prise de notes 10.20.02
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 Améliorer l’efficacité de sa prise de notes et de ses comptes-rendus 10.20.02    «Améliorer l’efficacité de sa prise de notes et de ses comptes-rendus»est une ressource associée proposée par Fabienne Pasquale de l’équipe de l’APP d’Arcachon (Gironde) porté par la COBAS. 
 
   Objectif :   Développer sa capacité à prendre des notes et à les structurer.  des techniques de rédaction de compte-rendu efficace.Appliquer des règles et   Public :    Toute personne désirant améliorer l’efficacité de ses comptes-rendus de réunion pour informer et faire agir.   Durée moyenne estimée :11 h   Sommaire  Test de positionnement ...................................................... p 2 Introduction ...................................................... p 5 Prendre des notes : démarche ...................................................... p 6 Prendre des notes : techniques et conseils ..............................................  9 p Conclusion ......................................................  13 p Exercices ......................................................  14 p Corrigé des exercices ......................................................  p 19 Rédiger un compte-rendu ......................................................  p 28 Mise en situation ......................................................  p35  
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 Améliorer l’efficacité de sa prise de notes et de ses comptes-rendus 10.20.02   
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Lisez ce texte ou demandez à un collègue de vous le lire, une seule fois, avec pour objectif de savoir de quoi il parle.   LA VIE SANS LE MODE DEMPLOI L’illettrisme est « une infirmité » beaucoup plus répandue que spectaculaire. C’est par millions qu’ils rasent les murs et que les démarches les plus quotidiennes leur sont une humiliation permanente. Ils ne savent ni lire, ni écrire, ni compter. Au bas mot, on estime (faute de moyens de recensement adaptés) leur nombre entre 3 et huit millions en France. Une population, issue dans sa grande majorité du quart monde, qui augmente régulièrement, et ne fait jamais parler d’elle. Au point qu’on l’ignore.  En 1979, un rapport français adressé à la CEE concluait à leur disparition sur notre territoire : « Des analphabètes chez nous ? Il y a longtemps que l’on n’en a pas vu ». Or, non seulement ils existent mais ils sont de plus en plus nombreux : 10 à 15 millions en Europe en 1981 ; 23 millions aux Etats-Unis en 1976. Outre-Atlantique, la progression annuelle est de 1,5 millions.  Leur vie quotidienne est un enfer. Ils rasent les murs par discrétion, par humilité. Parce qu’ils l’ont toujours fait. On les croise mais on ne les voit pas. «ne les connaît pas. On ne leurEvidemment, on  donne jamais la parole. Ils ne sont pas organisés, ni même représentéssoupire Bruno Couder, un jeune ingénieur qui a tout», quitté, il y a douze ans pour se mettre à leur service au sein du mouvement ATD (aide à toute détresse) quart-monde.  «un exposé simple et bref de faits en rapport avecToute personne incapable de lire en le comprenant  sa vie quotidienne» est analphabète, selon les critères de l’UNESCO généralement retenus. Mais les spécialistes établissent une différence entre les analphabètes et les illettrés. Les premiers, c’est clair, ne savent ni lire, ni écrire ; les seconds ont fréquenté l’école, ont appris à lire. Ils peuvent déchiffrer des textes mais n’en comprennent pas le sens : ils ne savent plus lire. Le distinguo importe peu : les uns et les autres sont des handicapés. Comme dit Véronique Soriano, auteur (avec Jean-Marc Saban) du reportage pour Moi je : «Ils connaissent les lettres mais ne peuvent pas former de mots».  Les illettrés se heurtent en permanence à des montagnes, invisibles pour les autres. Entrer dans une poste, payer dans un magasin, s’égarer dans leur ville, franchir la porte d’un restaurant tourne toujours au cauchemar. Le mode d’emploi d’un appareil, la liste des courses, les plaques de rues, les plans des villes, le réseau du métro, les chèques, tout cela leur est interdit. Ils vivent à tâtons.  Les mères, par exemple, ne savent pas lire un thermomètre, ne comprennent pas les graduations d’un biberon, la posologie d’un médicament. Sur un chantier, les consignes élémentaires de sécurité ressemblent à du chinois, etc. la liste des obstacles est extensible à l’infini.    
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 Améliorer l’efficacité de sa prise de notes et de ses comptes-rendus 10.20.02  Les illettrés dissimulent toujours leur handicap. Ils se repèrent par habitude, ne s’écartent jamais de leur territoire. C’est souvent par accident que leurs proches découvrent l’étendue de leur ignorance. Ils ne sont pas rares les couples où le conjoint ne s’aperçoit qu’après le mariage qu’il a épousé un(e) illettré(e).  «Quand on est illettré, dit Véronique Soriano, »il faut être sacrément futé. «Et terriblement courageux, ajoute Bruno Couder qui les connaît bien.Pour survivre, ils élaborent d’habiles stratégies de contournement. Pour les aider, il faut arriver à déloger la honte et le doute permanents qui se sont installés en eux. Suis-je bête ou pas ? entretenue par l’humiliation quotidienne, les empêche souventCette question obsédante, d’apprendre. Il faut d’abord casser le doute et les écouter. Ils ont peur d’apprendre, puis d’oublier. Ils demandent souvent : que faut-il faire pour ne pas oublier ?»  C’est le mouvement ATD quart-monde qui, le premier, a dénoncé, dès la fin des années soixante, la permanence de l’analphabétisme et forgé en 1977, le concept d’illettrisme. «Avant que les pauvres soient entendus, il faut des années, de très longues années» se plaint Bruno Couder. Qui se soucie d’eux ? Ce n’est ni un thème électoral, ni une urgence sociale et pourtant, l’illettrisme gagne du terrain.  Il se reproduit, d’abord. Il va de pair avec la pauvreté, des conditions de vie précaires : malnutrition, mauvaises conditions d’habitat, mauvais état de santé, fragilité psychologique, isolement. Par ailleurs, selon un rapport remis au Premier Ministre en janvier 1984 […], «le chômage est aussi un révélateur de l’analphabétisme et celui-ci une cause d’aggravation du chômage. Forme radicale de l’inégalité […]. L’illettrisme entraîne, dans une société qui se complexifie, des risques accrus de marginalisation ».  Il y a réellement de quoi s’alarmer. En 1981, 16% des jeunes français examinés par l’armée étaient classés comme illettrés. En 1983, une enquête du ministère de la Culture révélait que 26% des Français de plus de quinze ans ne lisent pas. Le milieu familial est déterminant. Autre motif d’inquiétude : l’illettrisme « malgré l’école » est plus répandu que l’illettrisme « par manque d’école »...  C’est là, à la sortie de l’école, qu’intervient l’AFL (Association Française pour le Lecture), animée par Jean Foucambert, le théoricien de l’illettrisme, qui dresse un constat accablant pour notre système éducatif : 80% des Français ne savent pas vraiment lire. Si lire, c’est prendre du sens dans l’écrit, alors ils savent seulement déchiffrer, rien de plus. Ils consument de l’énergie à traduire oralement ce qui passe devant leurs yeux, au détriment de leur compréhension.  A quoi sert d’alphabétiser pour rien ? Le nombre des illettrés va croissant «emtnneitleelsse, explique Foucambert, moyens de communication entrent avantageusement en concurrence avecparce que d’autres l’écrit, quand on ne sait l’utiliser que de manière alphabétique.» Le téléphone, le disque, les pictogrammes et la sonorisation tous azimuts, la télé, bien sûr.  «Les analphabètes actuels sont des précurseurs, affirme-t-il.Ils font le bon choix en renonçant à une communication médiocre et en se tournant vers des médias plus rentables. Consacrer plusieurs semaines à un livre en déchiffrant trois pages chaque soir -qu’il faut reprendre le lendemain parce qu’on les a oubliées- ne supporte guère la comparaison avec le cinéma qui raconte une histoire en moins de deux heures. Mais, quel lecteur, même cinéphile averti, songerait à se priver de roman ? »  […] Ce qu’il faut maintenant, c’est transformer les alphabétisés en lecteurs. Et ne pas oublier au passage les analphabètes. «On n’a pas le droit de se contenter même de 10% d’illettrés. Il n’en faut plus un seul. Sinon, on aura de mauvaises surprises dans quelques années !» prophétise Bruno Couder. Jean-Claude RASPIENGEAS Télérama, 29 octobre 1986
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