Honnorat - Dictionnaire provençal-français

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Honnorat, Simon JudeDictionnaire provençal-français - Honnorat, Simon Jude,1783-1852Rechercher dans ce livreToronto University Library-Presented byNear Joseph Baer + Cothrough the Committee formed inThe Old Countryto aid in replacing the loss caused bythThe disastrous Fire of February the 14 1890VOCABULAIREFRANÇAIS-PROVENÇAL.VOCABULAIREFRANÇAIS-PROVENÇAL.PARS.-J. HONNORATDOCTEUR EN MÉDECINE, AUTEUR DU DICTIONNAIREPROVENÇAL-FRANÇAISDIGNE,REPOS, IMPRIMEUR-LIBRAIRIE-ÉDITEUR,Cours des Arès, 5.—1848.PRÉFACE.Le principal but que j’ai eu en vue, en composant le Dictionnaire Provençal-Français, a été de mettre les personnes qui, comme moi, ont été élevées sousl’influence de la langue provençale, en état de profiter de cette langue même, pourarriver à la Française ; car celle-ci a peu de mots qui ne puissent être rendus, etsouvent de plusieurs manières, par la nôtre. Mais il ne suffisait pas de faciliter auxhabitants du Midi le moyen de s’exprimer en français et de se faire entendre danstout le royaume, il fallait encore leur aider à comprendre cette langue dans laquelleles sciences sont généralement et presque uniquement écrites et enseignées, enFrance; car il faut, dans le commerce de la vie, non-seulement se faire comprendre,mais comprendre les autres ; parce que, comme il est dit 1. Cor. 14. § 11. : Si ergonesciero virtutem vocis ero ei cui loquor barbarus, et qui locuitur mihi barbarus.J’ai pensé que le moyen le plus convenable pour y ...

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Honnorat, Simon Jude Dictionnaire provençal-français - Honnorat, Simon Jude, 1783-1852
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Toronto University Library -Presented by
Near Joseph Baer + Co through the Committee formed in The Old Country to aid in replacing the loss caused by th The disastrous Fire of February the 141890
VOCABULAIRE
FRANÇAIS-PROVENÇAL. VOCABULAIRE
FRANÇAIS-PROVENÇAL.
PAR
S.-J. HONNORAT
DOCTEUR EN MÉDECINE, AUTEUR DU DICTIONNAIRE
PROVENÇAL-FRANÇAIS
DIGNE, REPOS, IMPRIMEUR-LIBRAIRIE-ÉDITEUR, Cours des Arès, 5. 1848. PRÉFACE. Le principal but que j’ai eu en vue, en composant le Dictionnaire Provençal-Français, a été de mettre les personnes qui, comme moi, ont été élevées sous l’influence de la langue provençale, en état de profiter de cette langue même, pour arriver à la Française ; car celle-ci a peu de mots qui ne puissent être rendus, et souvent de plusieurs manières, par la nôtre. Mais il ne suffisait pas de faciliter aux habitants du Midi le moyen de s’exprimer en français et de se faire entendre dans tout le royaume, il fallait encore leur aider à comprendre cette langue dans laquelle les sciences sont généralement et presque uniquement écrites et enseignées, en
France; car il faut, dans le commerce de la vie, non-seulement se faire comprendre, mais comprendre les autres ; parce que, comme il est dit 1. Cor. 14. § 11. :Si ergo nesciero virtutem vocis ero ei cui loquor barbarus, et qui locuitur mihi barbarus. J’ai pensé que le moyen le plus convenable pour y parvenir, était un Vocabulaire Français-Provençal, qui ne contint que l’échange des mots, afin de ne pas grossir inutilement le volume, la définition se trouvant sous le mot provençal auquel le mot français renvoie. Des hommes qui ne laissentrien à désirer sous le rapport de l’instruction, trop indulgents sans doute, à notre égard, nous ont témoigné le regret qu’ils éprou-vaient, vu l’intérêt que notre Dictionnaire présentait, sous plu- sieurs rapports, qu’il ne fut pas tout français, afin que chacun put le consulter ; mais au moyen de ce Vocabulaire il devient acces- sible aux personnes mêmes qui sont le plus étrangères aux dia- lectes du Midi, toutes les expli- cations étant données en français : elles n’auront qu’à chercher dans le Vocabulaire, le nom de la chose sur laquelle elles veulent avoir des renseignements, et ce nom les renvoie au mot provençal sous lequel ils sont contenus. Pour rendre cela plus sensi- ble, je raconterai ce qui m’arriva, viij il n’y a pas longtemps, dans une campagne près de Digne, où j’a- vais été voir une malade. Après l’avoir examinée, la de- moiselle de la maison m’invita à faire un tour de promenade au bas d’un coteau voisin, couvert de fleurs, et me dit, par manière de conversation : je vous ferai fai- re un mauvais déjeuner, parce que, comme vous voyez, notre cuisinière est malade et je suis obligée moi-môme de faire la cuisine, à laquelle je n’entends rien ; j’ai bien la cuisinière bour- geoise, dit-elle, mais cet ouvrage emploie toujours, dans ses assai-sonnements, des choses étrangères ou que nous ne connaissons pas ici. 11 met, par exemple, de la sarriette partout, et nous n’avons pas cela. Le coteau en étant cou-jx vert, en ce moment, je lui dis en la lui montrant : c’est votre faute mademoiselle ; la sarriette vous sert de tapis, vous la foulez sous vos pieds ; cela ! dit-elle , tout étonnée, c’est le pebre d’ai, précisément, mais le pebre dai des Provençaux, est la même plante que la sarriette des Fran- çais, et la satureia des Latins. — Publiez donc vite votre Dic- tionnaire, me dit-elle alors, pour que nous puissions mettre à profit le peu de connaissances que nous avons en botanique. Il m’arrive souvent d’être consulté par des agriculteurs sur des plantes qu’ils ont vues citées comme pouvant faire un très-bon fourrage, ou comme dangereuses aux trou- peaux, et qu’ils ne connaissaient pas sous le nom français ou latin 1* x sous lesquels elles (liaient dési- gnées, mais qu’ils connaissaient très-bien quand je leur en avais donné le nom provençal ; il en est de même pour les oiseaux, les poissons, etc. Supposons que le lecteur a vu la sarriette citée quelque part, et qu’il ne connaisse pas cette plante sous ce nom : il cherchera le mot sarriette dans le Vocabu- laire, qui le renverra à Pebre d’ai du Dictionnaire, et là, il lira : PEBRE D’AI, s.m. (pébré d’aï); SENDREJA, SARRIETA, PEBREDAY , SABRUEGEA, SABRUICHA,SAGRIEGE, SAGRIECHA Ct SAURIAGEA , (qui sont des synonymes de la même plan- te). On donne ce nom, dans la Basse-Provence, à la sarriette des jardins, Saturcia hortensis, Lin. et dans la Haute, à la sar-xj riette de montagne,Salureiamontana, Lin. plantes de la fa- mille des Labiées, communes sur les coteaux arides, la première dans la Basse-Provence et l’autre dans la Haute. Voy.Garidel Satu- reia saliva, p. 486. Éty. Le nom depebreété donné à cette plante, parce que, desséchée et a pulvérisée, elle peut remplacer le poivre, et de ai, parce que les ânes en mangent ou parce qu’on la considère com- me un poivre de très-basse qua- lité. Si au lieu du nom d’une plante, il a vu celui d’un oiseau, du cra- paud volant , tète chèvre ou en- goulevent par exemple ; il cher- chera dans le Vocabulaire un de ces noms , qui le enverra à Tar- darassa, où il trouvera ce qui suit : xij TARDARASSA, s.f. (tarda- rasse) ; SABAT, SABA, FAUCILHOUN, MICHOULA , CABRILHAU , TARTA- RASSA, GRAND-GORGEA, NICHOULA, CHAUCHA-GARRIS, GLAUCHOLA. Cra- paud volant, tête chèvre, ou engoulevent d’Europe,
Capri-mulgus europœus, Lin. oiseau de l’ordre des Passereaux et de la famille des Plénirostres ou Oma- loramphes (à bec plat), qui arrive au printemps dans nos contrées pour les quitter à l’approche de l’hiver. Étymologie, detardar, tarder, et de l’augmentatifassa, qui tarde beaucoup ; parce que cet oiseau ne commence à voler qu’à l’entrée de la nuit. V. Tard, R. La femelle pond au pied d’un arbre, sans y construire de nid, deux œufs oblongs, un peu plus xiij gros que ceux du merle et mar- brés de taches bleuâtres, sur un fond blanc. S’il s’agissait d’un poisson, du crapaud de mer, scorpine ou scor- pène, scorpène rascasse, ces noms, dans le Vocabulaire, ren- voient à Rascassu, 2. où l’on trouve : RASCASSA, s.f. (rascasse) ; ESCOURPENA , RASCASSOLIRA. Cra- paud de mer, scorpine, scorpène rascasse :Scorpana porcus, Lin. poisson de l’ordre des Holobran- ches et de la Camille des Cépha- lotes (à grosse tête), dont la chair savoureuse est de bon goût, et qui pèse de cinq hectogrammes jus- qu’à un kilogramme. Étymologie, de rascas, rude, piquant. Voy. Rasc. Rad. Enfin, s’il était question de xiv l’hippobosque du mouton, ce mot du Vocabulaire, renverrait à Bar- bin, où se trouvent les explica- tions suivantes : BARBIN, s.m. (barbïn) ; BAR- BEZIN , BARBESIN, LINGASTA DEIS MOUTOUNS, GOURGOUBIN PAT. Hip- pobosque du mouton, Hippobosca ovina, Lin. Fab. insecte de l’ordre des Diptères et de la famille des Haustelles ou Sclérostomes (à bouche dure), qui vit sur le mou- ton et la brebis. Étymologie, de barba, parce qu’il paraît velu, barbu. Voj. Barb, R. Quoique cet insecte n’ait point d’ailes, il n’en appartient pas moins à un genre ailé. On observe ici le même phénomène que dans la punaise de lit, qui est égale- ment privée des mêmes organes, Page:Honnorat - Dictionnaire provençal-français.djvu/19 ...
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