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tOBSÈQUES

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tOBSÈQUES

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L'OUEST-ECLAIR — 23 Février I93Ô
LA FOIRE AU MIEL
Deux aspects de l'Exposition
La
Foire au Miel
s'est
ouverte,
samedi matin, à 9 heures, Salle Che-
mellier. Les exposants sont venus de
Cholet,
de
Brain^sur-l'Authion*
de
Saint-Nicolas de Bourgueil, de Brain-
sur-AUonnes, de la Daguenière, d'An-
digné, de Ville-Bernier près Saumur, de
Saint-Barthélémy d'Anjou.
Il y a de succulentes choses a dégus-
ter et de véritables chefs-d'oeuvre de
présentation à admirer.
Nous avons trouvé, Salle Chemel-
lier, beaucoup d'amis qui avaient déjà
exposé à Saint-Nazaire au cours de
ces années dernières.
Nous reviendrons demain sur l'ex-
position.
MALADE SUR LA VOIE PU B LI-
QUE. — Le nommé Bonnot Eugène.
42 ans, sans profession ni domicile fixe,
est tombé malade hier soir route de
Paris.
Il a été conduit à l'hôpital p ar
l'ambulance automobile. Il
s'agit
d'un
épileptique.
LES BOUCHERIES
RESTERONT
OUVERTES LUNDI. — En raison de
la fermeture des boucheries le mercredi
des Cendres, le Syndicat de la Bouche-
rie d'Angers a l'honneur d'informer la
population angevine que les boucheries
resteront ouvertes le lundi 24 février
toute la journée.
tOBSÈQUES
ANGERS- — Vous êtes priés d'assister
à la sépulture de
Monsieur Luc RAPIN
Ancien Chef des Gares
Saint-Laud
Chef de Gare honoraire
de la Compagnie d'Orléans
pieusement décédé en son domicile, rue
Rabelais, no 76, dans sa 92
e
année.
La cérémonie religieuse aura lieu le
lundi 24 février, à 10 heures, en l'église
Saint-Joseph, sa paroisse.
Réunion à la maison mortuaire à
9 h. 45. L'inhumation se fera au cime-
tière de l'Est.
De la part de : Mme Luc Rapin, son
épouse ; le médecin colonel Paul Rapin,
officier de la Légion d'honneur, croix
de guerre, et Mme et leur fille ; Mme
Etienne Guibal, M. Galmard, percepteur
à Landerneau, chevalier de la Légion
d'honneur, croix de guerre, et Mme et
leurs enfants ; ses enfants et petits-
enfants ; M. et Mme Dupuis, ses petits
neveux, et de toute la fa/nille.
Ni fleurs ni couronnes.
Il ne sera pas envoyé de lettre d'invi-
tation, le présent avis en tiendra lieu.
SA IN T - JE A N - DE - SA VIGNY. -
Vous êtes prié d'assister aux convoi et
service de
M adame Henry LE PREVOST
DE LA MOISSONNIÈRE
Née Anne DE KERGUELEN
pieusement dècédée. en son château de
Rochefort, le 21 février 1936. dans sa
53*
' année, munie des sacrements de
l'Eglise, qui auront lieu le jeudi 27 fé-
vrier 1936. à 10 h. 30. en l'église de
Saint-Jean-de-Savigny, sa paroisse.
L'inhumation aura lieu, à l'issue de
la cérémonie religieuse, dans la sépul-
ture de famille, au château de Roche-
fort.
On se réunira au château à 10 heures
De Profundis
De la part de :
M. Henry le Prévost de la Moisson-
nière, son époux :
M. Robert le Prévost de la Moisson-
niére, avocat à la Cour d'Appel de Caen.
M. Gustave le Prévost de la Moisson-
niére, M. Amédée le Prévost de la Mois-
sonniére. ses fils;
Le comte de Kerguelen. son frère;
Le lieutenant-colonel de Bray, officier
de la Légion d'honneur, croix de guerre
son beau-frére;
M: Yves de Kerguelen M. Jacques de
Poulpiquet de Brescanvel, lé" capitaine
de Pontanges de Couzau, du 73
e
B. A. F.,
croix de guerre des T O. E.. M Guil
laume Costrel de Corainville ses neveux
Le présent avis tient lieu de faire-part
Ni fleurs, n; couronnes, des prières
REMERCIEMENTS
B O V É E -S U R -B A R B O U R E «Meuse»
— Él£ÎN-vJES — M et Mme Chartes
Hutin. leurs enfants et peHts-enfanrs :
M. et Mme Paul Hutin et leurs enfants:
M et Mm» Jos»ih R"u«tnng et leurs
enfants: M. et Mme Raymond Thlrim
et leurs enfants : M. et Mme Ju'e
r
Hutin
et leurs enfants : M et Mme Henri
Hutin
et leurs enfants : Mlle Alice
Hutin : M. et M**»? J^an Hntin et leurs
enfants: M et Mme Luc Morel et leur
f'"]<? : M et Mme François Vatelot : M"le
Mtrl° Lo'^venbrifk
ainsi que toute la
famil'le. très touchas des nombreuses
marquas de svmnathin qu'iV ont reculs
à l'occasion du décès et des o'îsè^ues de
Née Marif-Carcline GILLAIÎD
prient
toutes
es p-rs^nnes qui ont
participé a leur de.uil de bien vouloir
trouver ici l'expression de leur recon-
naissance.
de M« Beucher et réclame 300 francs
à titre de dommages et intérêts.
Les deux délinquants sont condam-
nés chacun à 50 francs d'amende, au
prix du permis général et aux dépens.
La Fédération obtient 50 francs de
dommages-intérêts.
LE VOLEUR
DE
BICYCLETTE
Rochepeau François, 38 ans, origi-
, naire de Segré, journalier à La Bohal-
| le a, le 2 janvier dernier, dérobé la
î bicyclette de M. Métayer, mécanicien.
I Par défaut, Rochepeau est condam né
à trois mois et un jour de prison.
L'IVRESSE
MAUVAISE
CONSEILLÈRE
Pyrrhée Alexandre, 21 ans, couvreur
à Saint-Aubin-de-Luigné. a, un soir
de noce, volé un lapin, un bidon d'es-
sence de 5 litres, et un fagot au p ré-
judice de MM. Bourgelin, Benoit et
Migaud. P ar défaut, Pyrrhée récolte
u n mois de prison.
COMBAT
DE
BOXE
Royer Robert, 26 ans, m anutention-
naire à Angers, 5, rue Chopin, et
Gilet René, 43 ans, également m anu-
tentionnaire ;au même lieu, se sont
réciproquement porté des coups.
M
e
Pecquereau défend Gilet, et M
e
Le Gall, Royèr. Le premier est con-
dam né à 16 francs, d'amende, et Rbyer
à 25 francs.
IL A OUTRAGÉ
L'AGENT
Pour avoir'outragé l'agent Laumet,
le 8 décembre, à Angers. Roger Lan-
glois,
31 ans, voyageur d e . commerce,
est condamné p ar défaut à 25 francs
d'amende et aux dépens.
LE
TAMBOUR
AMOUREUX
j
VOULAIT
TUER
SON
EX-FIANCÊE
!
Bendida Amara, 22 ans, tambour à
' la 11
e
Compagnie du 14
e
Régiment de
Tirailleurs Algériens, à. Angers, était
reçu depuis des mois dans la famille
de Mlle Suzanne Lelard. Il considé-
rait la jeune fille comme sa fiancée.
U n beau jour, on signifia au tirailleur
son. congé. Furieux, Bendida, le 13 jan-
vier, allait attendre Mlle Lelard à sa
sortie de l'usine Bessonneau, où elle
travaillait avec sa mère et sa soeur.
Dans la rue, il l'aborda et lui porta
un premier coup de couteau qui
l'at-
teignit au côté gauche du cou. La
I victime s'enfuit.
Elle fut
poursuivie
par l'Algérien qui, une seconde fois,
! la frappa avec son arm e au côté droit
du coïi.
j La fourrure de Mlle Suzanne Lelard
! lui sauva la vie. Elle n'eut qu'une
légère balafre.
Le lieutenant Helm m adi sert d'in-
terprète. M
e
Darres défend * l'accusé.
Ce dernier, vraie statue de bronze,
qu'anim ent
deux
yeux
étrangem ent
brillants, dit, pour se justifier, qu'il a
laissé tout son argent dans la famille
Lelard. Quand il n'eut plus un sou,
on réconduisit, en le traitan t de « sale
bicot. »
Mlle Suzanne, l'ex-fiancée du tirail-
leur, ne m anque point de charm e.
Elle parle avec une extraordinaire vo-
lubilité.
Bendida est condamné à quatre mois
de prison avec sursis. L'autorité mili-
taire
l'avait
déjà
sévèrement
puni.
Dès le soir du petit drame, en effet,
il entrait en cellule. :
Ajoutons que Bendida Amara, ex-
M ary est condamné à 15 jours de pri- 10
e
Concert Populaire de la saison et
' son' pour bris de clôture et à 8 jours 874
e
depuis la création de ces m an i-
pour l'abandon de famille. Le tribunal
festations artistiques ; direction Fausto
ordonne la confusion des peines.
UN COUP DE POING A LA
VOISINE
Le.
4 janvier dernier au soir, Lega-
gneux Léon, 29 ans, originaire de Blal-
M agnani. Au program m e
1.
Symphonie
Londonienne,
H aydn ;
2.
Preiuae
de la Habanera,
R. La-
parra ;
3.
Symphonie
pathétique,
Tchoïkowsky ; 4.
Nuages.
Fêtes,
De-
son, journalier à Thouàrcé, a porté un
bussy ; 5.
Ouverture d'Euryanthe,
We
coup de poing à sa voisine, Mme La- ber
moureux, en lui disant : « Il y a long'
temps que je te l'avais promis. »
Legagneux nie les faits, malgré les
déclarations de Mme Lamoureux et de
Mlle Madeleine Girardeàu. Il est con-
dam né à 8 jours de prison avec sursis
et a 50 francs d'amende.
UN BAIN
FROID
Théophile Gaillard, 45 ans, chiffon-
nier aux Sablons, commune du Plessis-
Grammôire, et son amie Foucher Ma-
Location aujourd'hui, samedi, Ecole
de Musique, de 10 à 16 heures et di-
manche, de 10 à 11 heures.
M. ARCHER
A
LA
TRIBUNE ANGEVINE
M. Brisset-Moncany commence d'a-
rie-Louise, veuve Blin,
36 ans,
ont
bord par nous donner l'ordre des pro-
cherché querelle aux époux Pangole,
chains débats. Vendredi prochain, sêan-
cultivateurs à Aigrefins. La chiffon-
ce au sujet des timbres-primes. Ora-
nière et son am i voulaient plonger teur : M. Peicel, député de Lyon. Puis
! Mme Pangole dans un baquet d'eau nous aurons M. Raym ond Patenôtre
'glacée. Le m ari de cette dernière ac- qui nous entretiendra de la question
courut et il y eut bataille.
de la dévaluation ; M. Pujol, qui nous
Mlle Dubreuil, un
avocat féminin
dira ce que sont les méthodes d'Action
n r i H U l i a
,„ , _ „ , , „„„„
c i i V
charm ant, défend la veuve Blin. Gail- Française ; Charles Rappoport, apôtre
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s t
développée, transiorm ee au AVU
HENRI
IY ET LÀ
FLÈCHE
Jusqu'en 1790, la ville de La Flèche
et la région avoisinante faisaient par-
tie de la province d'Anjou. La division
en départements les rattacha à la Sar-
the,
mais leur histoire s'étant confon-
due avec la notre pendant de long3
siècles, il est bien juste que les. Ange-
vins s'intéressent encore au passé de
cette jolie petite cité qu'arrose le Loir,
rivière angevine.
Une figure domine toute l'histoire de
La Flècne : celle d'Henri IV, fonda-
f teur du célèbre collège de Jésuites que
l'Empire devait transformer en Pryta-
née militaire. Henri IV, le bon roi de
France, le monarque de la Poule au
Pot, le plus populaire de tous nos sou-
verains.
Si la popularité du Vert-Galant
s'est
toujours étendue à toute la France,
perpétuée jusqu'à la Révolution, re-
nouvelée sous la Restauration, jam ais
elle ne fut plus vive qu'à La Flèche.
On comprend donc qu'un professeur
d'histoire du Prytanée ait été particu-
lièrement frappé par cette popularité.
Etudier ses origines, la façon dont elle
lard est condamné a 8 jours de prison, du régime communiste ; Mmes Roubé-
la veuve Blin à 43 heures avec sursis, Janski, Marie Le Foyer, Andrée Lemas-
et M. Pangole à 50 francs d'amende, ne, Charlotte Charpentier (une ange-
M me Pangole est relaxée des fins de la vine).
poursuite.
TRIBUNAL CORRECTIONNEL
(Audience
du
22
février)
Présidence de M. Beucher.
CONFIRMATIONS
DE MANDAT
DE DÉPÔT
Hier, M artin Louis, né à Paris (60
en 1893, colporteur de passage à An-
gers,
a outragé l'adjudant-chef Vidal,.
- .
.
du 14* tirailleurs. Le tribunal confirme : cellent soldat, n avait jam ais récolte
' la moindre punition pendant les trois
années qu'il a passées à la caserne.
POUR SE
CHAUFFER
Bernard Prosper, 50 ans, originaire
de Baugé, dem eurant 3, rue Saint-
Laud, à Angers, a volé, pour se
chauf-
fer, une dizaine de madriers dans u n
chantier de M. Michel Reneau, rue
Bodinier. Son amie, M arguerite Barre,
veuve Coconnier, est accusée de recel.
Six jours de prison avec sursis à
le m an d at de dépôt.
— Salmon Edouard, né à Rennes en
1900,
terrassier sans domicile fixe, a
outragé les agents à Angers le 20 fé-
vrier.
Confirmation de m andat de dépôt.
LE TRIMARDEUR
AVAIT
FAIM,
MAIS
PAS
SOIF
Cullerier René, né à Rouen en 1891,
plusieurs fois condamné, était ivre le 20
février. Il avait demandé l'aumône au _
-,
-
long de sa route. E tant entré chez . f.?5?
a
_
r
„'_-.
e
\ Quatre jours
également
M me Goucillaud, aux Petits-Ports, il
~
"
'"
"
déroba une livre de beurre : « Je suis
Neuvième Concert Populaire
M e
Tragin
Ce neuvième concert n'avait attiré
dans la vaste salle du cirque-théâtre,
qu'un public assez restreint ; on peut
s'en indigner : la qualité des oeuvres
insorites au programme, la valeur des
interprètes ne justifient pas une telle
proportion d'abstentions dans l'auditoi-
re habituel des concerts ; on ne sau-
rait cependant s'en étonner ; il est
facile de prévoir que les noms de Boro-
dine,
Gaubert, Migot ne sont pas faits
pour attirer le grand public. C'est là
une observation qui n'entache en rien
le talent de ces compositeurs, m ais
qu'il est impossible de ne pas faire.
M. Szyler, que nous avions déjà vu
sur pupitre au cours de la précédente
saison musicale, tenait la baguette de
chef-d'orchestre. Il l'a fait avec la so-
briété et la sûreté que nous avions déjà
pu apprécier ; il nous a même semblé
qu'il avait une maîtrise plus parfaite
de l'orchestre angevin qu'à son premier
contact avec lui. Nous l'avons tout par-
ticulièrement gCûté dans l'exécution de
L'Oiseau
de Jeu,
de Strawinsky par
quoi s'achevait de programme.
La première
Symphonie
en mi bémol
de Borodine tenait la place qu'occupe
ordinairem ent dans les program m es
des Concerts Populaires la symphonie
classique. Elle le mérite ta n t par sa va-
leur propre que par sa forme générale,
qui est tout à fait dans la règle : elle
comporte quatre parties distinctes, suc-
cédant à la traditionnelle introduction
lente par quoi s'ouvre
l'Allégro.
On a
particulièrement applaudi lé troisième
mouvement
Andante,
dont la pénétran-
En ce soir du 21 février, nous enten-
dons M. Archer, qu'on a surnommé le
« Fou de la Chambre ».
Si les autres députés sont des sages,
déclare M. Archer, cette sagesse ne les
empêche point d'être capables de tou-
| tes les folies. Père de dix enfants, ser-
gent d'infanterie pendant les hostili-
M . Archer
tés,
M. Archer faillit passer en Conseil
de guerre pour entretenir sur le front
des idées contraires à celles du général
en
chef.
Il s'agissait d'un canon d'in-
fanterie dont les effets devaient être
terribles... 115 députés intervinrent en
faveur de l'inventeur et son canon fut
adopté. Le député du Puy est, en mê-
te~
nostalgie rappelle les
Steppes
de
' me temps, m aire d'une petite commune
l'Asie Centrale
qui sont sans doute ! du Nivernais.
avec sursis à la veuve Coconnier.
L'AFFAIRE
DE LA RUE DE LA
TANNERIE
Jugeaud Gaston, 33 ans, originaire
de Nantes, ravaleur à Angers, 14, rue
de la Tannerie, est accusé de mauvais
traitem ents sur un enfant. Au fait,
il
s'agit
d'une cuiller à soupe lancée
le 21 novembre dernier par le maçon,
dans un geste de colère, et qui attei-
gnit le petit Lucien, 9 ans, que M m e
Jugeaud a eu d'un premier lit.
Jugeaud
Gaston est condamné
à
deux mois de prison avec sursis.
L'AVION
BRULE
Le 3 février dernier, M. Louis P or-
cher, 46 ans, originaire de Feneu, cul-
tivateur
à
Angers, route
d'Avrillé,
s'était approché en curieux d'un avion
de la Compagnie Française d'Aviation,
qui,
après avoir touché quelques b ran -
ches d'arbres, s'était posé u n peu lour-
dement sur le terrain. Une petite fente
s'était produite dans le réservoir d'es-
sence, qui fuyait.
M. Porcher avait aux lèvres une ci-
garette. Elle tomba sur une traînée
d'essence, qui s'enflamma.
Quelques
m inutes .plus
tard,
de
l'avion il ne restait plus que des d é-
bris informes.
Porcher Louis est condamné à 25 fr.
d'amende pour incendie involontaire.
Bien entendu, au civil, on s'occupera
i du remboursement des pertes causées
en chômage depuis quatre ans, dit-il,
et j'avais faim. »
Quinze jours de prison.
UN SPÉCIALISTE
DU VOL
D'AUTOS
Terrassier Henri, 32 ans, a, le 25 ja n -
vier, essayé de voler l'auto de M. Guil-
leux, garagiste près du h a ra s à An-
gers,
mais faisant m arche arrière il
heurta le distributeur d'essence ; au
bruit, le beau-père de M. Guilleux ac-
courut, devina la tentative de vol et
fit arrêter le terrassier. Celui-ci a déjà
été lourdement condamné par la Cour
d'Assises de la Gironde, le Tribunal de
Nantes et la Cour d'Appel d'Angers. Il
était sorti la veille de prison, quand il
voulut, enlever la voiture du garagiste.
Un an de geôle.
L'OUVRIER
CHARRON
AVAIT
LE
CAFARD
Bondu
Joseph, 40 ans, carrossier,
sans domicile, originaire de Vendôme,
plusieurs fois condamné, avait été em -
bauché
comme
charron
par
M me
veuve Boulinière M arthe, à Andard.
U n jour de cafard, il partit à Mazé
em portant 40 francs, une bicyclette et
une plaque appartenant à sa patronne.
U n mois de prison.
UN HÉROS DE
GUERRE
QUI TOURNE
MAL
Guillaume Adrien, 39 ans, grand m u - ;
p a
t t
imprudence de fumeur.
at&T^^^Ve^C^SLS?*
coûté
120
-
000 francs
à
gnifiques citations. Hélas, il a sombré ;
i a
^
o m
P
a
s
m e
'
dans l'alcoolisme ; ramassé par les
l'oeuvre la plus populaire du composi-
teur.
Mlle Tragin, de la M onnaie, de
Bruxelles, chante comme d'autres p a r-
lent : cela semble être pour elle une
façon naturelle de s'exprimer, on a
l'impression qu'elle chante pour son
propre plaisir sans jamais forcer sa
voix, sans rechercher l'effet facile. Si
la m étaphore « chanter comme un oi-
seau
s>
n'était pas depuis longtemps
usée,
nous l'inventerions en faveur de
Mlle Tragin. C'est dire que les voca-
lises de Pam ina, de la
Flûte
enchan-
tée
et de Constance de
L'enlèvement
au Sérail,
de Mozart, lui convenaient
parfaitement. Elle nous a fait ensuite
adm irer avec quel bonheur M. Ravel
traite les thèm es simples de la mélodie
populaire dans
Le réveil de la mariée
et
Tout gai.
Elle fut « bissée
»
pour son
interprétation de l'air du Feu, extrait
Aujourd'hui, LI. Archer veut créer
une m onnaie garantie à 100 pour 100
et à pouvoir d'achat constant. C'est
l'Europa, donnant droit au prix de re-
vient, sans surcharge de frais généraux
commerciaux, chez tous les adhérents
à la Fédération des Industries. L'Eu-
ropa est une unité de valeur représen-
tan t la somme des valeurs des m ar-
chandises suivantes, définies par les
mercuriales
ou établies
d'après
les
moyennes : 2 kilogs de blé ; 200 gram-
mes de viande ; 30 centigrammes d'or;
100 grammes de cuivre ; 2 kilogs d'a-
cier ; 50 centilitres de vin 10° ; 200
grammes de coton ; 10 kilowatts-heu-
res ; une tonne kilométrique ; 30 m i-
nutes de travail.
La Fédération de M. Archer, sorte
d'association universelle, c'est le troc
organisé scientifiquement. Elle prépare
la création d'une monnaie basée sur le
de L
enfant et les sortilèges,
de Ravel. , travail ; une monnaie économique des-
Le titre, de
Dancenes
que M. Migot
t i n é e
à
r e m p
i
a c e
r les monnaies poli-
a donné à la page symphonique que
nous avons entendue dim anche, évo-
que beaucoup plus les rythm es de d an -
ses anciennes que ceux des danses
d'aujourd'hui. C'est une oeuvre agréa-
ble et qUe l'on peut écouter avec plai-
sir. Nous lui avons préféré les trois
tableaux musicaux que M. Philippe
G am bert a écrites, d'après des poèmes
d'Henri de Régnier :
Inscriptions
pour
les portes de la ville,
pages colorées,
inspirées de la musique orientale et sa
tiques. Si les bons « Europa » sont
développés
suffisamment, en cas ,de
crise sociale dans les concentrations
ouvrières actuelles, ils perm ettront de
continuer les échanges et de sauver
la civilisation.
M. Archer a développé pendant deux
grandes heures ses conceptions. Cet
homme, selon l'heureuse expression du
colonel Bertin, est un précurseur...
Nous entendîmes tour
à
tour M.
vam m ent^orchëstréesr
"la"Porte''
Tes
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u
5 ^ . ^ ; ^
u
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d
i
t
:
m
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b r e
i
d
,
u
agents Perrin et Brébion le 7 février
près de la gare Saint-Laud, il les a
outragés et a fait rébellion. L'individu
a déjà subi douze condamnations.
VINAIGRE.
DE VIN
ET VINAIGRE
D'ALCOOL
Le Tribunal
s'est
déclaré incompé-
ten t pour connaître de l'infraction re-
< Vous avez assez traîné dans la levée par un inspecteur des fraudes,
boue vos décorations », remarque le le 11 juin 1935, contre M arguerite R i-
président,
chard, veuve Le
Goff,
63 ans, épicière,
On entend les
agents et la veuve 14, rue Saint-Lazare.
Cordier, qui vit m aritalem ent
a v e c ,
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^
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rr
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r
,„
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T
,
D
p ir r r c t
Guillaume. M 'Lem oine défend l'accusé,
LES
COLLETS
A
CHEVREUILS
qui est condamné à 2 mois de prison
Colombeau Armand, 56 ans, carrier,
et à cinq francs d'amende pour ivresse, sans domicile fixe, condamné de nom -
LES FORAINS
EN DÉFAUT
breuses fois, avait, le 13 novembre 1935,
_
.
- -
-
tendu des collets à chevreuils, au Lou-
Pour défaut de carnet d identité, J o - roux-Béconnais. Il fut surpris par le
seph
Petit et la femme
Petit, née garde Quignon
Jeanne Bourdon, ont été gratifiés d'un
procès-verbal par le gendarme G ratas.
Seize francs d'amende à chacun.
L'AFFAIRE
DE LA RUE
PARCHEMINERIE
A
ANGERS
L'affaire de coups réciproques de la
rue Parcheminerie, à Angers, est ren-
voyée à une autre audience, le sieur
Leboucher n'ayant pas donné un état
civil exact.
guerriers,
en forme de m arche turque,
qui forme le second mouvement a eu
un très vif succès, succès que justifient
son élan et son rythm e merveilleuse-
m ent scandé :
Car sous ta voûte sombre où réson-
naient
leurs pas,
Des hommes
ont passé, qui ne re-
foulaient
pas.
Nous avons dit en commençant com -
bien nous a charm és l'exécution de
L'oiseau
de feu,
de Strawinsky. Ce
conte féerique présente des aspects
variés de l'art du compositeur il ex-
prime tour à tour la joie, le rêve m er-
veilleux, la brutalité. La
Berceuse
en
est la partie centrale ; chantée par
l'oiseau fabuleux, elle plonge en u n
sommeil léthargique les couples de dan-
seurs ; le thèm e principal, calme, d'al-
lure populaire russe chante au médium
sur un dessin continu. Au-dessus de
lui planent des harmonies éthérées,
im itant le vol léger de l'oiseau.
Regrettons encore qu'un program m e
si intéressant n'ait pas été apprécié
par un public aussi nombreux qu'il ne
l'aurait mérité. Cela doit être pour les
organisateurs une preuve de l'avanta-
ge qu'il y a à m aintenir la règle d'é-
clectisme qui a jusqu'ici présidé à la
parti national andégave, M. Roux et le
colonel Bertin.
Séance fort intéressante.
LA CONFÉRENCE
DE
M.
MARC PINCHERLE
A L'UNIVERSITÉ CATHOLIQUE
C'est à une véritable audition m usi-
cale que nous avons été conviés ven-
dredi, dans la grande salle du Palais
Académique de l'Université Catholique
de l'Ouest. M. M arc Pincherle, en effet,
nous fera admirer son talent de violo-
niste;
et Mlle Nady Hardy, soliste des
Concerts Lamoureux, premier prix du
Conservatoire de Paris, se révélera vir-
tuose accomplie. M. Pincherle, secré-
taire général de la Société Française
de Musicologie, nous contera comment
le violon est "arrivé à faire son chemin
dans le monde. En passant, il rendit
hommage à ces artisans obscurs des
débuts qui acclimatèrent l'instrument
divin malgré les conspirations, dont les
plus redoutables furent déclenchées par
Le Tribunal lui octroie deux mois de
prison et 100 francs d'amende par dé- j
faut. Il devra, de plus, payer le prix
d'un permis général.
UN MARI
BRUTAL
M ary Emile, 26 ans. maçon, 6, rue
des Treilles, à Angers, est poursuivi
1
pour abandon de famille et bris de
i clôture. De plus, il fait opposition à un
[ jugement par défaut du 30 novembre
! 1935, le condam nant à 15 jours de pri-
le snobisme. Que de chemin parcouru
composition "des programmes, par "une ! depuis ces broderies et ces airs de
heureuse alliance du classique et du danse jusqu'au concerto qui_est ^cette
m oderne
LES
CHASSEURS
MALCHANCEUX
! son pour coups à son ex-épouse, Mâde-
Pyrrhon Ernest et L?gras Henri
'
leipe Poupard.
24 ans, tous d
n
ux
domestiques
de
ferme à Briollay. ont é'.é surpris par
le garde Pierre Coué. le 8 décembre,
à Soucelles avec
mi
furet, une bourse
et un chien.
La
Féùéiation
départementale
de
chasse et de pêche de Maine-et-Loire
L'individu n'a jamais versé à sa fem-
me la pension alimentaire me.nsuplle
de 150 francs fixée par le tribunal. De
plas,
il a brisé la porte du nouveau
losis de celle-ci.
,
Mary ne parait pas à l'audience ; i l .
est débouté de son opposition et le pre
M. D.
Marc
Pincherle
et Mlle Nady Hardy
Hier, de 17 à 19 heures, M. M arc
Pincherle, ancien secrétaire général de
la Société française de musicologie, a
fait une très intéressante causerie sur
les débuts du violon en France. Le
conférencier, lui-même violoniste de ta-
lent, quoiqu'il en dise, détaillait les
chefs-d'oeuvre des maîtres qu'il vantait.
Il avait comme accompagnatrice au
piano Mlle Nady Hardy, soliste .des
forme dans laquelle un instrum ent dia-
logue avec un orchestre.
En 1705, le violon était seulement
toléré. Cet instrument, disait-on, n'est
pas noble. Beaucoup de bras musiciens
en vivent. Sa victooire ne
s'affirma
qu'à l'apparition
de la sonate. Au
xvni' siècle, Jean-M arie Leclerc f o n - ,
. . .
-
dait l'école française de violon. Telle I cendres, comme celles des autres sou-
siècle à nos jours, faire en quelque
sorte le récit de cette
légende
d'Hen-
ri IV,
quel beau sujet ! Il a séduit M.
Marcel Reinhard, agrégé de l'Univer-
sité qui l'a adopté comme seconde ou
petite thèse de son doctorat es lettres,
sa thèse principale — dont nous parle-
rons prochainement ici-même — étant
consacrée au département de la Sar-
the sous le régime Directorial.
En 180 pages plaisantes, claires, joli-
m ent présentées, écrites en une langue
ferme et châtiée, dans un style sobre
et vivant, M. Reinhard nous m ontre
donc la conception que les générations
qui se sont succédées se sont faites
d'Henri IV. Entreprise originale : ce
petit volume (Hachette, éditeur) est
abondam m ent illustré de planches cu-
rieuses. Tous ceux que le panache
blanc, les manières bonhommes de l'a-
m a n t de la Belle Gabrielle on séduit
se doivent de lire cet ouvrage.
Pour ne pas alourdir ce compte ren-
du, nous n'envisagerons la
légende
d'Henri IV que dans ses relations avec
La Flèche. Relations nombreuses. Le
coeur du défunt roi n'avait-il pas été
déposé dans le collège de la ville ? U n
an après l'assassinat de Ravaillac, u n
Jésuite prononça
en l'église
Saint-
Thom as u n panégyrique
chaleureux
d'Henri. L'hyperbole s'y alliait à u n
symbolisme assez étrange : la piété du
roi était particulièrement louée. Les
Jésuites songeaient même, parait-il, à
faire canoniser le Vert-Galant. C'était
excessif
r.
mais leur outrance s'expli-
que.
Us avaient beaucoup à se faire
pardonner Ne les accusait-on pas d'a-
voir arm é le bras de Ravaillac ?
Pendant tout le
X V IF
siècle, la popu-
larité d'Henri IV resta vive : tantôt
les contemporains se servaient de sa
mémoire pour blâmer le roi régnant
ou les ministres puissants, — et ce fut
le cas particulièrement sous la Fronde,
contre M azarin — tantôt il était consi-
déré comme la préfiguration du sou-
verain : il joua surtout ce rôle pendant
le règne de Louis XIV.
Au temps du roi Soleil, en effet, pa-
rut la biographie la plus im portante
d'Henri IV, celle qui contribua princi-
palem ent à former sa légende. Elle
était due à Hardouin de Péreûxe, evè-
que de Rodez, ancien précepteur de
Louis XIV et s'intitulait : Histoire du
roi Henri le Grand. Les éditions s'en
succédèrent jusqu'au milieu du xix»
siècle.
On y trouve la plupart des mots et
traits légendaires que l'on attribue au
Vert-Galant. Et Dieu sait s'il y en a !
« Ralliez-vous à mon panache blanc ! »
— Paris vaut bien une messe, — S'en
prendre à m on peuple, c'est s'en pren-
dre à moi, etc.. » Péréfixe est à l'ori-
gine de la légende du ravitaillement de
Paris,
pendant le siège, par Henri IV.
M. R einhard rétablit les faits. Il mon-
tre également combien on a exagère
l'histofi-e de la poule au pot domini-
cale.
Le siècle le plus heureux pour la lé-
gende de Henri IV, ce fut le dix-hui-
tième : le roi était devenu « le B oa
Henri » ou, pius souvent encore Henri.
Les
philosopn.es
l'accaparèrent. 11 t m t
une place immense dans les esprits
ex,
dans les oeuvres. Tous les écrivains ec,
en premier lieu, Voltaire, le célébrèrent
à l'envi. La « Henriade » connut u n
immense succès. Les enfants en appre-
naient par coeur des chants entiers
dans les collèges religieux. Henri IV.
devint ie champion oe la tolérance
On se fit indulgent à ses amours. E t
au collège même oe La Flèche, le su-
périeur, tout en déplorant les égare-
m ents de son héros, en rendit respon-
saQie « le sexe dangereux qui joint a
ses charmes naturels les ressources de
son art diabolique ». Facile excuse...
• On vanta en même temps ses vues
sur les questions économiques. On unit
dans un m êm e. panégyrique le roi e t
buuy, son ministre. La mode des
Eloges
que aes Académies de province m et-
taient au concours ne contribua pas
peu a renforcer le prestige du roi. Les
adm irateurs de Rousseau, si sensioies
a la nature proclamaient son amour a
la terre. Enfin, ont en fit même le pro-
moteur et le zélateur de la paix uni-
verselle.
« A la fin du
XVIIP
siècle, écrit
l'au-
teur, Henri IV apparaissait donc com-
m e le plus grana de nos rois, comme
un roi-citoytn, comme le meilleur aes
hommes. »
Que de grandes cérémonies eussent
été organisées à sa gloire, on ne sau-
rait s'en étonner. Chaque année, à L a
Flèche, on célébrait la Henriade, so-
lennel anniversaire de l'arrivée
d u
coeur du roi au collège le 4 juin 1610.
Une procession à laquelle participaient
les diverses autorites se rendaient du
collège a l'église de la ville. Une orai-
son iunèbre était prononcée. Des éco-
liers lisaient des pièces de vers « ana-
logues à la circonstance ». Et bien des
larmes coulaient quand était évoque
l'assassinat du roi.
La Révolution eut raison de ce culte
Fut-il le meilleur des rois, Henri avait
tout de même été un roi, un tyran ; il
n échappa pas à la profanation. Ses
est, très brièvement résumée, la cause-
rie de M. Pincherle... A chaque instant,
le conférencier délaissait son m anus-
crit pour saisir le violon et nous don-
ner, avec accompagnement de piano,
des échantillons des diverses oeuvres
musicales
m arquant
les
principales
CoTVcerts'Yamo^rreux^premier'prlx^du
P
h a s e s
d e
l'Wstoire qu'il nous narrait.
Conservatoire de Paris.
se porte oaxtié civile par ie ministère mier jugement en confirmé. De plus,
DES COUPS. — Mme Gourd on. ou-
Dimanche. 23 février, à 14 heures vrière d'usine, 30, rue des Tonneliers,
précises,
salle
du
Cirque - Théâtre, a porté plainte pour violence».
verains furent jetées au vent et ie re-
présentant en mission Thirion fit Brû-
ler les coeurs d H e n ri IV et de Marie
de Medicis que les paisibles Flèchois
conservaient en la chapelle désaffectée
du
collège malgré
les troubles
de
lheure.
Par bonheur, un chirurgien du nom
de Boucher put recueillir les précieux
restes et les rendit au Prytanée mili-
taire après la tourmente.
Napoléon, en fondant en effet le Pry-
ifcan.ée militaire dans l'ancien collège,