Les perspectives économiques de l'OFCE décembre La Correspondance Economique Les perspectives économiques de l'OFCE Alors que l'INSEE vient d'annoncer une brève récession en France pour la fin et le début de l'année prochaine cf CE du décembre le Département Analyse et prévision de l'OFCE rend publiques ses perspectives économiques Nous en reproduisons ci dessous des extraits La publication des chiffres de croissance du deuxième trimestre en août a douché les espoirs brièvement ragaillardis après l'embellie du premier trimestre d'une sortie sans douleur de la crise des dettes souveraines notamment en Europe Le retournement des indicateurs conjoncturels durant les mois d'été a conforté l'idée d'un revirement des économies avec la crainte de moins en moins dissimulée d'une retombée en récession des économies européennes Les comptes nationaux du troisième trimestre meilleurs que ce que les climats des affaires pouvaient laisser espérer n'ont pas infléchi les attentes négatives pour la fin de l'année et le début de l'année prochaine Dès lors l'espérance même d'une croissance positive dans les grands pays européens sur l'ensemble de l'année s'est évanouie et avec une quasi stagnation de son PIB en moyenne annuelle l'Allemagne signerait la meilleure performance de la zone euro Si la croissance de l'activité au troisième trimestre a été plus dynamique qu'escompté dans notre prévision d'octobre aux Etats Unis au Royaume Uni et au Japon elle est restée conforme notre scénario sur la moyenne de la zone euro Avec de croissance sur un trimestre le ralentissement observé au printemps dernier se poursuit dans l'ensemble de la zone Cette atonie masque néanmoins des performances très différentes selon les pays qui peuvent tenir au moins en partie aux contrecoups des perturbations de la production japonaise du printemps dernier dans les industries automobiles et électroniques après la catastrophe de Fukushima Ainsi en Allemagne et dans une moindre mesure en France la croissance s'est révélée bien meilleure et respectivement ...

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Les perspectives économiques 2012 de l'OFCE 20 décembre 2011 La Correspondance Economique Les perspectives économiques 2012 de l'OFCE Alors que l'INSEE vient d'annoncer une brève récession en France pour la fin 2011 et le début de l'année prochaine (cf. CE du 16 décembre), le Département Analyse et prévision de l'OFCE rend publiques ses perspectives économiques 2012. Nous en reproduisons ci-dessous des extraits. La publication des chiffres de croissance du deuxième trimestre 2011 en août a douché les espoirs, brièvement ragaillardis après l'embellie du premier trimestre, d'une sortie sans douleur de la crise des dettes souveraines, notamment en Europe. Le retournement des indicateurs conjoncturels durant les mois d'été a conforté l'idée d'un revirement des économies, avec la crainte de moins en moins dissimulée d'une retombée en récession des économies européennes. Les comptes nationaux du troisième trimestre, meilleurs que ce que les climats des affaires pouvaient laisser espérer, n'ont pas infléchi les attentes négatives pour la fin de l'année et le début de l'année prochaine. Dès lors, l'espérance même d'une croissance positive dans les grands pays européens sur l'ensemble de l'année 2012 s'est évanouie, et avec une quasi-stagnation de son PIB en moyenne annuelle (+0,4 %), l'Allemagne signerait la meilleure performance de la zone euro. Si la croissance de l'activité au troisième trimestre 2011 a été plus dynamique qu'escompté dans notre prévision d'octobre aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et au Japon, elle est restée conforme à notre scénario sur la moyenne de la zone

  • décision d'investissement

  • issue du sommet européen de bruxelles

  • entreprise

  • séquelles de la crise précédente

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Les perspectives économiques 2012 de l'OFCE
20 décembre 2011
La Correspondance Economique
Les perspectives économiques 2012 de l'OFCE Alors que l'INSEE vient d'annoncer une
"brève récession" en France pour la fin 2011 et le début de l'année prochaine (cf. CE du
16 décembre), le Département Analyse et prévision de l'OFCE rend publiques ses
perspectives économiques 2012. Nous en reproduisons ci-dessous des extraits.
"La publication des chiffres de croissance du deuxième trimestre 2011 en août a douché
les espoirs, brièvement ragaillardis après l'embellie du premier trimestre, d'une sortie
sans douleur de la crise des dettes souveraines, notamment en Europe. Le retournement
des indicateurs conjoncturels durant les mois d'été a conforté l'idée d'un revirement des
économies, avec la crainte de moins en moins dissimulée d'une retombée en récession des
économies européennes. Les comptes nationaux du troisième trimestre, meilleurs que ce
que les climats des affaires pouvaient laisser espérer, n'ont pas infléchi les attentes
négatives pour la fin de l'année et le début de l'année prochaine. Dès lors, l'espérance
même d'une croissance positive dans les grands pays européens sur l'ensemble de
l'année 2012 s'est évanouie, et avec une quasi-stagnation de son PIB en moyenne
annuelle (+0,4 %), l'Allemagne signerait la meilleure performance de la zone euro. Si la
croissance de l'activité au troisième trimestre 2011 a été plus dynamique qu'escompté
dans notre prévision d'octobre aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et au Japon, elle est
restée conforme à notre scénario sur la moyenne de la zone euro. Avec 0,2 % de
croissance sur un trimestre, le ralentissement observé au printemps dernier se poursuit
dans l'ensemble de la zone. Cette atonie masque néanmoins des performances très
différentes selon les pays, qui peuvent tenir au moins en partie aux contrecoups des
perturbations de la production japonaise du printemps dernier dans les industries
automobiles et électroniques après la catastrophe de Fukushima. Ainsi, en Allemagne et
dans une moindre mesure en France, la croissance s'est révélée bien meilleure (0,5 % et
0,4 % respectivement contre 0,3 % et 0,2 % prévus en octobre), du fait notamment d'un
plus fort rebond de la consommation des ménages (0,8 % en Allemagne et 0,3 % en
France) après la contraction du printemps, et d'exportations plus dynamiques. A
l'inverse, les autres pays, plus petits et plus ouverts, ont enregistré un ralentissement
plus marqué, voire un repli de leur PIB. C'est notamment le cas en Espagne (où les
comptes révisés montrent maintenant une situation de la demande intérieure davantage
dégradée jusqu'au premier semestre 2011, et qui se détériore encore au troisième
trimestre), en Belgique et aux Pays-Bas".
"Au quatrième trimestre 2011, cette divergence des rythmes de croissance en Europe
devrait s'estomper du fait de la dégradation simultanée des enquêtes et indicateurs
conjoncturels dans l'ensemble des pays. L'exacerbation des tensions sur les marchés
financiers de la zone euro et l'annonce de nouveaux plans d'ajustement budgétaire
impriment de plus en plus leur marque dans les perspectives de production. Toutes les
prévisions sont donc revues à la baisse au quatrième trimestre et la zone euro afficherait
une baisse de son PIB de -0,1 %, contre une hausse de +0,2 % prévue initialement. En
Allemagne et en France, l'activité reculerait de respectivement -0,1 et -0,2 % (contre une
hausse prévue à 0,3 % et 0,2 % initialement). En Allemagne, les commandes
industrielles domestiques et à l'exportation ont chuté au troisième trimestre, laissant
présager un ajustement de l'investissement à la baisse. La consommation des ménages
pourrait ralentir mais resterait néanmoins positive. En France, les enquêtes dans