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Tanghi jeune adolescent se morfond dans son orphelinat Mais il sent au fond de lui qu'il est différent des autres qu'il se doit de remplir une mission et ce n'est pas uniquement cause de cet étrange signe de feu qu'il porte sur la main droite Mû par son instinct il suivra un jeune inconnu qui pourtant semble tout connaître de lui vers un lieu mystérieux où il rejoindra d'autres enfants de la tribu du feu Il y apprendra l'histoire de cette malédiction qui en des temps anciens sema la discorde entre les éléments de la nature Avec ses nouveaux amis il devra surmonter bien des embuches pour parvenir accomplir sa destinée

De
59 pages
1 Claire EGNELL LES ENFANTS ELEMENTS Roman Tanghi, jeune adolescent, se morfond dans son orphelinat. Mais il sent au fond de lui qu'il est différent des autres, qu'il se doit de remplir une mission ; et ce n'est pas uniquement à cause de cet étrange signe de feu qu'il porte sur la main droite. Mû par son instinct, il suivra un jeune inconnu qui pourtant semble tout connaître de lui, vers un lieu mystérieux où il rejoindra d'autres enfants de la tribu du feu. Il y apprendra l'histoire de cette malédiction qui en des temps anciens, sema la discorde entre les éléments de la nature. Avec ses nouveaux amis, il devra surmonter bien des embuches pour parvenir à accomplir sa destinée… CLAIRE EGNELL Très proche de la nature, elle habite dans un petit village des gorges de la Vis en Cévennes Méridionales. Elle a rédigé ‘Les Enfants Eléments' à 12 ans. Elle écrit également des poèmes et s'est attelée depuis à une nouvelle histoire.

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  • rares moments

  • coin des murs irréguliers de l'étrange pièce

  • murs de l'orphelinat

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  • main droite


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  Claire EGNELL              Roman
 Tanghi, jeune adolescent, se morfond dans son orphelinat. Mais il sent au fond de lui qu’il est différent des autres, qu’il se doit de remplir une mission ; et ce n’est pas uniquement à cause de cet étrange signe de feu qu’il porte sur la main droite. Mû par son instinct, il suivra un jeune inconnu qui pourtant semble tout connaître de lui, vers un lieu mystérieux où il rejoindra d’autres enfants de la tribu du feu. Il y apprendra l’histoire de cette malédiction qui en des temps anciens, sema la discorde entre les éléments de la nature. Avec ses nouveaux amis, il devra surmonter bien des embuches pour parvenir à accomplir sa destinée…  
CLAIRE EGNELL Très proche de la nature, elle habite dans un petit village des gorges de la Vis en Cévennes Méridionales. Elle a rédigé ‘Les Enfants Eléments’ à 12 ans. Elle écrit également des poèmes et s’est attelée depuis à une nouvelle histoire.   
 
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I L’appel
          Il faisait si chaud ce soir là que Tanghi sortit sur le balcon de l’orphelinat de Détroit profiter de la fraîcheur de la nuit. Il passa sa main sur ses cheveux d’un noir de jais ; c’était un grand garçon pour ses douze ans, un teint pâle et des yeux vert émeraude. En profitant de la fraîcheur que lui offrait la nuit, il repassa dans sa tête les mystères de son enfance. Pourquoi avait-il toujours l’impression d’être une colombe au milieu d’un vol de corbeaux ? Qui était sa mère ? Pourquoi avait-il un étrange signe sur la main droite et sur le front ? Que devait-il signifier ? C’était un dessin représentant deux triangles l’un à l’intérieur de l’autre ; ce signe lui avait valu plusieurs remarques désagréables de la part de ses camarades. Il n’avait pas connu sa mère, car elle l’avait mis au monde dans l’orphelinat ; elle avait dit son prénom, puis avait sombré presque au même moment. C’était bien peu comme indication sur ses origines ! Tanghi… D’ailleurs pourquoi un tel prénom ? Les quelques recherches qu’il avait entreprises à ce sujet lui avaient juste appris que cela signifiait « Guerrier de feu » en Celte, cette langue oubliée. Ne sachant rien de son père et pratiquement rien de sa mère, ce nom était l’une des rares choses qui lui restait de ses parents. Et comme il n’avait hérité d’aucune fortune, il ne disposait que d’une maigre pension que lui versait l’Etat. Il ne participait jamais aux sorties organisées faute de moyen si bien qu’il n’avait jamais mis les pieds en dehors des murs de l’orphelinat comme la plupart de ses condisciples. De plus les rares qui avaient ce privilège, car s’en était réellement un, refusaient de lui donner des détails sur ce qu’ils voyaient. L’orphelinat où il vivait n’était pas le meilleur endroit pour y passer son enfance : les cours étaient irréguliers et sans intérêt. Tous les élèves dormaient dans un seul grand dortoir sur de petits lits de fer dont les draps étaient, tout comme les vêtements des orphelins, lavés une fois par mois. Les repas déséquilibrés, parfois oubliés ; la cuisine, comme toutes les autres salles, d’une hygiène déplorable ; les murs craquelés et fissurés. Les professeurs étaient particulièrement désagréables, et comme tous les autres enfants de l’orphelinat, ils semblaient avoir pris Tanghi en grippe. Pourtant, une furieuse envie de parcourir le monde brûlait en lui comme un feu qui grandissait chaque jour. D’ailleurs il se sentait aussi étrangement lié au feu : quand il voyait la moindre flamme ou même le soleil il ressentait comme un sentiment d’amour, de joie mêlée de tristesse. N’ayant aucun ami, c’était pour Tanghi l’un des rares moments où il se sentait l’esprit un peu en paix. En pensant à toutes ces questions qui lui semblaient insolubles, il balaya du regard la cour goudronnée de la triste bâtisse, berceau de son enfance d’orphelin, s’attardant sur le vieil érable qui trônait au milieu. C’était le seul élément végétal entre les murs de l’orphelinat derrière lesquels longeait la rue principale du quartier. En songeant qu’on avait connu enfance plus heureuse, Tanghi crut apercevoir une ombre bouger dans l’arbre qu’il ne connaissait que trop bien. Comme tout enfant de son âge qui aurait été enfermé trop longtemps le jeune garçon était attentif à tout ce qui se passait autour de lui ; il observa
 
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attentivement le vieil arbre, l’ombre bougea à nouveau. Il n’y avait pas de vent, c’était d’ailleurs plus une ombre qui ressemblait à la silhouette d’un homme ou plutôt d’un adolescent que celle d’une des branches de l’érable. Soudain Tanghi entendit un bruit qui provenait du dortoir, il sursauta et se retourna puis se détendit : c’était Arthur, la terreur de l’orphelinat qui ronflait. Et, avant même que l’orphelin eut le temps de se retourner, Aïe ! Il venait de recevoir un objet sur l’arrière du crâne. Il dirigea à nouveau son regard vers la cour qui avait retrouvé le calme habituel qu’il connaissait si bien : l’ombre avait disparu… Il se mit à la recherche du projectile qu’il trouva rapidement dans un des coins du balcon que le jeune garçon n’avait pas quitté. C’était un triangle de bois qui à première vue ne présentait pas grand intérêt jusqu'à ce que Tanghi remarque avec stupéfaction que c’était l’exacte réplique des triangles qu’il portait au front et à la main droite. Cette découverte éveilla son attention tout particulièrement et il observa méticuleusement le triangle jusqu'à découvrir une phrase gravée sur la tranche de l’objet. Il la lut le cœur battant : « quel est ton destin ? ». Tanghi observa pensivement les quelques passants qui traversaient la rue derrière la porte grillagée de l’orphelinat C’était pour le garçon aux yeux verts un des rares moments où il pouvait avoir un aperçu du monde en dehors de la bâtisse où il vivait. En tournant et retournant sous tous les angles possibles la phrase qu’il venait de lire, il songea que jusqu’à présent il avait toujours cru que son destin serait entre ces murs. Soudain quatre personnes apparurent brusquement dans la rue, attirant l’attention de Tanghi. Marchant en procession, ils avaient des capes qui leur masquaient les trois quarts du corps, sur lesquelles étaient représentés 4 symboles géométriques différents : le premier portait un demi cercle, le suivant un carré, le troisième un cercle complet, et le dernier, un triangle. Un triangle ! Comme celui qu’il venait de recevoir sur le crâne, le même que ses marques. Tanghi eut le pressentiment que cet homme était la réponse à ses questions. Il eut une sorte d’inspiration soudaine et il descendit dans la cour en s’agrippant à la gouttière puis il sortit finalement des murs de l’orphelinat pour la première fois en escaladant la vieille porte de fer qui donnait accès à la bâtisse. L’orphelin avait depuis longtemps réalisé qu’il lui était facile de la franchir mais il ne s’y était jamais risqué jusqu'à maintenant, sans raison valable pour le faire mais surtout par crainte. Mais, sans savoir pourquoi Tanghi se sentait prêt à tout pour rejoindre le triangle. Il se retrouva face à l’homme qui le portait et pour la première fois croisa son regard. Le personnage lui dit: « Alors, quel est ton destin ? ». Ces paroles ramenèrent brusquement l’enfant du rêve à la réalité : l’homme venait de prononcer exactement la question gravée sur le tranchant du triangle de bois. Tout en réfléchissant Tanghi dévisagea sont interlocuteur : il avait le physique d’un garçon de 16 ans mais on lisait dans son visage une sagesse qui n’était pas de son âge. Son visage bronzé était par endroit marqué de cicatrices mais ce qui étonna le plus notre orphelin était qu’il portait au front et à la main droite les même triangles que lui, les mêmes que sur l’objet en bois. La seule différence était que les siens avaient des contours bleutés ; hormis ce détail, il n’y avait pas de doute, le garçon et son interlocuteur étaient liés d’une manière ou d’une autre. Et comme pour confirmer cette hypothèse, Tanghi lut dans son visage pour la première fois de sa vie une expression familière et rassurante. Il aurait pu croire que l’adolescent était son frère mais ils n’avaient que peu de traits en commun. De plus s’il avait eu un frère, il aurait été sans doute dans le même orphelinat. Alors Tanghi répondit à la question qui était restée en suspens pendant sa réflexion. Il dit la chose qui était pour lui la plus naturelle du monde : - Mon destin est … le feu, c’est le feu. Le mystérieux personnage qui affichait alors une expression satisfaite et sans la moindre surprise dit : - Et maintenant Tanghi, choisis ce que tu sens devoir faire : me suivre ou retourner d’où tu viens, ajouta t-il en montrant l’orphelinat d’un signe de tête.
 
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Aussi bizarre que cela puisse paraître, Tanghi ne fut nullement surpris que l’étranger connaisse son nom. Il avait même l’impression que cette personne en savait plus long sur lui que lui-même ! Rester dans l’orphelinat qui n’a jamais semblé vouloir de lui ou alors tout tenter ? De toute façon, il n’avait rien à perdre. La réponse lui vint donc naturellement : il allait suivre celui qui lui tendait la main. - Je vous suis. - Très bien, fit l’autre en affichant la même expression satisfaite qu’à la première réponse de Tanghi. Alors suis moi, ajouta t-il d’un ton plus autoritaire qui lui allait mieux. Notre orphelin ne se le fit pas dire deux fois : il n’avait aucun regret à quitter le triste édifice mais se retourna une dernière fois pour regarder l’érable. Puis il rejoignit l’homme qui était déjà en chemin sachant qu’il laissait une partie de sa vie derrière lui, mais une vie de peine et de tristesse qu’il abandonnait bien volontiers. Le guide dont le jeune garçon ne connaissait toujours pas l’identité le conduisit à travers la ville avec une assurance qui aurait pu laisser croire qu’il avait fait ce trajet toute sa vie. En le suivant, Tanghi regarda autour de lui en s’intéressant à chaque maison, à chaque magasin ou aux moindres détails auxquels d’autres n’auraient pas prêté attention. Lui au contraire s’émerveillait à chaque fois qu’une voiture passait à vive allure sur la route à coté d’eux ou qu’il voyait un panneau publicitaire, des pharmacies aux enseignes lumineuses ou des magasins de vêtements colorés. Il formait des hypothèses plus improbables les unes que les autres sur le pourquoi du comment de ces choses qu’il n’avait jamais ou très peu vues auparavant. Il était fasciné ce qui était parfaitement normal étant donné que c’était sa première sortie. Mais son compagnon marchait si vite qu’il n’avait pas le temps de regarder tout ce qui l’intriguait. Ce dernier conduisit l’orphelin jusqu'à un grand lac où la végétation devenait de plus en plus dense. Ils arrivèrent devant un vieux tunnel dont les pierres usées par le temps témoignaient de son âge. Ils n’en apercevaient pas le bout quand ils s’y engagèrent. Tanghi eut une pointe de regret de quitter si vite les abords du lac qui étaient pour lui un endroit où il aurait pu passer des heures à en examiner les moindres recoins. Ils progressèrent dans le tunnel qui semblait interminable au jeune garçon un peu intimidé par les bruits que l’écho prolongeait et par les ombres incertaines qui bougeaient sans cesse sur les parois décrépies, ajoutant une touche de mystère, … Quand ils en vinrent enfin à bout, Tanghi remarqua malgré le manque de lumière que la végétation avait légèrement changé et qu’on n’apercevait plus la ville qu’ils avaient quittée. Ils marchèrent encore et le garçon commença à ralentir car il n’était pas habitué à tant d’efforts. Enfin ils s’arrêtèrent devant une falaise escarpée. Le guide du jeune garçon s’en approcha puis la longea, la main contre le mur naturel. Tanghi crut d’abord qu’ils s’étaient perdus. Mais il n’eut néanmoins pas le temps de s’inquiéter car son compagnon lui fit signe de venir le rejoindre. Il s’exécuta et ils passèrent par ce que l’orphelin crut d’abord être un second tunnel qui traversait la falaise. Mais le passage menait à une sorte de grotte dont les contours formaient un cercle imparfait au milieu duquel un feu brûlait en répandant une douce chaleur. La flamme de ce feu avait la même couleur que les triangles que le mystérieux guide avait sur sa main. Il s’adressa à Tanghi : - Attendez-moi là, je reviens. Le jeune garçon s’étonna en voyant disparaître son guide qui avait parlé comme s’il s’était adressé à plusieurs personnes. Il regarda autour de lui jusqu'à apercevoir une jeune fille à peu près de son âge, blottie dans un coin des murs irréguliers de l’étrange pièce. Elle avait des yeux marron foncé, de longs cheveux noirs lisses et brillants ; elle était aussi marquée de triangles à la main droite et au front. Tanghi fut cette fois-ci moins surpris que lorsqu’il avait rencontré le guide la première fois, reconnaissant en elle une expression familière. Ils restèrent un moment à s’observer dans un silence qu’aucun des deux enfants ne semblait pressé de rompre. Quand enfin après un moment interminable la jeune fille demanda d’une voix timide : - Comment t’appelles-tu?
 
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- Tanghi. Et toi ? - Edana. Il y eut de nouveau un silence durant lequel Tanghi se demanda si Edana en savait plus que lui sur ce qu’ils faisaient là. Mais il avait surtout l’impression qu’elle se posait la même question et qu’elle attendait simplement qu’il la lui pose. Alors il s’intéressa à l’abri naturel avec la même attention que pour la ville qu’il avait traversée trop rapidement. Il y avait autour du feu des pierres qui devaient faire office de sièges et dans un coin cinq ou six épais matelas de feuilles et de plantes diverses. Le reste était essentiellement de la poussière et des cailloux mais il y avait aussi une douzaine de bûches et un amas de branchages sans doute pour alimenter le feu. Il se demanda aussi si la fille qui l’observait toujours allait elle aussi le rejeter comme ses anciens condisciples de l’orphelinat qu’il venait de quitter, ou si elle allait lui donner l’occasion d’avoir pour la première fois de sa vie un ami. Il finit par lui demander : - Euh, tu.., commença-t il d’une voix hésitante. D’ou viens-tu ? Elle lui répondit sur le même ton : - Je suis née à Shanghai dans un orphelinat. Ma mère a juste dit mon prénom et elle est morte. J’ai vécu dans l’orphelinat jusqu’à l’âge de douze ans et ce soir j’ai entendu un bruit à la fenêtre. Quand je suis allée voir ce que c’était, il n’y avait personne. J’ai ensuite trouvé un triangle en bois comme celui là, dit-elle en montrant le triangle qui ornait son front. Il y avait gravé dessus « quel est ton destin ?’ » et j’ai vu quatre hommes … -… l’un avec un demi-cercle sur sa tunique, l’autre avec un carré, le troisième avec un cercle et le dernier avec deux triangles comme ceux que tu portes au front. Tu as suivi le dernier et il t’a amenée ici, compléta Tanghi qui s’était bien vite aperçu qu’ils avaient vécu une aventure similaire. - Comment le sais-tu ? demanda Edana sans cacher sa surprise. - Il se trouve qu’il m’est arrivé la même chose répondit Tanghi, mi ironique mi amusé par sa réaction. Il était cependant au fond de lui aussi surpris qu’elle. - Sauf que mon orphelinat est à Detroit et pas à Shanghai. D’ailleurs Shanghai n’est pas en Amérique ? - Non, c’est en Chine, pourquoi ? - Alors peux-tu m’expliquer par quel mystère l’homme au triangle a pu nous amener ici en si peu de temps alors que ton orphelinat est à plus de 10 mille kilomètres du mien ? interrogea encore Tanghi. - Je n’en sais pas plus que toi, soupira la jeune fille. Ils restèrent encore un moment en silence, un silence lourd de questions sans réponses vraisemblables … Un bruit de pas se fit soudain entendre, et l’homme dont il ne connaissait toujours pas l’identité entra, suivi de près par un autre garçon de l’âge d’Edana et de Tanghi. Il était un peu plus gros que Tanghi bien bâti et large d’épaules avec de longs cheveux brun, des yeux marron foncé et l‘air légèrement arrogant bien qu’à cet instant il avait surtout l’air dérouté. Il avait aussi une expression familière pour le garçon aux yeux verts qui commença à se demander si tous ceux qu’il verrait ne lui donneraient pas la même impression. Et inévitablement, les deux triangles, à la main droite et au front. Son guide annonça : « Edana, Tanghi je vous présente Celo, il sera l’un de vos futurs compagnons ». Puis il ajouta : « et maintenant, tous les trois asseyez vous au bord du feu et écoutez mon histoire sans m’interrompre. Vous pourrez poser vos questions ensuite. » Les trois enfants obéirent et prirent place chacun sur une pierre ; Tanghi s’étonna de la chaleur que diffusait son siège naturel. Le guide prit une bûche sur le tas que le garçon avait remarqué un peu plus tôt et la jeta dans le feu puis il enleva sa cape. Il était vêtu d’un pantalon de toile légère bleu marine, d’une veste de la même couleur et de solides chaussures noires. On devinait un corps vif et vigoureux, habitué aux
 
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