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  • mémoire - matière potentielle : vers l' âge d' homme
  • mémoire
                                    Publications Sources Blaise Cendrars, Prose du Transsibérien et de la Petite Jehanne de France, 2011 Couleurs simultanées de Sonia Delaunay Introduction de Miriam Cendrars Le « Premier Livre simultané », dont voici le fac-similé, est l'histoire d'un adolescent qui se hisse à bord d'un poème illuminé par les sept couleurs de l'arc-en-ciel, en partance pour le multiple voyage de sa mémoire vers l'âge d'homme.
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Publications Sources
Blaise Cendrars, Prose du Transsibérien et de la Petite Jehanne de France, 2011
Couleurs simultanées de Sonia Delaunay
Introduction de Miriam Cendrars
Le « Premier Livre simultané », dont voici le fac-similé, est l’histoire d’un adolescent qui se
hisse à bord d’un poème illuminé par les sept couleurs de l’arc-en-ciel, en partance pour le
multiple voyage de sa mémoire vers l’âge d’homme. On monte avec lui dans son
transsibérien pour suivre son devenir à travers les tourments terrestres et les interrogations
de l’âme. Blaise Cendrars adresse cette invitation à chaque lecteur : À toi, « …ce livre qui
tient à tout mon être ».
L’introduction de Miriam Cendrars évoque la réception mouvementée de l’œuvre originale,
témoin d’un turbulent renouveau des arts. Après la vision « simultanée » des paroles de
Cendrars dans leur particulière typographie, alliées aux couleurs qu’elles inspirent à Sonia
Delaunay (1913), on lira la version de 1919, également reproduite ici, qui, « dédiée aux
musiciens », appelle à tendre l’oreille aux sonorités, aux cadences et aux vibrations de la
voix intérieure du poète.
Fille de Blaise Cendrars, elle-même écrivain et journaliste, Miriam Cendrars s’emploie à
garder vivant le souvenir de l’œuvre et de la personnalité de son père, mort en 1961. Elle a
publié entre autres Blaise Cendrars. La vie, le verbe, l’écriture (Denoël).
Danse macabre, 2011
Introduction de René Wetzel, traduction de Anna Sziráky
Tous, bons et méchants, jeunes et vieux, chrétiens et mécréants, étaient attachés à la vie.
Vienne la mort qui n’en épargne aucun, et les voilà mués en squelettes, entraînés dans une
esarabande macabre. Cette danse des morts de la fin du XV siècle, magnifiquement illustrée,
est un des plus beaux livres suscités, au début de l’ère de l’imprimerie, par une mode qui
touche alors toute l’Europe.
Le texte allemand de l’original, traduit pour la première fois en français, est précédé d’une
introduction qui place le phénomène de la danse macabre dans son contexte social et
historique et reconstitue les grandes étapes de son essor international.
René Wetzel est professeur ordinaire à l’Université de Genève où il enseigne la littérature
allemande médiévale.
Anna Sziráky est chargée d'enseignement à l'Université de Genève. Elle enseigne la
littérature allemande médiévale et l’allemand langue étrangère.

                                 
Divination au Royaume de Siam : le corps, la guerre, le destin, 2011
Introduction et traduction de Pattaratorn Chirapravati
Le manuscrit reproduit, traduit et expliqué ici révèle des croyances et des coutumes qui, à
edes yeux européens, paraîtront d’une rare étrangeté : celles du Royaume de Siam au XIX
siècle. Ce document exceptionnel combine trois traditions, d’ordinaire exposées
séparément : un traité de prédictions à l’usage des hommes de guerre, un précis médical sur
les massages thérapeutiques par pression et un manuel de divination. Sur le ton solennel de
la prophétie, magie et astrologie saturent ces différents savoirs. Les illustrations
accompagnant les prédictions, tout comme les grandes représentations anatomiques de
corps humains sur lesquelles sont marqués des points de massage, sont exécutées de main
de maître. Ce document exceptionnel a sans doute été exécuté dans un atelier royal de
Bangkok, peut-être pour satisfaire la curiosité d’un riche collectionneur étranger
M.L. Pattaratorn Chirapravati, professeur à California State University, Sacramento, est une
spécialiste de la culture et de l’art thaïlandais, de même que Nicolas Revire, son traducteur
d’anglais en français.
Haggadah de Passah. La Pâque juive, 2011
Introduction de Maurice-Ruben Hayoun
Lors de la Pâque juive, la famille se réunit autour d’une table pour un repas traditionnel, qui
commémore la sortie d’Égypte et la libération du peuple hébreu, soustrait à l’esclavage. La
Haggadah de Pessah réunit les textes liturgiques et commente les rites qui scandent la
cérémonie. Le manuscrit reproduit ici a été réalisé par un scribe enlumineur hautement
eréputé du XV siècle, Joël ben Siméon, dont les ateliers, tant en pays germanique qu’en
Italie du nord, sont connus pour la qualité exceptionnelle de leur production. On suivra les
différentes étapes de la célébration en contemplant les somptueuses illustrations de ce livre,
témoin d’un moment clé dans l’histoire de la culture juive.
Spécialiste de la philosophie médiévale judéo-arabe et du renouveau de la pensée judéo-
allemande de Moïse Mendelssohn à Gershom Scholem, Maurice-Ruben Hayoun a enseigné
au département de philosophie de l’Université de Genève de 2003 à 2011.
Jorge Luis Borges, Deux fictions : « Tlön, Uqbar, Orbis Tertius » et « El Sur », 2010
Édition, introduction et traduction de Michel Lafon
http://www.hozoom.com/generic.php?ani_id=120
Ce livre nous invite à pénétrer dans l’atelier de Jorge Luis Borges. Pour la première fois dans
l’histoire de l’édition sont publiés en fac-similé les manuscrits autographes de deux de ses
nouvelles, « Tlön, Uqbar, Orbis Tertius » (1940) et « El Sur », (« Le Sud », 1953),
accompagnés de leur transcription en espagnol et d’une traduction française. Une longue
introduction expose les liens étroits entre ces deux textes capitaux – le premier et le dernier
du recueil Ficciones – et tente de suivre, dans le labyrinthe des variantes, des
arborescences et des bifurcations, le processus même de la création borgésienne.
Spécialiste de notoriété internationale de l’œuvre de Jorge Luis Borges, Michel Lafon est
professeur de littérature argentine à l’Université Stendhal de Grenoble, membre honoraire de
l’Institut Universitaire de France et membre correspondant de l'Académie Argentine des
Lettres.


                                 


                                 
Olivier de La Marche, Le Chevalier délibéré, 2010
Introduction et traduction de Sylviane Messerli
http://www.hozoom.com/generic.php?ani_id=121
Et si apprendre à mourir n’était finalement qu’un art de bien vivre ? Reprenant l’image du
tournoi pour dire la rencontre avec la mort, Olivier de La Marche raconte avec humour
l’affrontement de l’homme contre les chevaliers Accident et Maladie. Le poème du capitaine
de la garde de Charles le Téméraire est aussi le récit des splendeurs et de la fin de la
maison de Bourgogne. Il dessine un panorama de l’Europe médiévale.
Le volume offre les fac-similés de trois documents exceptionnels ; il réunit un manuscrit
d’origine flamande et deux versions imprimées du vivant de l’auteur : la rarissime première
édition publiée pour Antoine Vérard à Paris et l’unique témoin de la seconde édition publiée
à Gouda.
Vice-directrice de la Fondation Martin Bodmer, Sylviane Messerli est spécialiste de la
littérature médiévale. Elle est notamment l’auteur de Œdipe enténébré. Légendes d’Œdipe
eau XII siècle et Vies médiévales de Marie-Madeleine.
Jules Renard, Histoires naturelles, 2010
Introduction de Edouard Graham
http://www.hozoom.com/generic.php?ani_id=122
L’Âne, les Lapins, la Souris, le Crapaud… Sur le motif, Jules Renard a guetté patiemment
ses proies. De sa plume alerte, il a épinglé grandes et petites bêtes dans leur environnement
en des raccourcis pleins d’humour. Ses Histoires naturelles sont déjà célèbres quand un
florilège en est publié dans une édition de luxe en 1899, illustrée de vingt-deux lithographies
par Henri de Toulouse-Lautrec. Tiré à l’époque à cent exemplaires, très recherché depuis, ce
bestiaire réunit l’auteur de Poil de Carotte et le portraitiste de La Goulue, qui s’admiraient
réciproquement. C’est le chef-d’œuvre de deux chasseurs d’images tour à tour ironiques et
tendres, toujours vrais, qui rivalisent d’acuité dans le trait.
L’exemplaire reproduit en fac-similé est aussi unique que prestigieux. L’écrivain l’avait
dédicacé à son ami Lucien Guitry, qui appréciait les Histoires naturelles au point de les
déclamer en public. Au fil des pages, en hommage au grand comédien, Renard a ajouté de
sa main de nouvelles scènes cocasses d’animaux et de végétaux, la plupart dialoguées.
Sacha Guitry conserva jalousement ce précieux cadeau offert à son père. Le voici
aujourd’hui accessible, restitué dans sa fraîcheur originale.
Dans Passages d’encre (Gallimard, 2008), Édouard Graham a notamment étudié, sur des
exemplaires originaux, la pratique de la dédicace entre grands écrivains français, de 1850 à
1900.






                                 
Shaka no Honji. La Vie de Buddha racontée et illustrée au Japon, 2010
Présentation et traduction de Claire-Akiko Brisset et Pascal Griolet
http://www.hozoom.com/generic.php?ani_id=119
Parvenu au Japon depuis l’Inde en passant par la Chine, puis la Corée, le bouddhisme
constitue un élément fondamental de la civilisation japonaise. Innombrables sont les
epeintures et les sculptures qu’il a inspirées dans l’archipel à partir du VI siècle de l’ère
chrétienne. Il y a également suscité une production textuelle abondante : d’austères
commentaires doctrinaux rédigés en chinois aux délicats poèmes japonais, en passant par
des histoires en prose inspirées de lointains modèles continentaux. En particulier, la vie du
Buddha historique fit l’objet de nombreux récits aux épisodes souvent légendaires, récits qui
pouvaient servir à édifier et à convertir les foules. Ce livre traduit pour la première fois en
français l'une des versions les plus populaires de cette histoire, diffusée pendant l’époque
emédiévale et jusqu’au XVIII siècle. Il reproduit en fac-similé un manuscrit réalisé entre la fin
e edu XVI et le début du XVII siècle. Mêlant avec bonheur d’authentiques épisodes indiens à
des éléments chinois ou, le plus souvent, proprement japonais, cette Vie du Buddha teintée
de merveilleux est agrémentée de miniatures peintes d’une grande fraîcheur et permet au
lecteur d’aborder cette histoire comme un conte. La traduction intégrale du manuscrit de la
Fondation Martin Bodmer est accompagnée d’une préface, d’une postface, ainsi que d’un
glossaire des termes bouddhiques et des noms propres figurant dans le récit.
Claire-Akiko Brisset est maître de conférences en langue et civilisation japonaises à
l’Université Paris Diderot – Paris 7, et membre du Centre de Recherches sur les Civilisations
de l’Asie orientale. Elle est spécialiste de littérature classique et d’histoire de l’art japonais.
Pascal Griolet est maître de conférences en langue et civilisation japonaises à l’Institut
national des Langues et Civilisations orientales. Ancien pensionnaire de la Maison franco-
japonaise de Tôkyô, il est spécialiste de l’histoire de l’écriture japonaise et de l’oralité dans la
civilisation japonaise.
René d’Anjou, Le Mortifiement de Vaine Plaisance, 2009
Préface de Michel Zink, traduction de Isabelle Fabre
http://www.hozoom.com/generic.php?ani_id=94
Le Mortifiement de Vaine Plaisance, « la mortification du plaisir vain » : titre austère, qui
s’accorde mal avec l’idée qu’on se fait du « bon roi René » (1409-1480). Une vie où les
épreuves n’ont pas manqué et une dévotion profonde expliquent pourtant qu’il ait composé
en 1455 ce saisissant et âpre traité de spiritualité entre le Livre des tournois et le Livre du
Cœur d’Amour épris. Mais plus encore qu’un écrivain, René est un protecteur passionné des
arts, au goût éclairé et sûr. Il veille avec soin à la réalisation des manuscrits somptueux qui
conservent ses ouvrages et confie leur illustration aux peintres les plus doués et les plus
novateurs de son temps. Le plus remarquable, le génial « Maître du Cœur », identifié
aujourd’hui à Bathélémy d’Eyck, a inspiré les miniatures de plusieurs copies du Mortifiement,
en particulier celles de l’admirable manuscrit de la collection Bodmer, qui ont sans doute été
exécutées par Jean Colombe.
Michel Zink est professeur au Collège de France (chaire de Littératures de la France
médiévale) et membre de l’Institut de France (Académie des Inscriptions et Belles-lettres). Il
est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à la littérature du Moyen Âge ainsi que de
romans et de contes.
Maître de conférences en langue et littérature françaises médiévales à l'Université Paul-
Valéry Montpellier III, spécialisée dans l'étude des textes de spiritualité du Moyen Age
tardif, Isabelle Fabre est l'auteur d'une thèse sur La doctrine du chant du cœur de Jean
Gerson (1363-1429), publiée chez Droz en 2005.

                                 
Camille Pissarro, Turpitudes sociales, 2009
Préface de Henri Mitterand
http://www.hozoom.com/generic.php?ani_id=100
ePissarro partage avec l’avant-garde littéraire et artistique de la fin du XIX siècle l’esprit de
pitié, de générosité et de révolte sociales – la mal-pensance, pour l’époque… Il n’en laisse
passer que des traces discrètes dans ses paysages, ruraux et urbains. Mais en novembre –
décembre 1889, dans le secret, il compose vingt-huit dessins à la plume sur le thème du
malheur des pauvres et de la cupidité indifférente des nantis : Turpitudes sociales.
Restés inconnus jusqu’en 1972, conservés à Genève dans la collection Jean Bonna, ils sont
publiés aujourd’hui pour la première fois en France, avec une introduction d’Henri Mitterand.
Lecteur de Kropotkine et de Jean Grave, ami de Mirbeau et de Fénéon, Pissarro se fait ici le
continuateur de Daumier, et se rapproche de Steinlen, Vallotton, Luce, comme du Zola de
L’Assommoir. Pour autant, il accorde avec cette inspiration populiste et pamphlétaire la
virtuosité de ses traits, de ses variations optiques et de ses effets d’éclairage, dans le souci
absolu de sa liberté d’artiste. « Y a-t-il un art anarchiste ? Oui ? Décidément ils ne
comprennent pas. Tous les arts sont anarchistes – quand c’est beau et bien ! Voilà ce que
j’en pense ».
Henri Mitterand, professeur émérite à la Sorbonne nouvelle et à la Columbia University de
New York, a publié Les Rougon-Macquart dans la collection de la Pléiade et édité les
Œuvres complètes de Zola au Cercle du livre précieux. Il a consacré de nombreux ouvrages
e eaux romanciers des XIX et XX siècles ainsi qu’aux problèmes généraux du roman.
Pu Songling, Trois contes étranges, 2009
Préface et traduction de Rainier Lanselle
http://www.hozoom.com/generic.php?ani_id=99
Le coffret contient :
e Le fac-similé d’un manuscrit du début du XIX siècle conservé dans les collections de la
Fondation Martin Bodmer. Ce document inédit, de toute beauté, recèle trois contes extraits
de l’une des œuvres les plus importantes de la littérature chinoise, les Notes de l’étrange de
Liaozhai du conteur Pu Songling. Il est présenté dans sa reliure originale, « pliée à sûtras »
sous la forme d’un accordéon, se déployant pour nous dévoiler les virtuosités de la
calligraphie et de la peinture orientales, d’un raffinement extrême.
Un livret d’accompagnement proposé par Rainier Lanselle, maître de conférences à
l’Université Paris Diderot et psychanalyste, qui retrace la genèse des Notes de l’étrange de
Liaozhai et donne une traduction intégrale des trois contes présentés ici : Le Fou des livres,
Le Grand-Saint Égal du Ciel, Le Dieu Grenouille.

                                 
Teotl, Dieu en images dans le Mexique colonial, 2009
Préface et traduction de Carmen Bernand
http://www.hozoom.com/generic.php?ani_id=98
eDans la conversion des Indiens du Mexique au XVI siècle, les franciscains notamment
encouragèrent les peintres indigènes à traduire en images l’essentiel de la doctrine
chrétienne. C’est ainsi que sont nés les catéchismes pictographiques – de véritables bandes
dessinées. Ce livre reproduit pour la première fois l’un d’eux. Les principaux thèmes de la foi
y sont illustrés sans que l’auteur (ou les auteurs) aient introduit la moindre glose écrite. Les
pictogrammes s’ordonnent selon leur propre logique, modifiant le contenu des textes de
référence, introduisant subtilement des éléments des anciennes religions païennes pour
donner sens au dogme chrétien, ou encore révélant les rapports de domination instaurés par
la nouvelle religion. Le déchiffrement de cette « énigme » chrétienne, qui cherche par tous
les moyens à expliquer l’inexplicable – la Trinité, la Résurrection, le Dieu-homme, la Virginité
de Marie -, passe par le dévoilement des codes picturaux. Le petit lexique pictographique et
la traduction littérale du contenu de la doctrine permettront au lecteur d’explorer à son tour
ce manuscrit.
Carmen Bernand, Professeur Emérite de l'Université de Paris-Ouest Nanterre-La Défense et
membre de l'Institut Universitaire de France, ethnologue et historienne, a consacré de
nombreux ouvrages à l’étude des métissages en Amérique coloniale ainsi qu’aux
représentations indigènes des maladies et des infortunes.
Calendrier des bergers, 2008
Préface de Max Engammare
http://www.hozoom.com/generic.php?ani_id=90
eLe premier Almanach français – une encyclopédie morale de la fin du XV siècle.
Ce magnifique livre illustré est l’un des fleurons des débuts de l’imprimerie. Publié en 1491,
ce kalendrier connut un succès tel qu’il fut réimprimé sept fois en dix ans et traduit en
anglais. Éclat d’un art flamboyant, il est aussi le témoin d’une vision du monde. Quantité de
savoirs s’y croisent et dévoilent les croyances et pratiques d’un monde encore bien vivant, le
Moyen Âge, qui bascule dans la Renaissance.
Le livre s’ouvre sur un calendrier destiné à rythmer la vie du fidèle sur l’année ecclésiastique
et le mouvement des corps célestes. Suivent un répertoire « des vices et paines d’enfer »,
des « champs des vertus », illustré de gravures hallucinantes, pour arracher le lecteur à la
tentation et l’exhorter à la préparation de son salut ; un traité d’anatomie et d’hygiène
enseignant l’harmonie entre micro et macrocosme ; des rudiments d’astronomie et
d’astrologie, puisque la destinée humaine est gouvernée, sous le contrôle de Dieu, par le
trajet des planètes.
Une plongée dans la cosmologie et l’anthropologie d’un temps révolu, pour l’étonnante
découverte des us et coutumes qui encadraient la vie quotidienne en cette fin de Moyen
Âge.

                                 
Christine de Pizan, Épître d’Othéa, 2008
Préface de Jacqueline Cerquiglini-Toulet, traduction de Hélène Basso
http://www.hozoom.com/generic.php?ani_id=91
eLa force des images au XV siècle
Mythe, morale et chevalerie
Vers 1460, sans doute à Bruges, un copiste et un enlumineur réalisent pour Antoine, Grand
Bâtard de Bourgogne, bibliophile célèbre, comme son père Philippe le Bon, une magnifique
version d’un texte écrit soixante ans plus tôt par la première femme écrivain professionnel en
français, Christine de Pizan.
Cette épître est la lettre d’une femme, Othéa, déesse de la prudence, derrière laquelle se
cache l’auteur. Le texte enseigne à un jeune chevalier de quinze ans, Hector de Troie, son
métier et ses devoirs, moraux et spirituels. Il s’agit de cent histoires de Troie, au double sens
du mot histoire au Moyen Âge, à la fois récit et image. Il constitue ainsi un miroir de
l’éducation des princes, tout autant qu’un dictionnaire de mythologie.
L’ouvrage représente un exceptionnel ensemble de textes et de miniatures, d’une grâce
touchante, qui fixent dans l’œil et dans la mémoire les souvenirs de la fable antique et de
l’enseignement chrétien.
Évangile selon Jean, 2008
Introduction et traduction de Jean Zumstein
http://www.hozoom.com/generic.php?ani_id=92
Le papyrus du quatrième évangile
L’un des textes majeurs de la littérature chrétienne primitive
L’évangile selon Jean, qui s’imposa d’emblée dans le premier christianisme, a nourri, au fil
des siècles, l’imaginaire chrétien, alimenté sa piété, influencé son iconographie, stimulé sa
réflexion théologique et philosophique. Comparé aux autres évangiles – qu’ils soient
canoniques ou apocryphes –, il témoigne d’une profonde originalité et nombre d’épisodes
sont propres à cette œuvre. Son interprétation de la personne de Jésus de Nazareth révèle
une réflexion féconde qui influencera l’histoire de la théologie aussi bien orientale
qu’occidentale. Son hymne au logos – en résonance avec le stoïcisme et le platonisme –
stimulera la spéculation philosophique.
Aussi la découverte en 1956, en Égypte, du Papyrus Bodmer II représente-t-elle un
e
événement exceptionnel. Ce manuscrit, rédigé en grec, daté de la fin du II siècle, renferme
la version complète la plus ancienne du quatrième évangile qui nous soit accessible. Il fournit
un état du texte écrit à peine cent ans après sa composition en Syrie ou en Asie Mineure et
prouve qu’on pouvait trouver, en Égypte, ce document dans la bibliothèque d’un érudit !
L’importance de cette découverte est à comparer à celle des manuscrits de Qumrân ou de
Neg Hammadi. Outre le fac-similé du Papyrus Bodmer II, cet ouvrage en propose la
première traduction française.

                                 
Oscar Wilde, Salomé, 2008
Préface de Charles Méla, introduction de Sylviane Messerli
http://www.hozoom.com/generic.php?ani_id=93
Un drame biblique par un poète mis au ban de l’Angleterre victorienne
La tête de Jean Baptiste contre une danse érotique, un écrivain homosexuel condamné peu
après à deux ans de travaux forcés pour outrages publics à la pudeur : la pièce en un acte
d’Oscar Wilde avait de quoi scandaliser la société victorienne. La représentation préparée
par Sarah Bernhardt fut interdite en Angleterre ! Illustrée par Aubrey Beardsley, mise en
musique par Richard Strauss, Salomé rassemble des artistes reconnus et distille encore un
parfum sulfureux.
L’autographe publié en fac-similé est l’état le plus ancien du texte rédigé en français par le
poète irlandais. Ces pages, dont Wilde pourra dire : « Si le cahier n’avait pas été là sur la
table, je n’aurais jamais songé à faire une chose pareille », témoignent d’un moment unique
– fragile et émouvant – de la création littéraire. Elles sont accompagnées de l’édition
originale de la version française (publiée en 1893) dédicacée ici à Paul Verlaine, que l’auteur
considère comme son alter ego, puis de la traduction anglaise (publiée en 1894) entreprise
avec Alfred Douglas, l’ami intime de Wilde, et rehaussée par les dessins de Beardsley.
Joseph Laporte, Mon voyage en Égypte et en Syrie.
Carnets d’un jeune soldat de Bonaparte, 2007
Préface de Jean Tulard
http://www.hozoom.com/generic.php?ani_id=96
L’exceptionnel témoignage d’un jeune soldat de l’armée de Bonaparte
er Né à Grenoble en 1780, Joseph Laporte sert comme sous-officier de 1798 à 1801 dans le 1
ebataillon de la 69 demi-brigade. Fait remarquable, il décide de tenir un journal, illustré de sa
main, où il retrace fidèlement la prise de Malte, le débarquement en Égypte, l’assaut
d’Alexandrie, la bataille des pyramides, l’entrée au Caire, le combat naval d’Aboukir, la
campagne de Syrie, le siège de Saint-Jean-d’Acre… Il y observe scrupuleusement les faits
(l’assassinat de Kléber au Caire, ou encore le commandement du général Menou) et livre au
quotidien de saisissantes considérations d’ordre géographique, économique et ethnique.
Cet « homme jeune, sans préjugés, plutôt naïf mais d’une vivacité d’esprit et d’une curiosité
qui constituent le principal attrait de sa relation », comme le souligne Jean Tulard dans la
Préface, est donc l’auteur inattendu d’un document unique, jamais publié jusqu’à la présente
édition, dont l’intérêt historique et anecdotique est augmenté par 34 dessins coloriés de sa
main.

                                 
Ambroise Paré, La manière de traiter les plaies, 2007
Préface de Marie-Madeleine Fragonard
http://www.hozoom.com/generic.php?ani_id=95
Ce livre s’inscrit sur fond d’humour noir. Ambroise Paré (env. 1510-1590) est un jeune
chirurgien et autour de lui, la guerre sévit. Une nouveauté désastreuse, les armes à feu,
empire encore les souffrances des blessés. Il faut donc, par humanité, inventer des
instruments et improviser des soins que les Anciens (et pour cause) ne connaissaient pas !
Les ravages de l’artillerie offriront donc à Paré un laboratoire expérimental unique et à la
médecine, l’occasion d’un progrès décisif.
L’audace est double. La Médecine est alors une science livresque, réservée aux savants de
cabinet. Paré met les mains dans le sang et la sanie ; descendu sur le terrain, il revendique
la nécessité de l’observation, la dignité de l’expérience et de la technique. Second défi : les
traités médicaux, destinés à l’élite cultivée, se publiaient alors en latin. Paré ose vulgariser
son savoir : il écrit en français et facilite encore la lecture par quarante-trois gravures, ici
coloriées. La chirurgie moderne, à ses premiers balbutiements, ne commence pas trop mal :
s’inventant pour sauver des vies, s’écrivant pour être partagée.
Estienne Perret, xxv Fables des Animaux, 2007
Préface de Marc Fumaroli, de l’Académie française
http://www.hozoom.com/generic.php?ani_id=101
Entre Ésope et la Fontaine
Les magnifiques fables crépusculaires de Perret
En 1578, dans une Anvers naguère encore capitale économique du monde occidental,
désormais déchirée par les guerres entre calvinistes hollandais et catholiques espagnols,
sortent des très célèbres presses de Christophe Plantin ces XXV Fables des animaux en
langue française d’Estienne Perret, citoyen de la ville. Elles sont somptueusement illustrées
par l’un des graveurs en taille douce qu’employait l’éditeur : Abraham de Bruyn, Pierre Huys,
Christophe Van den Broeck, les frères Wierix ? Le talent de l’artiste anonyme force
l’admiration.
« La coïncidence recherchée par le versificateur entre la sagesse terrienne et méfiante
d’Ésope et les admonitions de l’Ecclésiaste ou du Psalmiste, fait mieux comprendre pourquoi
les apologues de l’esclave grec ont résisté, comme les livres sapientiaux de l’Ancien
Testament, à toutes les tempêtes de l’Histoire […]. Avec Perret, dans l’Anvers encore
pantelante de l’iconoclasme calviniste et de la « Fureur espagnole », il faut apprendre à vivre
aux aguets, dans un monde aussi brutal et rempli de pièges mortels qu’une ferme d’animaux
sans fermier, toujours prêt d’un instant à l’autre à être égorgé en dépit de toutes les
précautions. Le Christ en croix est seul à donner un sens à une humanité assiégée et
persécutée par l’animalité perfide et meurtrière qu’elle porte en elle depuis Adam. »