1Comment la ville peut sauver l'agriculture

-

Documents
65 pages
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Niveau: Supérieur, Doctorat, Bac+8

  • rapport de stage


1Comment la ville peut sauver l'agriculture ENGREF ECOLE NATIONALE DU GENIE RURAL DES EAUX ET DES FORETS Comment la ville peut sauver l'agriculture · Structure d'accueil : Conseil Général de l'Hérault · Maîtres de stage : Jean-Paul Storaï et Bruno Chabert · Tutrice académique ENGREF : Sylvie Lardon · Date de soutenance : 20 Septembre 2005 - Thèse professionnelle - Antoine Lebel

  • structures accueillant l'élève

  • marge des travaux

  • engref ecole nationale du genie rural des eaux et des forets

  • projets urbains

  • situation héraultaise

  • productrice de territoire

  • agriculture

  • espace rural


Sujets

Informations

Publié par
Publié le 01 septembre 2005
Nombre de visites sur la page 96
Langue Français
Signaler un problème
Comment la ville peut sauver l’agriculture
ECOLE NATIONALE   DU GENIE RURAL DES EAUX ET DES FORETS ENGREF
Comment la ville peut sauver l’agriculture
 
- Thèse professionnelle -
Antoine Lebel
·  Conseil Général de l’HéraultStructure d’accueil : ·  Storaï Jean-Paul Chabert et Bruno :Maîtres de stage · Tutrice académique ENGREF : Sylvie Lardon ·  Septembre 2005Date de soutenance : 20
1
Comment la ville peut sauver l’agriculture
Avant propos
Ce document s’intitulethèse professionnellejustement car il pourrait se situer à mi chemin entre les objectifs d’une thèse académique et un récit professionnel de type rapport de stage. Plus précisément, lathèse professionnelle consiste à développer une réflexion qui se nourrit de la mission effectuée par l’ingénieur-élève du GREF lors de sa dernière année de formation. Ici, la thèse défendue s’appuie sur l’expérience d’une mission effectuée au Conseil Général de l’Hérault, à la direction « agriculture et développement rural ». Les premières motivations de recrutement de l’élève furent l’analyse des volets agricoles de la Loi sur le développement des territoires ruraux1, puis des actions ponctuelles sur l’agriculture héraultaise. C’est le contexte particulier d’une agriculture fortement soumise à la pression de l’urbanisation qui a suscité les prémices du présent écrit.
En effet, Montpellier présente une croissance démographique exponentielle : 1 000 nouveaux résidents par mois, pour 1 200 dans l’Hérault2. Il s’agit donc d’une pression démographique considérablement différenciée dans l’espace engendrant un développement urbain très fort, avec d’importantes tensions en matière de foncier, lui même en décalage avec l’arrière pays encore très rural et assez isolé (zones de garrigues, de montagne avec l’exemple emblématique du Larzac). Sans détailler outre mesure la situation héraultaise, notre propos pourra parfois y faire référence.
Ce type de document est rédigé en marge des travaux réalisés au cours de la mission. Il ne correspond pas à la production attendue par les structures accueillant l’élève et se situe ainsi comme un apport personnel supplémentaire. Lathèse professionnelle est donc un exercice pédagogique avant d’être un document de travail opérationnel. D’autre part, comme la mission est effectuée dans des services techniques, la principale limite de l’exercice réside dans le fait que les prises de position et les choix des références ne peuvent pas être aussi argumentés que dans le cadre d’un travail de recherche. Sans investigations propres au sens des chercheurs, c’est la manière dont les éléments sont organisés, triés et questionnés qui constitue l’apport principal de notre propos. Celui-ci se veut donc modeste, facile d’accès, tout en étant le plus étayé possible. A l’issue de ce document, nous espérons avoir apporté une contribution à la réflexion autour de la singularité des rapports entre ville et agriculture. Aussi, conscients des limites de notre étude, nous avons soulevé
                                                1Loi n° 2005-157 du 23 février 2005, art. 74 V JO du 24 février 2005. 2Source « l’Hérault en chiffres », 2005. Ed. du Conseil Général de l’Hérault.
2
Comment la ville peut sauver l’agriculture
certains « éléments de discussion » pour prolonger le débat, pointer les éléments à explorer
davantage et les pistes qui auraient pu être creusées dans un autre temps imparti.
remet en perspective notre travail au vu des attentes de services gestionnaires.
La
conclusion
Comment la ville peut sauver l’agriculture
Remerciements
Je tiens particulièrement à remercier Jean-paul Storaï et Bruno Chabert pour leur encadrement professionnel et amical, leur disponibilité sans condition, et l’ensemble de la direction pour la chaleur et la sincérité de leur accueil : Sébastien Galtier (d’autant plus pour les contraintes de partage de bureau), Christophe Fournier, Nathalie Velay, Patricia Lopez, Isabelle Million, Marie-Claire Rouby, Mohammed Immzourh, Danielle Aprea, Valérie Béziat, Jean Bassède, Sophie Peis, Charlaine Joulié, Jeannine Miras.
Un très grand merci aussi à Sylvie Lardon, tutrice académique ayant beaucoup stimulé et accompagné ma réflexion ; une reconnaissance toute particulière pour Françoise Jarrige et Jean Cavailhès pour la pertinence de leurs relectures et leurs critiques avisées.
4
Comment la ville peut sauver l’agriculture
Résumé
Dans un contexte d’étalement urbain croissant, la question de l’occupation de l’espace et des attentes qui s’y rattachent doit nécessairement se poser. En effet, la dynamique d’agglomération actuelle change considérablement et irrémédiablement les fonctions que l’on attribuait auparavant aux espaces progressivement conquis par l’urbanisation. De fait, les premiers symptômes de cette rectification de destination sont la mutation des paysages, directement façonnés par l’usage des sols. A travers ces évolutions, ce sont en réalité les activités humaines, prises au sens le plus global du terme, qui en sont affectées, au premier rang desquelles se trouvent l’agriculture et la forêt.
Ceci étant, est-il si indiscutable que la ville menace nécessairement l’agriculture ? Pour nous, les principaux ingrédients sont aujourd’hui réunis pour instaurer un dialogue sur la base d’une prise en compte réciproque des intérêts agricoles et urbains. Il s’agit ainsi de dépasser cette opposition binaire, et avec elle le rapport de force qui se centre sur les droits de propriété. basiquement Formaliser voire redéfinir les nouvelles transactions sociales à l’œuvre est tout à fait réalisable, et ce d’autant plus que les concepts de multifonctionnalité de l’agriculture et de développement durable diffusent. De là, les représentations citadines constitueraient une nouvelle source d’opportunités. Le projet agricole pourrait alors s’y appuyer pour reconquérir la légitimité territoriale de l’agriculture. D’autre part, productrice de territoire, l’agriculture pourrait s’affirmer aussi comme infrastructure économique. Dès lors, la dimension spatiale de son caractère multifonctionnel nous amène à repenser les complémentarités urbain-rural. L’espace rural n’est pas seulement compartimenté mais s’analyse plus comme une mosaïque de territoires d’enjeux. Les ponts avec le monde urbain sont donc à rechercher et à débattre à plusieurs échelles selon les entités spatiales considérées. Ceci conditionnera la réussite d’un projet urbain englobant.
En tout état de cause, l’avenir de l’agriculture passe par la valorisation de ses liens avec la ville. Le concept de Hameau Agricole témoigne de la dynamique nouvelle insufflée à l’agriculture par la ville. Il démontre à son niveau la possibilité et la nécessité d’envisager un modèle pouvant diffuser spatialement. Les différentes échelles d’intervention des acteurs participant aux réflexions pourraient garantir ces approches. En somme, l’influence de la ville est telle qu’elle pousse l’agriculture à se renouveler pour mieux s’intégrer dans son territoire en recomposition. C’est en cela que la ville peut sauver l’agriculture.
5
Comment la ville peut sauver l’agriculture
Sommaire
AVANT PROPOS.................................................................................................................................................................................2 REMERCIEMENTS...........................................................................................................................................................................4 RÉSUMÉ.................................................................................................................................................................................................5 SOMMAIRE...........................................................................................................................................................................................6 INTRODUCTION................................................................................................................................................................................8 1. L’agriculture et le projet urbain : un face à face inéluctable ou une combinaison concevable ? ......................9 1.1. Le foncier, objet de stratégies contrastées ...................................................................................................................... 9 1.1.1. Rente et stratégie patrimoniale des agriculteurs ......................................................................................................... 9 Les droits de propriété au cœur des stratégies individuelles ........................................................................................... 9 Un espace économique et social compartimenté dans lequel le monde agricole se trouve au contact du milieu urbain .......................................................................................................................................................................................11 1.1.2. Maîtrise foncière et repositionnement de l’intervention publique ........................................................................... 13 1.2. Les bases d’un dialogue à trouver ................................................................................................................................. 16 1.2.1. L’enjeu de la négociation préalable .......................................................................................................................... 16 1.2.2. Multifonctionnalité et développement durable, ingrédients phares d’un dialogue renoué....................................... 18 L’émergence de la notion de « multifonctionnalité de l’agriculture » dans un contexte de nouvelles transactions sociales..........................................................................................................................................................................18 Une volonté multifonctionnelle à accompagner............................................................................................................ 20 Conclusion d’étape................................22........................................................................................................................ 2. La légitimité territoriale de l’agriculture à repenser : les représentations urbaines comme terrain fertile à l’émergence d’un projet agricole .......................................................................................................................................... 23 2.1. Une explicitation préalable : la notion d’agriculture périurbaine ..................................................................................... 23 2.2. Un nécessaire repositionnement de l’agriculture périurbaine........................................................................................... 25 2.2.1. Conflits d’usage et concurrence avec les nouveaux arrivants : les territoires périurbains comme cas d’école ....... 25 2.2.2. Des stratégies agricoles à accompagner pour donner du sens au territoire .............................................................. 27 2.3. La symbolique urbaine, nouvelle dimension de l’action publique : un enjeu « imaginaire » à exploiter ........................ 29 2.4. Des complémentarités urbain-rural pour modeler des formes pérennes à l’agriculture : une agriculture intégrée aux différents marchés au sein d’un projet urbain englobant ......................................................................................................... 31 2.4.1. La place de l’agriculture dans le territoire ................................................................................................................ 31 Un arbitrage conceptuel entre agriculture et nature dans un espace rural à trois fonctions.......................................... 31 Politique de gestion autour d’une agriculture aussi considérée comme une infrastructure en mal d’ancrage territorial .......................................................................................................................................................................................33 2.4.2. La dimension spatiale de la multifonctionnalité de l’agriculture : le territoire comme mosaïque de territoires denjeux..............................................................................................................................................................................35 Une gestion différenciée de l’espace............................................................................................................................. 35 Combinaison complexe de fonctions, considération de l’espace et échelles d’analyse, les déterminants d’une approche en mosaïque de territoires d’enjeux............................................................................................................... 38 Conclusion d’étape................................................................................40........................................................................ 3. Le concept de Hameau Agricole : une issue locale qui prend place dans un jeu institutionnel encore en mouvement ................................................................................................................................................................................. 41 3.1. Construction et définition du concept .............................................................................................................................. 41 3.1.1. La réponse à une problématique ............................................................................................................................... 41 3.1.2. Les contours institutionnels et techniques du projet ................................................................................................ 42 3.2. Les principales questions en suspens ............................................................................................................................... 44 3.2.1. Une compartimentation sociale renforcée ou un levier pertinent pour la vie du territoire ? La logique de quartier constitutif dun tout............................................................................................................................................................44 3.2.2. Une nouvelle forme d’insertion territoriale : de l’importance de la médiation ........................................................ 45 3.2.3. L’enjeu de la constitution d’une espace public adjoint au Hameau Agricole .......................................................... 47 Conclusion d’étape.................................................................................................................................................4.......9 CONCLUSION...................................................................................................................................................................................50 PERSPECTIVES - ELÉMENTS DE DISCUSSION ....................................................... 52 BIBLIOGRAPHIE............................................................................................................................................................................54
6