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Cours économie - série ES : Libre-échange et protectionnisme

5 pages
Fiche de révision économie : Libre-échange et protectionnisme
1. Notions de base
2. Problèmes économiques et sociaux
3. Théories et auteurs
4. Repères historiques
La croissance économique dans le monde est-elle mieux assurée par le libéralisme des échanges ou par le protectionnisme ?
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ECONOMIE
1. Notionsde base 2. Problèmeséconomiques et sociaux 3.Théories et auteurs 4. Repèreshistoriques
Série ES
La croissance économique dans le monde est-elle mieux assurée par le libéralisme des échanges ou par le protectionnisme ?
Notions de base
Lelibre-échangeest une théorie développée par AdamSmithet DavidRicardoselon laquelle les échanges commerciaux doi-vent se développer sans obstacle entre les pays afin de favoriser leurs croissances mutuelles.
Le degré ou taux d’ouverture mesure l’importance du commerce extérieur dans l’économie d’un pays.Il se calcule :
Degré de couverture =
Exportation + importation 2 ×100 PIB
Cela permet de connaître le degré d’insertion du pays dans l’économie mondiale.
Letaux de couverturemesure la capacité du pays à financer ses importations grâce aux ressources procurées par les exporta-tions. Il s’obtientpar la formule : Valeur des exportations Taux de couverture =×100 Valeur des importations
Le taux d’équilibre idéal est 100 %.Si le taux dépasse 100 %, cela signifie que le pays s’enrichit grâce aux échanges extérieurs. En revanche, si letaux est inférieur à 100 %,cela traduit un appauvrissement du pays en raison du commerce mondial.
Lestermes de l’échangele prix des produits exportés et importés :comparent Indice des prix des produits exportés Termes de l’échange =×100 Indice des prix des produits importés
L’indice des termes de l’échange est posé égal à 100 une année de référence donnée.L’année suivante,si l’indice est supérieur à 100, celasignifie que les termes de l’échanges’améliorentexporte une quantité moindre de marchandises pour acheter la: on même quantité de biens importés. Si l’indice est inférieur à 100, on observe unedégradationoudétériorationdes termes de l’échange : il faut exporter plus de marchandises pour pouvoir importer la même quantité de biens qu’avant.
Compétitivité. QualifieOn distingue :la capacité d’un pays ou d’une entreprise à affronter la concurrence. • lacompétitivité-prixdes prix inférieurs à ceux des concurrents ;qui permet d’avoir • laleeltcrutsurivité-itcoétmpou «hors prix» qui permet d’affronter efficacement la concurrence parce que le produit,bien que plus cher,est différent,ou amélioré,ou de meilleure qualité.
Leprotectionnismeest une théorie et une politique économique visant à réduire,voire empêcher,l’entrée sur le territoire na-tional de produits d’origine étrangère. Pour ce faire, le pays aura recours à l’instauration : • dedroits de douaneet inciter les consommateurs à acheter des produits natio-vont renchérir les produits étrangers  qui naux ;
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• decontingentements oudequotas, c’est-à-direune limitation du nombre de produits à importer dans certains secteurs comme le textile ou l’automobile ; • debarrières non tarifairesde réglementations qui sous couvert de santé ou de normes de sécurité visent à inter, c’est-à-dire-dire la pénétration des produits étrangers.
Lacontrainte extérieureL’Etat doitdu pays vis-à-vis du reste du monde.par le commerce extérieur,désigne la dépendance, donc être attentif à toute mesure d’ordre économique, social ou fiscal qui pourrait dissuader les investisseurs ou acheteurs étran-gers, etqui aurait pour conséquence un ralentissement de la croissance dans le pays.
Le commerceintrabranchedésigne les échanges de mêmes produits entre pays,comme les voitures ou les appareils ménagers. Son développement est,à l’heure actuelle,justifié par les économies d’échelle qu’il entraîne et la montée d’une demande différen-ciée de produits par les consommateurs,à l’opposé de la standardisation fordiste.
Le commerceintrafirmedéfinit les échanges de produits au sein des multinationales,soit entre filiales et maison mère,soit entre les différentes filiales.
Ladivision internationale du travail(DIT) traduit la spécialisation de chaque pays dans la production où il est le plus compétitif. Cela peut être dû à ses richesses naturelles ou à sa main-d’œuvre bon marché ou très qualifiée.Cela conduisait les PED à produire des biens primaires et les pays développés des produits manufacturés. A présent,on parle d’une nouvelle division internationale du travail car les PED produisent de plus en plus des produits manufac-turés demandant un important facteur travail.
e e Lemercantilismefavoriser les exportations du pays tout en limisiècles qui vise à est une théorie économique des XVIet XVII-tant les importations.Grâce à cet excédent commercial qui,à l’époque,se réglait en or et en argent,le pays accumule des richesses qui augmentent sa puissance économique.
LaConférence des Nations unies sur le commerce et le développement(Cnuced), crééeen 1964,a pour objet d’amé-liorer la coopération commerciale entre les pays industrialisés et les pays en développement oudialogue Nord-Sud. L’unede ses principales mesures a été d’instaurer unsystème des préférences généraliséespays industriels accordent une diminution. Les des droits de douane aux produits manufacturés venant des PED.Mais il n’y a pas de réciprocité et les PED font supporter des droits de douane aux produits venant des pays industriels.
LaBanque internationale pour la reconstruction et le développement(BIRDdepuis sa création en 1944,) a pour objet, d’aider au financement des projets d’industrialisation dans les PED.
LeFonds monétaire international(FMI), égalementcréé en 1944,a pour objet de veiller à la bonne application des règles du système monétaire international.Il met à disposition des pays les moyens de financer leurs déficits extérieurs par des Droits de tirage spéciaux (DTS). Il accorde enfin des crédits aux pays en difficulté économique sous réserve que ces derniers mettent en place un « ajustement structurel »,c’est-à-dire des politiques de restriction du déficit budgétaire ou de baisse des salaires qui sont critiquées en raison de leurs conséquences sociales.
Le terme «devise» qualifie les monnaies étrangères à la monnaie nationale.
Problèmes économiques et sociaux
Le libre échange, facteur de la croissance mondiale L’ouverture d’un marché international grâce à la baisse des droits de douane est un stimulant puissant du développement écono-mique des nations : • l’augmentation de la taille du marché génère deséconomies d’échellequi stimulent la croissance des entreprises ; • la concurrence renforce la recherche deproductivitéet d’innovation des entreprises ; • l’importation de produits moins chers de l’étranger améliore lepouvoir d’achatdu consommateur qui pourra augmenter sa demande sur d’autres secteurs de biens et services pour une relance de type keynésien ; • les importations à meilleur prix sont également un facteur efficace delutte contre l’inflation, ceque l’on appelle la « désinfla-tion compétitive » ; • le libre-échange propage la croissance.Un pays dont la croissance se développe est conduit à augmenter ses importations,ce qui accroît les échanges internationaux et favorise la croissance des autres pays ; • les transferts de technologie autorisent les PED à démarrerl’industrialisationde leurs secteurs économiques ;
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• l’accroissement des exportations augmente lePIBdes pays,développe lesinfrastructuresde transport et stimule lesservicesliés à la logistique des échanges comme les banques ou les assurances.
Echange inégal et protectionnisme Le libre-échange favorise cependant les PDEM et aggrave le fossé les séparant des PED. Les pays industrialisés exportent des produits manufacturés à haute valeur ajoutée,fixent le prix d’achat des produits agricoles et concentrent leurs investissements directs à l’étranger dans les pays émergents d’Asie au détriment des pays africains. A l’inverse,les PED exportent des produits primaires àfaible valeur ajoutéerémunérateurs, ce, donc peuqui aggrave leur déficit commercial. Par ailleurs, les PED subissent une lente dégradation destermes de l’échange, leprix de leurs exportations diminuant alors que le prix de leurs importations en produits manufacturés augmente. Afin d’amorcer leur industrialisation,les PED sont alors contraints des’endettertout ralentissement de leursprofondément, mais exportations les met dans l’incapacité de pouvoir rembourser leurs dettes.
Pour contrer ce déséquilibre des échanges,certains PED ont mis en place desmesures protectionnistesont pour effet de. Elles protéger, pardes barrières douanières,l’industrialisation des jeunes secteurs de leurs économies. Mais des mesures protectionnistes,à des niveaux divers,sont également prises par les pays industriels aux fins : de protéger des industries sur le déclin suite à la concurrence des pays à bas salaires ; • de maintenir une activité économique jugée indispensable,comme la politique agricole commune pour l’Europe ou la sauvegarde d’un secteur stratégique pour la défense d’un pays ; • de rééquilibrer une balance commerciale déficitaire ; • de maintenir des emplois et lutter contre l’augmentation du chômage. Il convient cependant de noter que l’accroissement de mesures protectionnistes aurait pour conséquence de générer un freinage de l’innovation,de réduire les économies d’échelle des entreprises et,à terme,d’entraîner par la contraction des échanges un ralentissement mondial de l’économie.
Mesure et règlement des échanges internationaux La balance des paiements,établie par la Banque de France,retrace l’ensemble des opérations d’échange entre la France et le reste du monde.Elle comprend trois comptes :
Lecompte des transactions courantestrois types d’opérations :. Il comptabilise • les échanges de marchandises,dans ce que l’on appelle la balance commerciale ;
• les échanges de services (transports,activités de conseil,flux touristiques) ; • les revenus et transferts,comme les salaires rapatriés de l’étranger ou les dons versés aux PED.
Lecompte de capitalreprend des opérations de remise de dette aux PED ou les opérations d’acquisition de brevets. Lecompte financierretrace l’ensemble des opérations d’Investissements directs à l’étranger (IDE), les achats d’actions ou obli-gations étrangères par des Français et les avoirs de réserve que détient la Banque de France,comme l’or ou les devises.
Le solde excédentaire ou déficitaire de la balance des paiements sera régularisé suivant les règles en vigueur du système monétaire international. Lerèglement des échanges entre nations a fait l’objet d’une longue évolution.Le rôle d’un système monétaire consis-te à assurer une création monétaire suffisante pour accompagner le développement des échanges.Historiquement la monnaie s’est e imposée comme reposant sur l’or et,au XIXsiècle, lesystème de l’étalon or ougold standardse caractérise par : • un règlement des paiements internationaux par l’envoi d’or entre pays ou dans la monnaie du pays créancier ; • une définition de chaque monnaie par référence à son poids d’or qui entraîne un système de taux de change fixe des monnaies entre elles.Si par hypothèse,le franc a une valeur de deux milligrammes d’or et le deutsche Mark un milligramme,il faudra convertir deux deutsche Marks pour obtenir un franc. On appellera alors dévaluation l’action par l’Etat de réduire la référence or de sa monnaie :dans notre exemple, au lieu de deux milligrammes d’or,le franc ne vaudra plus qu’un milligramme. On parlera de réévaluation pour le phénomène inverse :toujours dans notre exemple,le franc représentera désormais trois ou quatre milligrammes d’or.
En 1944,la conférence deBretton Woodsréaménage le système monétaire sous le nom degold exchange standard. Lesmon-naies sont toujours référencées par rapport à leur poids d’or mais,ceci est nouveau, elles peuvent aussi se définir par rapport au dollar. Cedernier étant toujours référencé à l’or,le système reste globalement identique et les taux de change demeurent fixes. Les règlements entre pays peuvent désormais se réaliser soit en or,soit en dollars.L’émission de monnaie par les pays s’effectue à partir de leur encaisse or et de leur encaisse dollar.
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Mais la création excessive de dollars par rapport à l’encaisse or des Etats-Unis rend peu à peu illusoire la référence à l’or de cette monnaie. Le15 août 1971,le président Nixon supprime alors la convertibilité officielle du dollar en or,mais le dollar reste la devise de référence du système. Lesaccords de la Jamaïquede 1976 officialisent l’abandon des taux de change fixes au profit des taux de change flottants. Désormais le cours de chaque monnaie se détermine quotidiennement en fonction de l’offre et de la demande,ce qui traduit la plus ou moins grande santé économique d’un pays.Plus on va investir dans un pays et acheter ses produits,plus la demande de monnaie fera augmenter son cours.En revanche,une réduction des investissements et des achats de biens fera baisser le cours.
L’Europe et l’intégration économique L’intégration économique définit la création d’institutions entre Etats pour développer leurs relations commerciales.On distingue, du système le moins contraignant au plus contraignant : • lazone de libre-échangepays qui la constituent suppriment les droits de douane et toute mesure restrictive dans les: les échanges de leurs produits.Mais chaque nation conserve ses tarifs douaniers vis-à-vis des pays n’appartenant pas à la zone de libre-échange. Onpeut citer par exemple l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena), créé en 1994 entre les Etats-Unis,le Canada et le Mexique ; • l’union douanièreajoute à la suppression des droits de douane entre pays membres la mise en place d’un tarif extérieur com-mun vis-à-vis des pays non-signataires de l’union. La Communauté économique européenne,créée par le traité de Rome en 1957, prit d’abord la forme d’une union douanière ; • lemarché communl’adoption de l’Acte unique en 1986,, avecajoute à la libre circulation des marchandises entre pays membres celle des capitaux,des services et des personnes ; • l’union économique, avecl’euro, etune coordination des politiquesle traité de Maastricht en 1992,créé une monnaie unique, économiques et budgétaires des Etats membres. Lesavantagesapportés par l’intégration européenne sont : • une augmentation de la pression concurrentielle qui pousse les entreprises à réaliser les restructurations économiques néces-saires ; • une suppression, grâce à la monnaie unique, des coûts de conversion et du risque de change qui favorise la compétitivité des entreprises et une baisse des prix pour les consommateurs ; la constitution d’un marché plus vaste,permettant aux entreprises de réaliser des économies d’échelle ; • la construction d’une grande puissance économique qui,sous l’autorité de la Banque centrale européenne,devrait faire de l’euro une monnaie de plus en plus utilisée comme monnaie de réserve ; • cette stabilisation monétaire apportée par l’euro doit également conduire à une politique de taux d’intérêt modérés,générateurs d’investissements pour les entreprises. En revanche,certainsinconvénientsdoivent être mentionnés : • les conditions préalables à la création de la zone euro ont conduit les gouvernants à pratiquer une politique de rigueur et de lutte contre l’inflation qui a réduit la croissance et développé le chômage ; • la création de la BCE ne permet plus aux Etats membres d’utiliser l’arme monétaire pour réguler la conjoncture économique ; • la politique budgétaire, à présent encadrée par le Pacte de stabilité d’Amsterdam, limite la capacité des Etats à lutter contre le ralentissement de la croissance et le développement du chômage ; • l’ouverture à des pays dotés de structures économiques variées peut générer sur le court terme des délocalisations.
Théories et auteurs
La théorie de l’avantage absolua été exposée par AdamSmithdans son livreRecherches sur la nature et les causes de la richesse des nationsselon lui, doit se spécialiser dans la production des biens où il possède un avantage absolu,paru en 1776.Chaque pays, c’est-à-dire où les coûts du travail sont moins élevés qu’à l’étranger.Il serait en effet absurde qu’un pays produise ce qu’il peut acheter moins cher à l’étranger. «Si un pays étranger peut nous fournir une marchandise à meilleur marché que nous ne sommes en état de l’établir nous-mêmes, il vaut bien mieux que nous la lui achetions avec quelque partie du produit de notre propre industrie,employée dans le genre dans lequel nous avons quelque avantage.» Théoricien du libre-échange,Adam Smith est cependant favorable à l’instauration d’un protectionnisme dans deux cas :«Le premier, c’est quand une espèce particulière d’industrie est nécessaire à la défense du pays. […] Le second cas dans lequel il sera avantageux,en général,de mettre quelque charge sur l’industrie étrangère pour encourager l’industrie na-tionale, c’estquand le produit de celle-ci est chargé lui-même de quelque impôt dans l’intérieur.» DavidRicardo, dansDes Principes de l’économie politique et de l’impôt(1817), va plus loin qu’Adam Smith en développant la théorie de l’avantage comparatif. Dansson exemple célèbre du commerce du drap et du vin entre l’Angleterre et le Portugal, il démon-tre que : • si un pays connaît des avantages absolus pour plusieurs produits, il doit se spécialiser à ne fabriquer que le bien où il est compa-rativement le meilleur ;
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• si un pays n’a pas d’avantage absolu, son intérêt est quand même de se spécialiser dans la production du bien où il est compara-tivement le moins désavantagé. Ainsi, lelibre-échange peut s’ouvrir à tous les pays,même à ceux n’ayant pas d’avantage absolu,et apporter une croissance mutuelle entre les nations.
La théorie desdotations en facteurs de productionest aussi appelée théorème ou modèleHOSnom des économistes, du qui l’ont énoncée, ElieHecksher, BertilOhlinet PaulSamuelson. Seloneux, chaquepays doit se spécialiser dans la production économique en fonction des facteurs dont il dispose en plus grande quantité :richesse en matières premières,travail ou capital. L’Australie, richementdotée en terres,exportera des produits agricoles et importera des biens manufacturés d’Angleterre,bien pourvue en facteur capital. On trouve là l’origine de la division internationale du travail.A terme,selonSamuelson, celaconduira à une égalisation des fac-teurs de production entre pays.
Leparadoxe de Leontiefles Etats-Unis, richement dotés en facteur capital, auraient(1906-1980). En application du modèle HOS, dû exporter des biens à forte intensité capitalistique et importer des biens plus intensifs en facteur travail.Or l’étude du commerce extérieur des Etats-Unis par Leontief montre paradoxalement que,de 1947 à 1952,les exportations américaines sont intensives en facteur travail et les importations intensives en capital.
Le «protectionnisme éducateur» de FriedrichListson livre(1789-1846). DansSystème national d’économie politique(1840), Listmutuel que si les pays sont de puissancedéfend l’idée qu’un commerce entre nations ne peut développer un enrichissement économique comparable.Sa «théorie des industries naissantesa donc pour objet de protéger provisoirement celles-ci de la » concurrence par une barrière douanière pour éviter leur disparition.Mais, unefois réalisée l’industrialisation de ces secteurs,le protectionnisme peut être levé et faire place au libre-échange.
Les explications théoriques récentes concernant le développement des échanges internationaux mettent l’accent sur : • l’importance de l’avancée technologique qui permet à certains pays d’être des leaders dans le commerce mondial ; le développement du commerce intrabranche justifié par le besoin de différenciation des produits de la demande mondiale.
Repères historiques
Le développement international des échanges a toujours existé car aucun pays ne peut vivre replié sur lui-même,en autarcie.Mais l’établissement, dès l’Antiquité, denombreuses taxes et péages renchérit le prix des marchandises.Il faut attendre 1846 pour voir en Angleterre la première application du libre-échange. Il s’agit de la suppression des corn laws ou lois sur le blé qui protégeaient le blé anglais des importations étrangères par des droits de douane élevés.Puis ce fut le traité de commerce franco-anglais en 1860 sous Napoléon III qui libéralisa,pendant quelques années,les échanges commerciaux entre ces deux pays. Mais la France revient au protectionnisme dès 1892 avec les loisMelineinstaurant des droits élevés sur les importations de pro-duits agricoles. La crise de 1929 entraîne un retour général du protectionnisme dans les Etats.Il faudra attendre la fin de la Seconde Guerre mon-diale pour que commence à se dessiner une internationalisation des échanges,avec en particulier leplan Marshallqui développe l’aide américaine auprès de nombreux pays. Jusqu’en 1974,on assiste à une très forte augmentation des échanges mondiaux.Puis la crise du système monétaire international et les chocs pétroliers ont ralenti cette croissance.Depuis les années quatre-vingt-dix, le commerce mondial est à nouveau en croissance et présente la caractéristique d’un très fort développement des échanges de services lié à l’essor du tourisme, des assurances et des transports.
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