Les Bonnes Copies de Français

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Julie Cuvillier Julie Levitte LES BONNES COPIES DE FRANÇAIS 1 Dans la collection « Les Cahiers du WebPédagogique » Les Bonnes Copies de Philo La philo en dix leçons Les Bonnes Copies d’Histoire-Géo © Les Éditions du WebPédagogique, 2009. http://lewebpedagogique.com 2 Sommaire Copie n° 1 5 Commentaire d’un extrait de La Chartreuse de Parme de Stendhal Copie n° 2 23 Dissertation à partir d’une citation d’Albert Cohen Copie n° 3 35 Ecriture d’une lettre à la manière de Montesquieu présentant l’époque contemporaine Copie n° 4 45 Dissertation sur la forme littéraire et l’argumentation Copie n° 5 60 Dissertation sur le théâtre et sa visée Copie n° 6 72 Question sur un corpus de textes de théâtre où la lettre joue un rôle dramatique essentiel Copie n° 7 92 Question sur un corpus de textes sur la notion d'engagement 3 Copie n° 8 117 Commentaire de la fable : « Le Rat qui s’est retiré du monde », de Jean de La Fontaine.

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Publié le 19 mai 2010
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Langue Français
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Julie Cuvillier Julie Levitte
LES BONNES COPIES DE FRANÇAIS
Dans la collection «Les Cahiers du WebPédagogique» Les Bonnes Copies de Philo La philo en dix leçons Les Bonnes Copies d’Histoire-Géo © Les Éditions du WebPédagogique, 2009.http://lewebpedagogique.com2
Sommaire
Copie n° 15Commentaire d’un extrait deLa Chartreuse de Parmede StendhalCopie n° 223Dissertation à partir d’une citation d’Albert CohenCopie n° 335Ecriture d’une lettre à la manière de Montesquieu présentant l’époque contemporaineCopie n° 445Dissertation sur la forme littéraire et l’argumentationCopie n° 560Dissertation sur le théâtre et sa visée
Copie n° 672Question sur un corpus de textes de théâtre où la lettre joue un rôle dramatique essentiel
Copie n° 792Question sur un corpus de textes sur la notion d'engagement
Copie n° 8117Commentaire de la fable : « Le Rat qui s’est retiré du monde », de Jean de La Fontaine.
Copie n° 9 Dissertation sur les pouvoirs de la poésie
135
Copie n° 10155Dissertation sur le roman comme reflet de la société
Copie n° 11174Commentaire d’un extrait del’Heptaméronde Marguerite de Navarre
Copie n° 12 Ecriture d’une lettre pour persuader et émouvoir
193
Elève : Arthur Professeur : Julie Cuvillier Copie n° 1 Commentaire d’un extrait de La Chartreuse de Parmede Stendhal
Le contexte
Type de sujet : Commentaire Objet d’étude: Le roman et ses personnages, vision de l’homme, vision du monde Séries : S, ES, L
L’énoncé Vous ferez le commentaire de l’extrait deLa Chartreuse de Parme, de Stendhal.
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Le texte Stendhal,La Chartreuse de Parme,(1839), première partie, chapitre 3. Le jeune héros du roman, Fabrice del Dongo, se retrouve sur le champ de bataille de Waterloo. Alors qu’il rêve de la gloire militaire, c’est sa première expérience de combat. En arrivant sur l’autre rive, Fabrice y avait trouvé les généraux tout seuls; le bruit du canon lui sembla redoubler ;ce fut à peine s’il entendit le général, par lui si bien mouillé, qui criait à son oreille : 5- Où as-tu pris ce cheval ? Fabrice était tellement troublé qu’il répondit en italien : -L’ho comprato poco fa. (Je viens de l’acheter à l’instant.) - Que dis-tu ? lui cria le général. 10Mais le tapage devint tellement fort en ce moment, que Fabrice ne put lui répondre. Nous avouerons que notre héros était fort peu héros en ce moment. Toutefois la peur ne venait chez lui qu’en seconde ligne; il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles. L’escorte 15; on traversait une grande pièce de terreprit le galop labourée, située au-delà du canal, et ce champ était jonché de cadavres. 6
- Les habits rouges! les habits rouges ! criaient avec joie les hussards de l’escorte, et d’abord Fabrice ne comprenait 20pas ; enfin il remarqua qu’en effet presque tous les cadavres étaient vêtus de rouge. Une circonstance lui donna un frisson d’horreur; il remarqua que beaucoup de ces malheureux habits rouges vivaient encore, ils criaient évidemment pour demander du secours, et personne ne 25s’arrêtait pour leur en donner. Notre héros, fort humain, se donnait toutes les peines du monde pour que son cheval ne mît les pieds sur aucun habit rouge. L’escorte s’arrêta; Fabrice, qui ne faisait pas assez d’attention à son devoir de soldat, galopait toujours en regardant un malheureux blessé. 30! lui cria le maréchal- Veux-tu bien t’arrêter, blanc-bec des logis. Fabrice s’aperçut qu’il était à vingt pas sur la droite en avant des généraux, et précisément du côté où ils regardaient avec leurs lorgnettes. En revenant se ranger à la queue des autres hussards restés à quelques pas en arrière, il 35vit le plus gros de ces généraux qui parlait à son voisin, général aussi, d’un air d’autorité et presque de réprimande ; il jurait. Fabrice ne put retenir sa curiosité; et, malgré le conseil de ne point parler, à lui donné par son amie la geôlière, il 40arrangea une petite phrase bien française, bien correcte, et dit à son voisin :
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- Quel est-il ce général qui gourmande son voisin ? - Pardi, c’est le maréchal ! - Quel maréchal ? 45- Le maréchal Ney, bêta ! Ah çà ! où as-tu servi jusqu’ici ? Fabrice, quoique fort susceptible, ne songea point à se fâcher de l’injure; il contemplait, perdu dans une admiration enfantine, ce fameux prince de la Moskova, le brave des braves. 50Tout à coup on partit au grand galop. Quelques instants après, Fabrice vit, à vingt pas en avant, une terre labourée qui était remuée d’une façon singulière. Le fond des sillons était plein d’eau, et la terre fort humide, qui formait la crête de ces sillons, volait en petits fragments noirs lancés à trois 55ou quatre pieds de haut. Fabrice remarqua en passant cet effet singulier; puis sa pensée se remit à songer à la gloire du maréchal. Il entendit un cri sec auprès de lui: c’étaient deux hussards qui tombaient atteints par des boulets; et, lorsqu’il les regarda, ils étaient déjà à vingt pas de l’escorte. 60Ce qui lui sembla horrible, ce fut un cheval tout sanglant qui se débattait sur la terre labourée, en engageant ses pieds dans ses propres entrailles; il voulait suivre les autres: le sang coulait dans la boue.
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- Ah! m’y voilà donc enfin au feu! se dit-il. J’ai vu le 65vraifeu !se répétait-il avec satisfaction. Me voici un militaire. A ce moment, l’escorte allait ventre à terre, et notre héros comprit que c’étaient des boulets qui faisaient voler la terre de toutes parts. Il avait beau regarder du côté d’où venaient les boulets, il voyait la fumée blanche de la 70batterie à une distance énorme, et, au milieu du ronflement égal et continu produit par les coups de canon, illui semblait entendre des décharges beaucoup plus voisines; il n’y comprenait rien du tout.
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