’ «assainir» les est du 1 mars 1959. Mansour déclenchées. Traverser la (Suite en page 6)
Photos : DRLe Soir
d’Algérie Témoignage Mercredi 7 décembre 2011 - PAGE 6
chefs de wilaya, le même jour, révèlent toutes les aspérités du veille du 28 mars 1959. Il écrit d’avancer des arguments qui(Suite de la page 5)
en cas de mauvaise rencontre. sol. La moindre guérite sur- en substance : «Nous avions contredisent fondamentale-L’héroïque Mokrane Aït
Il a tenu compte de deux fac- veille des dizaines de kilo- envisagé d’attaquer la garnison ment cette thèse. Sans recourirMahdi, qui vient de nous quit-
teurs, essentiels à ses yeux et mètres carrés. La plus petite de Aïn El Melh….. Pour ce à des jugements de valeurter, a assisté au passage d’un
peut-être même d’un troisième opération militaire ratisse pro- faire, nous avions envoyé deux concernant la vraie dimensionmillier d’hommes EN UNE
: le signe de bon augure, fond et large. éclaireurs en civil pour la du patriote Boussouf, disonsSEULE NUIT (fin avril 1958).
puisque les deux colonels por- Le maquisard habitué au reconnaissance des lieux. — et c’est notre conviction —Aït Mahdi réussira à rejoindre
tent le même patronyme Aït couvert protecteur de la forêt Arrivés au petit village… ils ont que même si Amirouche avaitla Wilaya III malgré l’énorme
Hamouda, dit Amirouche et ressent une terrible impression vite été repérés par deux har- pu rejoindre la Tunisie, dansdispositif ennemi mis en place
Hamouda, dit Si El Haouès. Le de vulnérabilité dans ces terri- kis. Nos djounoud n’hésitèrent une disposition d’esprit belli-pour la bataille de Souk Ahras.
premier facteur est d’ordre poli- toires du vide. Amirouche, en pas à les abattre…. Cette queuse, il n’aurait en rienSalem Giuilliano et son unité,
tique. Il veut se présenter à s’y engageant, s’est dessaisi action a pu conduire l’armée inquiété les trois «B» quirescapés de ces combats, res-
Tunis avec le renfort d’El des atouts qui lui avaient per- française à suspecter la pré- étaient, en 1959, au zénith deteront une année entière à
Haouès pour augmenter le mis de survivre à toutes les sence d’une unité ALN à djebel leur puissance. Face au trium-l’ouest du glacis fortifié, se
poids des revendications de offensives des généraux fran- Thameur qui est la montagne la virat de fer qui dirigeait, de fait,jouant des chausse-trappes
«l’intérieur», dont il s’est érigé, çais, aux coups de main du plus proche de Aïn El Melh….». le GPRA, quels auraient pudont il était truffé. Dès lors, une
dangereusement pour son ave- commando noir, à la hargne du Omar Ramdane a dit vrai, et être, en Tunisie, les moyens duquestion s’impose : pourquoi
nir à la tête de la Wilaya III, capitaine Grazziani exprimée c’est effectivement cette action chef de la Wilaya III ?Amirouche n’a pas emprunté le
chef de file et porte-parole. par la rodomontade qui lui coû- qui a été l’élément déclenchant Comment aurait-il pu démettrepassage par le nord-est ? En
Pour ce qui est du massacre tera la vie. Le natif de Mondovi, du «ratissage» qui permettra à des responsables qui ont tou-plus de la réputation détestable
des maquisards par Mahiouz et pour qui la guerre d’Algérie l’armée française d’avoir LE jours asséné, en dernier res-de ce glacis, avait-il aussi une
les aliénés qui officient à ses était une affaire personnelle, RECOUPEMENT DU RENSEI- sort, l’argument imparable duprévention bloquante du côté
GNEMENT QU’ELLE AVAIT rapport de force ? Ceux qui ontde la Wilaya II depuis que son
DEJA CONCERNANT LA PRE- connu Boussouf, Bentobal, etHouari Boumediène, au moment oùchef n’a pas voulu assister à la
SENCE DANS LA REGION DE surtout Krim, savent quel étaitrencontre de Ouled Askar, trois tombe Amirouche, n’avait pas encore
GRANDS CHEFS DE L’ ALN et le poids de leur lourde main,mois auparavant ? Le chemin
l’envergure qui sera la sienne un an et de buter ensuite sur eux. Avant lorsqu’elle s’abattait sur quel-par la Wilaya II, pour qui veut
d’aller plus loin, il nous semble qu’un.se rendre dans la région de demi plus tard. Il n’était pas en Tunisie.
utile, pour la clarification de Amirouche et El HaouèsSouk Ahras, était inévitable.
Il n’était pas partie prenante des petites cette question du piège où sont donc encerclés dans unePeut-être bien. L’option de
serait tombé Amirouche, d’évo- région dénudée par des forcesOued-Souf lui coûtera la vie. querelles et des concurrences qui
quer l’éventualité d’une impli- considérables. Ils opposentIl veut éviter l’Aurès et pas-
agitaient le GPRA. L’armée des frontières cation de Houari Boumediène une résistance farouche à leursser au sud de la zone 6, de la
et de Bousssouf dans «le com- assaillants. WilayaI. Depuis que Aïssi n’existait pas encore en tant que telle.
plot» dont le but serait d’empê- Leurs munitions épuisées,Messaoud et ses émules sont
Les grosses unités casernées, pour partie, cher le chef de la Wilaya III leur escorte décimée, ils suc-entrés en rébellion, les travées
d’atteindre la Tunisie pour «leur combent. L’ennemi pavoise etdu grand massif chaouia sont en territoire tunisien obéissaient toujours
demander des comptes sur exhibe les photos des deuxdevenus périlleuses. Ali Nmer,
à leurs anciens chefs. leur gestion et sur l’abandon de martyrs. A travers tous les dje-l’intérimaire de Hadj Lakhdar
l’intérieur». bels d’Algérie, une tristesseAbid, est contraint de jouer les
côtés, il n’est plus sûr de rien. s’était juré «c’est lui, ou moi !». Houari Boumediène, au incommensurable étreint lesdiplomates avec les dissidents
Malgré les «preuves» dont il a Il n’a plus l’initiative des itiné- moment où tombe Amirouche, maquisards. Le siège du minis-tant ils sont nombreux,
rempli deux sacoches, que les raires, des changements de n’avait pas encore l’envergure tère des Forces armées algé-convaincus d’avoir raison et
ehommes du 6 para récupére- directions, des feintes, du choix qui sera la sienne un an et riennes, boulevard Ferhat-déterminés. Les mots dont ils
ront lorsqu’il sera tué, il a des des maisons de l’hospitalité, demi plus tard. Hached à Tunis, prend le deuil.usent sont des silex. Ils aigui-
appréhensions. des instruments de la discré- Il n’était pas en Tunisie. Il Krim est effondré. sent les coutelas.
Il soupçonne Ali Kafi d’avoir tion, de la fermeté morale et du n’était pas partie prenante des Son abattement transpireDes vendettas nouvelles
fait partager son incrédulité au courage à toute épreuve des petites querelles et des concur- dans ses paroles et ses atti-apparaissent, gigognes, bar-
GPRA. Le deuxième facteur hommes de l’escorte, de la rences qui agitaient le GPRA. tudes. Autour de lui on s’enbouillées de colères glaçantes.
est d’ordre pratique : la présen- dotation en munitions des L’armée des frontières n’exis- rend compte et on l’évite tantC’est le Berbère, dans sa totale
ce personnelle à ses côtés du armes collectives, des heures tait pas encore en tant que son humeur est massacrante.ivresse, somptueux par ses ali-
chef de la Wilaya VI lui assure, imparties à la progression de telle. Les grosses unités caser- Le GPRA se réunit pour éva-bis et inquiétant par sa disposi-
du moins en théorie, les guides nuit, de la longueur des étapes nées, pour partie, en territoire luer la situation. Une nouvelletion nihiliste à mourir d’entête-
qui connaissent les bons rac- pour ne pas être surpris en tunisien obéissaient toujours à ère commence en Wilaya III. Lament. Tout ce qui exhale un
courcis, les hommes de rase campagne par le jour, de leurs anciens chefs. Pour ce guerre continue. Un grand quo-relent de «nidham» est voué à
l’OCFLN qui savent qui est qui la présence EFFECTIVE et de qui est de la base de l’Est à tidien parisien, commentantla mort.
dans les contrées qu’on traver- la fiabilité des éléments deChouichi Laïssani, l’issu du combat du djebelComme le fera Hama Loulou
se, et les endroits où sont l’OCFLN chargés de sécuriser Abderramane Bensalem et Thameur, écrira : «Amiroucheplus tard et comme le fera
implantés les postes militaires. le cercle mouvant de la pro- Zine Nobel (lequel a succédé à est mort, reste à tuer sa légen-aussi Hambli avant son coup
El Haouès est censé avoir gression, du dispositif à instal- Tahar Zbiri et à Moussa de.» Deux hommes vont s’yde folie. Ces hommes qui lut-
les relais où tout est préparé ler d’avance sur la crête au Houasnia). La zone V de la employer, Godard ettent sur deux fronts (contre l’ar-
pour les accueillir, les volti- droit du bivouac au cas où… Il Wilaya I relevait de Mahmoud Boumediène. Le premier par lamée française et contre l’ALN
geurs pour éclairer la route, et s’en est remis aux hasards du Guennez et ensuite de Lakhdar calomnie, le second par leen même temps) ne font aucun
les moyens de communication. chemin et au savoir-faire d’El Belhadj. L’armée «des fron- silence. Faire le silence sur sonquartier. Beaucoup de jeunes
Tout cela est excellent, MAIS A Haouès. Il va en mourir. tières», structurée en bataillons nom pour l’effacer de la mémoi-maquisards originaires des
CONDITION DE PASSER Au matin du 28 mars 1959,Wilayas III et IV, membres de
INAPERÇU ! A travers ces les deux colonels sont encer-compagnies d’acheminement, «Amirouche est mort, reste à tuer sa
espaces calcinés, la moindre clés. Le combat s’engage,paieront de leur vie de s’être légende.» Deux hommes vont s’y employer,information chausse des bottes âpre, terrible, disproportionné.aventurés là, selon le principe
de sept lieues. Cette anti- Djebel Thameur culmine parde la loi du plus fort : «Si ce Godard et Boumediène. Le premier par la
chambre du Sud est encore deux monstrueuses molaires,n’est pas toi, c’est ton frère !» calomnie, le second par le silence.soumise à la férule de grands l’une est haute de 1248m etAmirouche, depuis la mort de
féodaux, bachaghas, caïds, l’autre culmine à 1120m. EllesLaghrour et de ses compa-
grands de douars, oreilles ont, au cœur des siècles, dévo-supérieurement armés, re des hommes et l’interdire degnons, et le préjugé favorable
grandes ouvertes des adminis- ré leurs propres flancs et les appuyés par des CLZ (compa- tombeau pour l’effacer de ladont il a fait bénéficier
trateurs des communes mixtes ont rejetés en vomissures gnies lourdes zonales), discipli- mémoire de la terre.Mahmoud Chérif, devenu colo-
et des officiers SAS. (Au pas- d’éboulis. Les obus et les nés, obéissant à l’EMG, n’avait Lorsqu’on aura tout dit surnel puis membre du CCE, sans
sage, considérations et respect bombes les mettent en mouve- pas encore vu le jour. C’est, Amirouche, le rouge et le noir,posséder le seul titre nobiliaire
à tous les caïds, à tous les ment. Elles vont broyer leurs pour le moins, commettre une on reviendra immanquable-— sortir de leurs rangs — que
notables qui sont restés dans proies. grave erreur de chronologie et ment à un constat : le peuplereconnaissent les guerriers
l’administration française à la d’approche que d’en parler, dès n’a pas attendu les rubans, leschaouia, a concentré sur sa
demande de l’ALN et qui ont mars 1959. Il faut, à notre sens, palmes, les discours protoco-personne des montagnes de Amirouche
servi avec abnégation la révo- écarter du dossier «Amirouche laires et le marbre blanc, cesvindictes. L’itinéraire de l’Aurès et El Haouès
lution). Des groupuscules MNA trahi», la culpabilité de Houari dérisoires hochets qui serontlui a semblé, à juste titre,
ont-ils été trahis ?ont survécu aux coups que les Boumediène. agités lorsque son corps seraimpraticable.
Le moudjahid Omarunités des Wilaya III, IV et VI Elle est bien improbable. retrouvé, pour lui décerner leLa solution Ahmed Ben
Ramdane, dans une contribu-leur avaient assénés. Les Reste l’éventualité d’une com- seul honneur qui vaille : l’adula-Abderrazzak (El Haouès) lui
tion parue dans El Watan, le 10lunettes d’approche portent plicité objective de Boussouf tion. Il n’y a pas plus grandeparaît la plus séduisante. Il n’a
mai 2010, a évoqué les évène-jusque dans les lointains, «la avec l’ennemi. Cela, les moud- consécration. Il n’y a pas pluspas pris en considération la
ments qui se sont déroulésvue d’en haut» des redoutables jahidine qui ont connu cette belle absolution.catastrophe que serait pour la
autour du djebel Thameur à laavions d’observation «pipers» époque sont en mesure M. M.révolution la perte de deuxLe Soir
d’Algérie Témoignage Mercredi 7 décembre 2011 - PAGE 7
Comment nous avons retrouvé les dépouilles
Houari Boumediène et Abdelkader Chabou avaient imposé le silence sur la découverte, en décembre 1962, Par Chérif Mahdi (officier à la retraite
des corps de Amirouche et d’El Haouès. Ces deux responsables du MDN, une fois morts, Cherif Mahdi, ne crai- et secrétaire général de l’état-major
gnant plus pour sa vie, et après avoir consulté le deuxième homme également au courant, en l’occurrence de l’ANP de 1963 à 1967)
Abdelhamid Djouadi, et obtenu son plein accord, Cherif Mahdi avait décidé de parler, ce qu’il avait dit avait fait
l’effet d’une bombe. Le pouvoir de Chadli avait été remué de fond en comble. Ce qu’avait révélé si Chérif per-
mettra de retrouver les dépouilles mortelles des deux colonels morts au combat en mars 1959, mais ces révé-
lations étaient tellement explosives qu’il n’en sera jamais fait état. Cherif Mahdi, officier en retraite, ancien secré-
taire général de l’état-major de 1963 à 1967, fait aujourd’hui œuvre de salubrité historique en dévoilant la vérité.
Il dit quand, comment et par qui les restes des deux martyrs ont été retrouvés et surtout par qui et pourquoi ils
ont été frappés de séquestre. L’Histoire lui en sera reconnaissante.
1978.... Le pouls du pays bat au ralenti. teur du secret. La rencontre a lieu dans un alpha tressée. Nous les exhumons avec pré-
Boumediène est malade. Boumediène agoni- petit appartement non loin du port. L’officier caution pour ne pas désarticuler les sque-
se. Tout ce que l’Algérie possède comme français est introduit par Zouaïmia. Il est cor- lettes. Des lambeaux de treillis collent encore
compétences scientifiques, comme res- pulent, très blond, il a les yeux clairs. Le aux ossements. Horrible détail, Amirouche et
sources, comme entregent diplomatique Français se présente : «Je suis le capitaine El Haouès ont été décapités et enterrés tête
international, tout ce que la planète compte Jean-Louis Gallet. Je connais l’endroit exact bêche. Nous récitons la Fatiha. Abdelhamid
comme sommités médicales, est mobilisé par où sont enterrés Amirouche et El Haouès. Je Djouadi, moudjahid de la première heure,
l’entourage du président pour contrecarrer le vous l’indique, contre… l’autorisation de ancien de la Wilaya III, reconnaît Amirouche
destin. convoler avec ma fiancée de confession à sa dentition. Nous enveloppons les deux
Les services de sécurité sont sur le qui- musulmane et je vous donnerai aussi le détail martyrs dans des linceuls. Nous nous pen-
vive afin que la transition, que Merbah et de l’opération qui a ciblé vos deux chefs de chons à tour de rôle sur le tissu blanc et nous
quelques hauts dignitaires de l’armée ont wilaya. J’y étais.» Manifestement, l’homme posons nos lèvres, pieusement, à la hauteur
décidée, se déroule selon leur canevas. ressassant des souvenirs de l’après-guerre du front de chaque crâne. Nous sommes
Chadli, coopté par ses pairs, est plébiscité en France, craignait pour son amie le sort qui émus aux larmes. Le moment d’émotion
e autres remue-ménage, les cercueils sontpar le 4 congrès du FLN. Il devient président a été celui des Françaises convaincues de passé, nous avisons Alger et nous attendons
découverts dans les sous-sols de la gendar-de la République. Avec la disparition du «crime» d’alcôve avec des soldats de la sur place. Deux heures s’écoulent. L’ordre
merie. Sur ordre de Chadli, Benchérif est offi-grand gladiateur tout devient possible : l’élar- Wehrmacht. Nous promettons, bien sûr, de tombe. «Secret total. Remettez les corps à la
ciellement auditionné par les trois chefs desgissement de Ben Bella, le retour d’exil des faciliter les épousailles. Le capitaine Gallet gendarmerie de Bou Saâda. Ne rien dire aux
services de sécurité réunis. Bencherif confir-opposants (Aït Ahmed, Tahar Zbiri, Bachir nous confie alors un plan et il le commente : gendarmes sur l’identité des morts. Rentrez
Boumaza …), la libération du commandant «Vos deux colonels sont enterrés à 70 cm de sur Alger.» Nous déposons les corps, mar- me et se cache derrière les ordres reçus.
Que faire ? Le contexte politique, avecAmar Mellah et de ses compagnons empri- profondeur, à l’intérieur de la caserne d’Aïn El qués chacun d’un numéro d’identification,
l’éclosion récente du Printemps berbère etsonnés dans des conditions inhumaines. Melh, située à une trentaine de kilomètres de auprès de la brigade de gendarmerie de Bou
les difficultés qui en découlent toujours pourC’est le début de la fin de l’ère du «nacht and la ville de Bou Saâda. Quand vous serez à Saâda et reprenons la route vers la capitale.
le pouvoir, qui craint un retour de flammes,nebel» (nuit et brouillard) imaginé par l’intérieur de la caserne, vous mesurerez 73 La suite se déroule dans le bureau de
impose d’agir avec circonspection. A laHimmler à l’usage de ses contemporains. Le mètres parallèlement au mur d’enceinte, à Chabou. Elle tient en quelques mots : «Vous
dégel n’est pas encore visible, mais la ban- partir du mirador et 17 mètres à partir du pied garderez le silence jusqu’à la tombe sur votre moindre imprudence, la situation en Kabylie
quise craque de toutes parts. Les patrons de du mât de levée des couleurs. Dans le corps mission. C’est une affaire d’Etat. Pas un mot risque d’échapper à tout contrôle. Mais il n’y
a plus à attendre au risque de paraître couvrirla police et de la gendarmerie recommencent du mât est sertie une croix d’agate, l’emblè- à quiconque. Vous en répondrez sur vos vies
le sacrilège. Bendjedid a beau tourner autourà appréhender leur environnement au-delà me de mon régiment. !» Je me vois confier une dernière mission :
de la question, non pour éluder ce qu’il y adu glacis où ils ont si longtemps monté la faire enterrer Amirouche et El Haouès dans le
lieu de faire désormais, parce qu’il est décidégarde. Les machineries de l’ancien système plus grand secret au cimetière d’El Alia. C’estLe colonel Chabou : «Vous garderez
sont portées à la connaissance du nouveau ce que je ferai, quelques jours plus tard, à ne couvrir en aucun cas la faute gravissime
le secret jusqu’à la tombe !»président de la République, lequel va de sur- lorsque les deux corps, placés dans des cer- de son prédécesseur, mais pour comprendre
ce qui a pu la justifier. Il ne trouve rien. Tousprise en effarement. Chadli, l’ingénu, La tombe — une tombe commune — se cueils, arriveront de Bou Saâda. La tombe
ceux qu’il interroge s’accordent à dire quedécouvre, qu’en réalité, il ne savait pas trouve au sommet de l’angle droit formé par d’Amirouche portera le n° 5487 et celle d’El
personne dans l’entourage du «patron» n’agrand-chose dans sa lointaine satrapie l’intersection de ces deux lignes. En plus de Haouès le n° 5488 (54 pour le signe de
accouché de l’idée. d’Oran. ce plan, je vous donne également ce docu- Novembre. 8, pour la date de départ sur
C’est Boumediène, uniquement lui, qui estNordine Aït Hamouda frappe à toutes les ment écrit de ma main qui relate les péripé- Annaba. Le 7 et le 8 pour différencier les
portes pour essayer de savoir ce qu’est deve- ties du combat à l’issue duquel Amirouche et deux chahids). l’auteur, à part entière, de la lettre de cachet.
Chabou a pris bonne note et a assuré le suivinue la dépouille mortelle de son père. Il écrit El Haouès sont morts. Ce sont des paysans Peu de temps après, je suis envoyé en
technique. Benchérif a exécuté. Ce dernierà des généraux français. Il enquête dans la qui nous ont renseignés sur la présence de Amérique latine en stage. Mon compagnon
obéissait à Boumediène et même plus, car ilrégion de Bou Saâda. En vain ! Le temps grands chefs à Djebel Thameur. Nous Abdelhamid Djouadi à Moscou. Avant mon
y avait affinités. Cette version algérienne,passe. Après avoir consulté Abdelhamid n’étions pas au courant avant. Nous ne départ, je suis convoqué devant
cette version macabre du masque de fer, aDjouadi, lequel était toujours en activité dans savions pas qu’il s’agissait d’Amirouche. Boumediène. Une fois dans son bureau, il me
les rangs de l'ANP et tenu à l’obligation de Nous l’avons su une fois des prisonniers donne l’ordre de passer les consignes à d’emblée connu la consigne du secret. Elle
renseigne sur la réaction spontanée, immé-réserve, et après avoir obtenu son plein entre nos mains.» Plus tard, je saurais que le Kasdi Merbah, désigné à la tête de la SM. Je
diate, «naturelle» de Houari Boumediène àaccord, je suis allé trouver Tahar Zbiri qui capitaine Gallet était le chef de la première salue militairement le président et je me reti-
e agir selon sa perception personnelle de tousvenait de rentrer d’exil. Je lui ai fait part du compagnie du 6 régiment du colonel re. Je suis rappelé tout de suite après.
ceux qui par l’ancienneté, le prestige, lessecret que je détenais : les conditions dans Ducasse et qu’il était effectivement sur le Boumediène me fixe longuement et, sans
états de service, l’aura, rapetissent sa statu-lesquelles les restes d’Amirouche et de champ de bataille. Pressés de rendre comp- dire un seul mot, met l’index en travers de
Haouès ont été découverts et exhumés en te à notre hiérarchie, nous reprenons la route ses lèvres. Je n’ai pas besoin d’un dessin. Je re ou mettent en danger sa quiétude. Dans la
décembre 1962. J’ai parlé à Tahar Zbiri en d’Alger, après avoir recommandé à Zouaïmia comprends de quoi il s’agit : «Le dossier» somme des actes que cet homme a commis
au cours de sa longue carrière de dictateur,ces termes : Le 7 décembre 1962, un officier de garder le contact avec le Français. Houari Amirouche ne fera pas partie des chemises à
l’acte sacrilège perpétré en 1962 est le sum-de l’ancien CDF (Commandement des Boumediène et Abdelkader Chabou, après transmettre à Merbah. Pendant plus de vingt
mum des méfaits qu’un homme peut com-Frontières), Cherif Zouaïmia, se déplace de avoir pris possession du texte remis par le ans, un rideau noir, lourd, opaque, tombe sur
mettre pour la passion du pouvoir. Cet acteAnnaba, où il est affecté, sur Alger pour capitaine français concernant le dernier com- la découverte des ossements des deux colo-
prendre attache avec le MDN, passant par- nels et sur l’endroit où ils sont enterrés. est révélateur de sa vraie personnalité. Labat d’Amirouche et nous avoir écoutés, nous
dessus toute sa hiérarchie. Zouaïmia est ori- donnent l’ordre de nous rendre, via Bou Lorsque Tahar Zbiri reçoit mes confi- cave de Benchérif, c’est en réalité tout le
drame intime de Houari Boumediène, songinaire de la région de Souk Ahras. Les Saâda, à Aïn El Melh, immédiatement. Nous dences, il demande à Ouamrane et à Salah
pitoyable huis clos. Zouaïmia sont également nombreux à avons pour mission de vérifier, bien sûr, la Boubnider de venir chez lui le plus rapide-
Aucune raison d’Etat valable, aucun argu-Sédrata. Mohamed Maârfia, à l’époque, tou- véracité des dires de Jean-Louis Gallet, de ment possible. Les deux colonels, intrigués,
ment cohérent, aucune justification plausiblejours secrétaire du colonel Zbiri, connaît bien nous assurer qu’il s’agit bien des restes des ne se le feront pas dire deux fois. Ils sont
: «l’oubli», «les évènements de 1963-1964 enChérif, comme le connaissent tous ceux qui deux colonels, puis d’aviser le secrétaire chez lui, dans l’après-midi même.
étaient au CDF pendant les deux dernières général du MDN et d’attendre sur place les Zbiri les met au courant de ce qu’il vient Kabylie», «l’attente de circonstances plus
favorables» (lesquelles ?), rien ne peut excu-années de la guerre de Libération. «C’est un instructions. Je prends avec nous deux d’apprendre de moi. Ouamrane éclate en
ser ce qui a été commis. Les vraies raisonshomme sérieux, m’a-t-il affirmé. Ce manque- autres militaires, en l’occurrence les futurs «assiaaka en’Boumediène» à répétition.
du séquestre ne sont pas officiellementment à la discipline est motivé par une affai- colonels Mostefa Ayata et Boukhelat Boubnider hoche la tête avec incrédulité. Les
avouables : c’est, pêle-mêle, le refus de don-re peu commune. Tu l’écouteras, puis tu ver- Mohamed, (ce dernier est toujours de ce trois colonels décident d’informer le président
ner aux Kabyles un lieu de pèlerinage et deras ». J’étais à l’époque responsable de la monde) originaires, tous les deux, de Bou de la République.
sécurité au MDN. Introduit auprès de moi, Saâda. La nuit du 12 au 13 décembre est C’est ce qu’ils feront par le biais de Hadi recueillement, c’est la volonté d’amoindrir les
sacrifices de ce haut lieu de la résistance enZouaïmia dit avoir été contacté par un officier bien avancée, lorsque nous arrivons à Bou Khédiri (qui vient de nous quitter, hélas).
lui confisquant ses symboles. Khediri,français, replié avec son unité sur Annaba en Saâda. Nous passons la nuit auprès de la Kasdi Merbah, appelé par Bendjedid, discul-
homme de cœur et de conviction, pour cou-attendant le bateau qui doit les rapatrier. Le famille de Boukhelat Mohamed. Le lende- pe la SM. «Les services dont j’étais le chef
per court à toutes les tergiversations, pointereplié désire rencontrer un responsable mili- main, 13 décembre vers 8 heures, nous fran- sont en dehors de cela. J’ignore tout de cette
du doigt le danger : «Si on avait voulu singu-taire de niveau national pour monnayer un chissons le portail d’entrée de l’ancienne affaire !» Et c’est vrai !
renseignement important qu’il détient. caserne française. Nous commençons à Le président ordonne à Hadi Khédiri et à lariser la Kabylie et la provoquer on n’aurait
J’interroge longuement Zouaïmia. Ce der- creuser, après avoir mesuré les distances Mustapha Cheloufi, chef de la gendarmerie, pas trouvé “mieux”. Il faut réparer !»
L’indignation de Bendjedid, devant le sort faitnier ne peut m’en dire davantage. Abdelkader selon les indications du plan remis par le d’ouvrir une enquête. La première chose à
aux deux glorieuses reliques, encourageaitChabou et Houari Boumediène sont immé- capitaine Gallet. Nous ne trouvons rien. Nous faire est de retrouver les cercueils, puis de
Khédiri à demander le maximum : une annon-diatement mis au courant. Les deux patrons sommes déçus. En regardant de nouveau le vérifier qu’il s’agit bien des restes
ce solennelle, des obsèques nationales, ledu MDN sont intrigués. Ils décident de m’en- plan, nous nous apercevons que nous avons d’Amirouche et d’El Haouès.
voyer à Annaba accompagné d’un autre offi- Les cercueils ne sont plus dans les tom- Carré des martyrs et la présence au cimetiè-fait une erreur. Nous avons interverti les
cier, Abdelhamid Djouadi, pour rencontrer le points de départ. Nous reprenons le travail. beaux où je les ai personnellement enterrés. re du chef de l’Etat en personne. Bendjedid
répondra par un laconique et généreuxFrançais. Nous prenons la route le 8 Après une demi-heure d’effort, à exactement Il apparaîtra bientôt qu’ils ont été exhumés,
«maâloum». La postérité lui en tiendra comp-décembre 1962. Nous passons la nuit chez le 70 cm sous la surface du sol, quelque chose peu avant le 19 juin et confiés «aux bons
te. Le reste est connu. père de Zouaïmia, vitrier de son état. Le len- apparaît… deux corps ! Deux corps littérale- soins» de Ahmed Benchérif. De questions en
C. M.demain, un rendez-vous est pris avec le por- ment emmaillotés ensemble par une corde en investigations, en démolition de cloisons etLe Soir
d’Algérie Actualité Mercredi 7 décembre 2011 - PAGE 8
DIVORCES GESTION DES RISQUES
Toujours pasLes avocats plaident pour
de stratégie
la médiation familiale intersectorielle
que journée sur la médiation familiale est une assurer le rôle de médiateur. Dans son inter-Les avocats demandent l’ins- En dépit des 14 types de risques réperto-
première dans notre pays, l’avocate a rappe- vention, le ministre de la Solidarité nationale riés auxquels font face de manière régulièretauration de la médiation familiale
lé que les musulmans étaient les précurseurs et de la Famille, Saïd Barkat, a assuré que la les différentes régions du pays, la réponsedans le procédé du divorce. Pour dans la médiation. «Aujourd’hui, seules les fonction publique a accepté et accordé un des pouvoirs publics continue de se faire
eux, la mésentente dans le couple tribus kabyles et touaregs ont échappé à la budget à la fonction du médiateur. Ces dans l’urgence loin de toute stratégie. Qu’il
modernisation et à la mondialisation et conti- médiateurs seront en poste dans les direc- s’agisse d’inondations, de séismes ou deentraîne souvent la violence et le
nuent à régler les conflits de mésentente tions de wilaya relevant du ministère de la désertification, les spécialistes appellent àdivorce.
entre le couple au sein de la djemaâ», fait- Solidarité. ne plus parler de catastrophes naturelles
Rym Nasri – Alger (Le Soir) – «Nous elle remarquer. «Nous sommes en faveur de solutions mais de gestion du risque. Une notion qui
demandons l’application de l’article 56 du Et d’expliquer : «Nous disposons d’élé- clémentes basées sur la communication sans nécessite néanmoins de la planification pour
droit de la famille, portant sur le divorce, qui éviter des réactions non coordonnées et desments juridiques que nous n’appliquons pas. avoir recours à la justice afin d’éviter les
prévoit que le juge peut désigner des média- prises de décision dans l’urgence. DesLa surcharge que subit le juge via le nombre dérapages au sein d’un couple. Quand une
teurs. Il faut ainsi instaurer le médiateur dans recommandations faites à l’occasion de laimportant de dossiers à traiter en est la affaire arrive devant la justice, elle est sou-
ela procédure du divorce», a plaidé M conférence sur la vulnérabilité, l’aléa, lecause.» Elle déplore que la justice algérienne vent mal vécue par la famille», explique-t-il.
Benbrahem en marge de la journée d’étude risque et la gestion des catastrophes organi-soit devenue une justice de «quantité» et que Quant aux personnes chargées d’assurer
sur la médiation familiale, tenue hier à Alger. sée par la Faculté de génie civil dela justice de «qualité» soit ainsi estompée. ce rôle, le ministre a préconisé une formation
e l’Université de Bab Ezzouar. Selon elle, cette démarche conduira inévi- Toutefois, M Benbrahem n’a pas omis de en psychologie, un savoir-faire et une sages-
rLe D Benouar, membre du comité orga-tablement à la révision du code de la famille. souligner l’importance de la formation des se ainsi qu’une aptitude à garder le secret de
nisateur, expliquait à un auditoire d’initiés«Il faut que le procédé du divorce soit réparti médiateurs. Elle suggère, à cet effet, de la famille.
que le génie civil ne pouvait être désignéen deux : phase de réconciliation et média- recourir à des magistrats en retraite comme Par ailleurs, les statistiques communi-
comme le seul responsable de la gestiontion, et phase du divorce», a-t-elle dit. Elle formateurs. «Ces magistrats possèdent une quées par le ministère de la Justice relèvent
des risques. Il plaide pour l’implication deestime que cette «reformulation» du procédé grande expérience juridique.» Elle a égale- 49 839 cas de divorce enregistrés en 2010
l’engineering et des sciences sociales pourdu divorce permettra de réduire de 50% le ment ajouté que les psychologues, médecins contre 41 643 en 2009. notamment comprendre le comportement de
nombre de ces cas en Algérie. Soulignant et imams sont des personnes habilitées à R. N. l’être humain face au déchaînement des élé-
ments naturels. Le terme catastrophe natu-
relle, dit-il, a été imposé par les politiquesSALON NATIONAL DE L’INNOVATION
qui gèrent l’urgence, or, atteste-t-il, l’urgence
ne suffit pas et doit laisser place à la préven-
tion. Les différentes expériences, notam-
ment celle des inondations de Bab El Oued,Des inventions et des ambitions
ont apporté la preuve que les systèmes
rd’alerte ne fonctionnent pas. Le D Benouar
estime que les sciences sociales peuvent
être d’un grand apport pour la gestion desà encourager crises en étudiant notamment le comporte-
ment des Algériens face aux différents aléas
santé de l’entourage, il faut dire pour développer leur projet et aller rLe fait marquant de cette première édition du Salon de la nature. Le D Belazougui, directeur du
que cette invention apporte une vers une production et des innova- Centre national de recherches appliquéesde l’innovation, selon le DG de la promotion de la
solution à un grand problème de tions plus consistantes. Pourtant, en génie parasismique (CGS) a, quant à lui,PME, Brahiti Amouri, consiste dans le positionnement santé publique et de protection de des fonds de soutien et des retracé les différentes étapes ayant mené
des inventions dans la filière industrielle. l’environnement. Les efforts de agences d’accompagnement exis- les pouvoirs publics à revoir la législation en
l’entreprise INOTIS s’inscrivent tent en grand nombre. Aussi, il aMehdi Mehenni – Alger (Le de la pression des explosions, matière de risques. Une législation qui avait
également dans ce sens à travers été remarqué que certains expo-Soir) – Bon nombre de visiteurs réduction de leur impact et de l’éli- été complétée en 2004, tirant les leçons du
le développement de la dernière sants manquent de moyens pour,ont été étonnés hier, à l’ouverture mination de ses rayonnements. séisme de Boumerdès qui avait mis à nu les
technologie en matière de fabrica- ne serait-ce que, l’affichage lorsdu Salon national de l’innovation, C’est la récente catastrophe de incohérences des différents secteurs. Des
tion des non-tissés, une industrie du salon. D’ailleurs, certaines pan-qui se déroule les 6 au 7 Fukushima qui a inspiré ce jeune chercheurs ont profité de l’espace offert par
à part entière, qui apporte des cartes ou fiches techniques etdécembre 2011 au palais des Algérien et l’a poussé à créer un le laboratoire de génie civil pour exposer les
solutions efficaces dans le milieu explicatives, rédigées à la mainExpositions des Pins-Maritimes, à appareil pouvant éviter à son pays résultats de leurs recherches ou études.
médical et ses contraintes d’hygiè- sur du papier cartonné, ressem-Alger, par le grand intérêt que por- l’impact d’une éventuelle catas- C’est ainsi que Aït Meziane Yamina et
ne, notamment l’habillage et le blent aux travaux pratiques avectent les jeunes chercheurs et trophe. C’est aussi l’exemple de Djakab Essaïd, respectivement du CGS et
inventeurs algériens au dévelop- Mohamed Betahar, un quadragé- drapage opératoire. Interrogé en lesquels les écoliers décorent de l’USTHB, ont affirmé dans une interven-
marge de l’ouverture du salon, le leurs classes de cours. Un salonpement de l’industrie. La majorité naire de Tipasa, qui a inventé une tion sur le diagnostic sismique que «la
directeur général de la promotion d’une telle envergure aurait méritédes inventions et des projets d’in- machine de séparation et de cri- réduction du risque lié à cet aléa naturel
novation présentés et exposés au blage du sable de carrière pour lui de la PME au niveau du ministère du moins la contribution du dépar- passe par l’évaluation de la vulnérabilité des
de l’Industrie, Brahiti Ammouri, tement concerné pour l’impressionpavillon Casbah de la Safex donner une plus importante éléments exposés, dont le bâti.
valeur. Après le tri des grains de pense que «le grand intérêt dont de fiches techniques et pancartesapporte des réponses et des solu- Ne disposant pas de moyens pour quan-
tions à des problèmes d’ordre ce sable, qui coûte entre 200 et font preuve les inventeurs algé- à la hauteur des inventions et les tifier le niveau d’endommagement que
riens pour apporter des solutions ambitions des innovateurs. Enfin,industriel. Il s’agit de solutions qui 500 DA le quintal, sa valeur pas- subissent les bâtiments, l’évaluation des
peuvent réconforter certains cré- sera à 7 000 DA. Il y a aussi une dans le milieu industriel renseigne il est à rappeler que ce salon avec dommages sismiques s’effectue depuis le
eneaux, dont l’acquisition du maté- petite entreprise qui a réussi à sur des perspectives sérieuses la tenue de la 15 édition de la séisme du 10 octobre 1980, selon un proto-
pour le développement de ce sec- Journée nationale de l’innovationriel, le savoirfaire et la technologie fabriquer des solutions bio pour cole visuel. Cependant, pour des raisons
ereviennent cher et encouragent la l’élimination des animaux et des teur». Mais il faut dire que ces et la 3 édition du Prix national de diverses, les résultats d’analyse qui ressor-
dépendance. C’est à l’exemple de insectes nuisibles. Lorsqu’on sait jeunes innovateurs et patrons de l’innovation pour les PME, qui se tent du traitement des fiches post-sismiques
petites et moyennes entreprises tiendront au palais desBouzouad Hakim, un jeune venu que les produits utilisés générale- sont entachés d’erreurs».
de la wilaya de Relizane, qui a ment dans ces circonstances sont restent isolés et ne savent sou- Expositions des Pins-Maritimes. Nawal Imès
inventé un système d’absorbtion toxiques et mettent en danger la vent pas à quelle porte frapper M. M.
LA BANQUE AFFICHE DE FORTES PERSPECTIVES À L’HORIZON 2015
Société Générale Algérie se porte bien
et 286 grandes entreprises, dispose de 25 mil- directeur général adjoint de SGA, Hakim l’intermédiation financière (dépôts – crédits)Société Générale Algérie (SGA),
liards de dinars de fonds propres dont 10 mil- Ouzzani. Il s’agit, ainsi, de développer l’expan- dont les engagements en matière de finance-filiale à 100% de la banque françai-
liards de dinars de capital (500 millions de sion du réseau, avec 75 agences opération- ment de l’investissement. En d’autres termes,
se Société Générale, se porte bien dinars à son lancement en 2000), outre un total nelles et une douzaine en attente d’agrément SGA n’est «pas une banque de commerce
et affiche de fortes ambitions à hors bilan de 170 milliards de dinars pour un de la Banque d’Algérie, avec l’objectif d’at- extérieur», affirme-t-on. Egalement, SGA
encours d’engagements de 224 milliards de teindre 150 agences d’ici 2015. Et cela même entend développer tant la monétique (avecl’horizon 2015.
dinars. Voire, des résultats qui seront «en si SGA «souhaite que le rythme d’agrément 17 000 porteurs) que la banque à distance, l’e-Chérif Bennaceur – Alger (Le Soir) -
croissance» affirme M. Boursot qui indique que soit plus rapide», relève Pierre Boursot, banking au profit de la clientèle. Cela même siInstallé depuis quelques mois à ce poste, le
SGA affiche un chiffre d’affaires de l’ordre de «quoique on s’y adapte». Et, malgré l’échec du l’absence de certification électronique restenouveau président du directoire de SGA,
12 milliards de dinars pour les 10 premiers projet d’implantation de la filiale d’assurances contraignante, SGA entend néanmoins boosterPierre Boursot, est convaincu que la filiale
mois de 2011. Sogecap de Société générale en Algérie, pour son projet de Sogecashnet. Il est aussi ques-algérienne, lancée voilà 10 ans, est à l’abri,
Et des «résultats qui seront en croissance, «plusieurs raisons» selon Pierre Boursot, SGA tion de développer le transfert d’expertise com-non impactée par les difficultés dont souffre
de l’ordre de 15 à 20%», affirme-t-il, au entend toutefois poursuivre ce projet. merciale à l’international, mais aussi dans laactuellement la maison-mère. Hier, en présen-
regard de la profitabilité et de la bonne rentabi- Comme il s’agit de continuer à offrir des quête de financements et de partenariats.ce de représentants de la presse, le président
lité financière dont elle bénéficie (avec un ratio solutions diversifiées, adaptées à tous types Ainsi, SGA crée une direction spécialisée dansde SGA, a affirmé que SGA est «en position
confortable» et s’autofinance de manière auto- résultats/fonds propres de 10%). Et des résul- de clientèles et notamment aux entreprises, à les financements structurés et la syndication
tats qui lui permettront de réaliser de «fortes accompagner la croissance économique du de crédits. Comme cette banque attend l’avalnome par rapport à Société Générale. «La
banque se suffit», dira-t-il. Et d’autant que ambitions» à l’horizon 2015, dans le cadre pays et développer «la banque multicanal». des autorités bancaires pour obtenir le statut
SGA qui compte 294 685 clients dont 268 000 d’une stratégie de développement multiforme Dans ce sens, le staff dirigeant de SGA affirme d’intermédiaire en opérations en Bourse.
particuliers, 21 000 professionnels, 5 600 Pme de la banque de détail, et qu’a explicitée le que 60% du chiffre d’affaires sont générés par C. B. Le Soir
d’Algérie Actualité 9Mercredi 7 décembre 2011 - PAGE
TIPASA
Des projets inachevés sur le site
de cap Rouge à Cherchell
En forme de corne, le site de Oued Bellah situé à l’est de
cap Rouge, distant de 2 000 m Cherchell. Ce projet cap Rouge
du centre de Cherchell, pénètre prévoyait la réalisation d’un
profondément la mer, sur plu- immense complexe hôtelier de
sieurs dizaines de mètres. Ce haut standing structuré autour de
site était prévu pour abriter plu- deux hôtels trois étoiles de 600 lits
sieurs projets semi-urbains de chacun. On prévoyait par ailleurs
grande envergure qui s’éten- la réalisation d’un village artisanal
draient, selon ses concepteurs, regroupant toutes les activités arti-
sur une superficie de 48 ha. sanales et culturelles axées sur le
tourisme et la préservation de l’art
Devant à l’origine, en 2005, local, (gastronomie, poterie,
abriter des projets touristiques de musique, etc.).»
dimension régionale qui viseraient Une autre source nous indique-
la création d’un pôle secondaire à ra qu’«une avenue piétonne, de
vocation touristique et culturelle et type promenade, avait été prévue
constituer un immense générateur par les initiateurs pour agrémenter
d'emplois, cap Rouge se voit ce projet. Elle devait longer la
réduit aujourd’hui à n’être qu’un zone côtière bordant ce complexe
immense lotissement résidentiel touristique, avec des espaces de
de 382 logements situé à proximi- dégustation et de restauration, et
té immédiate de la mer. récréatifs». Ammi Mohammed, un
Il convient de rappeler à ce titre sexagénaire, membre d’associa-
que les six entreprises chargées tion, fulmine : «C’est incroyable
de réaliser ces logements sociaux qu’un tel projet, dont le lancementd’un complexe hôtelier de 156 000 plois pour la région et accessible tation, voire leur suppression à tra-
participatifs s’étaient engagées ini- fut inauguré par des responsablesm2, d’un village artisanal de 20 aux bourses moyennes, à l’image vers la révision des projets com-
tialement sur un délai de 24 mois, de l’Etat, et dont les études ont000 m2, et d’un espace de déten- des complexes de niveau interna- munaux affectera gravement le
avec un coût avoisinant 100 mil- coûté très cher, soit délaissé ainsi.te et de récréation dotés d’une tional. J’y crois encore, car ce site développement et la promotion de
liards de centimes. Constitué de Cherchell a besoin de ressources.intégration totale d’équipements est situé dans une zone vierge et l’emploi et, partant, accentuera le
17 blocs de type R+4 et R+5 de On n’a pas besoin uniquement ded’accompagnement non polluée, bénéficiant ainsi de chômage rampant qui menace
150 logements de type F4, de 154 buildings, mais de faire travaillercap Rouge était destiné, selon toutes les commodités : route notre région».
logements de type F3 et de 78 nos enfants, nos commerces etses initiateurs, «à jouer un rôle nationale, montagne, proximité Un ex-élu, qui préfère garder
logements de type F2, cet attirer un maximum de touristesmajeur dans la configuration d’un immédiate des marchés de l’anonymat, très au fait des préoc-
ensemble voit sa livraison différée sur nos sites balnéaires et archéo-pôle touristique sis à Cherchell Cherchell...» cupations citoyennes, dépité et la
au-delà de 2010, alors qu’il était logiques. Pourquoi priver lesouest». Un élu local nous déclare : Boualem M., un cadre à la rage au ventre, nous confiera :
prévu pour être livré en septembre Cherchellois des ressources que«A l’origine, je croyais dur comme retraite, nous dira avec tristesse «Décrié, puis annoncé comme
2009. Mais au-delà de ce retard pourront générer ces importantsfer qu’il s’agissait d’un ensemble que «le retard enregistré dans la imminent, ce projet touristique de
se pose la question concernant le projets de cap Rouge ?»de complexes culturels et touris- réalisation de ces importants pro- “Pointe rouge“ était censé venir en
site où était prévue la construction Larbi Houaritiques qui sera générateur d’em- jets, et probablement leur réaffec- complément au fabuleux projet de
JOURNÉES AURÉSIENNES DE MÉDECINE
Le cancer en nette progression
major qui sera l’organe de gestion, d’exécu- de la thyroïde. Il prédomine chez les femmesL’association universitaire des rencontres et d’échanges en santé Aurèsanté a
tion et d’évaluation (interne) de ce plan de de moins de quarante-cinq ans. On retrouveorganisé, les 3 et 4 décembre, les deuxièmes journées aurésiennes de médecine avec
lutte contre le cancer. Il s’agit d’un instrument le carcinome canalaire infiltrant dans 84%pour thème «Le cancer en Algérie : réalités et perspectives».
de maîtrise de la prise en charge du malade des cas. Le cancer de la thyroïde est en aug-
Comme l’a souligné le professeur Rabah Sous la présidence d’honneur des profes- qui reste complexe. Chaque malade a sa mentation ces dernières années. On a noté
Aït-Hamouda, président de l’association, à seurs Ahmed Bendib, Abdelmadjid propre pathologie qui nécessite plusieurs les deux tiers des cas en région montagneu-
l’ouverture des travaux, le choix du thème Bouguermouh et Rose-Marie Hamladji, les intervenants, du médecin généraliste au spé- se (Arris, Theniet-El-Abed, Timgad). Chez
n’est pas fortuit, car morbidité, coût et inter- conférenciers se sont succédé pour détailler cialiste en passant par les exigences du dia- l’homme, le cancer du poumon prédomine,
disciplinarité obligent. Cette pathologie est l’épidémiologie et l’organisation des soins du gnostic… jusqu’à l’intervention chirurgicale mais les cancers digestifs tendent à le sup-
devenue un impératif de rencontres et de cancer, les facteurs de risque, la radiothéra- dans beaucoup de cas et, bien sûr, la chimio- planter suivi de ceux de la prostate et de la
débats entre les spécialistes et les généra- pie, le cancer du sein, l’onco-hématologie, thérapie, la radiothérapie et le traitement. vessie. L’évolution des incidences des can-
listes de par leur statut de cheville ouvrière l’onco-pédiatrie, le cancer du col de l’utérus L’évolution du cancer dans la wilaya de cers digestifs est ascendante pour les deux
du système de santé et en droit d’être infor- et les soins palliatifs. Ce qu’il faut retenir de Batna, depuis son institution en 1995, montre sexes avec prédominance du cancer colorec-
més de la réalité de ce fléau. ces journées, ce sont les arguments avancés une nette progression de la maladie. En qua- tal. De même chez les femmes, le colorectal
Il rendra hommage aux professeurs par les intervenants pour la mise en place torze années de surveillance épidémiolo- est talonné par le cancer des voies biliaires.
Djillali Larbaoui,Youcef Oukaci et Amar urgente d’un plan national de lutte contre le gique, le cancer a pratiquement doublé, pas- L’évolution de l’incidence du cancer broncho-
Benabderrahhim, que l’université et la santé cancer. L’Etat, dit-on, doit être à l’écoute de sant de 500 à 1 000 cas par an. Chez les pulmonaire est ascendante durant les quator-
publique viennent de perdre. tous les cancéreux par la création d’un état- ze années de suivi. femmes, le cancer du sein sévit, suivi de celui
Elle était de 5 pour 100 000 habitants en
1995, pour passer à 11,2 pour 100 000 habi-
tants en 2008. La prédominance est masculi-Extension du centre anticancéreux de Batna ne à 89%. La branche d’âge la plus touchée
est celle de 60 à 70 ans. Le CAC de Batna, qui est lits actuellement au sanato- (42 lits techniques, 50 lits orga- opératoire avec trois salles
Le cancer de la prostate occupe le secondsitué dans la partie sud-est de rium, aura une capacité d’ac- nisés), celui de l’hospitalisation d’opération. Ce centre, compo-
rang après celui des poumons avec un tauxla ville de Batna, à proximité cueil de 73 lits techniques (soit chirurgicale (38 lits techniques, sé d’un ensemble hospitalier et
de 7,6 pour 100 000 habitants. L’âge moyen
du Musée du moudjahid, occu- 100 lits organisés). La capaci- 46 organisés), l’unité d’anes- d’annexes, a été conçu selon
est de plus de 73 ans. Notons que cette aug-
pe une superficie de 9 ha. té de traitement minimum sera thésie-réanimation et soins un dispositif pavillonnaire qui mentation des cas durant la période 1995-
C’est un centre à vocation de 90 malades par jour. De intensifs (20 lits) et le service s’articule autour d’un noyau 2008 s’explique par l’ouverture de nouvelles
régionale qui accueillera les plus, l’installation au niveau de de curiethérapie (12 lits), le central, le centre didactique, à structures spécialisées et l’arrivée de spécia-
malades des wilayas de ce service de fauteuils pour service d’hospitalisation lourde partir duquel des passerelles listes (urologie, hématologie, oncologie…) et
Khenchela, Tébessa, Biskra, traitement (chimiothérapie) (20 lits), le nouveau CAC aura mènent vers les blocs des acti- aussi par l’amélioration des plateaux tech-
Oued Souf et Batna. permettra le passage d’un une capacité d’accueil de 240 vités médicales et chirurgi- niques de diagnostic chez les privés et aussi
Son plateau riche et varié nombre plus important de lits.Le plateau technique se cales. Il sera pris en charge par la prise de conscience des malades qui n’hé-
permettra la prise en charge malades par séance, ce qui compose du service de radio- 544 cadres dont 42 en person- sitent plus à aller vers des bilans approfondis.
rapide pour réduire le taux de réduira la présence des thérapie externe avec trois nel médical spécialisé, 35 en Tous les espoirs reposent sur l’ouverture pro-
chaine du nouveau centre anticancer (CAC)morbidité et d’ouvrir son malades au niveau des ser- accélérateurs linéaires de par- personnel médical, 266 en
de Batna, où l’ancienne équipe du servicechamp d’action à la prévention vices pour hospitalisation. ticules et deux scanners, le paramédical et 201 en person-
oncologie a mené jusque-là un travail deet au dépistage. A titre En plus de cette capacité service de curiethérapie, le nel administratif, technique et
titan, qui sera doté de grands moyens en plusd’exemple, le service d’oncolo- d’accueil du service d’oncolo- service de médecine nucléaire, de service.
de l’apport de spécialistes. gie, qui ne dispose que de 14 gie, le service d’hématologie le service d’imagerie et le bloc H. M.
Houadef Mohamed
Photo : D. R.Le Soir
d’Algérie Monde Mercredi 7 décembre 2011 - PAGE10
OUVERTURE À BRUXELLES DU SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT
ET DE GOUVERNEMENT DE L’UNION EUROPÉENNE
Les agences de notation hâtent le sacre, en Belgique,
erde Di Rupo 1 et somment l’Europe de tripatouiller les traités
Le coup est d’autant plus dur à sup- tion cruciale pour lui et pour son ment 17 sont en zone euro) alorsLa Belgique, siège des institutions européennes et de
porter par les Germains que la plu- camp, tente, tant bien que mal, de que personne ne veut les y accueillirl’Otan, ne pouvait pas se permettre d’abriter le sommet, ce
part d’entre eux (60% selon un der- passer les oukazes allemands pour et un troisième groupe de pays,
sommet de tous les dangers, par un gouvernement en nier sondage) estiment, à juste rai- des accords entre les deux pays, un certes, en Euroland, mais n’ayant
affaires courantes. Les Belges, rois du compromis, ont donc son, d’ailleurs, que si leur pays a consentement mutuel du couple pas droit à la parole parce que
perdu de son crédit — au sens moteur de la construction européen- englués dans la crise et confondusintronisé Elio Di Rupo. Demain donc, s’ouvre le sommet.
propre comme au sens imagé — ne, l’énigmatique couple franco-alle- formellement de triche (Grèce,tive. Demain donc, c’est uneDe notre bureau de Bruxelles, c’est à cause de son attelage avec mand. Chypre, Portugal), de gestion hasar-Belgique sauvée in extremis par le
Aziouz Mokhtari Bruxelles. S’ouvre, demain, à Bruxelles un deuse (Espagne, Irlande) ou decompromis mais malade qui
Angela Merkel, chancelière curieux sommet. Quinze des pays négligences graves (Italie).accueillera les décideurs de l’UnionLe patron des socialistes franco-
dame de fer, a donc informé son col- de la zone euro menacés de rétro- Le noyau fondateur de l’Europeeuropéenne. Manque de chance, àphones, wallon, fils d’immigrés ita-
lègue français que lors de la messe gradation, seules Chypre et la Grèce (Allemagne, France, Italie plus lela veille du conclave, les agences,liens, a donc, après un an et demi de
de demain, seule une décision de ne sont pas citées parce que clini- Benelux - Belgique, Pays-Bas etces empêcheuses de mentir entractations, trouvé la formule pour
révision des traités européens, per- quement mortes, ne présentent Luxembourg-) sera, c’est certain, lerond, ont menacé de dégrader l’en-bricoler un exécutif.L’équipe Di
mettant de châtier les cancres, peut aucun intérêt à être notés. Ils sont, premier cercle autour duquel tra-semble des pays qui ont l’euro enRupo, Papillon, regroupe les socia-
apaiser la colère des Allemands, des d’un mot, hors système, endettés vaillera l’Allemagne pour sauvercommun. Y compris, l’Allemagne, lalistes, les chrétiens-démocrates et
marchés et des agences de nota- jusqu’au cou et, tout le monde le l’euro. A des conditions dures, dras-Grande Allemagne, la vertueuseles libéraux tant du Nord (néerlando-
tion. N. Sarkozy, pris à la gorge, n’a sait, incapables de rembourser le tiques. Est-ce, sera-ce possible deAllemagne, le bon élève, le bûcheur,phone) que du Sud (francophone).
pas le choix. La France, son pays, moindre euro à qui que ce soit. Les l’endosser par la France et, surtout,l’exemple à suivre, l’as de l'ortho-Pour autant, le royaume de
menacé de dégringoler non pas d’un autres, désargentés, démunis et par l’Italie ? Pas sûr.doxie financière, des réductions desBelgique, qui doit une fière chandel-
mais de deux rangs par Standart impatients de rejoindre la zone euro L’Euro entre dans la tourmente.déficits et des équilibres monétaires,le à Albert II, le roi, pour sa sagesse
and Poors et à la veille d’une élec- (l’UE compte 27 pays dont seule- A. M.Berlin qui sait ce que euro veut dire.et son sens de la raison d’Etat, et à
erElio, appelé, ici, Di Rupo 1 parce
qu’il a composé une équipe dans un MOSCOU
pays éclaté, profondément divisé,
tourmenté par les tensions commu-
nautaires et de surcroît dégradé Des forces spéciales en renfort
d’une note par les agences de nota-
tion qui l’ont installé en attente néga-
avant une nouvelle manifestation MAROC
hier une mise en garde à tous ceux qui cédent ces dernières années — avaitDes forces spéciales du ministère russe de l'Intérieur
seraient tentés de participer aux mani- rassemblé sous une pluie battante àsont arrivées en renfort hier à Moscou après une manifes-La contestation
festations interdites par les autorités. Moscou quelque 2000 personnes,
tation massive la veille contre le résultat des législatives Ceux qui tentent de mener de telles selon la police, 10 000 selon les organi-
prête au dialogue de dimanche et avant un nouveau rassemblement d'oppo- actions doivent comprendre qu'ils sateurs. La mobilisation a été beaucoup
seront interpellés et devront en plus forte que d'habitude, les manifesta-sants prévu dans la soirée. Le président Dmitri Medvedev
répondre devant la loi», a-t-elle indiqué tions d'opposants — souvent disper-avec le Premier a, par ailleurs, rejeté les critiques d'organisations occi-
dans un communiqué. sées sans ménagement par la police —
dentales sur le déroulement du scrutin remporté par le Un rassemblement non-autorisé, à ne rassemblent depuis des annéesministre désigné l'appel de sympathisants de l'opposition qu'un noyau de militants déterminés.parti au pouvoir Russie unie.
lancé sur les réseaux sociaux, est prévu «La Russie sans Poutine !», «Poutine«Qu'elles surveillent les élections, l'AFP a vu hier une dizaine de ces
pour vers 19h (15h GMT) sur la place doit aller en prison !», ont scandé lessous conditions les violations (des règles de procédure, camions garés sur le boulevard péri-
Trioumfalnaïa, dans le centre de manifestants, pour la plupart des jeunesndlr), c'est une chose, mais l'état du phérique qui ceinture le centre-ville.
Le Mouvement du 20 février, qui Moscou, sous le slogan «Nous sommes mobilisés via les réseaux sociaux. système politique, ce n'est pas leur Une autre journaliste a vu au total une
revendique des réformes politiques contre Russie unie !». Plus de 5000 A l'issue de cette manifestation, plusaffaire», a déclaré M. Medvedev, après quarantaine de véhicules — camions
radicales au Maroc, s'est dit prêt hier personnes ont répondu à l'appel sur le de 300 personnes ont été interpellées,que la mission d'observateurs de militaires remplis de soldats, cars de
à dialoguer avec le nouveau chef réseau social russe VKontakte.ru. Une parmi lesquelles le blogueur dénonçantl'OSCE a parlé la veille de «bourrage police, fourgons cellulaires — dans un
islamiste du gouvernement, autre manifestation d'opposants est la corruption Alexeï Navalny, et un diri-d'urnes», mais aussi une trop grande autre quartier du centre.
Abdelilah Benkirane, tout en posant également prévue dans la soirée à geant d'un mouvement de l'oppositionproximité entre l'Etat et le parti. Les forces de l'ordre ont tenté de
des conditions. Saint-Pétersbourg, deuxième ville du libérale, Solidarnost, Ilia Iachine. Intervenant au cours d'un Conseil relativiser la portée de ces informa-
pays. Par ailleurs, une manifestation — Ce dernier a été condamné hier à 15«Nos conditions sont la libération ministériel de l'OSCE (Organisation tions, indiquant qu'un régime de sécuri-
des prisonniers politiques, l'ouvertu- celle-ci autorisée — à l'appel du mou- jours de prison pour refus d'obtempérer.pour la sécurité et la coopération en té renforcée était appliqué à Moscou
vement de jeunes partisans du Kremlin D'autres opposants, dont M. Navalny,re des dossiers liés à la corruption, Europe) à Vilnius, la secrétaire d'Etat pendant les élections et jusqu'à la publi-
Nachi sur la place Pouchkine, au cœur encourent la même peine. la liberté de la presse et le renforce- américaine Hillary Clinton avait aupara- cation des résultats définitifs, et que l'ar-
de Moscou, a réuni dans l'après-midi C'est la même sentence qui avaitment des libertés individuelles», a vant estimé que les élections en Russie rivée de ces camions s'inscrivait dans le
environ 2 000 participants. Ceux-ci ont été prononcée en janvier par un tribunaldéclaré à l'AFP Najib Chaouki, un n'avaient été «ni libres ni équitables». cadre de la rotation des effectifs. Les
contesté qu'il y ait eu des irrégularités de Moscou à l'encontre de deux autresdes responsables du mouvement A Moscou, plusieurs unités des troupes spéciales arrivées dans la capi-
dans le scrutin de dimanche remporté leaders de l'opposition russe, l'ex-vicecontestataire. «Si ces conditions forces spéciales, notamment de la divi- tale «n'ont qu'un seul but : assurer la
par le parti Russie unie de Vladimir Premier ministre Boris Nemtsov et l'écri-sont réunies, le dialogue avec M. sion d'élite Dzerjinski, ont été mobili- sécurité des citoyens», a déclaré le lieu-
Poutine, d'après l'agence de presse RIA vain Edouard Limonov, pour avoir parti-Benkirane sera ouvert et public», sées pour assurer le maintien de l'ordre, tenant-colonel Vassili Pantchenkov,
Novosti. Lundi, une manifestation de cipé à une manifestation non autoriséea indiqué à l'AFP un porte-parole de la interrogé par l'agence de pressepoursuit-il. «Nous avons perdu
l'opposition — d'une ampleur sans pré- contre le pouvoir.confiance dans le régime politique police de la capitale. Un journaliste de Interfax. La police de Moscou a adressé
marocain, a poursuivi M. Chaouki,
mais nous sommes prêts à dialoguer IRAK
avec le nouveau chef du gouverne-
ment sous conditions.» Lors d'une
rencontre avec la presse au lende- Des millions de pèlerins chiites célèbrent l'Achouramain de la victoire de son Parti justi-
Certains se sont entaillé le front avec des épées, lais- villes de Bagdad, Hilla et Latifiya a fait au moins 29ce et développement (PJD, islamiste Des millions de chiites ont commé-
sant couler le sang sur leurs vêtements. morts et près de 80 blessés. Le représentant de l'ONUmodéré) aux législatives du 25 moré hier dans la ville sainte de
Les drapeaux rouges flottant habituellement sur le en Irak, Martin Kobler, a condamné des «attentats hor-novembre, son chef Abdelilah Kerbala le martyre d'Hussein, petit-fils site ont été échangés hier contre des drapeaux noirs ribles» dans un communiqué. Benkirane, depuis désigné Premier
de Mahomet, dans un climat alourdi en signe de deuil. Selon une source policière, deux obus de mortiersministre par le roi, s'est dit disposé à
«Le nombre de visiteurs venus à Kerbala pour se sont, par ailleurs, abattus hier matin sur une mos-discuter immédiatement avec les par une série d'attentats qui a fait plu-
commémorer l'Achoura a atteint environ 3 millions de quée chiite de Kirkouk (nord), tuant un policier et bles-jeunes du Mouvement . «S'ils disent sieurs dizaines de morts lundi en Irak.
personnes», a déclaré à l'AFP le gouverneur de la pro- sant huit autres personnes. des choses sérieuses, il faut les L'Achoura, l'une des plus importantes célébrations vince, Amal Eddine al-Her. L'année dernière, leur L'Achoura est considérée comme un événementécouter. Si un seul
chiites, commémore la mort de Hussein, troisième nombre avait été estimé à environ 2 millions. fondateur du chiisme et à ce titre, ses célébrations ontMarocain a des choses imam du chiisme, tué en 680 à Kerbala (110 km au sud Les chiites représentent 15% des musulmans dans souvent donné lieu à des attaques de la part de mili-sérieuses à dire, il faut l'écouter. Eux de Bagdad) dans des luttes pour le leadership après la le monde et sont majoritaires en Irak. tants extrémistes sunnites en Irak. (dans le Mouvement du 20 février, mort du fondateur de l'islam. Hussein et son demi-frère Pour la deuxième année consécutive, la sécurité En mars 2004, des attentats quasi-simultanés
ndlr), ils sont des milliers.» Le PJD Abbas ont été tués par les troupes du calife omeyyade était assurée par les forces de l'ordre irakiennes. Les avaient fait 170 morts et 465 blessés dans une mos-n'est pas associé au mouvement de Yazid lors d'une bataille dans le désert de Kerbala. années précédentes, les soldats américains n'étaient quée chiite de Bagdad et à Kerbala.
contestation, qui comporte des isla- Les célébrations, qui avaient commencé il y a dix déjà plus sur le terrain pour l'Achoura, mais en assu- Cette année, un attentat a également frappé une
mistes radicaux et des partis de jours, se sont achevées hier en début d'après-midi raient la surveillance aérienne. procession de l'Achoura à Kaboul en Afghanistan,
gauche. avec une reconstitution par des acteurs de la fin de la Selon le général Othman al-Ghanimi, du centre du tuant au moins 54 personnes.
Après la victoire du PJD, qui a bataille, lors de laquelle les soldats de Yazid mettent commandement des opérations en charge de la région Après l'invasion américaine de 2003, l'Irak a connu
obtenu 107 sièges au Parlement sur symboliquement le feu à la «tente de Hussein» érigée de Kerbala, 28000 policiers et militaires ont été des années d'intenses violences interconfessionnelles
395, le Mouvement du 20 février a près du mausolée où repose son corps. déployés pour assurer la sécurité de l'événement, pour qui ont fait des milliers de morts. La violence a diminué
continué à manifester par milliers Comme chaque année, des milliers de fidèles laquelle ils ont aussi utilisé des hélicoptères. Mais ce depuis mais les attaques restent fréquentes.
dans les grandes villes du royaume, vêtus de noir et réunis en processions dans une dispositif ne concerne que Kerbala et sa région, et des L'inquiétude sur la stabilité et la sécurité à venir du
notamment à Casablanca (la capita- immense ferveur religieuse se sont frappé la poitrine pèlerins chiites réunis dans d'autres villes ont été pays est alimentée par le départ imminent des forces
le économique) et Tanger (nord). en cadence ou flagellé le dos à l'aide de chaînes. visés. Lundi, une série d'attentats à la bombe dans les américaines, actuellement dans sa dernière phase.