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Schéma Régional de Développement Economique

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61 pages

  • fiche - matière potentielle : territoire


443 Schéma Régional de Développement Economique Fiche Territoire LE VALENCIENNOIS Contexte • La zone d'emploi du valenciennois compte 348 994 habitants, soit 8.7% de la population régionale. A cette date, la population active s'élève à 137 796 habitants. • Le taux de chômage est élevé : 14.4% contre 13.1% au 31 décembre 2005. A cette date, 19 071 personnes sont à la recherche d'un emploi. • La population a des revenus peu élevés : 5600 €, contre 6348 € au niveau régional et 7822 € au niveau national. Par rapport au total régional, ce territoire représente 10.9% des bénéficiaires du RMI et 10.1% de la population dite « à bas revenus ». • L'industrie tient une place forte et structurante. 4 secteurs pèsent 77% de l'emploi industriel : - l'automobile : 33 % des effectifs industriels : Sevelnord – 3997 emplois, Toyota – 2378 emplois, PSA-2500 emplois - la métallurgie et la transformation des métaux : 18%, - le ferroviaire : 13%, et 60% des entreprises régionales de ce secteur, - les équipements mécaniques : 13%. • Certaines activités ont connu des difficultés : Textile-Habillement (97 licenciements en 2003), Métallurgie (85 licenciements en 2003 et 62 en 2004), Papier- carton (282 licenciements en 2004).

  • projet de périmètre

  • accueils de porteurs de projets

  • solidaire régionale

  • développement de la vae

  • création reprise d'entreprises artisanales

  • conduite

  • mutation de l'industrie vers les services

  • filière

  • contrats de développement


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VALENCIENNOIS
RENCONTRE AUTOUR DU SCHEMA REGIONAL DES FORMATIONS ET DES BASSINS DE FORMATION
Région Nord-Pas-de-Calais
Séance du jeudi 16 mars 2006 à Valenciennes ***
La séance est ouverte à 15 heures 16, sous la présidence de M. PERCHERON.
M. le PRÉSIDENT.-Bonjour à toutes et à tous. Légèrement en retard, nous allons commencer tout de suite, dans cet immense lycée. Nous étions hier en réunion de travail avec les proviseurs du Valenciennois et j'ai appris que ce lycée magnifique devait devenir plus beau encore, plus sûr, plus confortable et plus ambitieux. Je vais le visiter tout à l'heure. Monsieur le Proviseur, accueillez-nous avec la conviction qui est la vôtre et la petite pointe de scepticisme qui amène le Conseil régional à bouger, à agir et à proposer. M. BOULINGUIEZ.- Tout dabord, cest avec un réel et sincère plaisir que le lycée du Hainaut accueille cette réunion concernant le schéma prévisionnel des formations, un schéma essentiel parce qu'il engage lavenir, celui de nos
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établissements, celui des membres de la communauté éducative et bien évidemment, celui des élèves, avec une approche globale qui concerne aussi bien la formation initiale que la formation continue et l'apprentissage.
Je voudrais souligner la volonté de concertation et la démarche participative de cette réflexion que vous avez retenue et à laquelle nous sommes tous conviés. Une réflexion commune sur les formations doit permettre aux jeunes, non seulement, de poursuivre des études mais aussi de s'insérer dans la vie active. Si l'adéquation emploi/étude n'est pas une chose aisée, il faut résolument en dresser les contours significatifs.
En effet, engager des jeunes à suivre des études dans des filières non porteuses d'emploi, c'est contribuer à les décourager, voire même à les désespérer, et de ce côté, la région Nord-Pas-de-Calais a déjà suffisamment souffert. C'est la lourde tâche de cette réflexion : autant que possible éclairer lavenir, tracer des voies d'espoir pour des jeunes trop souvent démotivés, établir des passerelles entre les parcours de formation, modifier les représentations mentales et une orientation trop souvent peu favorable aux sections technologiques et scientifiques, y attirer les jeunes filles et construire des stratégies ambitieuses, en tout cas, bannir tout fatalisme.
Permettez-moi Monsieur le Président, puisque vous avez tenu à ce que ces réunions se déroulent dans les lycées, de rendre hommage au Conseil régional pour son action volontariste en faveur de leur rénovation, souvent indispensable, et bien avancée, même s'il reste encore à faire, comme pour les trois lycées de Valenciennes, dont bien évidemment, le lycée du Hainaut.
Nous offrons dans cet établissement des sections qui vont du CAP aux classes préparatoires, des formations scientifiques et technologiques, aussi bien en formation initiale qu'en apprentissage ou en formation continue, mais ces formations pâtissent encore de l'état des locaux. L'habit fait le moine et il est difficile de convaincre des jeunes que nous leur offrons des filières d'avenir dans des lieux qui, pour trop nombreux dentre eux, datent encore du passé. Dans un avenir très
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proche, comme vous l'avez annoncé hier à la mairie, cette situation devrait s'améliorer et nous vous en remercions à l'avance.
En souhaitant que pour ce schéma régional de très nombreuses contributions soient apportées à lélaboration, en espérant que cette réflexion débouche sur des adaptations qui assurent à la fois l'avenir de nos jeunes et le développement de la région Nord-Pas-de-Calais, merci Monsieur le Président.
M. le PRÉSIDENT.- Monsieur le Proviseur. Merci allons aller Nous vite. Philippe KEMEL va vous présenter la démarche de la région. Nous sommes en charge du schéma régional des formations, c'est une immense responsabilité devant nos 200 000 lycéens que d'esquisser et de préciser un raisonnement qui dit à ces jeunes, à leurs parents, à l'opinion, aux élus, aux forces économiques : « Voilà la direction, voilà comment nous pensons que l'offre de formation, le cheminement collectif et individuel vers la citoyenneté, vers la qualification, vers l'emploi, vers la vie, doivent être empruntés dans le Nord-Pas-de-Calais ». Si la loi demande à l'Assemblée Régionale, à ces 113 élus, de le faire, ce n'est pas pour cela que nous nous sentons fondamentalement compétents. C'est une responsabilité partagée avec le rectorat, avec le service public de l'Éducation nationale, avec ceux qui normalement et quotidiennement savent, ceux qui forment la communauté éducative. Il y a une différence de nature entre notre responsabilité politique et votre compétence, c'est l'intérêt du schéma de pouvoir conjuguer les deux attitudes, les deux natures de la démarche. Nous avons d'abord besoin de vous, d'écouter, d'entendre avant éventuellement de suggérer et par le vote, par la démocratie à la fois participative et représentative, indiquer le chemin.
Nous sommes là en toute simplicité et en toute humilité, pourtant il faudra un schéma régional de formation. Personne ne nous le demande à part vous. Nous ne sommes pas arrêtés dans la rue par les passants, qui ne connaissent pas beaucoup le Président ou la Conseillère Régionale. Il n'y a pas de pression, cest en termes de responsabilité que nous allons au-devant du schéma et au-devant de notre population. Cependant, lorsquon supprime 2 000 emplois en trois ans, quand
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on saigne l'éducation dans le Nord-Pas-de-Calais, avouez qu'il est plus simple pour nous, même si nous avons du retard dans la démarche, de répondre à un ministre, à un recteur, à des inspecteurs généraux, à des professeurs : « Nous ne sommes pas d'accord, non pas quantitativement, mais pour le principe, parce que nous pensons que, dans ce domaine essentiel, dans cette compétence partagée et vitale pour la région, nous devrions agir et vous devriez agir autrement ».
Je vous présente la tribune : Bernard QUANDALLE, ancien professeur à Arras, maire et président de la commission des lycées, la grande commission du Conseil Régional avec un budget à faire rêver les proviseurs de Valenciennes un peu oubliés ces dernières années, et tous les autres ; Philippe KEMEL qui est enseignant également, universitaire, vice-président chargé des lycées ; Marie-Noëlle LIENEMANN qui aurait pu être professeur, qui a préféré être ministre, chargée des dossiers européens et de la représentation de la formation professionnelle ; Martine FILLEUL, vice-présidente à lapprentissage ; et Madame le Recteur nest pas parmi nous mais elle est remarquablement représentée par Monsieur DELASSUS. Le point de vue du rectorat est très articulé, argumenté et indispensable pour nos travaux. Il y a aussi des conseillers régionaux : Madame Rita CANNAS, Monsieur Lahcen BOUDJOUDI et Monsieur Didier GREGOR. Jai aperçu Monsieur SLABOLEPSZY. Je vous remercie dêtre souvent présents parce que cest important que les conseillers régionaux, qui vont décider et voter, soient là.
Ce schéma sera permanent. Nous avons pris du retard, il n'est plus question de lâcher le schéma régional des formations. Chaque année nous lactualiserons car cest une nécessité pour la Région, qui va voter son schéma d'aménagement du territoire, qui a voté son schéma de développement économique, qui va préciser son schéma régional des transports, davoir les idées claires sur la formation. C'est un énorme budget pour nous, c'est une compétence partagée et c'est pour lavenir de la région une question décisive.
Deuxièmement, nous espérons avec vous, une fois que nous aurons écrit et véritablement maîtrisé ce schéma dans ses grandes lignes, parfois dans ses
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détails et par bassin (doù l'importance de notre réunion), le communiquer avec les moyens modernes, le faire partager à notre population. C'est important pour nous. Nous espérons que ce labyrinthe, ces sigles, ces difficultés à sorienter, cette manière impossible de s'y retrouver pour neuf citoyens sur dix, soient derrière nous et que 120 000 personnes pourront répondre dans un an : « Nous savons à peu près ce quest le schéma régional des formations ».
Nous allons répondre à quelques grandes questions. Premièrement, une question qui fait débat : la formation en alternance, les formations courtes, à tous les niveaux, sont-elles une fatalité, une chance ou une faiblesse du schéma régional des formations ? Ce matin, nous étions dans la Sambre, 75,25 % d'élèves, sont orientés vers l'alternance et vers les formations courtes, y compris quand il s'agit du BTS.
Inversement, est-ce que l'affaiblissement  cest un problème crucial ici aussi  des filières technologiques, notamment industrielles, est un malheur pour notre région ? Semble-t-il, puisque quand nous regardons les statistiques, qui dit élèves réussissant leurs études en BTS/bac+2, dit 88 % dans la vie active et dans l'emploi deux ans après. Les BTS semblent un passeport tel que nous l'avons rêvé il y a 20 ans quand nous avons décidé la démocratisation massive de l'enseignement.
Lapprentissage est-il un complément ou un concurrent au sein du schéma régional des formations ? Est-ce que, idéologiquement, nous avons encore la possibilité d'avoir ce débat alors qu'il y a 6 000 décrocheurs chaque année dans notre académie ? Véritable question, alors que la loi prévoit que l'apprentissage dans les grandes entreprises devienne une ardente obligation.
La validation des acquis tout au long de la vie, la formation professionnelle pour une population ouvrière, qui lorsqu'à Métaleurope, elle perd son travail, pense qu'avec les mains d'ouvriers, on ne peut plus rien même à 45 ans : la VAE dans des lycées des métiers pourra-t-elle permettre de reprendre le chemin de l'éducation, du savoir, de lapprentissage à des ouvriers, à des citoyens, à des
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compatriotes qui ont besoin que nous leur tendions la main plus que d'autres ? Des questions, il y en a beaucoup plus.
Sur la qualité des lycées, sur les restructurations, les rénovations, n'hésitez pas à nous interpeller. Les projets lycéens, la qualité des lycées, lespace de vie des lycéens, ces villes dans les villes que sont devenus les lycées, faut-il toujours continuer à les améliorer, à les rendre beaucoup plus confortables et attractifs ? Monsieur le Proviseur du Hainaut a été très mesuré. Quand nous rentrons ici, nous nous apercevons que la Région était absente depuis 20 ans. Si elle nétait pas ici, cest qu'elle était ailleurs. C'est un lycée qui a un besoin impérieux d'être modernisé, où nous devons être présents très rapidement et massivement, nous le savons.
200 millions d'euros, cest énorme, et nous nous apercevons que nous consommons ces millions dans les lycées à 99 % chaque année. S'il en faut plus, même si nos ressources sont plafonnées par la loi, il faudra le faire. Cependant, nous ne pouvons pas le faire seuls, une assemblée a besoin de se sentir soutenue lorsquelle décide de faire des lycées, dans un budget régional harcelé par les demandes de toute nature. Il va nous falloir débourser rapidement dans le Valenciennois au moins 100 millions d'euros pour faire un centre dessais ferroviaires, car le pôle de compétitivité mondial du ferroviaire est derrière l'utopie toujours présente des gens du nord d'avoir l'industrie moderne, de pointe, d'être capable ici de construire, de tester, d'essayer les trains venus du monde entier. Comme lÉtat nous dit : « Faites-le » et ajoute « Je nai rien dans les poches », nous le faisons mais avec l'argent de la région notamment.
Voilà toute une série de questions. Nous allons entrer dans le vif du sujet. Philippe va vous parler, plus précisément encore, du schéma régional des formations.
M. KEMEL.- Merci Monsieur le Président. Mesdames, Messieurs, bonjour. Onzième réunion de bassin, nous commençons à cerner progressivement toute la problématique de ce schéma de formation. Schéma que nous avons souhaité mener dans la concertation la plus large possible, dans l'interactivité. Cela a
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