Entre 1950 et la fin des années soixante dix, l'urbanisation a été très rapide, pour prendre en compte à la fois l'exode rural, l'arrivée des rapatriés d'Algérie et de la main d'oeuvre immigrée, dans un contexte général de forte croissance économique et démographique. Ces cités, bien équipées et modernes au départ, se sont transformées rapidement en des lieux de relégation, où la fragilité se concentre. Après des plans successifs, le « Plan Borloo » de 2003 marque une volonté de transformer l'aspect physique des quartiers, par la reconstruction des logements et des équipements publics, et la mise en place d'aménagements extérieurs de qualité. Ce plan se traduit aujourd'hui par 390 projets mobilisant 11,5 milliards d'euros de subventions de l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), pour un ensemble de 485 quartiers regroupant 3,3 millions d'habitants. De très nombreux jeunes vivent aujourd'hui dans ces quartiers fragiles où logent beaucoup de familles nombreuses. Quel avenir pour nos jeunes adolescents dans un scénario au fil de l'eau ? Quelles sont les évolutions possibles des facteurs qui déterminent leur avenir ? C'est le thème de cette étude prospective, qui couvre à la fois le temps scolaire, c'est-à-dire le collège pour cette tranche d'âge, et le temps non scolaire, dans la famille ou le quartier. Le Tome II, correspondant aux annexes, est disponible à l'adresse suivante : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/114000186/index.shtml