Fiches de lecture

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  • mémoire - matière potentielle : au lieu
  • leçon - matière potentielle : donnée au récit
  • mémoire - matière potentielle : millions d' hommes et de femmes
1 Littérature Fiches de lecture La jeune fille, le diable et le moulin p 2 Chez ELLE ou chez elle p 3 Du commerce de la souris p 4 Grand-père p 5 J'étais un rat p 7 La petite sirène p 8 Le cheval qui sourit p 9 Le hollandais sans peine p 10 Léon p 12 Les petits bonhommes sur le carreau p 13 L'abominable histoire de la poule p 14 Ba p 15 L'enfant océan p 16 Il faut tuer Sammy p 17 Un printemps vert panique p 18 Lettres de l'écureuil à la fourmi p 19 L'œil du loup p 20 Le loup rouge p 22 Ma vallée p 23
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Littérature



Fiches de lecture


La jeune fille, le diable et le moulin p 2
Chez ELLE ou chez elle p 3
Du commerce de la souris p 4
Grand-père p 5
J’étais un rat p 7
La petite sirène p 8
Le cheval qui sourit p 9
Le hollandais sans peine p 10
Léon p 12
Les petits bonhommes sur le carreau p 13
L’abominable histoire de la poule p 14
Ba p 15
L’enfant océan p 16
Il faut tuer Sammy p 17
Un printemps vert panique p 18
Lettres de l’écureuil à la fourmi p 19
L’œil du loup p 20
Le loup rouge p 22
Ma vallée p 23
Mon je-me-parle p 24
Petit vampire va à l’école p 25
Scoop p 26
L’homme qui plantait des arbres p 27
Toto l’ornithorynque et l’arbre magique p 28
Un tueur à ma porte p 29


complément


L’ogre dans les contes p 30

Mise en parallèle des trois versions
du petit chaperon rouge p 31












1
L


La jeune fille, le diable et le moulin





Olivier Py

A partir du synopsis, on peut travailler la lecture intégrale de la pièce de 3 manières:

1. Lectures- parcours: études transversales de l’oeuvre par des entrées diverses

* les changements de décors sont très nombreux : que nous apprend cela sur la pièce et le théâtre en
général ?

* l’évolution chronologique: il y a un décalage entre la durée de la représentation et la durée de l’action.

* une action ponctuée de rebondissements, de revirements de situation dus
- à des coups de théâtre
- à des appartitions d’êtres merveilleux ou fantastiques: l’Ange, le Diable
- à des quiproquos: prendre un personnage pour un autre (messager/Diable)
prendre une lettre pour une autre

* une répartition des personnages que l’on peut étudier selon le shéma actantiel:
- le héros / l’héroïne :le prince / la jeune fille devenue Princesse
- Quelle est leur quête ? le bonheur
- Qu s’y oppose ? Le diable
- Qui les aide ? l’Ange, le jardinier

2. Lectures analytiques de certaines scènes: On ne peut pas étudier les 16 scènes in extenso, on en choisit un
petit nombre à étudier en profondeur, les autres étant lues, jouées, discutées à l’oral, résumées.

Dans cette pièce, on peut analyser
la scène 1 (exposition)
la scène 6 (rencontre entre le Prince et la jeune fille)
les scènes 10,11,12: 3 scènes capitales qui mettent en jeu le bonheur des héros
la scène 16 (dénouement heureux)


3.Lectures en réseaux (par effet d’intertextualité):

Cette pièce a pour origine un conte de Grimm, la jeune fille sans mains ; d’autre part certains passages rappellent
d’autres contes, de façon plus ponctuelle:

- comme l’héroîne de Peau d’Ane de Perrault, la Princesse s’en va vivre dans une cabane
- comme le serviteur de la Reine, dans Blanche neige de Grimm, la jardinier refuse de mettre à mort la
Princesse et trouve un subterfuge.









2

L
CHEZ ELLE
Auteur : B Poncelet
Genre : album
Editeur : seuil jeunesse
Difficulté de lecture : 3

Résumé : Evocation de lieux et de personnes du point de vue d’un enfant.
Différentes atmosphères se dégagent, ainsi que différentes personnalités.

Graphies : 4
Typographies différentes qui indiquent deux sentiments différents

Deux « elle »
elle Elle
Typographie élégante soignée Ordinaire simple
Vocabulaire qui montre que l’enfant n’aime
pas y aller grand-mère ?
Mal au ventre recherche du vocabulaire qui indique cette
Abréger-obliger hypothèse
Je traîne on la gêne l’ennuyer « elle ne peut plus bien courir »
Travailler le sentiment impersonnel vocabulaire qui montre le plaisir de l’enfant
Inutile - futile – égoïsme « on rit »
On l’écoute on discute

Eux : rustique – vivant – odeur
Champs sémantiques :
Animaux
Engins
Campagne

Lui : calme beauté musique
Typologie qui crée comme une onde un visage ?


ORL : étude de substituts du nom : eux, lui, elle/elle

Effets d’accumulation : répétitions

Autres entrées : le portrait, différents arts évoqués.

Etude des illustrations

elle eux lui Elle
Accumulation Images Images rustiques Estampes,
d’images sophistiquées musique
Odeurs (cochon,
Crée sapin, mouche Odeurs (pipe)
l’atmosphère
ludique relief

Univers des
livres
(intellectuel)
Univers Univers du Univers des sens Univers artistique
intellectuel paraître




L

Du commerce de la souris

Auteur : Alain SERRES
Illustrateur : Claude Lapointe
Collection : Folio cadet
Genre : comique
Niveau de lecture : 1

Résumé : Un commerçant qui vendait du fromage voit son affaire péricliter. Il décide de se lancer dans le commerce des
souris en les transformant en toutes sortes de choses afin de faire repartir son affaire. Cette dernière deviendra à nouveau
florissante, non pas grâce à ses affaires de souris, mais grâce aux souris rusées et à la lecture.


ORL :
Champs sémantiques : commerce
Polysémie : souris/dévorer
Exclamation/interrogation p25/26



Travail sur la graphie : cursive/imprimerie
Travail sur les souris sciences
Travail sur les métiers d’autrefois
































4
L




Grand-Père

Auteur-Illustrateur : Gilles Rapaport
Editions circonflexe

L’histoire : Un vieil homme meurt. Son destin s'est noué, à l'aube du siècle, en Pologne, avant de se fondre dans des milliers
d'autres destins. L’auteur rend hommage à son grand-père, matricule 46690 dans un camp de concentration et donne une
réponse à la question : Comment sauver la mémoire de millions d’hommes et de femmes ? ».

Les entrées didactiques :
1. Enonciation :
- Ellipses
- Narrateur
- Style Dramatisation
2. Interaction texte/image
3. Se situer dans un système de valeurs.

ENONCIATION

Ellipses
La lecture de ce livre doit être préparée car des événements et des lieux sont évoqués de manière elliptique :
La première guerre mondiale la première catastrophe du siècle.
Le bruit des bottes l’armée allemande
Ce pays les refuse les = les juifs
Seule la Mer du Nord pourra le vaincre encerclement de Dunkerque.
Légion étrangère le grand-père est polonais, il va se battre dans les rangs de l’armée française.
Soldat vainqueur soldat allemand.
Ce camarade qui le pointe du doigt les dénonciations des juifs.
Sortir par la cheminée mourir carbonisé dans le four crématoire.

Pourquoi ce choix de l’ellipse ? Certainement pour donner une valeur universelle et intemporelle à cette histoire.

Narrateur
Qui raconte ?
C’est le récit d’une vie, celle du grand-père, par son petit-fils. C’est une histoire familiale (le grand-père, le père présents
page 9)
Le livre commence par une dédicace page 3 du petit-fils à son grand-père et se clôt par l’utilisation du « je » à la page 29.
Le récit est à la troisième personne :
Au singulier d’abord : Grand-père naît…
Au pluriel ensuite :
Du couple : « Il rêve, ils rêvent… »
D’un peuple : « Ce pays les refuse, les rejette… »
« Il court, ils courent, tombent… »

Ce récit est un retour en arrière : c’est à la mort du grand-père que sa vie est racontée.
Difficulté pour faire le lien entre histoire individuelle et histoire collective : ce sont les grands parents qui font le lien.

Style dramatisation
Le récit est fait à l’aide du présent de narration qui le dramatise.
L’utilisation de phrases très courtes, très dépouillées et très précises, regroupées en versets, un questionnement fréquent, des
répétitions nombreuses créent un rythme et disent l’étonnement, l’horreur qui vont croissant.

5INTERACTION TEXTE/IMAGE

Les images et le choix des couleurs vont renforcer le pouvoir des mots :
Couleur rouge du fond sur la couverture dénouement terrible des déportés. C’est la seule image qui identifie
clairement le prisonnier avec son costume rayé et une apparition de l’étoile jaune.
Le reste de l’album utilise une palette réduite au blanc, au bleu et au noir.
Du début du récit jusqu’à la page 11 le texte est noir sur fond blanc. Le changement s’opère avec l’envahissement de
l’image qui déborde et le noir du soldat allemand qui couvre l’image et le texte « …l’envoie vers les ténèbres »
Le texte devient ensuite blanc sur fond noir.
Les images deviennent très dures :
L’officier allemand page 16 de profil, hurlant apparaît plus terrible que les chiens de la page de droite et est parfaitement en
accord avec le texte « Il ne sait plus qui crie, qui aboie… »
La cheminée appuyée par des traits noirs se dresse vers le ciel désespéré.
La dernière page de l’histoire a un fond blanc et un personnage figé dans le souvenir de se qui se passa autrefois dans ce
camp exprime un silence profond au comble de l’émotion, renforcé par l ‘absence de texte.

On peut suivre tout au long du récit un réseau de signes dans l’écrit et l’illustration qui est une métaphore des ténèbres :
Texte :
« Il œuvre jour et nuit » « Il ne voit pas les ténèbres s’avancer. »
« …la nuit ne lui fait pas peur. »
« … l’envoie vers les ténèbres. »
« …les portes de l’enfer. »
« …chacun s’en va vers sa nuit. »
« … une étoile filante traverser sa nuit. »
« … il n’y a que des cendres. »
« … le néant. »
« … deux trous noirs qui ne voient que du noir. »
« …Grand-mère rattrapée par la nuit… »
Illustrations :
Le noir des costumes juifs et des uniformes allemands.

en opposition au bleu du départ vers Paris et du choix de l’uniforme et du blanc de la naissance et de la renaissance dans les
premières et dans les dernières pages.

SE SITUER DANS UN SYSTEME DE VALEURS.

Grand-père est un album difficile car il montre en clair ce qui s’est passé.
Il permet de comprendre le jeu des enchaînements :
antisémitisme pogroms extermination
des responsabilités :
allemands, gouvernement de vichy, une partie de l’opinion française.

Il permet aussi de comprendre pourquoi de telles histoires doivent être racontées, rappelées à la mémoire au lieu d'être
enfouies dans l'oubli.

La difficulté, pour le jeune lecteur, sera de maintenir le lien entre l'histoire individuelle et l'histoire collective, entre
l'évocation d'un destin particulier, et la portée infiniment plus large, le regard sur une époque (celle des faits, la nôtre), la
valeur de leçon donnée au récit. A la fois brutale et pudique, l'illustration appelle d'autres images qui donneront à la figure du
"grand-père" sa valeur d'exemple et de symbole d’autant plus que les différents personnages ne sont pas caractérisés
explicitement et peuvent malheureusement être remplacé par d’autres personnages dans d’autres pays à d’autres moments.












Þ


J’étais un rat









Auteur : Pullman
Illustrateur : Galeron/Bailey
Collection : Folio cadet
Genre : conte
Niveau de lecture : 2




Résumé : Un vieux couple sans enfants recueille un jeune garçon qui dit être un rat. Après maintes recherches, ils décident de
le garder, mais il disparaît car il ne sait pas se conduire comme un « vrai » petit garçon Le vieux couple fera tout pour le
sauver et ils l’adopteront. On découvrira que le petit garçon a été transformé par une fée en même temps que la princesse du
journal.

Travail sur les journaux à sensation.

Appel au référent de l’enfant :
• Faire un véritable parallèle avec les contes (Cendrillon, Poucette) ici actualisation de l’histoire
• L’enfant sauvage qui ne sait pas ce qu’il faut faire (Mowgli)

ORL : sens des mots :
Crayon patience (page 23)
Calcul casse-croûte car utilisation de crayon (page 35)
Principal (page 41)
Page 53 : se souvenir (formation d’une définition)

Travail sur le chemin de l’enfant rat : itinéraire.





















7

L




LA PETITE SIRENE.



ANDERSEN.
Conte niveau cm1 cm2. Activités
autour de ce conte

• intertextualité avec des histoires sur le mythe de la sirène.

• Relever les différents personnages de 1’histoire : identifier ceux qui jouent un rôle important et
ceux qui ont un rôle secondaire.

• Identifier les moments forts du conte (structure du récit)

• Retrouver les traits de caractère de la petite sirène enfant ( une enfant bizarre, silencieuse et
réfléchie son plus grand plaisir consistait à écouter des récits sur le monde où vivent les
hommes) . Demander aux enfants de 1 illustrer (travail sur 1 imaginaire.

• En expression écrite on peut, à partir de ce conte, travailler la présentation des personnages car
seule la petite sirène est décrite au début : « elle avait la peau douce et diaphane comme une
feuille de rose, les yeux bleus comme un lac profond »; A partir de cet extrait on peut demander aux
enfants de présenter les cinq sœurs.

















8

L



LE CHEVAL QUI SOURIT









Chris Donner Roman niveau 1




Sujet: Dans un village qui se dépeuple, l'instituteur a le projet d'acheter un cheval pour l'école. Tous les élèves se
cotisent et le maître met la somme qui manque. Mais le cheval qu'on leur vend est malade et bien qu'ayant l'air
de sourire, il s'effondre en arrivant à l'école. Il est mourant.
Finalement, le vétérinaire accepte d'opérer le cheval au lieu de l'abattre. Le cheval est sauvé. Mais les parents ont
des soucis à cause des quotas laitiers ...A la fin on pense que ce sont les enfants qui vont encore une fois
remonter le moral des parents.

Commentaire personnel: Roman grave, affectif, mais avec du suspens (le cheval va-t-il survivre à l'opération
?) qui finit sur une note d'espoir.( On évitera peut-être le scène de l'opération du cheval un peu crue)

Entrée dans le livre: Etablir la "carte" du caractère et des tensions de chaque personnage
Les enfants
Les parents
Le maître
Le Comte
Le vétérinaire
Le cheval
Liens avec d'autres lectures:
- D'autres livres mettent en action des animaux mais plus optimistes.
- Le fiancé de la maîtresse (Ecole des loisirs) pour une autre vision d'une petite école
et de ce qui peut s'y passer de drôle.)
- Des livres sur la campagne.

Symbolique: Le village qui se meurt pourra peut-être être sauvé lui aussi grâce aux enfants comme le cheval l'a
été.







9


L








LE HOLLANDAIS SANS PEINE

Marie-Aude Murail

Genre : roman d’humour




Résumé : Pour que Jean-Charles apprenne l’allemand, ses parents l’emmènent en vacances en Allemagne, dans un camping.
L’enfant se lie effectivement avec un garçon de son âge. Comme aucun ne parle la langue de l’autre, Jean-Charles en invente
une autre qu’il fait passer pour du hollandais auprès de ses parents.

Intérêt littéraire :
Prendre conscience de
U lien arbitraire unissant le signifiant et le signifié dans la langue.
Thèmes évoqués : amitié, fraternité, égalité.

ère1 séance : PARLER – LIRE
a) analyse de la première de couverture et hypothèses concernant le titre.
b) Lecture p11 à 19. lecture compréhension + jeu théâtral.

Q : comment jean-Charles arrive-t-il à comprendre le douanier et le gardien du camping alors qu’il ne parle pas la langue ,
(en analysant les gestes faits par ces personnes : importance du langage non verbal)

consigne : vous allez jouer ces 2 scènes p16 et p18-19

prolongement possible : mime (voir mime marceau)

ème2 séance : lecture p 20 à 25 LIRE – DIRE v- ECRIRE
Débat collectif (ed. civ) suite à la lecture et notamment à la phrase p 21 : « les enfants ont tous la même valeur, qu’ils soient
blancs ou noirs, espagnols ou allemands »
Trace écrite : un secrétaire, puis affichage.

ème3 séance : Lecture p 26 à 42 lecture compréhension + ORL
Q : y-a-t-il une logique par rapport au choix des mots soi-disant hollandais ?
Non, dans l’ensemble (lien arbitraire unit le signifiant et le signifié, le mot et son référent) cependant il y a une certaine
logique parfois, notamment pour padpad = pantalon pad = short (mot plus court car le vêtement est plus court)

Q : à votre avis, y-a-t-il en français une certaine logique dans l’existence des mots ?
Souvent non, sauf les mots dérivé (construits par ajout de préfixes et/ou de suffixes, syllabe ayant une unité de sens)
Voir aussi l’importance du latin et du grec dans la langue française
NB : si les enfants n’ont pas de contre-arguments, leur proposer des listes de mots et les faire réfléchir.
(voir le lien entre la « forme » du mot, son écriture et son sens

travail / ORL en vocabulaire / mots dérivés

ème4 séance : ECRIRE
10