théâtre /opéra /jeune public projections /ateliers
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direction pierre santini 73 rue mouffetard 75005 paris rés. fnac/theatreonline/ticketnet/agences 01 43 31 11 99 théâtre / opéra / jeune public projections / ateliers
  • coproduction théâtre du conte amer
  • association avec soy création
  • fantastique et… monstrueuse des aventures
  • compagnie des dramaticules
  • compagnie des dramaticules - coproduction ville d'arcueil avec le soutien de la grange dîmière-théâtre de fresnes et de la région île
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Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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73 rue mouffetard 75005 paris direction pierre santini
rés. fnac/theatreonline/ticketnet/agences
01 43 31 11 99
théâtre / opéra / jeune public
projections / ateliers théâtre / opéra / jeune public
projections / ateliers Cher public,
Depuis quelques années, notre théâtre fonctionne, vous le savez, selon des règles
et des choix de programmation visant à rassembler autour de nos propositions,
dans le cadre des moyens qui sont mis à notre disposition par la Ville de Paris, l’éventail
le plus large et le plus varié de spectateurs et à en fdéliser le plus grand nombre possible
par le système des abonnements.
Il s’agit pour nous, en effet, de nous adresser au public le plus nombreux et de faire
du Mouffetard, dans le droit fl du chemin tracé par Jean Vilar et tant d’autres après lui,
un théâtre populaire au sens le plus noble de ce terme, ouvert à tous sans distinction
d’âge, de niveau social, culturel ou fnancier.
Pour cela, nous programmons chaque année cinq spectacles à 20h30 ou 21h
(dont un lyrique), des spectacles à 19h, du théâtre jeune public et des opérations dites
« Plus », au rythme d’une par mois le mardi, autour de la chanson (Déconcertant),
de l’audiovisuel (Sacrées Bobines) ou des jeunes compagnies (Scènes ouvertes).
Sans compter les innombrables actions ponctuelles qui viennent occuper
les créneaux restés disponibles dans la programmation principale.
Enfn, nous sommes fers d’avoir pris l’initiative des Ateliers de sensibilisation
à la pratique théâtrale, pour les enfants et les adultes.
Toutes ces propositions, autour desquelles se fdélise chaque année un nombre plus
important de spectateurs et d’amis du spectacle vivant, tendent à faire de notre théâtre
un lieu culturel vivant, accessible, chaleureux et varié. Tout cela est rendu possible
parce que la Ville de Paris, propriétaire des lieux, octroie à notre association Paris
Mouff’Théâtre une subvention de fonctionnement qui nous permet d’accueillir,
dans de bonnes conditions professionnelles, les artistes et les compagnies que nous
avons programmés.
À cette subvention viennent s’ajouter les recettes que nous apportent chaque jour tous
ceux qui, heureusement nombreux, viennent voir nos spectacles. Cette ressource
supplémentaire et fondamentale passe essentiellement en dépenses de communication,
ce qui nous permet de faire connaître en permanence au public parisien et francilien
l’actualité de notre programmation.
En dehors de cela, nous ne disposons d’aucun moyen de création ou de production, que,
malgré mes demandes répétées et toutes les suggestions que j’ai pu faire à la Ville,
il ne m’a pas été possible d’obtenir. Nous restons donc, comme depuis huit ans
que je dirige ce théâtre, un lieu de programmation et d’accueil dont la convention
d’occupation des lieux est renouvelée chaque année pour un an, ce qui n’est pas,
avouons-le, très incitatif pour d’autres tutelles ou producteurs qui voudraient
accompagner une éventuelle démarche de création.
Bref, avec les autres membres de mon équipe permanente, nous avons, comme chaque
année depuis le 6 octobre 2003, date de mon arrivée au Théâtre Mouffetard, cherché
dans le lot considérable des propositions qui nous sont parvenues, les spectacles
qui correspondent le mieux à nos choix fondamentaux.Après un début de saison placé sous le signe de l’Italie et du football (Allez Calais !),
p. 8 allez calais ! les six spectacles programmés en soirée devraient permettre de trouver un équilibre osvaldo guerrieri
entre répertoire et œuvres contemporaines, comédie et drame, spectacles
p. 10 les chagrins blancs de divertissement et textes engagés.
création collective
Comme chaque année depuis maintenant trois ans, un créneau a été laissé à une œuvre p. 12 le horla
lyrique : ce sera Le Monde de la lune de Haydn / Goldoni présenté par la même équipe guy de maupassant
qui nous a déjà régalés des représentations d’Orphée et Eurydice et de Didon et Énée. p. 14 les émigrés
slawomir mrozekJ’ai tenu également à ce qu’une place soit laissée à la grande tragédie classique française
et c’est le Phèdre de Racine qui a été choisi. p. 16 phèdre
racine
Le théâtre contemporain réunira deux œuvres de Léonore Confno (Building)
p. 18 le monde de la luneet Slawomir Mrozek (Les Émigrés) et une réalisation collective de 4 comédiennes, haydn / goldoni
Les Chagrins Blancs. Je jouerai personnellement dans Les Émigrés et ce sera ma dernière
p. 20 building
prestation au théâtre Mouffetard avant mon départ fn 2011. léonore confino
Après m’être longuement entretenu avec le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, p. 22 le mouffetard
des enfantset son adjoint à la Culture, Christophe Girard, des raisons qui me poussaient à prendre quichotte / cervantès
la décision (diffcile) de quitter la direction du théâtre, j’ai préparé la saison 2011-2012. les malheurs de sophie /
comtesse de ségur J’ai également programmé en fn d’année 2011 un spectacle qui va me permettre de dire
un au revoir artistique et de qualité à tous ceux qui m’ont suivi pendant huit ans
les pluset à qui je veux exprimer toute ma gratitude : ma formidable équipe, d’abord (je les aime
tous beaucoup et ils vont me manquer), les nombreux artistes et techniciens p. 24 sacrées bobines
qui sont passés au Mouffetard entre 2003 et 2011 et qui ont fait de ce lieu ce qu’il est p. 25 les ateliers de théâtre
aujourd’hui, les gens du quartier avec qui j’ai tissé, pour certains, de vraies relations
d’amitié et de complicité ; le public enfn, je devrais dire les publics, qui pendant huit Théâtre Mouffetard, mode d’emploi
ans nous ont apporté la chaleur de leur présence, quelquefois de leur enthousiasme,
p. 26 calendrier de la saisond’autres fois de leurs critiques, mais sans lesquels nous n’existerions pas.
p. 30 sentiers de traverses
Je ne prends pas ma retraite, bien sûr. Comment le pourrais-je ? Je veux seulement les actions culturelles
consacrer toutes mes énergies à ce qu’au fond j’aime plus que tout au monde :
p. 32 tarifs
mon métier d’acteur et celui de metteur en scène.
p. 33 abonnements
Je pars sans amertume, avec la conscience du devoir accompli, avec l’espoir que l’acquis
sera préservé et que la personne désignée pour prendre ma suite, pourra et saura
se saisir de ce que je laisse et le prolonger avec mon équipe qui restera en place,
ce que je souhaite vivement, tout en y apportant sa personnalité, selon des choix
qui lui seront propres.
J’ai passé huit années très heureuses au Mouffetard et je remercie le Maire de Paris
et toute l’équipe municipale de la confance qu’ils m’ont témoignée. Comme je remercie
le Conseil d’administration de Paris Mouff’Théâtre présidé par Madame Michèle Krief
et qui a su accompagner notre belle aventure avec prudence et effcacité.
Et maintenant, « Place aux jeunes, en quelque sorte », comme dit Georges Brassens.
Amitié et fdélité,
salut et fraternité.
pierre santini9
Paris, 7 mai 2000. Deux équipes de football disputent la fnale de la Coupe
de France. Ces deux équipes sont incomparables : l’une, Calais, est formée
par des amateurs ; l’autre, Nantes, regroupe la fne feur des joueurs
professionnels. Il s’agit d’une rencontre épique. Pour atteindre cet objectif,
l’équipe de Calais a affronté et fait plier les géants du football français ;
dans un parcours irrésistible, elle a électrisé une ville qui mourait de fatigue
et d’ennui. Mais alors que la « Coupe » semble à portée de main, à la dernière
minute, suite à un penalty controversé, le rêve part en fumée, les valeurs
et hiérarchies se rétablissent.
Alè Calais ! (Allez Calais !) chante à la manière des ballades populaires
cette aventure que la France n’a plus oubliée. Ce n’est pas le simple compte-rendu
d’une partie de football, c’est le rêve vital d’une communauté qui veut
se racheter par le biais du football. C’est le souffe du peuple, des gens communs
tels que la maîtresse d’école, le prêtre, le chocolatier, le vendeur de journaux qui,
progressivement, avec la force du vent qui ne cesse jamais de souffer sur le pays,
murmurent d’abord pour ensuite crier de vive voix « Allez Calais ! ».
Marianella Bargilli est la conteuse moderne de cette aventure inscrite
désormais dans les annales de l’histoire du football. C’est elle qui, guidée
par Emanuela Giordano et sur les notes d’un trio d’archets, restitue l’ardeur
et la douceur d’une épopée, sportive (seulement en apparence), qui exalte avant
tout la dignité humaine et le rachat de la société civile. (Osvaldo Guerrieri)
Allez Calais ! est une revanche, un rêve. C’est David contre Goliath. C’est une entreprise
héroïque, l’éternelle entreprise qu’on ne peut pas défnir comme étant populaire
ou intellectuelle, féminine ou masculine parce qu’elle est l’entreprise de l’existence,
l’Entreprise avec un E majuscule, qui concerne tous et pour toujours. C’est le vent
qui ne souffe plus dans nos maisons, le vent dont on aurait besoin, une foi laïque
qui réunit, qui est à même de nous galvaniser, de nous redonner du courage
et des motivations. L’orgueil de Calais ne refeurit pas « contre », mais « pour »
quelque chose. La communauté ne s’associe pas pour combattre, pour détruire
les autres, mais pour montrer ses capacités, pour se racheter de sa torpeur,
d’un moment qui semblait immobile et stagnant. Enfn, ce n’est pas la victoire
qui est importante, mais le fait d’être arrivé jusqu’au bout avec dignité
et intelligence.
Qu’y a-t-il de plus actuel, de plus vivant, de plus sincèrement nécessaire ?
production teatro stabile di calabriaallez calais !
osvaldo guerrieri
avec marianella bargilli
mise en scène emanuela giordano
avec les musiciens ermanno dodaro, giovanna famulari, massimo de lorenzi
traduction antonella amirante, décor andrea nelson cecchini,
costumes adele bargilli, coaching vocal fabrizia barresi, musique trio bubbez «  L ’irr esistible mon tée d’ une équipe d’ ama teurs jusqu’ à la fnale de la C oupe de F r ance.   »  
du 7 au 17 septembre 2011 du mercredi au samedi à 20h30 extrait11
Une jeune femme désespérée reçoit la visite incongrue de sa mère, sa grand-mère,
et son arrière grand-mère, toutes les trois mortes. L’espace d’une nuit, ces femmes
vont reprendre ensemble le fl de leur histoire et en découdre avec ce qui pèse
sur leur héritière. Une histoire chaotique, rugueuse, pleine de fantaisie, dans
laquelle les sentiments se tiraillent, puis insuffent l’espoir d’un nouveau départ.
La pièce est le fruit d’un travail collectif, une écriture à quatre...
Stéphanie Colonna, Alexandra Galibert, Barbara Grau et Caroline Sahuquet
sont avant tout des amies qui rêvaient de jouer ensemble un texte qui leur parle.
L’écriture s’est imposée d’elle-même, au fur et à mesure des recherches.
Finalement, elles avaient une idée très précise des thèmes à aborder,
des personnages, il ne restait plus qu’à l’écrire… Un pari ambitieux, mené
à bien grâce à une volonté de laisser s’exprimer chacune tout en construisant
une écriture particulière, homogène. Début 2009, Justine Heynemann rejoint
l’équipe en tant que metteur en scène. Son regard neuf et expérimenté nourrit
le projet d’une nouvelle énergie. Elle y apporte toute sa sensibilité et beaucoup
de précision.
Les Chagrins Blancs, c’est un texte de chair, de corps et d’émotions : un texte d’actrices.
Une écriture directe et incarnée qui m’est allée droit au cœur, à la première écoute.
Les Chagrins Blancs m’évoquent l’univers du cinéaste Almodovar. Une famille
de femmes aux tempéraments de feu, qui parlent beaucoup, sans jamais oser
se dire l’essentiel. La pièce est ponctuée de non-dits, de silences et de regards
chargés de sens, mais aussi de fantaisie et d’éclats de rire. Cette performance
d’équilibriste entre le rire et les larmes, ce fl tendu entre deux états, exige un travail
de recherche important pour les acteurs, comme pour le metteur en scène.
En racontant les destins de ces femmes, la pièce retrace l’histoire de la Femme.
Une fresque de la féminité sur un siècle ! Les corps ont changé, le langage aussi
et il s’agit de restituer cette évolution. Les costumes jouent un rôle prépondérant :
ils sont les témoins d’une époque et surtout le symbole de la relation qu’avait
chaque femme à son corps. La scénographie, pour mettre en valeur et contraster
avec ces personnages hauts en couleur, se doit d’être épurée, très graphique.
L’idée d’un hôtel particulier vide, suggéré par le texte, doit se transformer en espace
concret et signifant. Il y a beaucoup à imaginer autour de ce lieu paradoxal,
un no man’s land luxueux, dans lequel se perd une jeune femme. Cette « maison »
la confronte au vide, à ses angoisses, aux fantômes du passé, comme si le présent
n’avait plus de place pour s’y loger, comme s’il fallait traverser le néant pour mieux les chagrins se retrouver… Un voyage palpitant que je souhaite proposer aux spectateurs
avec toute la foi et l’émotion qui ont construit ce projet. (Justine Heynemann)
coproduction françoise castro et la compagnie mi-fugue mi-raison / en association avec soy créationblancs
de et avec stéphanie colonna, alexandra galibert,
«   B i e n   s û r ,   j e   s u i s   «   p r i v i l é g i é e   » .   J e   v i s   d a n s   u n   h ô t e l   p a r t i c u l i e r ,   j ’ a i   u n e   b e l l e   v o i t u r e … barbara grau, caroline sahuquet
Qu’ est - ce que je dis  ?  Deux,  deux  v oitur es  et… un  sc ooter au cas  où.  Sans parler du mas 
mise en scène justine heynemann en Pr o v ence,  où je ne f ous jamais les pieds ,  je HAIS  les cigales  ! Mais  moi,  je suis quoi,  
du 22 septembre au 5 novembre 2011 moi  ? Je n ’ ai aucun  mérite,  aucune légitimité,  je suis écr asée  par  le  talen t  de  ma mèr e,  
du mercredi au vendredi à 20h30, samedi à 17h et 21h, dimanche à 15h la r éputa tion de ma gr and-mèr e et  le pognon  de  mon arrièr e gr and-mèr e .  » extrait13
En marge de la production naturaliste de Maupassant, Le Horla est l’œuvre
d’un artiste au sommet de son art. Un homme nous rapporte son trouble
et ses angoisses : il sent autour de lui la présence d’un être invisible, présence
qui le conduira peu à peu à des actions démentes et irrationnelles.
Jérémie Le Louët trouve dans ce texte un écho retentissant à son travail d’acteur.
À travers un solo d’une grande intensité, il nous fait redécouvrir l’un des plus
grands classiques de la littérature fantastique.
Quel est cet être invisible, immatériel, épiant, possédant, obsédant littéralement
le narrateur ? Qui est ce Horla, ce « hors-là » ? Le Horla, c’est le protagoniste
qui ne se reconnaît plus. Le Horla, c’est l’autre, l’étranger, qu’il vienne de Mars,
du Brésil ou d’ailleurs. , c’est Nous, Hommes du présent, disséquant
l’Homme du passé terrifé de son avenir. Le Horla, c’est Flaubert : un gourou
littéraire qui a tout écrit, et qui de sa tombe continue de dominer Maupassant.
Il est en moi, il devient mon âme, je le tuerai. Le Horla enfin, c’est le metteur
en scène que je suis, contrariant l’acteur que je suis, et je ne suis pas d’accord !
Je ne me regarde pas jouer mais je me surveille. Cette dualité, à laquelle je suis
familier, est ici empreinte d’une résonance particulière : le thème du double.
« L’Acteur » est mon obsession ; l’Acteur et sa parole, trop souvent empêtrés
dans une syntaxe molle, scolaire et attendue ; l’Acteur qui méconnaît les graphiques
respiratoires des sentiments, qui ignore le récitatif, le chant, les déplacements
de voix, les nuances de timbres, et les ruptures imprévisibles dans le torrent
des mots. L’Acteur devrait, comme le chanteur, comme le prédicateur, « nous
réveiller nerfs et cœur ». En ce moment précis, ce n’est pas le metteur en scène
que je suis, qui parle à l’acteur que je suis, mais bien l’acteur qui parle tout seul.
Dans Le Horla, c’est l’acteur qui dirige.
Perfection dans le rythme de la prose, structure mélodique complexe ; chaque
phrase est ciselée. Ce texte réclame de toutes ses forces le passage du scriptural
au phonique, et ce dans l’éventail le plus large du champ vocal : du chuchotement
à l’incantation, de l’affolement boulimique de la parole à l’aphasie du dire.
(Jérémie Le Louët)
production la compagnie des dramaticules - coproduction ville d’arcueil
avec le soutien de la grange dîmière-théâtre de fresnes et de la région île-de-france
la compagnie des dramaticules est en résidence à l’arc-en-ciel théâtre de rungis.
elle bénéficie du soutien de la région île-de-france au titre de la permanence artistique.
elle est également soutenue par le conseil général du val-de-marne au titre de l’aide
au fonctionnement.le horla
guy de maupassant
récital cauchemardesque
interprété et mis en scène par jérémie le louët
lumières jean-luc chanonat - son simon denis
régie simon denis et thomas chrétien
les 9 et 10 novembre
et du 17 novembre au 18 décembre 2011 «  C’ est  une œuvr e d’imagina tion  qui f er a  passer plus d’ un  frisson  dans  le dos ,    
du mercredi au samedi à 19h, dimanche à 15h c a r   c ’ e s t   é t r a n g e .   » guy de maupassant15
Un soir de Réveillon, à l’heure où tous « les autres » trinquent et ripaillent, fêtant
joyeusement la nouvelle année, deux déracinés anonymes errent entre quatre
murs « gris, sales, lépreux, avec de grandes tâches »... Mis à part ce sous-sol,
la solitude et la misère, AA et XX ne partagent que le souvenir d’un ailleurs
commun qu’ils ont dû quitter. Le premier est un réfugié politique intellectuel
qui a fui un pays sclérosé par la pensée unique. L’autre est un ouvrier rongé
par la misère, à la recherche d’un « Eldorado » improbable. Leur sous-sol,
ils le défnissent comme l’estomac d’une créature qui les digère lentement.
Est-ce l’image de l’Europe, celle de leur propre désespoir, celle de l’esclavage dans
lequel les a plongés la société ou dans lequel, peut-être, ils se fourvoient eux-mêmes ?
Car esclaves, c’est ainsi qu’ils apparaissent, et c’est de cette manière qu’ils
se regardent l’un l’autre : XX est esclave des objets et du monde matériel,
ayant pour seul outil son corps, qu’il utilise comme une machine. AA est esclave
de son propre esprit, venu d’un pays où penser est un crime. Deux visions du monde
que même leur origine et leur situation communes ne parviendra jamais
à réconcilier : aux yeux de l’un, l’autre est un être méprisable, parasite social
ne se nourrissant que de mots et d’idées stériles ; l’autre ne voit en lui qu’un rustre
ignare et grossier, vénérant aveuglément l’exploitation dont il est victime.
Avec Les Émigrés, Mrozek nous a écrit une fable universelle. Par universelle, entendons
une fable sur le déracinement. Déracinement qui s’est glissé insidieusement entre notre
carte d’identité, si l’on en possède une et, sinon, les papiers de demande de régularisation,
et notre cœur. Notre cœur à tous ? Parce que désormais, universellement, nous sommes
tous des déracinés. Le souffle des bourses, les intérêts des puissants ont envoyé
les peuples chez d’autres peuples pour chercher du travail, et qu’on le trouve ou non,
pour rêver de consommer ce que le dit travail fabrique. Les images déversées par les
médias ont déraciné l’amour du cœur des amants pour se répandre en fnes gouttelettes
engendrées par le nuage Internet comme autant de promesses pornographiques.
En bref, universellement déracinés de nous-mêmes ? Avec Mrozek, dans un sous-sol,
nous retrouvons deux de ces déracinés. Ces deux êtres ont beaucoup de choses à nous
apprendre sur nous-mêmes. Sur nous-mêmes qui sommes tour à tour capables
d’expliquer tous les mécanismes d’oppression sans faire vraiment quelque chose,
ou sages travailleurs essayant de s’en sortir, comme on dit, pour, grâce au pécule
diffcilement gagné, retrouver un jour les conditions du bonheur : que ce soit le retour
dans le pays d’origine ou le petit logis pavillonnaire avec jardin au bout d’une impasse.
Les caractères des personnages nous décrivent dans ce mouvement incessant qui
va de la remise en cause de l’ordre existant à son acceptation parce que, comme
on l’entend, il faut bien bouffer, n’est-ce pas ? D’un sous-sol, d’une cave où logent
habituellement les rats, deux hommes se débattent. Comme nous ? (Gérard Gelas)les émigrés
production le théâtre du chêne noir - avignon
le texte est publié chez l arche éditeur (traduction gabriel meretik)’slawomir mrozek
mise en scène gérard gelas
avec joël cantona (xx) et pierre santini (aa)
lumières et scénographie gérard gelas - costumes christine gras
son jean-pierre chalon - construction décor jean-louis cannaud A A  :  Là-bas ,   tu es escla v e de l’É ta t .  Ici,  escla v e de  ta pr opr e r apacité .  Quoi  qu’il  en  soit,    
tu ser as  toujours un  escla v e .  La liber té,  c ’ est  la possibilité de disposer de soi-même .    du 16 novembre 2011 au 7 janvier 2012
du mercredi au samedi à 21h, dimanche à 17h O r ,   i l   y   a   t o u j o u r s   q u e l q u ’ u n ,   o u   q u e l q u e   c h o s e   q u i   d i s p o s e   d e   t o i .   Q u a n d   c e   n e   s o n t   p a s 
errelâche le 27 novembre, 25 décembre et 1 janvier les hommes ,  ce son t  les choses… extrait17
Cherchez le monstre ! Phèdre est la sœur du Minotaure, fruit des ébats charnels
de sa mère avec un taureau… passion monstrueuse orchestrée par Vénus.
Devenue Reine d’Athènes, elle redoute à son tour les persécutions obscènes
de la déesse de l’Amour. Thésée, son époux et Roi, vainqueur du Minotaure,
glorieux séducteur, pacifcateur de la Grèce, revient d’une lutte monstrueuse
contre le dieu des Enfers.
Hippolyte, fls du Roi, a le sang et l’étrangeté des Amazones. Neptune, père
et protecteur de Thésée, crée pour Hippolyte le plus monstrueux des monstres.
Pourtant il en reste un, plus terrible que tous les autres réunis et qui n’est pas
celui que l’on croit. Plongeant dans l’insondable cœur humain, Racine en tire
la plus fantastique et… monstrueuse des aventures. Et l’amour, et l’amour ?
Cessons un instant de nous tranquilliser en rangeant ses pièces au rayon « classique ».
L’alexandrin de Racine est un formidable agitateur public, provocateur d’improvisation
et de vertige, éveilleur de sens, de tous les sens. Racine a inventé un théâtre
inégalé à ce jour, et qui n’a rien perdu de sa capacité à nous faire voyager
dans les continents les plus insoupçonnés de nous-mêmes tout en continuant
de nous insuffer une énergie singulière, une secrète délivrance. Phèdre a quelque
chose de brûlant, de « diabolique ». Achevant sa pièce, Racine comprend qu’il est
allé beaucoup trop loin. Il se jette en larmes aux pieds de son confesseur pour
obtenir son pardon contre la promesse de ne plus jamais toucher au théâtre.
Pourtant, son sujet n’est ni sulfureux, ni nouveau. C’est la puissance de son écriture,
sa folie sonore, qui, avec Phèdre, gagnent des hauteurs propres à mettre en péril
le salut de son âme.
De fait, Racine a atteint son but : convoquer dans l’art théâtral tous les pouvoirs
de transgression, de transformation et de libération que contient le langage.
Inacceptable pour un pouvoir religieux qui va bientôt reprendre un ascendant
sur le Roi lui-même ! Qu’en est-il aujourd’hui ? À l’heure de la parole robotisée,
des langages et des pensées formatés, souhaitons-nous toujours, comme Hippolyte
ou Phèdre, briser le cycle de fatalités ? Nous désenchaîner de « la loi des pères »,
incarnée par Thésée, antique loi accoucheuse de catastrophes et pourvoyeuse
de monstres ?
Plus loin que le chaos des passions, entre mythologie et christianisme, Phèdre
dévoile les interrogations de Racine sur le destin de l’humanité et l’équilibre
du monde… inations que nous n’avons pas épuisées. Nous affranchissant phèdre
de la fatalité, Racine ouvre sa tragédie à un autre possible.
racine (Ophélia Teillaud et Marc Zammit)
mise en scène ophélia teillaud et marc zammit coproduction théâtre du conte amer – centre culturel robert-desnos – théâtre de colombes
avec ayouba ali (hippolyte), mona el yafi (aricie), la compagnie est soutenue par le conseil général de l’essonne, la communauté d’agglomération
évry centre essonne et la ville de colombes masato matsuura (ismène et panope),
camille metzger (œnone), ophélia teillaud (phèdre),
marc zammit (thésée et théramène)
costumes corinne baudelot - lumières benoît gardent
du 12 janvier au 25 février 2012
du mercredi au vendredi à 20h30, samedi à 17h et 21h, dimanche à 15h phèdre  - «  Quand  tu saur as mon crime et  le sor t  qui m ’ accable,
matinées scolaires les 24 janvier et 14 février à 18h Je n ’ en mourr ai pas moins ,  j’ en mourr ai plus c oupable .   » (Ac te I,  scène 3)19
Afn d’épouser la flle du riche Buonafede, passionné d’astronomie, Eccletico se fait
passer pour un astrologue qui pourrait lui obtenir une invitation sur la lune. Il le dupe
avec un télescope trafqué montrant des jeunes flles soumises et caressantes envers
les vieillards. Conquis, Buonafede décide de suivre Eccletico et boit un somnifère
qu’il pense être la potion permettant d’atterrir sur la lune. Aidé du valet Cecco,
Eccletico transforme son jardin en espace lunaire et réveille Buonafede, persuadé
d’être arrivé à destination. Le crédule bourgeois est accueilli par l’empereur de la lune
qui n’est autre que Cecco déguisé. Savourant les joies du monde sublunaire,
il réclame alors sa servante et sa flle auprès de lui, faveur qui lui sera accordée
s’il accepte de les donner en mariage à Cecco et à Eccletico. Buonafede cède et va jusqu’à
se délester de son or, désormais inutile dans ce monde merveilleux. La comédie
révélée, Buonafede entre dans une colère noire mais fnit par pardonner à tout
le monde la supercherie dont il aura été victime.
Il mondo della luna (Le monde de la lune) est un opéra bouffe du compositeur
autrichien Franz Joseph Haydn sur un livret de Carlo Goldoni représenté à la cour
en 1777 pour les noces du fls de Nicolas Esterhazy. Nous adaptons l’œuvre
de 2h40 composée pour 7 chanteurs en une version d’1h35 jouée par 5 chanteurs
(soprano, mezzo-soprano, contre-ténor, ténor et basse) et un piano en dialogue
avec une création sonore.
L’histoire est caractéristique du théâtre de Goldoni : sur une trame de commedia
dell’arte, le dramaturge greffe une comédie de mœurs acide où la duplicité
des personnages est constante et où les rôles de jeunes premiers, généralement
innocents et désespérés, sont ici les vrais concepteurs du complot. Les personnages
que Goldoni a créés sont des représentants ordinaires du peuple et de la bourgeoisie.
À l’affût de sujets sociaux à moquer dans un monde changeant (Siècle des Lumières),
il a su trouver avec Il mondo della luna le juste ton ; un regard amusé qui fait
le charme de ses comédies sans délaisser pour autant la lutte contre l’intolérance
et les abus de pouvoir.
Le livret d’un cynisme savoureux est servi par la musique pétillante mais raffnée,
à la gaîté comique mais jamais grotesque, de Joseph Haydn. Le « père de la symphonie
classique » sait brillamment illustrer les situations comiques de Goldoni. le monde Sa musique étoffe l’intrigue truculente, porte l’action à ses rebondissements
et souligne avec fnesse la personnalité et les comportements des personnages.
Les récitatifs fgnolés et véritablement théâtraux alternent avec des airs expressifs
qui embarquent le spectateur dans une folie féerique ciselée dans les moindres de la lune
détails. Le duo Haydn/Goldoni nous délecte donc d’une comédie de situation
inventive où la lune est le « deus ex machina » qui gouverne les hommes. opéra de joseph haydn
Astre le plus visible après le soleil, la lune, objet de fantasmes devient un monde et carlo goldoni
utopique de tous les possibles où les valets deviennent empereurs, le bourgeois
mise en scène alexandra lacroix à la recherche de femmes dociles et aimantes se fait manipuler et rabaisser
piano et chef de chant camille delaforge à l’état d’esclave, les femmes gagnent leur liberté… (Alexandra Lacroix)
scénographie alexandra lacroix - costumes aline ehrsam
production compagnie manque pas d’airslumières romain de lagarde - contre ténor cecil gallois
distribution en cours
du 7 mars au 21 avril 2012
du mercredi au samedi à 20h30, dimanche à 15h «  Me f on t  rir e ceux qui cr oien t  que  tout  ce qu’ils v oien t  est  v érité .   » extrait

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