DESS Informatique Appliquée aux Sciences de la Vie - Mise en ...

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DESS, Supérieur, DESS
  • cours - matière potentielle : l' année
  • fiche - matière potentielle : médicament
1 Université René Descartes UFR Mathématiques et Informatique. DESS Informatique Appliquée aux Sciences de la Vie Mise en place d'une application pour l'analyse des interactions médicamenteuses à l'hôpital Robert Debrés (48 Boulevard Sérrurier 75- PARIS). Travail présenté par Frédéric MILLE Responsable de Stage : Dr Jean- Eudes FONTAN, pharmacien des hôpitaux. Correspondant de Stage : Mme Florence CLOPPET. Année Universitaire 2000- 2001
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Université René Descartes
UFR Mathématiques et Informatique.















DESS Informatique Appliquée aux Sciences de la Vie


Mise en place d’une application pour l’analyse des interactions
médicamenteuses à l’hôpital Robert Debrés
(48 Boulevard Sérrurier 75- PARIS).

Travail présenté par Frédéric MILLE












Responsable de Stage : Dr Jean- Eudes FONTAN, pharmacien des hôpitaux.

Correspondant de Stage : Mme Florence CLOPPET.









Année Universitaire 2000- 2001
1RESUME

Situé dans le nord- est de Paris, l’hôpital Robert Debré a pour originalité d’avoir été
totalement informatisé depuis son ouverture. Bénéficiant de cette informatisation, la
pharmacie assure la dispensation nominative et journalière des médicamenets. Elle participe
de plus à la mise à jour de la base de données sur les interactions médicamenteuses que le
système de prescription est capable de détectées et d’archiver en temps réel.
Malgré ce haut niveau d’informatisation, la pharmacie ne disposait pas d’un outil d’analyse
des interactions médicamenteuses détectées par le système. Cette lacune est maintenant
résolue. L’application développé permettant d’analyser le service rendu par la pharmacie et
d’assurer la formation et l’information des médecins prescripteurs sur les interactions
médicamenteuses comme cela était demandé dans le cahier des charges.
Cependant, si les besoins énoncés sont maintenant couverts, d’autres besoins sont apparus, au
vu des informations qui ont été extraites des premières analyses. Une évolution à très court
terme de l’application est donc à envisager pour prendre en compte le nombre de prescription,
le nombre d’hospitalisation et le nombre de patients hospitalisés.
1SOMMAIRE

1 : PRESENTATION DE L’ENTREPRISE : 3
2 : PRESENTATION DU TRAVAIL EFFECTUE : 10
3 : CONCLUSION- PERSPECTIVES : 51
BIBLIOGRAPHIE : 54
OUVRAGES : 54
ANNEXES : 55
TABLE DES MATIERES : 58

21 : Présentation de l’entreprise :
1-1 : Présentation de l’hôpital :
Situé dans le Nord-Est de Paris, l’hôpital Robert Debré a ouvert ses portes au mois de mai de
l’année 1988 et possède 443 lits de pédiatrie et 60 lits de maternité. Centre Hospitalo-
universitaire (CHU) pédiatrique et de maternité, il assure des missions de :

Hospitalisation :
L’hôpital Robert Debré assure l’accueil et la prise en charge des enfants de 0 à 15 ans dans
ses services de : Cardiologie, Chirurgie viscérale et orthopédique, Endocrinologie et
diabétologie, Gastro-entérologie, Hématologie, Néphrologie- Hémodialyse, Neurologie, ORL,
Pédopsychiatrie, Rééducation fonctionnelle, Stomatologie. Il constitue également un pôle
mère- enfant grâce à ses services d’obstétrique, de réanimation, de néonatologie et de
diagnostic prénatal, permettant l’ensemble de la prise en charge périnatale.
Ces différentes spécialités médicales s’appuient sur un pôle médico-technique important :
Anatomo-pathologie, Anesthésiologie, Biochimie génétique et hormonologie, Biologie du
développement, Bloc opératoire, Exploration fonctionnelles, Hématologie, Imagerie médicale,
Immunologie, Microbiologie, Pharmacie et Pharmacologie clinique.

Enseignements :
L’hôpital participe à la formation pratique des étudiants en médecine et pharmacie qu’il
accueille pour les stages prévus dans leur cursus universitaire. De plus il accueille 93 internes.

Recherche :
Le pôle recherche s’articule autour de :
• 2 unités INSERM : U457 : Pancréas endocrine et diabète de l’enfant- U458 :
Pharmacogénétique et abords thérapeutiques des maladies héréditaires.
• 1 équipe INSERM.
• Deux équipes universitaires : EA3102 : Pathologies moléculaires des maladies
inflammatoires et du développement du tube digestif chez l’enfant- EA3105 :
Laboratoire d’étude de génétique bactérienne dans les infections de l’enfant.
• Un centre d’investigation clinique CIC9202.
Les principaux axes de recherche sont :
3• La génétique : Pharmacogénétique, maladie héréditaire (mucoviscidose,
drépanocytose), génétique bactérienne, maladie inflammatoire de l’intestin,
diagnostic anténatal et périnatal.
• Les neurosciences :
• Immunologie et immunopathologie : greffes de rein, moelle et intestin.
Ces travaux ont permis notamment, au cours de l’année 1999, des avancés dans les domaines
de l’utilisation de l’hormone de croissance, le traitement des infections à VIH, les vaccins
anti- pseudomonas aeruginosa et anti- VRS, le conditionnement des greffes medullaires par le
busulfan, l’utilisation de l’IL-2 dans les greffes rénales et l’utilisation du monoxyde d’azote
dans le syndrome thoracique aigu drépanocytaire.

1-2 : Présentation de la pharmacie

La pharmacie fait parti du pôle médico- technique. Elle comprend 3 pharmaciens des hôpitaux
dont 1 chef de service PU-PH, 2 pharmaciens assistants, 2 pharmaciens attachés, 5 internes en
pharmacie, 14 préparateurs en pharmacie, 3 aides soignants, 1 technicienne de laboratoire et 1
secretaire. Elle assure journalièrement la dispensation nominative des médicaments aux
patients hospitalisés. Pour cela, les prescriptions sont transmises informatiquement par le
système PCS (350000 dispensations par an). Elle a également développé une importante
activité de préparation due à la spécificité pédiatrique de l’hôpital. Cette activité couvre les
secteurs de :
• La nutrition parentérale : 17000 poches sont fabriquées chaque année par la
pharmacie. Pour cela, la pharmacie dispose d’un automate MM23 piloté par le
logiciel TPN- BAXA® (Baxa, USA). Les prescriptions rédigées sur PCS (cf
annexe 1) sont saisies dans un logiciel assurant la conversion des unités de masses
de nutriments (glucides, protides, macro-élements, oligo-élements, vitamines) en
unités de volume de matières premières pour générer des fichiers au format ASCII
interprétés par le logiciel pilotant l’automate. Cette activité est réalisée dans 3
salles à empoussièrement contrôlé de classe A, plus communément appelées
« Salles blanches ». Cette activité s’accompagne de contrôles physico- chimiques
et micro biologiques aptes à assurer la qualité du produit final. L’un des projets
pour ce secteur serait d’interfacer PCS servant à la prescription avec TPN- BAXA,
4ceci afin de s’affranchir de la saisie. Cette opération permettrait de supprimer les
erreurs de recopie.

Photographie 2 : Salle blanche et automate MM23

• Le préparatoire : Ce secteur assure la réalisation de 8552 préparations (injectable et
non injectables) et 58932 gélules. Cette activité a été développée pour palier la
quasi- absence de forme et/ ou d’AMM (autorisation de mise sur le marché) en
pédiatrie, des spécialités médicamenteuses disponibles sur le marché. Elle vise à
adapter la dose et/ ou la forme d’administration au jeune enfant.


Photographie 3 : Le préparatoire
• Reconstitution des anti-cancéreux : Cette activité est réalisée à l’intérieur de 2
isolateurs stériles en PVC permettant la protection aussi bien des manipulateurs
que des préparations. 2500 préparations (seringues et poches) sont réalisées
annuellement.

5
Photographie 4 : Unité de reconstitution centralisée.

La pharmacie assure également la dispensation et la traçabilité des médicaments dérivés du
sang (MDS) grâce au logiciel ADAGIO, la dispensation des médicaments en expérimentation
clinique et sous ATU (Autorisation temporaire d’utilisation). Enfin la pharmacie a mis en
place un important système d’information sur le médicament basé sur l’utilisation des bases
de données usuelles et un système informatique de gestion des questions et des réponses
développé en interne. L’ensemble des activités de la pharmacie s’appuie sur le système
informatique de l’hôpital. La pharmacie assure également la responsabilité scientifique de la
stérilisation centrale de l’hôpital (lavage, conditionnement, autoclavage des dispositifs
médicaux).

1-3 : Présentation du système informatique de l’hôpital : [1, 2]
1-3-1 : Fonctionnalités :
L’originalité de l’hôpital Robert Debré est de disposer d’un haut niveau d’informatisation bâti
autour du système IBM- PCS (Patient Care System). Les principales fonctionnalités de ce
système sont :
Gestion administrative du patient : entrée, sortie, transfert.
Communication entre les unités de soins et les plateaux techniques : Cette
communication inclue la prescription des examens de laboratoires, d’explorations
fonctionnelles et les prescriptions médicamenteuses. Le système permet également le rendu
des examens.
Gestion du dossier infirmier : profil du patient, habitude de vie, observations
infirmières, prescriptions de soins, consultation des résultats d’examens, banques de
protocoles de soins.
6 Dossier médical du patient : résultats des plateaux techniques, observations médicales,
recueil des informations MSI.
Gestion des services de radiologie et d’explorations fonctionnelles et digestive :
recueil des demandes d’examens, planification des examens, déclaration d’activité ou de non-
exécution., saisie et validation des comptes-rendus, gestion de dossiers patients spécifiques au
département(profil patient, historique des examens).
Gestion de la pharmacie : gestion des dispensations en DJIN (dispensation journalière
individuelle et nominative) à partir des prescriptions, gestion des dispensations sur listes
types/ services, alimentation du logiciel de gestion des stocks de la pharmacie, statistiques de
consommation par services et/ ou par patient.
L’originalité de ce système existant depuis l’ouverture de l’hôpital est de disposer d’un
module de programmation ADS® (Advanced Development System), permettant au service
informatique de l’hôpital de créer des modules en fonction des besoins et des demandes des
différentes composantes (services cliniques, service administratif et plateau médico-
technique) de l’hôpital.

1-3-2 : Fonctionnalités propres à la pharmacie

Au niveau de la pharmacie, PCS permet de gérer l’ensemble de la prescription et de la
dispensation du médicament. Chaque patient hospitalisé est enregistré dans PCS et peut alors
se voir prescrit des médicaments et des examens de laboratoires. Le patient est identifié par :
son nom, son prénom, son NPI (numéro permanent d’identification), son NDA, sa date de
naissance, son service d’hospitalisation. A ces données administratives s’ajoute le poids,
donnée indispensable à la prescription, tant du point de vue réglementaire que du point de vue
médical pour le calcul des doses de médicaments.
Pour prescrire (cf annexe 2,3), le médecin s’appuie sur une base de données, appelé livret du
médicament, répertoriant l’ensemble des médicaments disponibles à l’hôpital Robert Debré.
Ce livret du médicaments est mis à jour par la pharmacie. Pour faciliter la prescription,
chaque fiche de médicament contient : le nom commercial, la DCI (dénomination commune
internationale) du principe actif, la forme galénique (comprimé, gélule, suppositoire, sirop,
solution buvable, etc.), la dose par unité de prise, la posologie usuelle (champ peut renseigné,
étant donné que la plupart des médicaments du marché n’ont pas d’AMM en pédiatrie).
Chaque fiche médicament contient également des données « non visibles » par le prescripteur,
7comme le statut administratif (AMM, ATU, préparation) et le code CIP- UCD (code
administratif). La prescription de mélange pour nutrition parentérale fait l’objet d’un écran
particulier. En effet, le prescripteur doit adapter les apports en fonction des besoins du patient.
Il doit donc pouvoir adapter la quantité pour chaqu’un des nutriments composant le mélange.
Quand il a choisi le médicament à prescrire, le médecin doit ensuite renseigner les champs :
dose par prise (en unité de masse ou en unité de prise) et la fréquence des prises( ce choix se
fait à partir de codes prédéfinis) et les modalités de dispensation (en urgence, en routine, date
de début et de fin de la prescription), commentaire (champ où la saisie se fait en texte libre).
La dispensation se fait en utilisant le même système PCS. Le préparateur sélectionne le
service pour lequel il veut faire les dispensations. Il voit alors s’afficher la liste des patients
hospitalisés dans le service. Ainsi que l’ensemble de leur prescription. Il peut alors dispenser
et enregistrer le médicament et la quantité dispensée. L’ensemble des opérations sur le
système PCS fait l’objet d’une traçabilité, quant à l’identité des personnes (prescripteur,
préparateur, patient), des médicaments (nature, dose, fréquence, quantité dispensée) et des
interactions médicamenteuses.
Le système PCS possède, en plus des modules de prescription et dispensation des
médicaments, un module de détection des interactions médicamenteuses. Ce module,
developpé en interne, repose sur une base de données, entretenue par la pharmacie, et surtout
une table des interactions possédant 4 champs : code CIP-UCD du médicament N°1, code
CIP- UCD du médicament N°2, niveau d’interaction et notice d’explication de l’interaction.
Le code CIP- UCD est un code administratif permettant d’identifier de manière unique l’unité
de prise d’une spécialité médicamenteuse (forme pharmaceutique, DCI, dosage de la forme).
Le niveau d’interaction est l’un des 4 niveaux d’interaction défini par l’agence française de
sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) : Contre- indication, association
déconseillée, précaution d’emploi, association à prendre en compte. La pharmacie a décidé
d’en ajouter un cinquième : prescription en double, pour prendre en compte la prescription de
deux spécialités contenant le même principe actif. Cette table est mise à jour chaque année à
®partir des données fournies par la base de données THERIAQUE (base de donnée
fonctionnant sous ORACLE) du CNIMH (Centre National Information sur le Médicament
Hospitalier), sous forme de fichier ASCII.
Lors de la prescription par le médecin, le système recherche, en temps réel, les interactions
médicamenteuses. Pour cela, le système forme des paires entre les codes CIP- UCD des
médicaments déjà saisis, puis cherche si celles-ci correspondent à une paire présente dans la
table « interaction médicamenteuse » de la base de données. Si l’interaction existe, elle est
8signalée au prescripteur qui peut alors annuler la saisie du médicament ou accepter
l’interaction si le bénéfice attendu est supérieur au risque. Pour faire ce choix, le prescripteur
peut s’appuyer sur le texte explicatif de l’interaction qui lui est proposée en ligne. Ce texte est
rédigé par le groupe de travail sur les interactions médicamenteuses (GTIAM) de
l’AFSSAPS. Il s’agit donc de textes officiels externes à l’hôpital. En dernier lieu, après avoir
confirmé l’interaction et avoir saisi la posologie et les modalités de prises, le médecin doit
valider la prescription. Le système présente donc trois niveaux de sécurité :
- Consultation de la notice de l’interaction où le prescripteur prend la mesure du
risque.
- Confirmation de l’interaction où le prescripteur calcule le bénéfice/ risque.
- Validation de la prescription où le prescripteur valide définitivement son choix.
Il faut noter qu’un dernier verrou, cette fois humain, existe au niveau de la pharmacie. En
effet, le préparateur réalisant la dispensation est averti de l’interaction. Un contact
téléphonique peut alors avoir lieu, si le risque est jugé trop important par le pharmacien.
Ce système de détection repose sur des travaux déjà anciens ayant eu pour but la recherche
d’algorithmes de détection des interactions médicamenteuses [3].
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