Isis dévoilée

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H.-P. BLAVATSKY ——— ISIS DÉVOILÉE CLEF DES MYSTERES DE LA SCIENCE ET DE LA THEOLOGIE ANCIENNES ET MODERNES — VOLUME I SCIENCE PREMIERE PARTIE Cecy est un livre de bonne Foy. MONTAIGNE Traduction de Ronald JACQUEMOT entièrement révisée par le Docteur Paul THORIN
  • techniques des anciens antiquité de la théorie de la corrélation des forces préjugés des savants universalité de la croyance dans la magie
  • recherche moderne
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H.-P. BLAVATSKY

ISIS DÉVOILÉE
CLEF DES MYSTERES DE LA SCIENCE ET DE LA
THEOLOGIE
ANCIENNES ET MODERNES

VOLUME I

SCIENCE

PREMIERE PARTIE
"Cecy est un livre de bonne Foy."
MONTAIGNE
Traduction de Ronald JACQUEMOT
entiŁrement rØvisØe par le
Docteur Paul THORIN
à
TABLES
SOMMAIRE
NOTE DU TRADUCTEUR
PREFACE
DEVANT LE VOILE
Suppositions dogmatiques de la science moderne et de la thØologie
La philosophie platonicienne fournit le seul terrain neutre
Aper u des anciens systŁmes de philosophie
Glossaire des termes employØs dans ce livre
Un manuscrit syriaque sur Simon le Magicien
PREMI¨RE PARTIE SCIENCE "L’INFAILLIBILITE" DE LA SCIENCE MODERNE
CHAPITRE PREMIER DE VIEILLES CHOSES SOUS DES NOMS NOUVEAUX
La Kabalerientale
Traditions antiques soutenues par la recherche moderne
Le progrŁs de l’humanitØ marquØ par des cycles
Antique science cryptique
Valeur incommensurable des VØdas
Mutilation des livres sacrØs des Juifs dans les traductions
Les doctrines kabalistes
EsotØrisme des anciennes mythologies
La magie toujours considØrØe comme une science divine
Accomplissement de ses adeptes et hypothŁses de leurs dØtracteurs modernes
Le soleil spirituel central
Les yugas des Hindous
Dieu existe-t-il ?
Aspiration de l’homme l’immortalitØ
CHAPITRE II PHENOMENES ET FORCES
La servilitØ de la sociØtØ
PrØjugØs et bigoterie des hommes de science
Ils sont pourchassØs par les phØnomŁnes psychiques
La science contre le spiritisme et la magie
William Crookes et le spiritisme
Les arts perdus
Les phØnomŁnes spirites et leurs interprØtations
La volontØ humaine la ma tresse force des forces
La thØorie de Schopenhauer
GØnØralisation superficielle des savants fran ais
VolontØ et force
Le moine Roger Bacon
Les phØnomŁnes mØdiumniques, quoi sont-ils attribuables ?
ElØmentals et ØlØmentaires
Les rapports des phØnomŁnes mØdiumniques avec le crime
CHAPITRE III L’AVEUGLE CONDUISANT L’AVEUGLE
Spiritisme et prestidigitation
La dØrivation d’Huxley partir de l’Orohippus Comte, son systŁme et ses disciples
Les matØrialistes londoniens
Psychologie et mØdecine
Habits empruntØs
Cosmogonies antiques
Emanation de l’univers objectif partir de l’univers subjectif
Les doctrines de Giordano Bruno
CHAPITRE IV THEORIES CONCERNANT LES PHENOMENES PSYCHIQUES
ThØorie de Gasparin e de Thury
ThØorie de des Mousseaux, de Mirville
ThØorie de Houdin Babinet
ThØorie de MM. Royer et Jobert de Lamballe
Le diable existe-t-il ?
Les jumeaux cØrØbration inconsciente et ventriloquie consciente
Le chat mØtØorique de Babinet
ThØorie de Thury
ThØorie de Crookes
ThØorie de Faraday
ThØorie de Chevreuil
La commission Mendeleyeff de 1876
CØcitØ de l’ me
CHAPITRE V L’AETHER OU LA "LUMIERE ASTRALE"
Une force primordiale, mais de nombreuses corrØlations
Tyndall manque de peu une grande dØcouverte
L’impossibilitØ du miracle
Les phØnomŁnes magiques
Nature de la substance primordiale
Le chaos primordial
InterprØtation de certains mythes antiques
La puissance magique
ExpØrience des fakirs
L’action magnØtique
Mythes scandinaves
L’Øvolution dans l’allØgorie hindoue
L’arbre Ashwatha
Les gardiens du seuil
Le mythe de Thor
CHAPITRE VI PHENOMENES PSYCHO-PHYSIQUES
Chimie et alchimie
Notre dette envers Paracelse
Le mesmØrisme sa parentØ, sa rØception, sa potentialitØ
Van Helmont
Le mesmØrisme
La nature de la mØmoire
La psychomØtrie
Temps, espace, ØternitØ
Transfert d’Ønergie de l’univers visible l’univers invisible
Le dissolvant universel Les expØriences de Crookes et la thØorie de Cox
Explication des faits spirites
ExpØriences mØdiumniques
CHAPITRE VII LES ELEMENTS, LES ELEMENTALS ET LES
ELEMENTAIRES
Doctrines de Henry Moore
Attraction et rØpulsion, universelles dans tous les rŁgnes de la nature
Les thØories du moine Kircher
Les phØnomŁnes psychiques dØpendent de l’environnement physique
L’homme est un microcosme
Observation au Siam
La musique dans les dØsordres nerveux
L’influence occulte de la musique
L’Ame du monde et ses potentialitØs
GuØrison par le toucher et les guØrisseurs
Les Diakka et les mauvais daemons de Porphyre
Les thØories d’Epes Sargent
Les lampes perpØtuelles
Connaissances scientifiques des anciens thØurges
La mØthode de Platon
Ignorance moderne de la force vitale
Les connaissances scientifiques et les techniques des anciens
AntiquitØ de la thØorie de la corrØlation des forces
PrØjugØs des savants
UniversalitØ de la croyance dans la magie
Les maximes de Pythagore
CHAPITRE VIII QUELQUES MYSTERES DE LA NATURE
Les planŁtes affectent-elles la destinØe humaine ?
Un passage trŁs curieux tirØ d’HermŁs
L’agitation de la matiŁre
Les Tres Matres d’HermŁs
L’astrologie est une science
Une vieille prophØtie rØalisØe
Mythes grecs
Sympathie entre les planŁtes et les plantes
L’influence occulte de la couleur bleue. Le saphir
Connaissance hindoue sur la propriØtØ des couleurs
Mythologie et astronomie
Les co ncidences, la panacØe de la science moderne
Les thØories du gØnØral Pleasanton
La lune et les marØes
EpidØmie mentale et dØsordres moraux
Les dieux des panthØons ne sont que des forces naturelles
La magie thØurgique
Preuves des pouvoirs magiques de Pythagore
Les races de l’espace ØthØrØ
Les nirvana
Les quatre vØritØs du Bouddhisme
LIVRE
NOTE DU TRADUCTEUR
Dans l’impossibilitØ de recourir au texte original fran ais de
nombreuses citations, nous avons dß retraduire d’aprŁs le texte de la
traduction anglaise.
[ID 7]
PREFACE
L’ouvrage que nous prØsentons aujourd’hui l’apprØciation du
public est le fruit de rapports Øtroits avec des adeptes de l’Orient,
fruit, aussi, de l’Øtude de leur science. Il est offert ceux qui sont
disposØs accepter la vØritØ partout oø elle se trouve, et la
dØfendre, mŒme en bravant les prØjugØs populaires les plus enracinØs.
C’est une tentative pour aider l’Øtudiant dØcouvrir les principes
essentiels sous-jacents tous les systŁmes philosophiques de jadis.
Ce livre est Øcrit en toute sincØritØ. Il a pour but de rendre justice
tous et de dire la vØritØ sans malice ni parti pris. Mais il n’a point de
merci pour l’erreur intronisØe, ni de respect pour l’autoritØ usurpØe. Il
rØclame pour un passØ mØconnu et pour ses uvres, le crØdit qui leur
a ØtØ trop longtemps refusØ, et il demande la restitution chacun de
ce qui lui a ØtØ subrepticement empruntØ, la rØhabilitation de
rØputations glorieuses mais calomniØes. C’est uniquement dans cet
esprit et dans ce but que ses critiques sont exercØes sur toutes les
formes de cultes, sur toute foi religieuse, sur toute hypothŁse
scientifique. Les hommes et les partis, les sectes et les Øcoles ne sont
en ce monde que des ØphØmŁres d’une seule journØe ; la vØritØ dressØe
sur son rocher inØbranlable est seule Øternelle et souveraine.
Nous ne croyons pas en une magie qui dØpasse la portØe de
l’intelligence humaine, ni au "miracle", qu’il soit divin ou diabolique,
s’il implique une transgression des lois de la nature existant de toute
ØternitØ. Cependant, nous admettons la proposition de l’illustre auteur de Festus, savoir que le c ur humain ne s’est pas encore pleinement
exprimØ et que nous n’avons pas encore atteint, ni mŒme compris,
toute l’Øtendue de ses pouvoirs. Est-il excessif de croire que l’homme
devrait dØvelopper de nouveaux sens et entrer en contact plus Øtroit
avec la nature ? La logique de l’Øvolution doit nous l’apprendre, si on
la pousse jusqu’ ses consØquences lØgitimes. Si, quelque part, dans la
ligne ascendante du vØgØtal, ou de l’ascidie l’homme le plus noble,
une me a ØtØ ØvoluØe, douØe de qualitØs intellectuelles, il ne peut pas
Œtre dØraisonnable de dØduire et de croire, qu’une facultØ de
perception se dØveloppe Øgalement dans l’homme, lui permettant
d’entrevoir des [ID 8] faits et des vØritØs au-del de notre
entendement ordinaire. Nous acceptons toutefois sans hØsiter
l’assertion de BiffØ, que : "l’essentiel est immuable. Que nous taillions
le marbre dans la masse duquel se cache la statue ou que nous
Øtablissions une une les assises de pierre jusqu’ l’achŁvement du
temple, le NOUVEAU rØsultat que nous obtiendrons ne sera qu’une
idØe ancienne. La derniŁre de toutes les ØternitØs trouvera son me
s ur dans la PremiŁre ".
Lorsqu’il y a des annØes, nous voyagions pour la premiŁre fois en
Orient, explorant les rØduits de ses sanctuaires dØserts, deux
questions attristantes et sans cesse renaissantes obsØdaient notre
pensØe : Oø est DIEU ; Qu’est-il ? Qui a jamais vu l’ESPRIT immortel
de l’homme, de fa on Œtre certain de son immortalitØ ?
C’est lorsque nous Øtions le plus anxieux de rØsoudre ces
problŁmes difficiles, que nous nous trouv mes en rapport avec
certains hommes, douØs de pouvoirs si mystØrieux et de connaissances
si profondes, que nous pouvons vØritablement leur donner le titre de
Sages de l’Orient. Nous prŒt mes une oreille attentive leurs
enseignements, et ils nous montrŁrent qu’en combinant la science avec
la religion on peut arriver dØmontrer l’existence de Dieu et
l’immortalitØ de l’esprit humain, comme on dØmontre un problŁme
d’Euclide. Pour la premiŁre fois nous re ßmes l’assurance que la
philosophie Orientale n’admettait point d’autre foi qu’une foi absolue
et immuable dans la toute-puissance du soi immortel de l’homme. On
nous apprit que cette toute-nce vient de la parentØ de l’esprit de
l’homme et l’Ame Universelle-Dieu ! Ce dernier, disent ces sages, ne
peut jamais Œtre prouvØ qu’ l’aide du premier. L’esprit humain prouve l’Eprit Divin, comme une goutte d’eau dØmontre l’existence
d’une source dont elle provient. Dites celui qui n’aurait jamais vu
d’eau qu’il existe un ocØan il vous croira sur parole, ou il refusera de
l’admettre. Mais faites tomber dans sa main une goutte d’eau, et il se
trouvera en prØsence d’un fait duquel il pourra dØduire le reste ; Il
pourra par degrØs, comprendre qu’il peut exister un ocØan sans borne
et insondable. La foi aveugle ne sera plus nØcessaire ; elle sera
remplacØe par la connaissance. Lorsqu’on voit un homme mortel
dØployer des facultØs prodigieuses, se rendre ma tre des forces de la
nature, et entrouvrir aux regards le monde de l’esprit, l’esprit rØflØchi
est pØnØtrØ de la conviction que, si l’Ego spirituel d’un seul homme
peut le faire, la puissance de l’Esprit-PŁre doit Œtre relativement aussi
grande que l’ocØan passe la simple goutte d’eau en volume et en force.
Ex nihilo nihil fit ; prouvez l’ me humaine au moyen de ses
merveilleux pouvoirs et vous aurez prouvØ Dieu !
Dans nos Øtudes, nous avons appris que ce que l’on nomme
mystŁres ne sont pas des mystŁres. Les noms et les lieux, qui, [ID 9]
pour les esprits de l’Occident, n’ont d’autre signification que celle
tirØe des fables de l’Orient nous ont ØtØ montrØs comme des rØalitØs,
nous sommes entrØs en esprit avec rØvØrence, dans le temple d’Isis ; il
nous a ØtØ permis de soulever Sa s, le voile de "Celle qui est, qui a
ØtØ et qui sera" ; nous avons regardØ par la dØchirure du rideau du
Saint des Saints JØrusalem, et mŒme interrogØ la mystØrieuse Bath-
Kol dans les cryptes qui existaient jadis sous l’Ødifice sacrØ. La Filia
Vocis la fille de la voix divine nous a rØpondu du haut de son tr ne
de clØmence, derriŁre le voile, et la science, la thØologie, toutes les
hypothŁses et les conceptions humaines, nØes d’une connaissance
imparfaite des choses ont perdu pour toujours nos yeux leur
1
caractŁre d’autoritØ . La seule DivinitØ vivante a parlØ par son

1
Lightfoot assure que cette voix qui a ØtØ employØe dans les temps
anciens comme un tØmoignage venant du ciel, "Øtait rØellement
produite l’aide de l’art magique" (vol. II, p. 128). Ce dernier terme a
toujours ØtØ pris dans un sens dØdaigneux, prØcisØment parce qu’il a
ØtØ et qu’il est encore mal compris. L’objet de cet ouvrage est de
corriger l’opinion erronØe au sujet de "l’art magique". oracle, l’homme, et nous nous tenons pour satisfait. Une pareille
connaissance est inestimable ; et elle n’est cachØe qu’ ceux qui la
dØdaignent, la tournent en ridicule ou en nient l’existence.
De ceux-ci, nous apprØhendons les critiques, la censure, et peut-
Œtre aussi l’hostilitØ, quoique les obstacles que nous ayons
rencontrer sur notre route ne viennent ni de la validitØ des preuves, ni
des faits authentiques de l’histoire, ni du dØfaut de sens commun du
public auquel nous nous adressons. Les tendances de la pensØe
moderne vont visiblement vers le libØralisme aussi bien en religion
qu’en science. Chaque jour amŁne les rØactionnaires plus prŁs du
point oø ils devront abandonner l’autoritØ despotique qu’ils ont si
longtemps exercØe sur la conscience publique. Lorsque le Pape peut
en arriver lancer l’anathŁme contre tous ceux qui soutiennent la
2libertØ de la presse et de la parole , contre ceux qui prØtendent que,
dans un conflit entre les lois civiles et les lois ecclØsiastiques, la loi
civile doit l’emporter, ou bien encore qu’une mØthode d’enseignement
3la c puisse Œtre approuvØe ; Ou encore lorsque M. Tyndall porte-
Łme
voix de la science du XIX siŁcle, dØclare que "la position
4
inexpugnable de la science peut Œtre dØfinie en ces quelques mots :
Nous exigeons de la thØologie tout le domaine de la thØorie
cosmologique et nous le lui arracherons" le rØsultat n’est point
difficile prØvoir. [ID 10]
Des siŁcles d’assujettissement n’ont pas congelØ le sang des
hommes au point de le faire cristalliser autour du noyau de la foi
Łme siŁcle assiste aux efforts du gØant qui brise les aveugle, et le XIX
liens lilliputiens et se remet sur ses pieds. MŒme l’Eglise protestante
d’Angleterre et d’AmØrique, actuellement occupØe la rØvision du
texte de ses Oracles, sera tenue de montrer l’origine et les mØrites de
ce texte. Le temps oø on dominait les hommes par des dogmes est
passØ.
Notre ouvrage est donc un plaidoyer pour la reconnaissance de la

2
Encyclique de 1864.
3 Le Pape Pie IX.
4 Fragments of science. philosophie HermØtique, la Religion-Sagesse, autrefois universelle,
comme la seule clØ possible de l’Absolu en science et en thØologie.
Nous nous dissimulons si peu la gravitØ de notre entreprise que nous
pouvons, d’ores et dØj , dire que nous ne serions pas surpris de voir
se liguer contre nous :
Les chrØtiens qui verront que nous mettons en question les
preuves de l’authenticitØ de leur foi.
Les savants qui trouveront leurs prØtentions l’infaillibilitØ mises
dans le mŒme sac que celles de l’Eglise Catholique Romaine et, que
sur certains points, les sages et les philosophes de l’antiquitØ sont
classØs plus haut qu’eux.
Les Pseudo-Savants, nous combattront, naturellement, avec
acharnement.
Les gens d’Eglise libØraux, et les libres penseurs s’apercevront
que nous n’acceptons pas ce qu’ils font mais que nous rØclamons la
reconnaissance de la vØritØ totale.
Les hommes de lettres et diverses autoritØs qui cachent leur
croyance rØelle par Øgard pour les prØjugØs populaires.
Les mercenaires et les parasites de la presse qui prostituent sa
puissance plus que royale et dØshonorent une noble profession ; ils
trouveront aisØ de tourner en dØrision des choses trop Øtonnantes
pour leur comprØhension, car, pour eux, la valeur d’un alinØa est
supØrieure celle de la sincØritØ. Beaucoup nous critiqueront
honnŒtement ; D’autres le feront hypocritement. Mais nous avons foi
en l’avenir.
La lutte actuellement engagØe entre le parti de la conscience
publique et celui de la rØaction a dØj produit un assainissement du
ton de la pensØe ; elle ne peut manquer d’aboutir au rejet de l’erreur
et au triomphe de la VØritØ. Or, nous le rØpØtons, c’est pour un avenir
meilleur que nous luttons. [ID 11]
Et pourtant, lorsque nous envisageons l’amŁre opposition que
nous aurons affronter, qui mieux que nous, en entrant dans l’arŁne,
aurait le droit d’inscrire sur son bouclier, le salut du gladiateur
Romain CØsar : "Moritorus te salutat". H.P. BLAVATSKY.
New-York, septembre 1877.
[ID 13]
DEVANT LE VOILE
Jeanne. Faites flotter nos couleurs sur les
remparts !
(Henri VI, acte IV.)
"Ma vie entiŁre a ØtØ vouØe l’Øtude de l’homme, de
sa destinØe et de sa fØlicitØ."
J.-R. BUCHANAN M. D.
Outlines of Lectures on Anthropology.
Dix-neuf siŁcles se sont ØcoulØs, nous dit-on, depuis que la nuit
de l’idol trie et du paganisme a ØtØ dissipØe pour la premiŁre fois par
la lumiŁre divine du christianisme et il y a deux siŁcles et demi que le
brillant flambeau de la science moderne est venu Øclairer les tØnŁbres
de l’ignorance des ges. On veut nous faire croire que c’est dans les
limites respectives de ces Øpoques que s’est produit le vØritable
progrŁs moral et intellectuel de l’humanitØ. Les anciens philosophes
suffisaient leurs gØnØrations, mais n’Øtaient que des illettrØs
comparØs aux hommes de science modernes. L’Øthique du paganisme
suffisait probablement aux besoins des peuples ignorants de
l’antiquitØ, mais la vØritable voie de la perfection morale, comme le
chemin du salut, n’a ØtØ enseignØe que depuis l’avŁnement de la
lumineuse "Øtoile de BethlØem". Auparavant, la barbarie Øtait la rŁgle,
la vertu et la spiritualitØ l’exception. Aujourd’hui, les plus obtus
peuvent lire la volontØ de Dieu dans la rØvØlation de sa parole ; les
hommes ont tout intØrŒt s’amØliorer ; aussi deviennent-ils de jour en
jour meilleurs.
C’est ce qu’on affirme ; quels sont les faits ? D’une part un clergØ
dogmatique, dØpourvu de spiritualitØ, et trop souvent, dØbauchØ ; un