LOUIS André Les îles Ke kena Tunisie Etude d'ethnographie tunisienne et de géographie humaine T Les travaux Tunis VIII p fig dans le texte

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Niveau: Supérieur, Doctorat, Bac+8

  • cours - matière potentielle : coinolé - mentaire


COMPTES-RENDUS LOUIS (André). - Les îles Ke~kena - (Tunisie). Etude d'ethnographie tunisienne et de géographie humaine. T. 1. Les travaux, Tunis, 1961, VIII-419 p., 114 fig., dans le texte. Deux iles et quelques îlots qui culminent à une douzaine de mètres au-dessus de la mer, sur un plateau marin qui affleure presque à marée basse, au large de Sfax; une population de moins de 15000 résidants auxquels il faut ajouter quelque 8 000 émigrés, telie est la réalité à laquelie de R. P. LOUIS a consacré des années d'études et qui fait le sujet d'une grosse thèse de doctorat. Ce premier volume est consacré aux travaux, c'est-à-dire aux activités diverses de la population et aussi des émigrés. Auparavant, l'auteur donne quelques indications générales, très précises pour la plupart, sur la géographie, l'histoire assez mouvementée, mais incertaine, et la démo- graphie décroissante, car il naît moins d'enfants dans les iles qu'il ne part d'individus ou de familles vers le continent. L'impression qui domine est celle de l'isolement, Oe la vie en vase clos dans un petit univers de peu de ressources où seules l'ingéniosité et la ténacité des habitants leur ont permis de tenir jusqu'à présnt. Mais les îles, si peu faites pour l'économie du xxe siècle, conserveront-elles longtemps encore une population qui voudrait mieux vivre et ne le peut guère avec les ressources dont elle dispose sur place ? Les

  • puissance européenne

  • archipel

  • opposition de la part des intellectuels

  • économie du xxe siècle

  • question de l'économie familiale

  • raisin de table et du raisin sec

  • bilan d'activité


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Langue Français
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COMPTES RENDUS
Roger L E politique de L'Afrique d u Nord musulmane, 1920 -1961, Paris, A. Colin, 1962, 503 p., 4 cartes, bibliographie, index. Ecrit par un vrai connaisseur de du Nord, ce livre demeurera pendant long -temps à la base des références et des études pour récente du Maghreb, en raison de la richesse de sa documentation, d e son analyse rigoureuse et impartiale des événements, de ses jugements clairs et sincères des hommes et des faits. Ayant vécu dans les trois pays de d u Nord, s'étant intéressé de près à leur histoire passée, ayant contribué, dans chacun de ses postes, à leur intellectuel et connu aussi bien les milieux européens que les milieux musulmans, l'auteur n'en est que mieux placé pour nous présenter u n tableau précis des événements et d'une évo -lution qu'il a vécus et surtout profondément sentis. Le livre débute par un chapitre particulièrement important sur le pays et les hommes. R. Le y souligne l'ampleur des problèmes démographiques, les différences, très sensibles sur le plan humain, entre Tunisie et Maroc d'une part et Algérie d'autre part; il rend aux divergences entre Arabes et Berbères, trop souvent montées en épingle, le rang modeste qui doit être le leur. La diversité d e l'ensemble maghrébin s'explique par des facteurs géographiques, mais aussi par des facteurs his -toriques et par l'existence de milieux sociaux très différents. L'unité est représentée par la religion, la langue, les coutumes, mais également par les transformations de tous ordres dues à la présence française. R. L. T. passe ensuite à l'analyse de l'évolution politique des trois pays maghrébins successivement. En ce qui concerne la Tunisie, il retrace avec netteté les différentes étapes de la lutte des Tunisiens pour l'indépendance; il montre bien que l e mouvement nationaliste est né, des avant la première guerre mondiale, des revendications des jeunes Tunisiens cultivés. appartenant à la bourgeoisie tunisoise musulmane mais tous, ou presque, de fannation française; ce qu'ils demandent, sur le plan politique, c'est que la Tunisie soit dotée d'une constitution (Destour), sans pour cela exiger l'éviction des Français. Ces revendications, tenues en sommeil pendant la première guerre mondiale, réapparais -sent en 1919 sous l'impulsion du cheikh Ta'albi, mais, en dépit de l'action de ces pre-miers destouriens, les résultats obtenus sont minimes. Une nouvelle génération de réfor -mateurs apparait à partir de 1930 : formée en France. elle comprend non seulement des Tunisois. mais aussi des provinciaux surtout du Sahel souvent d'origine plus modeste: on compte parmi eux le docteur et Habib Bourguiba; dès et particulièrement après le congrès de Ksar Hellal qui voit la création du Néo -Destour, cette équipe, représentante de la petite bourgeoisie et des classes populaires, prend en mains la direction politique du pays. L'histoire de la conquête de l'indépendance se confond avec la lutte du Néo -Destour contre les gouvernements français successifs, lutte parsemée d'agitations, d'exils, d e violences, marquée aussi par des rapprochements comme celui tenté par Pierre Viénot en En dépit de prises de position non équivoques de souverain comme Moncef Bey, et, à un degré moindre, Lamine Bey, c'est Habib Bourguiba qui apparait comme le chef véritable et mène peu à peu la Tunisie à l'indépendance. R. L.T. insiste à juste titre sur les suites de cette évolution politique : la tunisification, aussi bien dans l'administration que dans le secteur privé; l'unification politique sous l'égide du Néo -Destour qui contrôle toutes les activités d u pays après l'élimination de l'opposition de ben Youssef et de celle de la coopération effective avec la France malgré quelques crises parfois violentes, comme celle de Bizerte en juillet Ce qu'il convient aussi de noter, c'est l'originalité de la Tunisie dans l e monde arabe : c'est un pays où les élites sont bien plus nombreuses qu'ailleurs et très ouvertes aux influences occidentales; l'importance de la politique laïcisante de Bourguiba, qui essaye de refaire en Tunisie ce que Kemal Atatürk a accompli en Turquie; le rôle essentiel d e Bourguiba dans la vie politique passée et pré -sente d e son pays.