La colonisation européenne et particulièrement française en Afrique du Nord se manifestait essentiellement par le peuplement Un million et demi d Européens environ vivaient au Maghreb lorsque celui ci s engagea dans la voie de l indépendance nationale c est dire l importance de ce pbéno mène exceptionnel dont le Droit international public intéressant la succes sion en matière de nationalité n offre que peu d exemples
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La colonisation européenne et particulièrement française en Afrique du Nord se manifestait essentiellement par le peuplement Un million et demi d'Européens environ vivaient au Maghreb lorsque celui ci s'engagea dans la voie de l'indépendance nationale c'est dire l'importance de ce pbéno mène exceptionnel dont le Droit international public intéressant la succes sion en matière de nationalité n'offre que peu d'exemples

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La colonisation européenne et particulièrement française en Afrique du Nord se manifestait essentiellement par le peuplement. Un million et demi d'Européens environ vivaient au Maghreb lorsque celui-ci s'engagea dans la voie de l'indépendance nationale, c'est dire l'importance de ce pbéno- mène exceptionnel dont le Droit international public intéressant la succes- sion en matière de nationalité, n'offre que peu d'exemples. Cependant les problèmes ne se posaient pas de la même façon en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Le peuplement européen y était différent, de même que le régime politique et le statut des personnes. Le Maroc et la Tunisie étaient des Protectorats. Des nationalités distinctes co-exis- taient donc dans ces deux Etats protégés : marocaine (l), tunisienne d'un côté, française de l'autre. Dans les départements français d'Algérie par contre, toutes les personnes étaient de nationalité française. Ces différences en matière de nationalité expliquent que les solutions apportées au pro- blème du statut des personnes lors de la succession d'Etat entre la France et les trois Etats maghrébins, aient été différentes. Au Maroc et en Tunie, il a suffi de définir le statut des Européens. En Algérie, il fallait d'abord définir l'Algérien. Cette implantation d'une forte population européenne posait lors de la décolonisation de graves problèmes, car le changement de souveraineté sur un territoire modifie également la nationalité de la population d'origine qui s'y trouve.

  • garantie des garanties

  • algérie

  • décolonisation de graves problèmes

  • nationalité

  • organisation des pouvoirs publics

  • statut civil de droit commun

  • droit international public intéressant la succes- sion en matière de nationalité


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Exrait

La colonisation européenne et particulièrement française en Afrique du Nord se manifestait essentiellement par le peuplement. Un million et demi d'Européens environ vivaient au Maghreb lorsque celui-ci s'engagea dans la voie de l'indépendance nationale, c'est dire l'importance de ce mène exceptionnel dont le Droit international public intéressant la succes-sion en matière de nationalité, n'offre que peu d'exemples. Cependant les problèmes ne se posaient pas de la même façon en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Le peuplement européenyétait différent, de même que le régime politique et le statut des personnes. Le Maroc et la Tunisie étaient des Protectorats. Des nationalités distinctes donc dans ces deux Etats protégés:marocaine tunisienne d'un côté, française de l'autre. Dans les départements français d'Algérie par contre, toutes les personnes étaient de nationalité française. Ces différences en matière de nationalité expliquent que les solutions apportées au pro-blème du statut des personnes lors de la succession entre la France et les trois Etats maghrébins, aient été différentes. Au Maroc et en ila suffi de définir le statut des Européens. En Algérie, il fallait d'abord définir Cette implantation d'une forte population européenne posait lors de la décolonisation de graves problèmes, car le changement de souveraineté s u r unterritoire modifie également la nationalité de la population d'origine quis'y la mutation sur la nationalité n'est pastrouve. Cependant, l'effet de inéluctable, mais successeur a le d'en décider, même en dépit du désir exprimé par la population d'origine. Celle-ci a généralement le droit d'opter entre la nationalité de prédécesseur et celle de successeur. La doctrine est cependantàpeu près unanimeàconsidérer que successeur n'est pas obligé d'assurer la possibilité d'un pareil droit d'option. C'est pourtant ceq u iaété La Nordprévu en du Nationalité). Par ailleurs, dans la plupart des Etats modernes l'accèsà la fonction publique se trouve conditionné par la possession de la nationalité de considéré. La France et les nouveaux Etats maghrébins n'échappent pasà exige des candidatscette règle et leur législationàun emploi public qu'ils justifient de la nationalité de Le changement de souveraineté et de nationalité impliquait donc de nouveaux aménagements au recrute-ment de la Fonction publique(II").
(1)Cf. e droit publieTraité dParis,L.G.D.J..1955.p.
Les citoyens d'un Etat qui subit une mutation territoriale peuvent ne pas approuver la cession, et en supporter cependant les conséquences.Ils changent de nationalité. Le droit des gens a donc prévu des institutions le référendum et le droit d'option, destinésà inconvénients deatténuer les cette situation.SiProtectorat n'en a pas permis l'utilisationle statut de au Maroc et en Tunisie, par contre en Algérie on eut recours au référendum et au droit d'option. 1 ) en Algérie et nationalité.Fin de la française Deux institutions, le référendum et le droit d'option, permettent aux habitants du pays en question de se prononcer sur l'opportunité de la cession, puis, une fois celle-ci acquise d'en refuser ou d'en accepter les consé-quences. Ce sont donc deux formes du consentement des citoyensàla mutation territoriale, qui entraîne la mise en œuvre de certains mécanismes juridiques. a)Les référendums. La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum)). Ainsi la Constitution du 4officialise-t-elle le recoursàla consultation directe du peuple lorsque les grandes options se posent au pays. Cela aétéfait pour savoir si les départements d'Algérie devraient être cédésàun éventuel Etat algé-rien. Le gouvernement français orr  exprimant parganise la consultation son incontestable souveraineté sur les territoires algériens. Mais la consti-tution française imposa plusieurs types de référendumàcette occasion(3). Le 8 janvier1961les Français de métropole e des départements t algé-riensrépondirent positivent au référendum relatifàl'autodétermination en Algérie età pouvoirs publics; ils approuvaient ainsi lel'organisation des principe de la d'autodétermination(4)et carte au général de Gaulle pour régle le problème algérien. Ce principe étant acquis les Français durent voter encore deux fois. Le8avril1962 fut la seule France métropolitaine qui fut appelée(5) ce à c'estconfirmer les accords-à- solution préconisée par ledire la gouvernement français:l'indépendance etla a r contre seulscoopération. P les habitants de votent au référendum du juillet1962 ( 6 ) .Ils approuvent massivement l'indépendance dc dans les conditions définies par les déclarations du19mars1962,dites Accords Cf.(Ch).,Droit in a t i o n a l n t e r Dalloz.1965.p. Cf.(M.).Lafind elasouverainetéenAlgérieA.F.D.I.,1962, .5 Loi 61-44du14/1/1961 concernant l'autodétermination. C f . et textesA.A.N. 1962, 619. référendum (texte, résultats) Cf.A.A.N.1962.705.
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