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Cours d'introduction au commerce international

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Les objectifs de ce cours de commerce international est de comprendre l'histoire du commerce international, de connaître l'évolution du commerce dans les dix dernières années, de comprendre les notions économiques de base touchant le commerce, de connaître les avantages de l'exportation et de faire la distinction entre l'avantage comparatif et l'avantage absolu

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Introduction au commerce international
O B J E C T I F S 1.Comprendre l’histoire du commerce international. 2.Connaître l’évolution du commerce dans les dix dernières années. 3.Comprendre les notions économiques de base touchant le commerce. 4.Connaître les avantages de l’exportation. 5.Faire la distinction entre l’avantage comparatif et l’avantage absolu.
Chapitre 1
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e chapitre présente le commerce international en tant que tel, son évolution à travers les années ainsi que son importance pour les régions et les États Crité pour ceux-ci, bien qu’il semble davantage être une cause seconde de cette qui y participent. Le commerce international est une source de grande pros-prospérité qu’une cause première. En effet, le commerce dépend surtout de l’habi-leté productive d’un pays, c’est-à-dire de sa capacité à produire un bien ou un service avec un meilleur rapport qualité-prix qu’un autre pays. Cette habileté pro-ductive est elle-même déterminée à long terme par les capacités d’organisation, le progrès technique et l’innovation, ainsi que par la démographie du pays en ques-tion. Un pays ou une entreprise ne peut pas décider de vendre son produit ou service à l’étranger du jour au lendemain: il lui faut d’abord une certaine structure organisationnelle, et des ressources humaines, matérielles et financières. Le commerce est, avec la guerre et la diplomatie, l’un des trois principaux modes par lesquels les États entrent en relation. Il est à la fois source de dialogue, PROTECTIONNISMEde paix et de conflits. Normalement, en période deprotectionnisme, le com-Un ensemble de mesures merce entre pays a tendance à diminuer. Mais l’histoire montre que des périodes visant à protéger la production de protectionnisme ont coïncidé avec un fort développement économique et un d’un pays contre la concur-rence étrangère. On distinguecommerce international malgré tout florissant. Cette contradiction illustre sim-le protectionnisme tarifaire, le plement le fait que l’idéologie du protectionnisme et des autres restrictions au protectionnisme non tarifaire, et le protectionnisme adminis-commerce international n’est qu’un élément de la réalité des rapports commer-tratif. Nous examinerons ces ciaux entre les pays. notions dans le chapitre 2. Le commerce offre également une capacité de projection et d’influence au-delà des frontières. On n’a qu’à penser aux souliersitaliens, au vinfrançais, au choco-latbelge, aux montressuisses, au cafécolombien, au blécanadien, au sirop d’érable québécoiset ainsi de suite. Le commerce contribue à l’établissement de la hiérar-chie des puissances et à leur renforcement. L’évolution du commerce mondial est donc étroitement liée à la production des nations, à leur puissance, ainsi qu’à l’état de leurs relations. De même, l’étude du commerce sur de longues périodes est indissociable de celle de l’environ-nement économique, démographique, institutionnel et géopolitique dans lequel il s’inscrit. Ces dernières années, l’économie mondiale a connu d’importants chan-gements. Ces changements ont trans-formé un commerce purement national en un commerce mondial, c’est-à-dire un commerce dans lequel le marché représente tout le monde. En ce mo-ment, vous utilisez probablement un ordinateur fabriqué en Chine, compre-nant des puces japonaises et fonction-nant grâce à des logiciels américains. Vous portez peut-être des pantalons fa-briqués au Maroc, des lunettes italiennes ou une montre suisse. Il se peut que Les Américains enracinent leur image et leurs valeurs au moyen du cinéma.vous ayez envie d’un bon vin espagnol
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ou français, ou d’un café kenyan, que vous conduisiez une voiture coréenne ou japonaise, que vous utilisiez un téléphone turc, etc. La mondialisation fait partie de notre quotidien.
1 Un peu d’histoire Les habitants de l’antique cité de Carthage (l’emplacement de l’actuelle ville de Tunis, au nord de l’Afrique), qu’on appelait Carthaginois ou Phéniciens, étaient d’habiles navigateurs et des commerçants hors pair. Ils étaient connus des Égyptiens contemporains de Ramsès II sous le nom de Peuple de la mer. Ils furent à l’origine de notre alphabet phonétique. Les cités phéniciennes comme Sidon ou Tyr créèrent des colonies tout autour de la mer Méditerranée, dans les anses rocheuses propices à l’amarrage des navires. L’agriculture, l’arboriculture et la céramique furent les principales ressources de Car-thage, mais le commerce compta aussi pour quelque chose dans sa prospérité. Les premiers échanges commerciaux se déroulaient comme suit. Les vendeurs carthaginois tirent leurs marchandises de leurs vaisseaux et les étalent sur le rivage. Ils réintègrent ensuite leurs bâtiments maritimes et y allument des feux, de manière à faire beaucoup de fumée. Les autochtones du pays, aperce-vant cette fumée, viennent au bord de la mer, étalent de l’or sur le sol en paiement de la marchandise offerte, puis s’éloignent. Les Carthaginois sortent alors de leurs vaisseaux et examinent la quantité d’or apportée ;si elle leur paraît suffisante, ils l’emportent sur leurs navires et quittent. En revanche, si la quantité d’or ne répond pas à leurs attentes, ils retournent dans leurs vaisseaux et attendent tranquillement de nouvelles offres. Les acheteurs reviennent alors et ajoutent de l’or jusqu’à ce que les Carthaginois soient satisfaits. Ni les uns ni les autres n’engagent d’échanges verbaux ou physiques violents. Les Carthaginois ne touchent jamais à l’or avant que la quantité offerte n’équivaille selon eux à la valeur de leurs marchandises, et les acheteurs n’emportent pas les marchandises avant que les Carthaginois aient pris l’or. Ce fut là le début du commerce international. Depuis des millénaires, les échanges commerciaux dépassent les frontières nationales.
2 Le commerce mondial en statistiques Selon leRapport sur le commerce mondial 2003, publié par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le commerce mondial des marchandises a augmenté de 4,5 % entermes réels, soit à un rythme plus soutenu que l’année précédente, mais bien inférieur au taux moyen enregistré dans la seconde moitié des années 1990.
1. Plusieurssites internet se consacrent à l’histoire du commerce international. Les informations que contient cette section sont tirées et adaptées de «Jours d’Histoire», [en ligne], sans date, [www.herodote.net], (23 novembre 2004). 2. Lesinformations que contient cette section sont tirées et adaptées du Secrétariat de l’Organisation mondiale du commerce (2003),Rapport sur le commerce mondial 2003, Genève, Publications de l’OMC, 279 p.; [en ligne], [http://www.wto.org/french/news_f/pres03_f/pr348_f.htm], (23 novembre 2004).
O B J E C T I F1 Comprendre l’histoire du commerce international.
O B J E C T I F2 Connaître l’évolution du commerce dans les dix dernières années.
TERMES RÉELS Chiffres absolus, dont on a éliminé les effets de la variation des prix.
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BALANCE COMMERCIALE Différence entre la valeur des exportations d’un pays et celle de ses importations, pour une période donnée. EXCÉDENT COMMERCIAL Si la valeur des exportations dépasse celle des importa-tions, on dit qu’il y a excédent commercial ou que la balance commerciale est excédentaire. NOUVEAUX PAYS INDUSTRIALISÉS (NPI) Cette expression désigne les pays qui ont connu une industrialisation rapide au cours des trente dernières années. Les NPI d’Asie comprennent, notamment, la Corée du Nord, Singapour, Hong-Kong et Taiwan. Les NPI d’Amérique latine comptent le Brésil, le Mexique, l’Argentine et le Chili.
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L’Europe occidentale,dont font partie, entre autres, la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, a connu une croissance de ses échanges plus faible que la moyenne mondiale. Cette situation est due en grande partie au fait que les politiques de convergence mises en place par ces pays et préparant l’arrivée de la monnaie unique se sont traduites par une croissance économique plus faible que dans le reste du monde. À l’inverse, l’Amérique du Nord,constituée du Canada, des États-Unis et du Mexique, a connu une croissance plus rapide de ses échanges extérieurs, notamment grâce à la reprise économique entamée dès le début des années 1990. Ses importa-tions ayant augmenté plus rapidement que ses exportations, le déficit de labalance commercialeétats-unienne a continué à se creuser au cours des années 1990. Sou-lignons le rôle moteur de l’économie états-unienne qui, en absorbant plus de 20 % des importations mondiales, soutient la croissance économique des autres pays. LeJapona connu un développement moyen de ses échanges extérieurs. Ces dernières années, ses importations de biens ont tendance à augmenter plus rapide-ment que ses exportations, ce qui conduit à une réduction de sonexcédent commer-cialavec le reste du monde. LaChineet lesnouveaux pays industrialisés (NPI)d’Asieont concurrem-ment connu une formidable hausse de leurs échanges commerciaux. La Chine mon-tre ainsi son dynamisme économique et son insertion croissante dans le commerce international (qui s’est traduite par son adhésion à l’OMC en 2001). Ses exporta-tions constituaient d’ailleurs déjà en 2003 plus de 6 % des exportations mondiales. Par ailleurs, le redressement économique des NPI d’Asie se confirme, ce qui démon-3 tre que la crise économique de 1998 s’est bel et bien résorbée, et les échanges inter-nationaux des NPI d’Asie se trouvent de nouveau en croissance. e L’Amérique latine, qui a vécu une crise à la fin duXXsiècle (voir l’encadré 1.1), a vu de nouveau ses échanges internationaux croître de façon importante, mais l’augmentation plus rapide de ses importations laisse craindre de nouveaux problè-mes quant à l’équilibre de ses échanges extérieurs. Malgré l’effondrement de ses échanges internationaux, consécutif à la crise 4 financière de 1999, laRussierapidement trouvé le chemin de la reprise. Ses a exportations, soutenues notamment par la remontée en 2000 du cours du pétrole brut, ont augmenté de près de 40 %, alors que ses importations de marchandises n’ont progressé que de 12 %. Sa balance commerciale déjà excédentaire ne peut donc que continuer à croître. LeMoyen-Orient, dont font partie, entre autres pays, la Turquie, l’Iran, l’Arabie saoudite et l’Égypte, a connu en 2000 une hausse de près de 50 % de ses échanges extérieurs de marchandises, grâce à l’augmentation du prix du baril de pétrole, lequel a triplé. Malgré une balance commerciale largement excédentaire, les importations croissent moins vite au Moyen-Orient dans la mesure où la demande intérieure y est
3. Audébut de 1997, la dévaluation de la devise thaïlandaise (le baht) entraîna une série de crises monétaires, boursières et bancaires dans les pays du Sud-Est asiatique, puis au Japon et en Corée. 4. Lepassage de la Russie à l’économie de marché a engendré de graves difficultés pour beaucoup de ses citoyens, ce qui a causé une crise sociale, puis une crise économique.
faible, étant donné que les pays sont faiblement peuplés et, surtout, que le revenu 5 individuel est peu élevé . L’Afrique, peu présente dans les échanges internationaux de marchandises et de services, a connu une croissance moyenne de ses exportations, qui sont cepen-dant inférieures à la moyenne mondiale. On assiste donc à une marginalisation croissante du continent africain, qui participe actuellement à moins de 3 % des échanges mondiaux de marchandises et de services. Il est à noter que plusieurs pays étrangers exploitent les richesses naturelles de ce continent. L’émergence de l’Afrique dans l’économie mondiale d’ici quelques décennies pourrait ressembler à celle que vit présentement la Chine. L’économie desÉtats-Unis, du fait de son poids dans les échanges internatio-naux, reste néanmoins la locomotive de la croissance internationale. Une des rai-sons de cette situation est la faible croissance des deux autres grands pôles du capitalisme – le Japon et l’Union européenne –, qui, pour des raisons différentes, n’ont pas connu un dynamisme économique suffisant pour jouer ce rôle. L’analyse des échanges internationaux montre que les facteurs locaux peuvent à un moment ou à un autre freiner ou accentuer l’intégration de certaines économies
a. Lesinformations que contient cet encadré sont tirées et adaptées de ABC-latina, [en ligne], 2004,L’économie en Amérique latine, [www.abc-latina.com/amerique_latine/economie.htm], (23 novembre 2004). b. Celasignifie que le prix des produits et services augmente de 100% tous les mois. Un litre d’essence qui se vendait 0,90$ au mois de septembre se vendra 1,80$ au mois d’octobre!
Encadr 1.1 a L’économie de l’Amérique latine
Après une période de croissance annuelle moyenne de 6 % au cours des années 1970, l’Amérique latine a connu une crise économique très grave, en partie imputable au poids de la dette extérieure qu’elle a contractée pen-dant la même période, où un accès facile au crédit international allait de pair avec un boom des exportations et des taux d’intérêt relativement bas. La récession internationale du début des années 1980, la réduction des impor-tations des pays industrialisés et la hausse des taux d’intérêt ont changé complètement la donne. En réaction à ces nouvelles données mondiales, tous les pays d’Amérique
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Au début des années 1990, ces échecs conduisirent les gouvernements de ces trois pays à mettre en place des plans d’ajustement dont les axes prin-cipaux tenaient à la libéralisation des prix, à une forte dévaluation de la mon-naie, à la réduction du déficit budgé-taire et à une importante diminution de la demande intérieure. Bien sûr, les effets de ces décisions furent dramati-ques sur le plan social, entraînant dans leur foulée récession, chômage, etc. Toutefois, la mise en place de ces plans d’ajustement a permis au Brésil, à l’Argentine et au Pérou d’équilibrer leurs économies et de les réintégrer dans le concert mondiale.
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www.imf.org/external/fra/ index.asp
latine ont rapidement dû refinancer leur dette auprès duFonds monétaire inter-national(FMI) pour arriver à payer les intérêts de celle-ci. Certains pays, comme l’Argentine et le Pérou, en 1985, et le Brésil, en 1986, tentèrent de mettre en œuvre des plans de stabi-lisation non conformes aux recomman-dations du FMI (gel des prix et des salaires), mais ceux-ci échouèrent lamentablement. L’inflation mensuelle b atteignit 100 % au Brésilet 200 % au Pérou et en Argentine.
5. Lapopulation des pays du Moyen-Orient compte pour 4% de la population mondiale, et le tiers de cette population vit sous le seuil de la pauvreté.
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à la division internationale du travail. En effet, les sièges sociaux et les unités déci-sionnelles se concentrent de plus en plus dans les métropoles des pays industrialisés (riches), alors que les tâches d’exécution et de fabrication sont de plus en plus attri-buées aux pays pauvres, où la main-d’œuvre est abondante et les salaires peu élevés. Le tableau 1.1montre la participation approximative des pays au commerce inter-national en 2003.
Tableau 1.1 Les principaux exportateurs et importateurs participant au commerce mondial des marchandises en 2003 (en milliards de dollars américains)
Allemagne États-Unis Japon Chine France Grande-Bretagne Pays-Bas Italie Canada Belgique
Valeur Valeur des Rang desexportations exportations par individu
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
748,3 723,8 471,8 437,9 386,7 304,6 294,1 292,1 272,7 255,3
9 081 2 492 3 709 340 6 426 5 068 18 210 5 036 84 767 24 812
États-Unis Allemagne Chine Grande- Bretagne France Japon Italie Pays-Bas Canada Belgique
Valeur des Rang importations
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Source :Les données qui figurent dans cet encadré sont tirées de l’Organisation mondiale du commerce, «Statistiques du commerce international 2004», [en ligne], sans date, [http://www.wto.org/french/res_f/statis_f/its2004_f/its04_toc_f.htm], (22 février 2005).
O B J E C T I F3 Comprendre les notions économiques de base touchant le commerce.
1 303,1 601,7 413,1 390,8 390,5 382,9 290,8 262,8 245,0 235,4
6 Quelques données sur le commerce canadien Parmi les principales industries engagées au Canada dans des activités de commerce international, on trouve les produits automobiles (voitures, camions et pièces), et la machinerie et les équipements (machines industrielles et agricoles, aéronef), qui occupent ex æquole premier rang, chacun générant 22,5 % des échanges commer-ciaux internationaux du Canada. On trouve ensuite les biens et matières industrielles (métaux et produits chimiques), avec 19,4 %. Contrairement à ce qu’on peut croire, les produits de l’agriculture et de la pêche arrivent bons derniers, générant seulement 7 7,5 % des exportations .
6. Lesinformations que contient cette section sont tirées et adaptées du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, Direction de l’analyse commerciale et économique,Cinquième rapport annuel sur le commerce international: Le point sur le commerce, Canada, ministre des Travaux publics et Services gouvernementaux, mars 2004, [en ligne], [www.dfait-maeci.gc.ca/eet/trade/sot_2004/sot_2004-fr.asp#mess], (25 novembre 2004). 7. Cesinformations sont tirées de Statistique Canada, «Exportation de biens sur la base de la balance des paie-ments, selon le produit», [en ligne], 2005, [www.statcan.ca/francais/Pgdb/gblec04_f.htm], (22 février 2005).
Tableau 1.2 Les importations et exportations canadiennes de biens sur la base de la balance des paiements, selon le pays ou le groupe de pays (2002-2004; en millions de dollars)
INVESTISSEMENT ÉTRANGER DIRECT (IED) Investissement qui se fait par l’installation ou le développe-ment d’unités de production à l’étranger.
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GROUPE DES HUIT (G8) Groupe des huit pays les plus industrialisés: France, Allemagne, États-Unis, Japon, Royaume-Uni, Italie, Canada et Russie.
%  2002% 2003% 2004% Augmentation 2003-2004 Exportations 413795100400 010100430 358100 7,59 * États-Unis 347069 83,87 330375 82,59 351936 81,786,53 Japon 10153 2,459 7862,45 9955 2,311,73 Royaume-Uni 6185 1,497 6981,92 9447 2,2022,72 ** Autres pays de l’UE16 3723,96 16420 4,10 17656 4,107,53 *** Autres pays membres de l’OCDE12 1742,94 12669 3,17 14212 3,3012,18 **** Autres pays21 8435,28 23062 5,77 27151 6,3117,73 Importations 356580100341 833100363 123100 6,23 * États-Unis 255093 71,54 239871 70,17 249981 68,844,21 Japon 11733 3,29 10645 3,11 10029 2,76–5,79 Royaume-Uni 10179 2,858 8272,58 9206 2,544,29 ** Autres pays de l’UE25 8617,25 25983 7,60 27053 7,454,12 *** Autres pays membres de l’OCDE19 6815,52 19677 5,76 22362 6,1613,65 **** Autres pays34 0359,54 36831 10,7744 49212,25 20,80
Source :Les données qui figurent dans cet encadré sont tirées et adaptées de Statistique Canada, «Importations et exportations de biens sur la base de la balance des paiements, selon le pays ou le groupe de pays», [en ligne], 2005, [www.statcan.ca/francais/Pgdb/gblec02a_f.htm], (22 février 2005).
**** Y compris Porto Rico et les Îles vierges. **** Pays membres de l’Union européenne (UE), excluant le Royaume-Uni. **** Pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), excluant les États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni et l’UE. **** Pays ne faisant pas partie de l’UE ni de l’OCDE.
PRODUIT NATIONAL BRUT (PNB) Valeur des biens et services produits au cours d’une année par l’ensemble des agents éco-nomiques d’un pays.
Le Canada est le deuxième pays qui, parmi les pays industrialisés duGroupe des Huit (G8), exporte le plus (par personne); il est également le neuvième plus important pays commerçant au monde. Voici quelques données à ce sujet: Dans l’économie canadienne, le commerce international est le secteur de croissance dont l’expansion est la plus rapide. On estime que chaque milliard de dollars d’exportation crée ou soutient 11 000 emplois au Canada. Un emploi sur trois au Canada relève de l’exportation de produits et de services. L’exportation compte pour 40 % duproduit national brut (PNB)du Canada. On estime que plus de 1,3 millions d’emplois (1 sur 10), plus de la moitié de l’ensemble des exportations et 75 % des produits manufacturés exportés sont directement liés à l’investissement étranger direct (IED)au Canada. Le tableau 1.2et les figures 1.1à 1.situent le commerce international du Canada, son évolution et sa dépendance envers les autres pays, plus particulière-ment envers les États-Unis.
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Figure 1.1 Les exportations de marchandises canadiennes par région en 2004 (2003)
États-Unis 81,8 % (82,6 %)
Tous les autres pays 18,2 % (17,4 %)
Royaume-Uni 2,2 % (1,9 %)
Autres pays de l’UE 4,1 % (4,1 %)
Autres pays de l’OCDE 3,3 % (3,2 %) Japon 2,3 % (2,5 %)
Autres pays 6,3 % (5,8 %)
Source :Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international,ibid., figure 1-2.
Figure 1.2 Les importations de marchandises canadiennes par région en 2003 (2002)
États-Unis 68,9 % (70,2 %)
Tous les autres pays 31,1 % (69,2 %)
Royaume-Uni 2,5 % (2,6 %)
Autres pays de l’UE 7,5 % (7,6 %)
Autres pays de l’OCDE 6,1 % (5,8 %) Japon 2,8 % (3,1 %)
Autres pays 10,3 % (10,8 %)
Source :Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international,ibid., figure 1-3.
En 2004, et pour la première fois depuis 2002, les exportations de marchandi-ses canadiennes ont augmenté de 7,6 % % par rapport à l’année précédente (soit 30,3 milliards de dollars), pour s’établir à 430,36 milliards de dollars. Cette hausse est attribuable à une croissance des échanges avec de nouveaux partenaires tels que le Royaume-Uni (22,72 %) et des pays ne faisant pas partie de la Communauté écono-mique européenne et de l’OCDE (17,73 %).
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Figure 1.3 La répartition régionale du commerce de marchandises du Canada avec les États-Unis en 2003
Colombie-Britannique et Territoires du Nord-Ouest 6,0 %
Prairies 19,9 %
Ontario 52,9 %
Exportations
Québec 16,3 %
Atlantique 4,8 %
Colombie-Britannique et Territoires du Nord-Ouest 5,7 % Prairies 10,5 %
Ontario 73,8 %
Importations
Source :Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international,ibid., figure E-4.
Québec 8,5 % Atlantique 1,5 %
Les exportations vers les États-Unis, notre plus grand partenaire commercial, ont augmenté de 6,5 % par rapport à 2003, ce qui se situe sous l’augmentation moyenne de 7,6 % de nos exportations. Quant aux exportations vers le Japon, en 2004 elles ne représentent qu’un maigre 2,3 % de nos exportations mondiales.
Nonobstant le déclin important des exportations vers les États-Unis en 2003 et la reprise en 2004, ce pays demeure la principale destination des exportations cana-diennes, celles-ci s’y dirigeant dans des proportions de 82,6 % en 2003 et de 81,8 % en 2004. En 2004, cette part était toutefois en baisse d’environ 0,7 % par rapport à l’année précédente.
La part des importations de marchandises du Canada en provenance des États-Unis a chuté de 1,33 % pour s’établir à 68,8 %, en 2004. La part des importa-tions totales de marchandises provenant du Japon a aussi fléchi en 2004, passant de 3,11 % à 2,76 %. Même si les importations en provenance de l’UE étaient en hausse, la part des importations canadiennes venant de cette région a baissé de 0,2 %, pas-sant à 10 %. Cela s’explique par le fait que les importations de l’UE ont augmenté moins rapidement que l’ensemble des importations. Collectivement, les autres pays de l’OCDE ont vu augmenter leur part des importations de marchandises au Canada l’an dernier, soit de 5,76 % à 6,16 %, tandis que la part de tous les autres pays a gagné 20,8 % pour atteindre 12,25 % en 2004.
Parmi les dix provinces et les trois territoires canadiens, l’Ontario est la pro-vince qui a les liens les plus étroits avec les États-Unis, ayant fourni 52,9 % des exportations canadiennes et reçu 73,8 % des importations canadiennes en 2003. Les
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Prairies se démarquent aussi en raison de leur part élevée des exportations cana-diennes vers les États-Unis, le secteur de l’automobile occupant la première place dans le cas de l’Ontario, et les exportations d’énergie accaparant une part élevée des exportations dans le cas des Prairies.
La place du Québec et du Canada dans le commerce international Le Québec ne diffère pas du reste du Canada, l’économie québécoise dépendant elle aussi énormément de son partenaire principal: les États-Unis. Les données de 2003 indiquent que 83 % des exportations du Québec (et 86 % des exportations cana-diennes) ont trouvé preneur aux États-Unis. On remarque donc qu’une vaste étendue d’autres marchés peut encore être conquise par les entreprises québécoises (et canadiennes). Le tableau 1.4ontre que, par rapport à 2002, la valeur des exportations québécoises a diminué d’environ 5,8 % et que celle des exportations canadiennes a diminué d’environ 3,9 %. La balance commerciale du Québec a diminué en 2003 par rapport à 2002, passant de 4,7 milliards de dollars à un maigre excédent de 0,6 mil-liard de dollars en 2003. Plusieurs raisons expliquent cette situation. 8 D’abord, letaux de changea sans doute poussé nos voisins du sud à se tour-er ner vers d’autres marchés (voir le tableau 1.). Ainsi, le 1 janvier 2002, on pouvait obtenir 1,00 CAD pour 0,628 USD, c’est-à-dire qu’un produit vendu par un expor-tateur canadien à un prix de 10 000 CAD coûtait 6 280 USD à l’acheteur américain. Le 31 décembre 2003, le dollar canadien s’obtenait pour 0,775 USD; pour le même produit, l’acheteur américain devait donc débourser 7 750 USD. En 2004, il attein-dra 0,84 USD, un sommet non égalé depuis juillet 1992. Tableau 1.3 a L’évolution du taux de change
er 1 janvier2002 er 1 janvier2003 31 décembre 2003
CAD
1,00 1,00 1,00
USD
0,628 0,636 0,775
a. Pourobtenir au jour le jour la valeur des devises du monde entier, on consultera XE.com, [en ligne], 2004, [www.xe.com], (25 novembre 2004).
D’autre part, le ralentissement de l’économie mondiale, la déconfiture du mar-ché des télécommunications et l’imposition des droits compensateurs américains sur le bois d’œuvre canadien (le Québec exporte beaucoup de bois d’œuvre aux États-Unis)
8. Nousexaminerons la notion de taux de change dans le chapitre 11, qui porte sur le paiement international et le financement.
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ont pesé lourd sur le commerce québécois. La fermeture de l’usine General Motors de Boisbriand à la fin de 2002 a égale-ment eu des répercussions sur le bilan des exportations québécoises en 2003.
Les tableaux 1.4et 1.indiquent avec quelles régions du monde le Canada et le Québec font du commerce interna-tional. Pour chacune, on donne la valeur des transactions, en argent et en pour-centage. On y voit que, en 2003, les expor-tations internationales du Québec, en biens et services, s’élevaient à 64,2 mil-liards de dollars, alors que le montant en était de 40,6 milliards de dollars en 1993. Il s’agit d’une augmentation de 58 % en 10 ans. Toujours en 2003, les importations internationales du Québec, en biens et services, s’élevaient à 63,6 milliards de dollars.
Les économies du Québec et du Canada figurent parmi les plus ouvertes de l’ensemble des pays industrialisés. Il n’est plus à démontrer que la mondialisation de l’économie est une réalité pour l’ensemble des entreprises québécoises. On observe
Tableau 1.4 Les exportations internationales selon certains pays de destination, Québec et Canada (en milliards de dollars) Québec TotalCanada 2002 20032002 2003 Destination Valeur% Valeur% Valeur% Valeur%
Le monde États-Unis Mexique Brésil Royaume-Uni France Allemagne Pays-Bas Norvège Chine Japon
68 245 666 57 201 504 335 573 140 465 1 110 660 951 651 1 235 821 822 751 37 837 698 514 701 205
100 83,8 0,5 0,2 1,6 1,4 1,8 1,2 0,1 1,0 1,0
64 228 424 53 424 249 321 472 155 201 1 284 579 934 594 1 202 513 520 787 61 382 540 243 845 351
100 83,2 0,5 0,2 2,0 1,5 1,9 0,8 0,1 0,8 1,3
396 121 140 345 427 375 2 411 961 766 378 4 427 016 1 994 206 2 949 924 1 767 656 928 412 4 093 360 8 398 308
100 87,2 0,6 0,2 1,1 0,5 0,7 0,4 0,2 1,0 2,1
Source :Les données de ce tableau et du suivant sont tirées et adaptées de l’Institut de la statistique Québec, [en ligne], 2005, [www.bdso.gouv.qc.ca/pls/ken/iwae.proc_acce?p_temp_bran=ISQ] > Économie et finances > Commerce extérieur > Commerce extérieur – Données annuelles, (25 février 2005).
380 659 372 327 685 131 2 201 476 881 448 5 761 094 2 163 620 2 840 375 1 607 059 916 961 4 660 624 8 088 299
100 86,1 0,6 0,2 1,5 0,6 0,7 0,4 0,2 1,2 2,1
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