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Fiche n°3 Les ypérites

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  • fiche - matière potentielle : n°3

  • fiche - matière potentielle : spécifique sur la décontamination


Juillet 2003 1 Fiche n°3 Les ypérites Les ypérites, dont le chef de file est l'ypérite au soufre ou gaz moutarde appartiennent à la classe des toxiques vésicants (dénomination OTAN = agent HD, sulfure de 2-2'dichloroéthyle (SC4H8Cl2). On distingue les ypérites au soufre et les ypérites à l'azote dont certains dérivés sont des médicaments antinéoplasiques cytostatiques. Propriétés physico-chimiques Liquide huileux incolore à l'état pur mais, habituellement jaune, brun, à odeur d'ail ou de moutarde, très peu soluble dans l'eau. Son point de fusion est de + 14°C. L'ypérite donne des vapeurs incolores plus denses que l'air et dont la concentration croît avec la température. L'ypérite imprègne immédiatement les matériaux et pénètre la peau, les vêtements ordinaires et le latex. Sa persistance est grande sous les climats froids et tempérés. Les vapeurs franchissent également la peau. Caractéristiques de l'intoxication L'ypérite expose au « danger liquide » et au « danger vapeur ». La pénétration se fait insidieusement par la peau, les yeux et les voies aériennes voire par ingestion : au contact de la peau, 80 % s'évaporent et 20% pénètrent. La pénétration cutanée est si rapide que la décontamination n'est efficace que dans les 2 à 3 minutes suivant l'exposition. L'absorption cutanée est favorisée par la transpiration et l'humidité des zones contaminées (aisselles, plis inguinaux, périnée).

  • ypérites

  • plat des phlyctènes et des zones nécrosées

  • solution décontaminante polyvalente d'hypochlorite de soude

  • atteinte anatomique de l'épiderme

  • liquide physiologique

  • sérum physiologique après analgésie locale par instillation unique

  • lavage prolongé des yeux


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Publié le 01 juillet 2003
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Langue Français
Fiche n°3 "Les ypérites"
1
Les ypérites, dont le chef de file est l’ypérite au soufre ou "gaz moutarde" appartiennent à la classe des toxiques vésicants (dénomination OTAN = agent HD, sulfure de 2-2’dichloroéthyle (SC4H8Cl2). On distingueles ypérites au soufre et les ypérites à l’azote dontcertains dérivés sont des médicaments antinéoplasiques cytostatiques.
Propriétés physico-chimiques
Liquide huileux incolore à l’état pur mais, habituellement jaune, brun, à odeur d’ail ou de moutarde, très peu soluble dans l’eau. Son point de fusion est de + 14°C. L’ypérite donne des vapeurs incoloresplus denses que l’air et dont la concentration croît avec la température. L’ypérite imprègne immédiatement les matériaux et pénètre la peau, les vêtements ordinaires et le latex. Sapersistancegrande sous estles climats froids et tempérés. Les vapeurs franchissent également la peau.
Caractéristiques de l’intoxication
L’ypérite expose au « danger liquide » et au « dangervapeur ». La pénétration se fait insidieusement par la peau, les yeux et les voies aériennes voire par ingestion : au contact de la peau, 80 % s’évaporent et20%pénètrent. Lapénétration cutanée est si rapide que ladécontamination n’est efficace que dans les 2 à 3 minutes suivant l’exposition. L’absorption cutanée est favorisée par la transpiration et l’humidité des zones contaminées (aisselles, plis inguinaux, périnée). La morbidité est élevée, mais la mortalitéest réduite (<5%) etdifférée.
Mécanisme d’action
L’ypérite est un poison cellulaire d’action irréversible.Une fois absorbée, elle se transforme en une forme cyclique très réactive avec les protéines enzymatiques, les membranes cellulaires et les acides nucléiques ; il se produit une alkylation de l’ADN des cellules à forte activité mitotique. L’action de l’ypérite est de type radiomimétique.
Symptomatologie
La nature et l’évolution des symptômes dépendent de la voie de pénétration et du degré d’exposition (dose et temps). La symptomatologie va d’une simple irritation des yeux et des voies aériennes supérieures, jusqu’à des formesgraves avec des lésions préoccupantes des trois tissus cibles accompagnées de signes d’atteinte systémique (« brûlé immunodéprimé »). La symptomatologie est insidieuse et n’apparaît qu’après un temps de latence de 2 à 12 heures (moyenne : 4 heures).
Juillet 2003