Université Marc Bloch Strasbourg

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Niveau: Supérieur, Doctorat, Bac+8
Université Marc Bloch Strasbourg 2 ÉCOLE DOCTORALE DES HUMANITÉS Conflits identités cultures Centre de recherches et d'études en sciences sociales Doctorat de sociologie Études et politique : les effets de la carrière étudiante sur la socialisation politique Sébastien Michon Thèse dirigée par Christian de Montlibert, professeur de sociologie à l'Université Marc Bloch Strasbourg 2 Soutenue le 12 décembre 2006 Jury : Mme Anne Muxel, directrice de recherche au CNRS (CEVIPOF-FNSP) M. Maurice Blanc, professeur de sociologie à l'Université Strasbourg 2 M. Bertrand Geay, professeur de sociologie à l'Université de Picardie M. Didier Georgakakis, professeur de science politique à l'IEP de Strasbourg M. Gérard Mauger, directeur de recherche au CNRS

  • groupe de sociologie politique européenne

  • formation de dispositions

  • professeur de sociologie

  • orientation politique

  • dissonances politiques

  • action de la carrière scolaire

  • professeur de science politique

  • productrice de crises identitaires et de contextes hétérogènes


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Publié le 01 décembre 2006
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Université Marc Bloch Strasbourg 2
ÉCOLE DOCTORALE DES HUMANITÉS
Conflits identités cultures
Centre de recherches et d’études en sciences sociales
Doctorat de sociologie
Études et politique : les effets de la carrière
étudiante sur la socialisation politique
Sébastien Michon
Thèse dirigée par Christian de Montlibert, professeur de sociologie à
l’Université Marc Bloch Strasbourg 2
Soutenue le 12 décembre 2006
Jury :
Mme Anne Muxel, directrice de recherche au CNRS (CEVIPOF-FNSP)
M. Maurice Blanc, professeur de sociologie à l’Université Strasbourg 2
M. Bertrand Geay, professeur de sociologie à l’Université de Picardie
M. Didier Georgakakis, professeur de science politique à l’IEP de Strasbourg
M. Gérard Mauger, directeur de recherche au CNRS
Remerciements

Merci à Christian de Montlibert pour sa confiance et ses critiques.
Merci à Anne Muxel, Bertrand Geay, Didier Georgakakis, Gérard Mauger pour leur
participation au jury.
Merci également à Maurice Blanc pour sa participation au jury et pour ses conseils dispensés
à l’une ou l’autre occasion.
Un grand merci à Jacqueline Igersheim, non seulement pour sa formation à l’analyse des
correspondances multiples et au logiciel SAS, mais aussi pour son soutien dans mes activités
d’enseignement.
Une pensée pour le Centre de recherches et d’études en sciences sociales (CRESS EA 1334)
qui a hébergé cette thèse, pour le Groupe de sociologie politique européenne
(GSPEPRISME, CNRS UMR 7012) qui m’a permis de développer mes « autres » sujets de
recherche sur les eurodéputés et leurs collaborateurs, et pour la Faculté des sciences sociales
de l’Université Marc Bloch de Strasbourg qui me donne la possibilité, depuis quelques
années, d’apprendre mon métier d’enseignant.
Merci à Yves Déloye d’avoir pris quelques minutes pour regarder l’un de mes questionnaires
et me signaler quelques références bibliographiques, à Lucie Bargel et Karel Yon pour la
communication de leurs travaux, à Gaylord Mochel pour sa lecture de plusieurs chapitres.
Merci à Antoine, Christophe, Delphine, Éric, Grégory, Jean-Philippe, Julien, Marie, Martin,
Matthieu, Nicolas, Romain, Saïda, Samir, Willy, que ce soit pour nos discussions, leurs
informations ou leurs encouragements à différents moments de cette recherche.
Merci à tous les enquêtés, à ceux qui m’ont donné des contacts et ont facilité l’accès à des
données, et surtout aux étudiants qui ont été sans le savoir des sujets d’observation,
notamment mes étudiants.
3 Sommaire

Sommaire ................................................................................................................................... 5
Introduction générale.................................................................................................................. 7
Les effets de l’expérience étudiante : un angle mort des recherches sur la socialisation
politique.............................................................................................................................. 9
Une sociologie des carrières étudiantes : approche dispositionnaliste et interactionniste18
Une pluralité de méthodes................................................................................................ 32

Partie I : Études et politisation.......................................................................................... 51

Chapitre I : Héritage et adhésion au jeu scolaire...................................................................... 53
I. La politisation en héritage........................................................................................ 56
A. Des étudiants « héritiers » ................................................................................ 57
B. La politisation parentale plus clivante.............................................................. 80
II. Études, culture et politisation................................................................................... 92
A. Dissonances politiques et distinction scolaire.................................................. 92
B. Formation de dispositions à la politisation : l’action de la carrière scolaire .... 98

Chapitre II : La politisation par le contexte d’études ............................................................. 113
I. Activation de dispositions en sciences humaines et sociales ................................. 117
A. Sciences humaines et sociales versus sciences et techniques ........................ 119
B. L’activation des dispositions héritées fonction du contexte d’études ............ 126
C. Des dispositions culturelles sous la contrainte du type d’études ................... 136
II. Formation d’une compétence politique au sein de contextes d’études favorables 141
A. Enseignements et groupe des pairs : des intermédiaires de politisation ........ 143
B. Le métier politisé d’étudiant à l’IEP de Strasbourg ....................................... 160

Partie II : Études et orientation politique ...................................................................... 179

Chapitre III : L’action du contexte étudiant sur l’orientation politique ................................. 181
I. « Pas de chrysanthèmes » pour les variables de l’héritage .................................... 187
A. Des ressources économiques clivantes........................................................... 187
B. Prégnance des identifications parentales........................................................ 193
II. Changements d’identifications politiques en sociologie et sciences politiques..... 205
A. Effet de contexte............................................................................................. 206
B. Action des enseignements .............................................................................. 218

Chapitre IV : Opposition politique et changements d’opinions politiques : la carrière étudiante
productrice de crises identitaires et de contextes hétérogènes ............................................... 227
I. Des dispositions au changement ............................................................................ 232
A. Promotion culturelle et politisation................................................................ 233
B. Tourner le dos à l’héritage ............................................................................. 242
II. Changements dans les études, changements d’identification politique : études de cas
…………………………………………………………………………………….260
A. De l’extrême droite à l’abstention : les changements d’arènes d’un repenti . 261
B. Le gaullisme comme sortie de crise (identitaire) ........................................... 271
C. De l’UDF à l’extrême gauche : une révélation sociologique ......................... 280

5 Partie III : Études et militantisme .................................................................................. 297

Chapitre V : Des dispositions au militantisme....................................................................... 299
I. Prédispositions militantes....................................................................................... 307
A. Le militantisme en héritage ............................................................................ 307
B. Les logiques du recrutement militant : un espace de positions...................... 317
II. Autonomisation et construction de dispositions à l’engagement ........................... 331
A. Effets de génération et effets de scolarisation................................................ 332
B. Des engagements pré-universitaires............................................................... 347

Chapitre VI : Les entrées en militantisme : variations de contextes au cours de la carrière
étudiante ................................................................................................................................. 359
I. Effets des contextes politiques et scolaires ............................................................ 363
A. Le rôle d’un événement : le 21 avril 2002 ..................................................... 364
B. Un contexte d’études favorable...................................................................... 377
II. Déplacements scolaires et sociaux ......................................................................... 389
A. Une réponse aux contraintes de la mobilité étudiante.................................... 390
B. Des positions en porte-à-faux......................................................................... 409

Chapitre VII : Le cursus parallèle des étudiants militants : apprentissage, reconstruction
identitaire, lutte contre un déclassement ................................................................................ 429
I. Le militantisme : une formation parallèle .............................................................. 433
A. Un apprentissage politique............................................................................. 434
B. Espace de formation et dispositions à l’apprentissage ................................... 453
II. La professionnalisation politique : effets de carrières............................................ 474
A. Les effets de la carrière militante ................................................................... 476
B. La politique comme refuge ............................................................................ 488

Conclusion.............................................................................................................................. 497
Bibliographie.......................................................................................................................... 507

Annexes ............................................................................................................................. 533

Liste des tableaux ................................................................................................................... 752
Liste des figures ..................................................................................................................... 764
Table des matières.................................................................................................................. 766

6

Introduction générale



N’est-il pas commun de dire que les étudiants de sociologie sont de gauche et les
étudiants de droit de droite ? La période d’études n’est-elle pas régulièrement présentée
comme favorable à la politisation, à la réflexion, à l’engagement, à la mobilisation ?
Représentations héritées de Mai 1968 ? Sans doute. Il est vrai qu’en France, études et
politique sont fréquemment associées aux « événements de Mai ». Les imaginaires attachés à
cette période, chargés d’une nostalgie d’un passé magnifié, sont encore très présents. En
attestent les slogans réactivés lors des mobilisations des dernières années qui rassemblaient de
nombreux étudiants. Que ce soit lors de l’entre-deux tours de la présidentielle de 2002 suite à
la présence de J.-M. Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle, ou au printemps
2006 suite à la mise en place du Contrat première embauche (CPE), certains journalistes,
commentateurs, personnalités politiques, militants ou autres, ont tour à tour évoqué « la
naissance d’une génération politique » ou « un nouveau Mai 68 ». On pourrait multiplier les
intuitions et les remarques, voire consacrer une thèse aux effets socialisateurs des
mouvements étudiants depuis Mai 68, à l’histoire du militantisme étudiant, ou encore aux
variations de politisation des étudiants selon les générations. Tel n’est pas notre choix. Si l’on
1met fréquemment en relation études et politique avec Mai 68 , nous considérons que c’est là
réduire trop largement la focale. Cette thèse de sociologie politique et de sociologie de
l’éducation a pour objectif d’étudier les effets socialisateurs des études supérieures sur le
rapport à la politique. Nous souhaitons participer à une meilleure compréhension des
processus de socialisation politique, contribuer à la connaissance de la socialisation de
l’enseignement supérieur dans un contexte de transformation de ses publics, compléter les

1
Pour différents travaux relatifs à Mai 1968, voir entre autres Touraine (Alain), Le mouvement de mai ou le
communisme utopique, Paris, Éd. du Seuil, 1968 ; le n°39 de la revue Pouvoirs en 1986 ; Bertaux (Daniel),
Linhart (Danièle), Le Wita (Béatrice), « Mai 68 et la formation de générations politiques en France », Le
Mouvement social, n°143, 1988, p. 75-89 ; Mauger (Gérard), « Gauchisme, contre-culture et néo-libéralisme :
pour une histoire de la "génération de Mai 68" », in Chevallier (Jacques) (dir.), L’identité politique, Paris, PUF,
1994, p. 206-226 ; le numéro 158 de Actes de la recherche en sciences sociales en 2005 : « Le capital militant
(2). Crises politiques et reconversions : Mai 68 ».
7 travaux sur ce sujet, et mettre en place une grille théorique adaptée à la réalité des études
supérieures en France.
Si ce sujet attire notre attention, ce n’est pas sans lien avec notre éducation dans une
famille au sein de laquelle voter est un devoir, s’informer une habitude, analyser les stratégies
et les intérêts des acteurs un jeu, et faire des études supérieures un passage obligé – avec un
père professeur des Universités, il serait étonnant qu’il en soit autrement. Ce n’est pas non
plus sans lien avec notre position dans l’espace universitaire : nous sommes depuis quelques
années chargé d’enseignements au sein d’une faculté de sociologie et aspirons à poursuivre
dans cette voie. Ce n’est pas non plus sans lien avec nos études de sociologie et de science
politique qui nous ont sensibilisé à la nécessité de dépasser les évidences premières. Enfin, ce
n’est pas non plus sans lien avec quelques observations effectuées lors de notre scolarité. Pour
avoir participé à plusieurs manifestations, comme beaucoup d’autres étudiants, lors de
l’entredeux tours de la présidentielle de 2002, notre sentiment a souvent été mitigé à l’écoute de
divers commentaires et interprétations. Le contraste entre l’extrême gravité de certains
étudiants et l’indifférence totale d’autres, nous interrogeait sur ces deux types de postures et
sur l’homogénéité que l’on pouvait donner, ici ou là, à l’investissement et à l’intérêt de la
population étudiante. Les étudiants militants de gauche nous apparaissaient beaucoup plus
impliqués que ceux de droite. Et si à l’Université des sciences humaines de Strasbourg, les
actions étaient fréquentes et les étudiants nombreux à en discuter et à participer aux
manifestations, notamment en sociologie, l’Université des sciences était beaucoup plus calme.
Les étudiants y semblaient beaucoup moins concernés. C’était là un constat qui faisait sens
pour nous, par rapport à notre propre expérience scolaire. Tout au long de notre scolarité dans
le secondaire au sein d’une filière scientifique d’un lycée d’une ville moyenne, nous avons été
parfois surpris par le niveau de méconnaissance de nos pairs sur les questions de société et
d’actualité, et par leur désintérêt pour la politique – certainement car cela allait de soi pour
nous. Toutefois, scolarisé dans un environnement où la politique n’était guère présente, il était
rare que nous l’évoquions en dehors de la structure familiale. Si au lycée, les discussions avec
nos pairs ne portaient guère sur l’actualité, elles ont été au cours de notre cursus universitaire
beaucoup plus fréquentes. Au fur et à mesure de nos études de sociologie et de science
politique, nous avons côtoyé des étudiants politisés et militants, avec lesquels les discussions
étaient majoritairement centrées sur les événements politiques, les faits d’actualité, et la
compréhension des stratégies des acteurs politiques. Les variations selon le contexte scolaire
nous interpellaient aussi s’agissant des identifications partisanes. Les prises de position
politiques quasiment absentes dans notre lycée, étaient beaucoup plus nombreuses en
8 sociologie et science politique, que ce soit de la part de nos pairs ou des enseignants. Plus
nombreuses, mais néanmoins quelque peu différentes dans ces deux arènes. Car nous avons
rapidement perçu un rapport à la politique plus convenu en science politique qu’en sociologie.
Nous suscitions parfois de la perplexité auprès de certains étudiants en science politique
lorsque nous énoncions des arguments, pourtant communs au sein de la communauté des
étudiants de sociologie. C’est à partir de là que nous avons mené notre recherche. Comment
appréhender les rapports entre études et politique ? Quelle est l’action de l’expérience
étudiante sur les comportements politiques ? Quels effets les études supérieures ont-elles sur
la socialisation politique ?


Les effets de l’expérience étudiante : un angle mort des recherches sur la socialisation
politique
Ce n’est pas tant sur l’influence des études ou de l’école que sur les effets et les limites
des caractéristiques sociales et familiales que portent la plupart des recherches sur les
2comportements politiques .
Les rapports entre position sociale et vote ont tout d’abord été mis en avant. Dès 1944,
The people’s choice, enquête dirigée par P. Lazarsfeld à l’Université de Columbia, établit que
le vote est un comportement non pas individuel mais réglé par des normes collectives : « Une
personne pense politiquement comme elle est socialement. Les caractéristiques sociales
3déterminent les préférences politiques ». Les membres des catégories sociales peu favorisées,
catholiques, qui résident en zone urbaine, votent plus fréquemment pour les Démocrates.
Ceux au statut social élevé, protestants, qui habitent en zone rurale préfèrent les candidats
Républicains. Les études sur les comportements politiques des français trouvent par la suite
des résultats assez proches, G. Michelat et M. Simon notamment. En s’intéressant au poids

2 Le but n’est pas ici d’être exhaustif. Il s’agit seulement de donner quelques repères au lecteur, et de mettre en
perspective notre problématique par rapport à la littérature. Pour un traitement plus complet, voir notamment
Mayer (Nonna), Perrineau (Pascal), Les comportements politiques, Paris, Armand Colin, 1992 ; Ihl (Olivier), Le
vote, Paris, Montchrestien, 1996 ; Matonti (Frédérique), Le comportement politique des français, Paris, Armand
Colin, 1998.
3
Lazarsfeld (Paul), Berelson (Bernard), Gaudet (Hazel), The People’s Choice, New York, Columbia University
Press, 1944, p. 27.
9 4explicatif de différentes variables sociologiques , ils soulignent que le vote à droite est corrélé
5aux éléments de patrimoine détenu, à la pratique religieuse, et à l’âge .
Les caractéristiques sociales clivent également la participation politique – que ce soit
la participation électorale, l’inscription sur les listes, l’intérêt politique ou le sentiment de
6compétence politique . Par exemple, dans les années 1960, A. Lancelot étudie l’abstention en
7France . S’inspirant des travaux de É. Durkheim sur le suicide, notamment du concept
8d’anomie , il considère la participation comme un acte de conformité sociale et suppose
qu’une faible intégration à la communauté conduit à l’abstention, contrairement à une forte
intégration. L’abstention caractérise « les rôles sociaux subordonnés ». Les catégories sociales
dominantes se distinguent au contraire par leur intérêt politique et leur fréquence de vote. Un
autre type d’interprétation s’attache à expliquer l’étroitesse du public politisé. P. Bourdieu
évoque une coupure entre gouvernants et gouvernés, et l’existence d’un champ politique
9constitué de professionnels de la politique . Non seulement une élite monopolise l’accès à la
10profession politique , mais la propension à s’intéresser au fonctionnement du champ
politique, à participer à la politique ou à exprimer une opinion n’est pas distribuée au hasard
de la population, et reflète assez largement la stratification sociale des sociétés. En ce sens, D.
11Gaxie, qui reprend dans Le cens caché des éléments de réflexion de P. Bourdieu , constate
12des inégalités principalement dues au milieu social d’origine et au niveau de diplôme .

4 Michelat (Guy), Simon (Michel), Classe, religion, et comportement politique, Paris, Presses de Sciences Po,
1977 ; Michelat (Guy), Simon (Michel), « Déterminations socio-économiques, organisation symbolique et
comportement électoral », Revue française de sociologie, XXVI, 1985, p. 32-69.
5
Résultats confirmés par la suite, voir Boy (Daniel), Mayer (Nonna) (dir.), « Que reste-t-il des variables
lourdes ? », in Boy (Daniel), Mayer (Nonna) (dir.), L’électeur a ses raisons, Paris, Presses de Sciences Po, 1997,
p. 101-138.
6 Pour des définitions de la participation politique, voir Lancelot (Alain), Les attitudes politiques, Paris, PUF,
1974 ; Memmi (Dominique), « L’engagement politique », in Grawitz (Madeleine), Leca (Jean) (dir.), Traité de
science politique, tome III, Paris, PUF, 1985, p. 43-70 ; Leca (Jean), « Réflexions sur la participation politique
des citoyens en France », in Mény (Yves) (dir.), Idéologies, partis politiques et groupes sociaux, Paris, Presses
de la FNSP, 1989, p. 43-70 ; Mayer (Nonna), Perrineau (Pascal), Les comportements politiques, op. cit. ; Braud
(Philippe), Sociologie politique, Paris, LGDJ, 1992.
7 Lancelot (Alain), L’abstentionnisme électoral en France, Paris, Armand Colin, 1968.
8 ème
Durkheim (Émile), Le suicide. Étude de sociologie, Paris, PUF, 1986, 10 tirage (1897).
9
Bourdieu (Pierre), « La représentation politique, éléments pour une théorie du champ politique », Actes de la
Recherche en Sciences Sociales, n°36-37, 1981, p. 3-24.
10
En ce sens, voir Gaxie (Daniel), Les professionnels de la politique, Paris, PUF, 1973.
11 Voir en ce sens, Bourdieu (Pierre), « Questions de politique », Actes de la Recherche en Sciences Sociales,
n°16, 1977, p. 55-89.
12
Gaxie (Daniel), Le cens caché, Paris, Seuil, 1978.
10