MEMOIRE DE RECHERCHE

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Centre E.R.E.I.A Etudes et Recherches Economiques Interdisciplinaires de L'Artois MASTER II EGA Gestion des Entreprises et des Territoires Année 2009 - 2010 ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ THEME DE RECHERCHE La SCOP comme innovation organisationnelle. ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ MEMOIRE DE RECHERCHE soutenu publiquement par Philippe TONOLO Président du jury Vice-Président Philippe DUEZ Stéphane CALLENS sous la direction de Philippe DUEZ Maître de conférences en sciences économiques Chercheur au centre d'Etudes et de Recherches Economiques Interdisciplinaires de L'Artois ( EREIA EA 4026 )
  • président du jury vice-président
  • génératrice de plein emploi et ignorant la précarité
  • président du conseil economique
  • section de sciences economiques
  • maître de conférences en sciences économiques
  • maître de conférences de sciences économiques
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Centre E.R.E.I.A
Etudes et Recherches Economiques Interdisciplinaires de L'Artois
MASTER II EGA Gestion des Entreprises et des Territoires
Année 2009 - 2010
▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
THEME DE RECHERCHE
La SCOP comme innovation organisationnelle.
MEMOIRE DE RECHERCHE
soutenu publiquement par
Philippe TONOLO
Président du jury Vice-Président
Philippe DUEZ Stéphane CALLENS
sous la direction de
Philippe DUEZ
Maître de conférences en sciences économiques
Chercheur au centre d'Etudes et de Recherches Economiques Interdisciplinaires de L'Artois
( EREIA EA 4026 )2L'expérience ne se transmet pas.
Elle se construit par sa propre histoire,
même si l'histoire des autres peut y aider.
Le savoir ne s'impose pas.
Il s'approprie ou il se réfute :
si la connaissance passe toujours par l'appropriation d'un savoir reconnu,
le progrès passe parfois par la réfutation d'un savoir encore défendu et pourtant dépassé.
Si l'homme est la mesure de toute chose, comme le pense PROTAGORAS,
curieusement, il ne fait pourtant que se tromper !
Citoyen sans conscience n'est que ruine de l'homme.
Le directeur dans une recherche est au chercheur ce que la canne est à l'aveugle,
un sauf-conduit pour marcher en évitant les murs.
3NOTE AU LECTEUR
Du jeu de mots au je de nous...
La tournure académique préconise l'emploi du "nous" dans un discours.
Cependant, souvent une formule consacrée nous impose de faire figurer la mention :
"les propos ici tenus n'engagent que leurs auteurs" et les Universités entendent se
dégager des opinions émises.
Alors, pourquoi imposer aux auteurs ce "nous", pompeux, excès de prétention,
dénaturant l'identité des auteurs dans un discours pourtant reconnu comme singulier ?
Ce "nous" est gênant quand on écrit, il tend à impliquer le futur lecteur, souvent
inconnu, dans des formes et des procédures de pensées propres à une personnalité
singulière.
Entre "nous savons que la Terre est ronde" et "nous pensons que la complexité est la
première marche sur laquelle nous devons poser le pied pour débuter une réflexion", il
y a tout de même une différence. Et le lecteur, inclus dans ce "nous", serait en droit de
se sentir dérangé par cette inclusion dans certaines implications intimes ou originales.
Ainsi, chacun d'entre eux, le "je" et le "nous", se devrait d'être utilisé à bon escient.
La langue française, si riche, fait la distinction entre le "je" réservé et le "nous"
impérial. Ce premier, parfois loin d'être une autorité, tente d'objectiver la part de
subjectivité dans notre recherche et marque notre singularité que chacun de nous est en
droit de défendre dans une démocratie diversifiée à n'en pas vouloir contraindre l'autre
à penser à l'identique de soi.
Le génie de RIMBAUD l'avait conduit à nous lancer à la figure "je" est un autre !
Certes, chacun peut sans doute comprendre ce que son esprit subtil et profond a voulu
dire, mais en toute dernière instance l'autre ne peut jamais être complètement moi-
même. Et c'est ce "moi-même", en toute modestie et en toute honnêteté vis à vis de mes
amis qui me liront, que je tiens à défendre sans trop vouloir les impliquer dans ma
façon de voir le monde, leur laissant toute leur liberté de pensée. Car, un lecteur,
a fortiori, intervient toujours après un auteur et de fait il se doit, après coup, de penser
mieux que l'auteur. Car, ce sont de ces dépassements continuels que de nouvelles
réalités se construisent.
Les bons chercheurs sont des briseurs de systèmes qui suivent leur idée, en
l'argumentant à longueur de temps, et non pas les caprices de la mode.
Il fallait commencer par là.
4La SCOP comme innovation organisationnelle.
5REMERCIEMENTS
Je tiens ici en premier lieu à remercier ma mère qui, du haut de sa charmante jeunesse
du troisième âge et avec en poche son seul Certificat d'études, s'efforce encore et
toujours de s'accrocher à la modernité de ma culture et de mes raisonnements
(il)logiques. Merci maman d'avoir encore la patience de me lire pour corriger, comme
tu le faisais à mon plus jeune âge dans mes rédactions d'enfant, les quelques fautes
d'orthographe qu'aujourd'hui mon Word orthographique n'a pas l'intelligence de
pouvoir rectifier. Disons ainsi que d'un côté, l'âge et le diplôme initial finalement ne
font rien à l'affaire pour tenter de comprendre notre condition humaine évolutive qui, de
parent à enfant, forme le transfert générationnel en marche depuis si longtemps au sein
de l'espèce si particulière que représente l' Homo sapiens. Et que de l'autre, la machine,
même si certains automates intelligents tentent de nous défier, est encore bien loin
d'égaler les capacités complexes et extra-complexes qui font de nous des Hommes.
Aurélien DELIERRE, conseiller formateur à la BGE et intervenant à l'Université
d'Artois, s'est aimablement proposé pour me donner quelques conseils, fonction de son
expérience de terrain, relativement à mon propos. Je tiens à lui exprimer ici
l'expression de ma gratitude.
Je tiens en dernier lieu, on garde toujours le meilleur pour la fin, à remercier avec
beaucoup de gratitude Philippe DUEZ mon Directeur de mémoire. D'abord pour la
porte qu'il m'a ouverte en me permettant grâce à une VAP de réintégrer à l'Université,
après y avoir à l'origine été diplômé de Génie-Civil, une section de Sciences
Economiques et Sciences Sociales. Puis pour le temps qu'il m'a consacré avec toute sa
bienveillance raisonnée à canaliser sans castrer tant mes débordements que mes
entêtements, raisonnant la passion et passionnant la raison en me faisant bénéficier de
toute son expérience. Car, depuis notre première rencontre datant d'octobre 2008, nous
essayons de nous comprendre, entre universitaire et entrepreneur. C'est dire que nous
sommes de joyeux précurseurs. Disons que Philippe DUEZ représente le déterminisme
(la rigueur académique) et moi le hasard (qui tente de tout chambouler) ainsi, à deux,
comme dans la Nature où déterminisme et contingence ne font qu'un, nous espérons
avoir formé un couple infernal pour présenter le début de quelques travaux originaux et
1créatifs. J'avoue avoir été mené par une main de maître, main ici invisible mais oh
combien efficace. Et quand Philippe dit merci à Philippe, le hasard fait que dans ce
tourbillon, on ne sait plus qui a enrichi quoi !
1 - Les smithiens comprendront.
6SOMMAIRE
INTRODUCTION (p. 9)

PREMIERE PARTIE
PRESENTATION DES CONCEPTS - HISTOIRE D'EMERGENCE
I ▪ L'innovation organisationnelle entre théorie et contexte. (p. 32)
II ▪ Entre et intra -preneuriat comme innovation organisationnelle. (p. 42)
III ▪ Histoire des SCOP et de la coopération. (p. 52)
DEUXIEME PARTIE
SCOP OU ENCORE...
I ▪ Etude longitudinale. (p. 61)
II ▪ Synthèse et analyse des éléments en ressort. (p. 72)
III ▪ Propositions transformatrices dans un contexte contemporain. (p. 85)

CONCLUSION (p. 101)

ANNEXES (p. 113)

BIBLIOGRAPHIE (p. 143)

TABLE DES MATIERES (p. 147)
7INTRODUCTION GENERALE
8 INTRODUCTION
« En matière de lutte contre le chômage, tout a été essayé et
tout a échoué. »
( François MITTERAND - 1993 )
● L'emploi est au cœur de nos préoccupations depuis bien longtemps...
Nos démocraties occidentales de l'après guerre avaient selon le rapport BEVERIDGE
[1944] l'objectif d'assurer : « Le plein emploi dans une société libre. »
Cet objectif est-il un leurre ou désormais quelque chose d'atteignable dans un délai
raisonnable ?
Dans notre démocratie les partis politiques existent pour représenter la diversité des
opinions publiques qui souhaitent s'exprimer. En perpétuelle bagarre pour obtenir un
éphémère pouvoir, remarquons qu'ils sont tous d'accord au moins sur un point : celui
que chacun d'entre nous puisse obtenir un travail. Malgré cette convergence de point de
vue qui laisserait à penser que l'on puisse avancer vers un résultat probant, rien n'y fait,
le chômage persiste et signe. Cherche-t-on non seulement à atteindre cet objectif ? Les
chercheurs qui travaillent s’emparent de sujets à la mode, ceux dont tout le monde parle
et qui permettent d'avoir des postes. Mais ne faut-il pas plutôt travailler là où sont les
problèmes ? Une recherche commence avec un problème, dit POPER.
Assez récemment, Michel ROCARD, ancien 1er ministre et député européen, dans une
interview parue au Nouvel Observateur de mai/juin 2007, constate : « Alors que de
1945 à 1972 – les Trente glorieuses – la France a connu une croissance rapide,
9régulière, génératrice de plein emploi et ignorant la précarité, aujourd’hui, si l’on
additionne chômeurs, précaires et déconnectés du marché du travail vivant avec moins
de la moitié du revenu médian national (les « pauvres »), les oubliés de la croissance
représentent 20% de la population active française. Ce chiffre est à peu près le même
dans la quasi-totalité des pays développés.» Ainsi, le plein emploi n'est donc pas une
utopie, les Trente-glorieuses laissent un arrière goût de satisfaction tant au théoricien de
l'économie qu'au sociologue du travail. C'est plutôt sa durabilité qui semble nous avoir
échappée.
Après cette période faste, rappelons-nous que, en son temps déjà, le Président
POMPIDOU avait clamé : « Si l'on passe la barre des 300000 chômeurs ça sera la
révolution ! » Depuis nous avons fait bien du chemin, la machine à fabriquer des
chômeurs est d'une grande productivité ! Et si rien ne l'arrête nous ferons encore un long
chemin en broyant de l'humain... La suite des évènements en apportera la preuve.
Le 10 mai 1993, Edouard BALLADUR, alors Premier Ministre, s'adressait au Président
2du Conseil Economique et social, Monsieur Jean MATTEOLI par une lettre de mission .
Notons au passage que quelques notions de philosophie n'auraient sans doute pas fait de
3tort à nos gouvernants . Car se poser la question de l'emploi en ces termes : « (...) il
demeure une question fondamentale : pourquoi la société française crée-t-elle moins
d'emplois que les autres, (...) » montre que nos gouvernants peinent à distinguer le
4fondamental du relatif qui sont des concepts philosophiques pourtant bien établis, (ceux
5qui oseront prétendre que la philosophie ne sert à rien, trouveront ici clairement visible
les limites de leur raisonnement dû à l'enferment de leur pensée).
Celle-ci est somme toute une question relative et non pas une question fondamentale.
Une comparaison entre deux entités ne permet pas de remonter au fondement, car celui-
2 - Sa lettre est jointe en annexe p. 134
3 - Bizarrement, il faut noter que parmi les éminences qui ont fait partie de cette commission aucune n'a
relevé le manque de pertinence dans la formulation même de la question.
4 - Repérer un niveau fondamental requiert de remonter les chaines de causalité aussi loin que nécessaire
pour être en mesure d'atteindre un fondement, une sorte d'origine, en l'occurrence, de la problématique du
chômage (ce qui le fait naître, ce qui le fait émerger).
5 - Cf. aux propos de Gérard SIMON présentés dans notre discours à la p. 103.
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