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  • mémoire - matière potentielle : col - lective
  • redaction
  • mémoire
● Patrimoine et culture ● Hébergements et services ● Conseils utiles et dénivelés Guide pratique et de découverte de la VIA PODIENSIS du Puy-en-Velay (43) à Livinhac le Haut (12) Haute-Loire, Lozère, Aveyron. Édition 2010 Inscrits au Patrimoine Mondial de l'UNESCO Premier Itinéraire Culturel Européen Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle S ur les Pas de Saint Jacques
  • surtout espace de vie
  • godescalc
  • lieux de dévotion consacrés
  • chemin de st jacques
  • chemins de st-jacques
  • saint chély d'aubrac
  • eau dans les campagnes avant le développement des commodités
  • comités de randonnée pédestre
  • puy
  • offices de tourisme
  • office du tourisme
  • office de tourisme

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Nombre de lectures 39
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Exrait

Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle
Inscrits au Patrimoine Mondial de l’UNESCO
Premier Itinéraire Culturel Européen
ur les Pas S de Saint Jacques
Guide pratique et de découverte
de la VIA PODIENSIS
du Puy-en-Velay (43) à Livinhac le Haut (12)
● Patrimoine et culture
● Hébergements et services
● Conseils utiles et dénivelés
Haute-Loire, Lozère, Aveyron. Édition 2010 L’association « Sur les Pas de St Jacques » a été créée en 1987 à l'initiative
de Germain SALTEL, d’Aumont-Aubrac. Elle a d’abord orienté ses efforts
sur l'itinéraire compris entre Le Puy-en-Velay et Conques en Rouergue, puis
jusqu’à Livinhac le Haut. Il s’agit là d’un tronçon essentiel du GR65 pour
lequel ce pionnier s’était passionné. L’association est à l'origine d'une
mobilisation concertée des différents acteurs attachés à la notoriété du
Chemin sur les 230 Kms d’un parcours qui concerne 33 communes des
départements de Haute Loire, Lozère, Aveyron et des Régions Auvergne, Languedoc
Roussillon et Midi Pyrénées. Vingt-trois ans après, les résultats sont éloquents.
L’augmentation de la fréquentation sur le GR 65 au départ du Puy-en-Velay a entraîné
une progression importante du passage dans les hébergements existants et la
multiplication des équipements d’initiative publique et privée. Le succès a conduit à une
réflexion sur les conditions de l’accueil avec la participation directe des hébergeurs, des
offices de tourisme et des comités départementaux du tourisme concernés.
Lors de cette formation, 90 participants (hébergeurs, élus, acteurs du
tourisme) ont défini 6 axes prioritaires, dont la nécessité d'améliorer l'information, de
développer la valorisation du patrimoine, de renforcer la communication...
Dans le prolongement de ce travail, il a été décidé de réaliser ce guide pratique et de
découverte, complémentaire de l’existant. Il fallait saisir l’occasion de l’année jacquaire
2010 pour donner corps à cette initiative. Une nouveauté : chaque commune y est
présentée dans sa région naturelle. Cette publication donne des informations sur le
patrimoine et l’approche culturelle des lieux, sur les hébergements et les services. Elle
apporte des conseils utiles (comme les dénivelés) aux marcheurs.
Ce guide se révèle être en définitive un outil pour faire vivre le réseau des acteurs du
Chemin (hébergeurs, élus, offices de tourisme, comités de randonnée pédestre, ACIR) et
répondre aux attentes des pèlerins et randonneurs du Puy-en-Velay à Livinhac le Haut.
Je tiens à remercier ici celles et ceux qui ont participé à cette réalisation :
- les mairies, les 11 offices de tourisme, le CDRP12, l’entente interdépartementale vallée
du Lot, pour leur collaboration,
- les communes, les conseils généraux et le programme Massif Central FEDER pour leur
soutien financier,
- les membres de l’association Sur les Pas de St Jacques pour leur contribution et suivi.
Un merci tout particulier à Marie José, cheville ouvrière de cette création, pour son
précieux et efficace concours.
Merci également à tous les photographes amateurs pour la cession de leurs droits.
Ce guide est une invitation aux « cheminants » à entrer dans des espaces merveilleux qui
serviront d’écrins à un parcours au centre de soi-même, sur l’une des plus célèbres voies
de pèlerinage conduisant à Saint-Jacques-de-Compostelle : la Via Podiensis.

Simone ANGLADE
Vice présidente du Conseil général de l’Aveyron
Présidente de l’Association « Sur les Pas de Saint Jacques »

CHEMIN de légende et de spiritualité…
mais surtout espace de mémoire.
CHEMIN de souffrance et d’espoir…
mais surtout espace de vie.
CHEMIN d’art, de sacré et de création …
mais surtout espace de rencontres.

2 Du Puy- en-Velay (43) à Livinhac le Haut (12)

 Présentation générale du Chemin de Saint Jacques p 4

 Présentation de la Via Podiensis, le patrimoine naturel et rural p 5

 Le mouvement Jacquaire p 7

 Le chemin du Puy-en-Velay à Livinhac le Haut, p 8

Tableau des services p 10

 Conseils pratiques, équipements, documents p 11

Informations utiles p 12

 Punaises de lits « Haute importance, à lire impérativement» p 13

 Étapes au départ du Puy-en-Velay jusqu’à Livinhac le Haut
par régions naturelles et par communes traversées :

* Le Velay p 14
Puy -en-Velay (p 15) - Saint Christophe sur Dolaizon (p 24)
Montbonnet (Bains p 26).

* La Margeride p 28
Saint Privat d’Allier (p 30) - Monistrol d’Allier (p 33)
Saugues (p 36) - La Clauze (Grezes p 41)
Chazeaux - Le Sauvage (Chanaleilles p 42) - (Lajo p 44)
Le Rouget - Saint Alban sur Limagnole (p 45)
Les Estrets (Fontans p 47).

* L’Aubrac p 48
Aumont Aubrac (p 50) - La Chaze de Peyre (p 52)
(Malbouzon p 53) - Finieyrols (Prinsuéjols p 53)
Rieutord d’Aubrac ( Marchastel p 55) - Montgros - Nasbinals (p 55)
Aubrac (p 58) - Saint Chély d’Aubrac (p 61).

* La Vallée du Lot p 64
Lestrade (Castelnau de Mandailles p 66) - Saint Côme d’Olt (p 67)
Espalion (p 71) - Saint Pierre (Bessuéjouls p 78)
Verrières (Sébrazac p 79) - Estaing (p 81)- Golinhac (p 84)
Espeyrac (p 86) - Senergues (p 86) - Conques (p 88)
(Noailhac p 92) - (Firmi p 93) - (Aubin p 93)
Decazeville (p 95) - Livinhac le Haut (p 98).

 Étapes 2010 « Europa Compostela » - Associations et Comités p 100

Les tarifs mentionnés à titre indicatif, ont été fournis par les prestataires, mairies ou
offices de tourisme, ils sont susceptibles d’être modifiés après l’édition.
L’Association « Sur les Pas de Saint Jacques » décline toute responsabilité.
3 3


Présentation générale du Chemin

Qui est Saint Jacques ?
Jacques est l’un des premiers apôtres du Christ, nouvelle cathédrale romane en 1075 et est éle-
il est le frère de Saint Jean l’évangéliste et vée au rang d’archevêché en 1121 sous l’in-
comme lui, il est pêcheur sur le lac de Tibériade. fluence de l’évêque d’alors : Diego Pelaez. Ce
Il meurt martyr, décapité à Jérusalem, en 44, par dernier commande la rédaction d’un livre à la
ordre du roi Hérode Agrippa. C’est au Vème siè- gloire de l’apôtre, le Liber Sancti Jacobi (ou livre
cle que Saint Jérôme dans ses Commentaires sur des saints) contenant le premier guide du pèlerin
Isaïe lui attribue l’évangélisation de l’Illyrie et des qui décrit les 4 routes de pèlerinages qui traver-
Espagnes. sent l’hexagone français et se rejoignent au-delà
des Pyrénées.
Aux origines, une découverte.
Dès lors, les chemins de St Jacques se multi-
A Compostelle, l’histoire et la renommée est née
plient pour couvrir toute l’Europe, les lieux de
d’une découverte : celle du tombeau de l’Apôtre
dévotion consacrés à l’apôtre aussi, les pèlerins
Saint Jacques le Majeur qui se produit entre 813
affluent issus d’origines géographiques et socia-
et 833. Selon la tradition St Jacques est considé-
les de plus en plus diversifiées.
ré comme l’évangélisateur de toute l’Espagne.
Dès lors, une petite église est construite au- Réforme et Révolution : facteurs du déclin.
dessus de la tombe et un culte local se déve- La Réforme protestante, qui dénonce le culte des
loppe et franchit peu à peu les frontières. Face à reliques comme une fausse piété, la perte de
une fréquentation croissante et grâce aux inter- crédibilité du fait d’un afflux massif des Coquil-
ventions personnelles du roi des Asturies Al- lards (faux pèlerins) et plus tard au XVIIème les
phonse II, une cathédrale primitive est construite troupes révolutionnaires sont à l’origine d’un
en 899. Renforcée par la multiplication des my- déclin continu de la fréquentation des Chemins
thes et légendes sur l’arrivée de la dépouille de de St Jacques qui vont sommeiller jusqu’à la
l’apôtre martyr, la renommée du sanctuaire dé- seconde moitié du XXème siècle.
passe rapidement les frontières de la péninsule
Un renouveau inattendu. ibérique pour irriguer l’ensemble du continent
Aux lendemains de la Seconde guerre mondiale, européen. Dès le IXème siècle, Compostelle se
les Chemins de St Jacques sortent de l’oubli et développe pour former une petite agglomération
retrouvent un regain d’intérêt encouragé par la qui devint aux siècles suivants, un centre épisco-
résurgence des années jacquaires (fêtées lors-pal et commercial très actif.
que la fête de St Jacques le 25 juillet tombe un
Une galaxie européenne. dimanche).
Face à la renommée grandissante, le sanctuaire La visite pastorale du pape Jean Paul II en 1982
de Compostelle attire de nombreux pèlerins non en Espagne lors de laquelle il se rend à Compos-
espagnols. En 950, l’évêque du Puy Godescalc telle en pèlerin est le symbole et un facteur du
est le premier d’entre eux. C’est le début d’un renouveau de l’attraction compostellanne. Ceci
grand rayonnement qui sera à peine limité par se manifeste par un attrait grandissant de foules
l’expédition musulmane conduite par le célèbre toujours plus nombreuses aux motivations et
Al-Mansur en 997 qui dévaste la ville. Ce sera origines toujours plus variées.
même un facteur de son essor avec la mise en

avant de la figure de Saint Jacques le Matamore Les chemins de St Jacques, itinéraire culturel
(« exterminateur de Maures ») emblème de la européen et patrimoine mondial de l’Unesco.
Reconquista (reconquête chrétienne de l’Espa- Ce renouveau se manifeste aussi par l’attribution
gne musulmane). Se développe alors un pèleri- de distinctions permettant de souligner l’impor-
nage aristocratique qui attire princes, prélats et tance et la valeur que représentent les Chemins
chevaliers. Peu à peu, c’est toute l’Europe médié- de St Jacques : patrimoine riche et varié : patri-
vale qui est touché par le phénomène compostel- moine bâti, patrimoine naturel et patrimoine
lan, le tout renforcé par le soutien et l’encourage- immatériel.
ment des grands ordres religieux et particulière- La dimension européenne des Chemins est
ment l’ordre de Cluny. confirmée, en 1987, par le Conseil de l’Europe,

en qualité de premier itinéraire culturel euro-L’apogée.
péen . La vocation universelle est reconnue par Les XIème et XIIème siècle constituent l’apogée
l’UNESCO, en 1998 à Kyoto au Japon, avec l’ins-de l’attraction de Compostelle qui se dote d’une
cription sur la liste du patrimoine mondial.
4 Présentation de la Via Podiensis

Cette voie est la plus ancienne, historiquement attestée avec les écrits évoquant le pèlerinage de
l’évêque du Puy, Godescalc, en 950. Très vite, elle connaît un grand succès et attire les pèlerins
venus de l’Est de l’Europe, Aimery Picaud
parle de la « voie des Bourguignons et des
Teutons ». Les pèlerins ont laissé de nom-
breuses traces de leur cheminement avec la
construction de sanctuaires, abbayes, hôpi-
taux, ponts et le développement de nom-
breux mythes et légendes. Ils témoignent de
l’importance de la fréquentation, qui bénéfi-
cie de la renommée de deux sanctuaires : le
sanctuaire marial du Puy-en-Velay au départ
et celui de Saint-Jacques-de-Compostelle à
l’arrivée. C’est l’une des voies les plus
connues. La qualité de l’ensemble des
connaissances historiques a permis un balisage au plus près des tracés médiévaux tout en prenant
en compte les impératifs contemporains.
Au fil du chemin, le patrimoine

La Via Podiensis est l’une des voies les plus Les Maisons de l’assemblée
connues et les plus réputées de France. Elle
ou Maison de la Béate
traverse en effet des régions aux reliefs et paysa-
Symbole et noyau de la vie communautaire, les
ges très contrastés, de grande richesse patrimo-
maisons de l’assemblée, qui sont encore nom-
niale. Que se soit le patrimoine naturel remar-
breuses dans les villages traversés bien que
quablement préservé du fait de la faible urbani-
souvent à l’abandon, étaient des lieux qui ryth-
sation et de la conservation d’une agriculture
ment la vie de toute la communauté villageoise.
extensive basée sur l’élevage et le pastoralisme.
Construites par les habitants du village eux-
Ou le patrimoine bâti constitué par des siècles
mêmes et propriété collective, ces maisons
d’une histoire locale riche qui associe aussi bien
étaient d’architecture rudimentaire, souvent de
les traces des plus grandes pages de l’histoire
plan carré avec deux étages et le toit surplombé
française et européenne que les témoignages
par un clocheton. Les villages en assuraient
d’une vie singulière avec ce que l’on appelle petit
l’entretien. Elles servaient à la fois d’habitation à
patrimoine rural.
la béate, une femme célibataire rattachée à une
congrégation, qui sans être religieuse, se dé-Le patrimoine naturel.
vouait à la vie du village assurant un accompa-Au fil des étapes, le chemin traverse une succes-
gnement à tous les moments importants pour la sion de régions naturelles bien spécifiques avec
communauté. Ainsi, institutrices, elles ensei-leurs us et coutumes, leurs traditions et savoir-
gnaient principalement aux garçons, les rudi-faire particuliers qui contribuent à façonner les
ments de l’écriture, de la lecture et du calcul, et paysages: Le Velay, La Margeride, L’Aubrac et La
aux filles, l’apprentissage de la dentelle. Infirmiè-Vallée du Lot.
res, elles prodiguaient les soins les plus cou-
Le patrimoine rural. rants, s’occupaient des malades et veillaient les
Tout au long des étapes, le cheminement est mourants. Catéchistes, elles dirigeaient la vie
agrémenté de nombreux vestiges et héritages religieuse de la communauté (animations du
témoignant de la vie des gens habitants les ré- mois de mai, chapelets et prières pour les veil-
gions traversées. Ces derniers traduisent l’impor- lées funèbres), parfois elles pouvaient aussi
tance de la vie collective avec des infrastructures servir de médiateurs lors de conflits au sein de la
communes aux habitants du village, véritable lieu communauté entre villageois. Ne percevant au-
de sociabilité et de lien social. La foi et la ferveur cune rémunération, la béate vivait des dons des
occupent aussi une place particulière et ont villageoises et dans le meilleur des cas des pro-
profondément marqué les paysages. duits de son jardin si elle bénéficiait d’une partie
5 Au fil du chemin, le patrimoine

des terrains appartenant à la communauté villa- Le Couderc, qui regroupe l’ensemble des activi-
geoises (biens de sections). La généralisation du tés communes des habitants du village, est un
maillage scolaire et sanitaire, l’accès accru aux lieu de rassemblement, de ralliement où se dé-
services de santé ont peu à peu fait disparaître roulent les événements importants de la vie
ces usages après la seconde guerre mondiale. communautaire. Autre élément très présent dans

les zones d’élevage, le métier à ferrer, de pierre
Les fontaines et lavoirs ou de bois, il a pour fonction de maintenir les
L’eau est un élément essentiel et indispensable animaux de traits (chevaux, bœufs, vaches) afin
pour toute activité humaine et pour l’élevage, de soigner leurs sabots et de les ferrer.
aussi lorsque l’habitat est regroupé, on trouve
souvent dans les villages une succession d’amé- Les Croix
nagements aquatiques. Tout au long du chemin, les croix sont autant de
L’eau des sources avoisinantes est captée et signes et de guides pour le pèlerin. Cependant,
amenée au centre ou à proximité du village pour ces croix très nombreuses qui témoignent de
alimenter la fontaine qui est à disposition de tous l’impact de la christianisation et de la ferveur de
les habitants, celle-ci peut prendre des formes la Foi chrétienne dans ces régions, ont une utilité
variées. Souvent, à proximité de la fontaine, se bien précise et souvent spécifique.
trouvent des abreuvoirs taillés dans des blocs Il y a bien entendu, les croix de dévotion implan-
monolithiques pour permettre aux animaux de tées sur les hauteurs dominant les bourgs et
boire. On trouve aussi des lavoirs habituellement villages, il s’agit souvent des calvaires, des croix
creusés directement dans le sol et entourés de de pèlerinages locaux.
pierres taillées avec de larges rebords inclinés En bordure des chemins et principalement aux
pour faciliter le lavage du linge. Il est fréquent croisements, se trouvent des croix de direction,
que les points d’eau soient associé au culte d’un très fréquentes sur les abords du chemin, elles
saint, les fontaines sont placées sous son voca- servent à guider, à indiquer le chemin. Les autres
ble et sa protection. Une statue ou une croix croix situées en bordure des chemins peuvent
matérialise ces liens. Cela démontre l’importance aussi avoir des fonctions de croix mémorielles,
accordée à l’eau dans les campagnes avant le c’est à dire qu’elles ont été érigées à un endroit
développement des commodités apportées par précis en mémoire soit d’une personne, d’un
l’urbanisation et l’aménagement de ces régions. événement en relation avec le lieu d’implanta-

tion, il peut aussi s’agir de croix de défunts, sou-Le four banal
vent au pied de ces dernières se trouve une
Le pain est aliment de base de la nourriture pour pierre plate en forme de socle, ceci servait à
les habitants des campagnes, aussi le four banal déposer le cercueil des défunts lors de proces-
occupe une place primordiale dans la vie du sion funèbre avant l’existence des corbillards.
village. Souvent il est organisé en deux partie, le Enfin, on trouve aussi des croix de limite de pro-
four proprement dit de forme arrondi construit en priété en bordure de parcelles cultivées.
pierre taillée ou en brique recouverte de sable
pour garantir l’isolation. L’autre partie, le fournil, Les cabanes de berger
où sont entreposés le bois, les paillasses, et les Dans la zone de pastoralisme du Velay, de la
ustensiles nécessaires à la fabrication du pain, Margeride et de l’Aubrac, on aperçoit encore au
est souvent éclairée d’une petite fenêtre qui est milieu des pâturages de petites constructions en
ouverte pendant la cuisson. L’aménagement pierre d’architecture. Il s’agit d’anciennes caba-
intérieur du fournil est très variable et hétéro- nes de bergers, souvent très modestes et de
gène, d’une pièce vide sans aucun aménage- taille réduite. Le berger regroupant les troupeaux
ment spécifique à une pièce comportant un pé- de tout un village, assurait pendant la période
trin, un bac pour l’eau et parfois même une fon- estivale, la pâture dans les terres les plus éloi-
taine. gnées du village. Il disposait d’un petit abri de

pierres sèches pour s’abriter et dormir. Il s’agit Le Couderc
dans la plupart des cas d’une simple pièce à
Dans la plupart des cas, ses divers aménage-
même la terre sans aucun confort. En Velay, les
ments sont localisés et organisés autour (ou à
chi bottes, comme on les appelle, ont une forme
proximité) d’un bien de section (propriété collec-
en tête d’obus très singulière.
tive du village) : le Couderc.

6 Le mouvement Jacquaire

Le mouvement Jacquaire des derniè-
res décennies est marqué par un
élan nouveau parti de la base :

1947 - Fondation de la Société des
Amis de St Jacques par René Lacoste
Messelière
1971 - 1972 - " Le Sentier de Saint-
Jacques-de-Compostelle" est crée au
Puy-en-Velay, à l'initiative de Mme
Rodde et de Mr Chaize aidés d’un
groupe de bénévoles. Il est agrée par
le Comité National des sentiers de
grande randonnée. Ce travail se
concrétise par une recherche histori-
que, un balisage sur le terrain et
l'édition d'un topo-guide.
1987 - Le Chemin de St Jacques
toujours resté dans la mémoire col-
lective, fort du brassage des langues,
cultures et civilisations, est déclaré
Premier Itinéraire Culturel Européen
par le Conseil d'Europe.
1990 - L’association « Sur Les Pas
de Saint Jacques » co-organise à la
Croix des Trois Évêques un rassem-
blement des Régions de la France du
Sud et de l'Espagne du Nord qui
scelle la dimension européenne du
chemin dans la culture et la tradition
de notre région.
1993 - Le Camino Frances (Espagne)
est inscrit au Patrimoine Mondial
1998 - Les Chemins de St Jacques
en France sont inscrits par l'UNESCO
1999 - L’association « Sur Les Pas
de Saint Jacques » est nominée aux
Statue de Saint Jacques Trophées du Tourisme de Midi-
Cathédrale du Puy-en-Velay Pyrénées
Les pèlerins avaient pour coutume de rapporter comme témoignage de leur voyage des coquil-
les qu'ils fixaient à leur manteau ou à leur chapeau, d'où le nom de coquilles Saint Jacques
donné par la suite à ces mollusques. La coquille Saint-Jacques était le signe, qu’à l'issue du
voyage c'était un homme nouveau qui
rentrait au pays. Elle deviendra l'un des
attributs reconnaissables du pèlerin,
avec le bourdon, la besace et le cha-
peau à larges bords. La coquille fut
gravée dans la pierre sur les frontons
ou les chapiteaux des églises.

Photo : Point zéro à Compostelle
7 Le chemin

Le GR65 ou Via Podiensis

est un itinéraire très bien « Les sites du Patrimoine Mondial
balisé rouge et blanc par appartiennent à tous les peuples du
les bénévoles de la FFRP monde, sans tenir compte du terri-
et des CDRP. toire sur lequel ils sont situés »

Bonne direction




Sur cet itinéraire plusieurs monuments et tronçons sont Tourner à gauche
ainsi des jalons important de cette route de pèlerinage :

Tourner à droite  La Cathédrale du Puy-en-Velay

 L’Hôtel-Dieu Saint-Jacques au Puy-en-Velay
Mauvaise direction  L’ abbatiale Sainte Foy à Conques
 Le pont des pèlerins sur la Boralde à St Chély d’Aubrac
 Le pont Vieux d’Espalion sur le Lot
 Le pont d’Estaing sur le Lot
 Le pont à Conques sur le Dourdou
 Le chemin de Nasbinals à St Chély d’Aubrac (17 Kms)
 Le chemin de St Côme d’Olt à Estaing (17 Kms).
.
Dénivelés Le Puy-en-Velay
Altitude
mètres
Haute-Loire Lozère
1500
1400
1300
1200
1100
1000
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
0 25 50 75 100 125
Le Velay La Margeride
8
Le Puy-en-Velay 
St Christophe 
Montbonnet 
St Privat d’Allier 
Monistrol 
Saugues 
Chazeaux 
Saint Roch 
St Alban/Limagnole 
Les Estrets 
Aumont Aubrac 
La Chaze de Peyre 
Finieyrols  du Puy-en-Velay à Livinhac le Haut











































A Nasbinals, Saint Chély d’Aubrac, Saint Côme d’Olt et Estaing des plaques commémora-
tives et pédagogiques sont apposées, pour informer et sensibiliser le public de la valeur
exceptionnelle du tronçon ou du bien, de sa signification universelle, de l'univers culturel
qu’il représente.
à Livinhac le Haut
Aveyron
150 175 200 225 Kms
L’ Aubrac La Vallée du Lot
9
Rieutord d’Aubrac 
Nasbinals 
Aubrac 
St Chély d’Aubrac 
 Lestrade
 St Côme d’Olt
 Espalion
 Le Briffoul
 Verrières
 Estaing
 Golinhac
 Espeyrac
 Senergues
 Conques
 Les Bréfinies
 Roumégoux
 Decazeville
 Livinhac le Haut Tableau des services

Chef-lieu de
Commune
(sur fond vert
hors GR)

Le Puy-en- Velay 20
Saint Christophe 24 sur Dolaizon
Bains 26 à 3,3kms du GR
Saint Privat 31 d’Allier
35 Monistrol d'Allier
Saugues 39
Grezes 42 à 1,8 km du GR
Chanaleilles 43 à 0,7 km du GR
Lajo 44 à 3 kms du GR
Saint Alban sur 46 Limagnole
Fontans 47 à 4 kms du GR
Aumont Aubrac 50
La Chaze de 52 Peyre
Malbouzon 53 à 1,9 km du GR
Prinsuéjols 54 à 3 kms du GR
Marchastel 55 à 2 kms du GR
56 Nasbinals
Saint Chély 60 d’Aubrac
Castelnau de M. 66 à,4 kms du GR
Saint Côme Olt 69
Espalion 75
Bessuéjouls 78 à 0,7 km du GR
Sébrazac 80 à 4 kms du GR
Estaing 83
Golinhac 85
Espeyrac 86
Senergues 87
Conques 89
Noailhac 92 à 4.5kms du GR
Firmi 93 à 4 kms du GR
Aubin 94 à 5 kms du GR
Decazeville 96
Livinhac le Haut 98
10
Page services
Mairie
Office Tourisme
Hébergement
Restauration
Café Bar
Épicerie
Boulangerie
Boucherie
Bout. souvenirs
Pressing Laverie
GAB Billet
Banque
Poste
Médecin
Pharmacie
Infirmière
Kinésithérapie
Dentiste
Taxi Transport
Point Internet
Culte