Dissertation sur les fausses confidences de Marivaux

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Florine MARTIN 1èreS
Dissertation pour le jeudi 18 mai
Les Fausses Confidences, comédie du XVIII ème siècle, est la pièce de Marivaux la plus axée sur l’analyse d’un mécanisme sociale. Elle se distingue de ses autres comédies par la nouveauté du rapport qui s’y noue entre maîtres et valets. Ceux-ci ne vivent plus une histoire d’amour parallèle à celle de leur maître, mais entremêlent l’histoire de leur maître avec la leur. En effet, ici, les frontières entre maîtres et valets s’estompent et se brouillent. On ne sait plus qui est qui. Le serviteur gagne en autonomie, sert avec dévouement son maître, mais il est,malheuresement trahi par lui au dénouement. Cette pièce fut tout d’abord un échec lors de ses premières représentations, qui commencèrent le 16 mars 1737. Mais elle obtient ensuite un véritable succès à partir de1740. Acte II, scène 4, le Comte Dorimont, prétendant d’Araminte, déclare en parlant de Dorante, un avocat ruiné mais également l’intendant d’Araminte :« Il a bonne mine […] et n’a pas l’air de ce qu’il est. » On peut se demander dans quelle mesure le théâtre du XVIII ème siècle met en question cette distinction sur la «mine »qui semble séparer si sûrement les maîtres et les valets. A partir de la comédie étudiée en cours, Les Fausses Confidences de Marivaux, nous essaierons de répondre à cette question. Nous verrons dans un premier temps, les nouvelles relations qui s’installent entre maîtres et valets, puis nous remarquerons, que, néanmoins, Marivaux ne cherche pas à tout révolutionner dans ce domaine, et pour finir, nous étudierons les nouvelles valeurs ainsi que la nouvelle classe sociale qui apparaît dans cette comédie ainsi que dans la société de l’époque.
Pour pouvoir parler de la nouveauté qu‘apporte Marivaux, il faut tout d‘abord savoir ce qu’il existait auparavant. Précédemment, les barrières entre maîtres et valets étaient très bien définies. Il existait trois sortes de domestiques. Tout d’abord, il y avait ceux qui étaient du côté d’Arlequin, c’est à dire du côté des appétits, ne pensant qu’à manger et à boire, les rustres. Il existait aussi ceux qui étaient rusés comme Scapin, Frontin ou Trivelin. Et pour finir, il y avait la servante (ou suivante), qui étaient traditionnellement fine et rusée. Mais on peut dire que tous étaient entièrement dévoués à leur maître. Les domestiques appartenaient à ceux-ci. Cet ancien statut se retrouve, notamment avec le discours de Mme Argante tout au long de la pièce, et notamment lorsqu’elle dit« vos gens ». Dans Les Fausses Confidences, les relations maîtres et valets sont floues et ambiguës. Elles sont sans cesse remises en question. Commençons par Dorante. Il a une situation intermédiaire: c’est un ancien maître qui devient en quelque sorte domestique puisqu’il est l’intendant d’Araminte, mais qui a encore de « l’influence » sur son ancien valet : Dubois. De plus, Dorante possède lui-même un domestique en la personne d’Arlequin.(« Arlequin, vous êtes à présent à Monsieur » Araminte à Arlequin parlant de Dorante, I, 8). Dubois a, lui aussi, une situation très floue. En effet, il est au service de deux maîtres, Araminte et Dorante (l’ancien et la nouvelle). Mais Dubois est avant tout son propre maître, il se
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