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1 Ensemble, nous construisons notre histoire et notre avenir RECHERCHE PARTICIPATIVE SUR L'EMPLOYABILITÉ DE FEMMES FRANCOPHONES DES MINORITÉS RACIALES ET ETHNOCULTURELLES, FINANCÉ PAR RESSOURCES HUMAINES CANADA REMERCIEMENTS Cette Recherche-action participative en employabilité auprès des femmes francophones des minorités raciales et ethnoculturelles financé par le Développement des Ressources Humaines Canada a été menée par le Réseau des Chercheures Africaines, dans le but d'apporter un regard nouveau et original sur la problématique de l'employabilité des femmes francophones de minorités raciales et ethnoculturelles.
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Langue Français

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1
Ensemble, nous construisons notre histoire et notre avenir

RECHERCHE PARTICIPATIVE SUR L’EMPLOYABILITÉ
DE FEMMES FRANCOPHONES DES MINORITÉS RACIALES ET
ETHNOCULTURELLES, FINANCÉ PAR RESSOURCES HUMAINES CANADA

REMERCIEMENTS
Cette Recherche-action participative en employabilité auprès des femmes francophones des minorités
raciales et ethnoculturelles financé par le Développement des Ressources Humaines Canada a été menée par le
Réseau des Chercheures Africaines, dans le but d’apporter un regard nouveau et original sur la problématique de
l’employabilité des femmes francophones de minorités raciales et ethnoculturelles. Cependant, le Réseau de
Chercheures Africaines ne pouvait affronter seul ce travail de six mois, grâce au soutien et à la collaboration des
organismes communautaires francophones, des agences d’emploi, des femmes francophones des minorités raciale et
ethnoculturels, des particuliers et de notre bailleur de fonds, il présente aujourd’hui le fruit de sa recherche
Nos premiers remerciements vont aux personnes pour lesquelles cette recherche a été initiée, sans leur
participation, leurs échanges durant les ateliers en groupes-focus, leur témoignage et ténacité à pouvoir trouver de
nouvelles voies et orientations face à cette problématique qui perdure depuis des années, il aurait été impossible
d’avoir les éléments de base pour sa réalisation, il s’agit des femmes francophones de minorités raciales et
ethnoculturelles. Ces femmes, qui malgré leurs problèmes quotidiens, leurs attentes face au système canadien et aux
organismes communautaires qui les accueillent et leurs préoccupations vers un lendemain incertain se sont mises à la
disposition de notre équipe en accordant des interviews très révélatrices sur leur parcours professionnel au Canada et
dans leurs pays d’origine. 2
Nous remercions nos partenaires sans lesquels, cette recherche n’aurait pas été possible SOS Femmes, l’Hôpital
Général North York, CMSC, FMU, Oasis Centre des Femmes, le Centre Francophone, Manpower pour leur
collaboration et disponibilité mais également pour leur contribution à la réalisation de la journée de réflexion sur
l’employabilité des femmes francophones de minorités raciales et ethnoculturelles. Leur attitude, leur ouverture
d’esprit ainsi que leur générosité ont été démontrées par le partage de leurs expériences et des informations
pertinentes qui ont été d’une grande utilité.
Nous ne pouvons pas terminer sans remercier notre bailleur de fonds, le Développement des Ressources
Humaines Canada pour cette recherche sur l’employabilité des femmes francophones de minorités raciales et
ethnoculturelles. Son soutien tant financier que ses encouragements ont été grandement appréciés. Un remerciement
spécial pour Alexandra Bouterakos, agente des programmes et services.


Nous espérons que ce rapport permettra d’avancer dans notre marche vers l’employabilité effective de la
femme francophone de minorités raciales et ethnoculturelles. Nous nous sommes assigné une tâche difficile, mais,
ensemble nous pouvons élaborer des stratégies solides pour sortir les femmes francophones de l’exclusion du marché
d’emploi canadien ainsi que de multiples conséquences qu’elle entraîne.

Équipe de recherche
Coordination
Mueni Malubungi, Ph.d
Consultantes
Annie Zawadi , B,Sc
Dr Mimoza Tulina
Ina Motoi, M.A
Noria Lachabi, L.A
YOLANDE AYI
Guide en employabilité
Elonga Olga 3














Avant-propos




La région de Toronto reçoit de plus en plus de familles des minorités raciales ethnoculturelles, qui
deviennent des prestataires de l’assistance sociale. Les barrières que rencontrent ces groupes sont multiples :
linguistiques, manque d’emploi, non reconnaissance des acquis, taux élevé de pauvreté, méconnaissance ou
incompréhension des politiques, manque d’accès aux ressources, etc. Lorsqu’on regarde les diverses communautés de
Toronto, on s’aperçoit que les femmes francophones des minorités raciales et ethnoculturelles (les femmes africaines
francophones en particulier) sont plus défavorisées. D’une part, ceci est dû à l’immigration récente des communautés
francophones des minorités raciales et ethnoculturelles de Toronto et au manque des services appropriés à ces
communautés, d’autre part, ces femmes arrivent souvent de leur pays d’origine avec de l’expérience et des
compétences (diplômes) qui ne sont pas reconnues dans le système canadien.
En comparaison avec les rôles assumés par les femmes dans la société d’origine, il n’y a aucune similitude.
Ce premier constat prouve que l’intégration des femmes sera longue et difficile. 4
Venues des pays où elles étaient habituées à gérer leur vie, cette évolution de disposer de leur propre revenu
leur donnait une liberté économique et sociale. Les femmes ont toujours travaillé dans leurs pays, alternant
occupations pour les unes et les autres, des champs, d’école, de bureau, de ménage, d’artisanat avec les soins des
enfants.
Une fois au Canada, la dépendance financière est quasi totale. Pour se loger, se nourrir, s’habiller, se
déplacer, elles doivent compter uniquement sur la générosité et le bon vouloir de différents paliers gouvernementaux
ainsi que de leurs agents.
Par conséquent, ces femmes ont développé des modèles de ghettoïsation et d’entraide afin de palier à leur
situation précaire.
La problématique de l’employabilité des femmes francophones de minorités raciales et ethnoculturelles en
général reste intacte et persiste à Toronto malgré la multitude d’organismes qui offrent des services de préparation à
la recherche de l’emploi.
Ce constat malheureux indique l’inefficacité du système, la duplication des programmes et le gaspillage de
ressources et fonds sans pour autant arriver à des résultats espérés, à savoir, l’insertion de la clientèle des femmes
francophones des minorités raciales et ethnoculturelles dans le Canada professionnel.
Les programmes offerts s’arrêtent à la rédaction des C.V., la préparation aux entrevues, des fois l’introduction à
l’utilisation des ordinateurs etc.…
En effet, durant la réalisation de notre projet de la « Recherche-action participative en employabilité auprès de
femmes francophones de minorités raciales et ethnoculturelles les femmes ont montré une résistance et une méfiance
à notre appel parce que, disent-elle :
Elles sont fatiguées de tous les harcèlements dont elles font objet de la part des organismes francophones qui ne
leur offrent finalement que des sessions sur sessions, qui se ressemblent et surtout ne répondent pas à leurs
besoins ni à ceux du marché d’emploi canadien ;
En évaluant la situation actuelle des femmes des minorités raciales et ethnoculturelles francophones, le Réseau des
Chercheures africaines avait décidé de faire une recherche-action participative auprès des organismes qui desservent
les femmes afin d’analyser les enjeux et développer un modèle stratégique de leur insertion dans le marché du travail
canadien.
Contexte de cette recherche 5
On ne peut plus ignorer la place que les femmes francophones des minorités raciales et ethnoculturelles
occupent sur le marché du travail. On ne peut plus ignorer qu’elles assument comme les autres femmes canadiennes
une double tâche, voire triple. Elles doivent voir à la conduite de leur famille, à l’éducation des enfants et accomplir
un travail qui leur permette de gagner leur vie. On ne peut plus ignorer les obstacles qui freinent leur accès à de
meilleurs emplois et à de meilleurs salaires.
On ne peut plus ignorer les changements technologiques qui affectent l’emploi traditionnel féminin et le
besoin de formation et de recyclage d’une partie importante de la main-d’œuvre féminine. On ne doit pas ignorer que
les femmes francophones des minorités raciales sont comme les autres femmes canadiennes des forces essentielles et
indispensables au mieux-être économique et social de toute la société canadienne.
Il faut que l’on soit conscient que l’immigration n’est pas uniquement un processus humanitaire, avoir des
immigrants, c’est rentable. D'une manière ou d'une autre, tout système social, pour fonctionner doit trouver une solution au
problème de l'intégration de ses membres, en particulier par une répartition du pouvoir, ou de la responsabilité et de la
solidarité. Il est indispensable à la fois de distribuer les rôles, les fonctions et les modes de participation de façon que les
acteurs soient intégrés avec leurs actions.
Il a d’après cette recherche environ 80% des femmes francophones des minorités raciales et ethnoculturelles qui
sont scolarisées, mais l’expérience acquise dans leur pays d’origine n’est pas reconnue. Pour les femmes francophones des
minorités raciales et ethnoculturelles, le plein emploi est une revendication majeure. Ce que les femmes veulent c‘est l’accès
universel à l’emploi sans exclusion basée sur une soi-disant expérience canadienne.
Elles veulent le droit à des conditions de travail justes et exemptes de discrimination et du racisme, la mise en place
de programmes d’accès à l’égalité, un meilleur accès aux services sociaux et de santé et l’embauche dans la Fonction
publique, dans les municipalités, dans les écoles et les hôpitaux et dans les services à la population, où l’on sait très bien
qu’elles sont presque absentes. Toute politique gouvernementale qui favorise le développement des emplois précaires aide à
l’implantation d’un scénario où la flexibilité va se faire sur le dos de ces femmes.
Toute politique qui crée des mécanismes d’insertion professionnelle temporaire dans des milieux de travail sans
véritable statut permanent est une politique qui ne fait que valoriser l’émergence de petites entreprises qui comptent sur cette
main-d’oeuvre.
À la base de la décision de lancer cette action pilote, cinq constats interviennent, il s’agit : 6
L’existence d’une série de besoins non satisfaits depuis des années des femmes francophones des minorités
raciales et ethnoculturelles auxquels ni les différents paliers des gouvernements, ni le marché du travail ou les
organismes communautaires francophones Toronto ne semblent pas être capables de répondre de manière
satisfaisante , notamment dans les services sociaux, des services d’amélioration de l’environnement et de la
qualité de la vie ainsi que des services culturels et de loisirs , bien entendu des services en employabilité des
immigrants francophones des minorités raciales et ethnoculturelles.
Il importe de considérer qu’une caractéristique fondamentale des organismes desservant les femmes
francophones des minorités raciales et ethnoculturelles, à savoir, est leur tendance à poursuivre des objectifs
multiples. Aucun ne se spécialise dans un domaine donné
La dimension « emploi » est uniquement considérée en termes de création d’emplois au sein de ces organisations
afin de permettre la gestion et l’aboutissement de certains projets, dans d’autres cas, certaines organisations se
sont avant tout préoccupées de la fourniture des services ou de la satisfaction des besoins spécifiques de leurs
groupes cibles, ce qui a altéré ou carrément oblitéré la dimension « emploi »
L’existence d’une série d’initiatives en employabilité combinant objectifs sociaux et économiques et ne
répondant pas efficacement à des besoins non satisfaits de création d’emplois
La nécessité de promouvoir de nouveaux modes d’accroissement de l’emploi à facteur travail élevé plutôt
qu’à forte intensité de capital et à même de lutter plus efficacement contre le chômage
Les représentations sociales portées sur les femmes immigrantes en général se nourrissent des
représentations portées sur les pays d’origine. Cette relation repose sur une prétendue « science de
l’émigration », censée expliquer leur présence, leur comportement, leur place dans la famille ou dans la
société d’accueil à partir du point de vue porté sur le pays d’origine dont elles sont issues
En clair, les explications, discours portés sur ces femmes les renvoient toujours à leurs pays d’origine, à leur
« culture d’origine », aux places, statuts etc. qu’elles étaient censées occuper »là-bas ». Science de l’immigration ou
science de l’émigration ne sont donc que les facettes d’un même mécanisme de domination… ( Chaib S, 2001 : 21)
Il est également important de connaître le rôle traditionnel des femmes dans l’économie afin de
comprendre que la relation des femmes avec l’économie est très différente de celles que les hommes entretiennent
avec celle-ci. Pendant longtemps la femme n’a pas eu le droit à la propriété, puisqu’elle était elle-même considérée
comme propriété. Son acquisition de droits économiques est toute récente au Canada : la parité salariale, l’équité en 7
matière d’accès à l’emploi et à la formation, l’autonomie financière, etc.
Le discours féministe au Canada jusque dans les années 2000, portait donc sur l’autonomie financière et la
prise en main de sa propre vie économique : apprendre à aller à la banque, étudier, préparer sa retraite, etc.
Le message des nouvelles arrivantes est toujours le même : « Nous nous retrouvons seules et sans ressources,
souvent en charge de familles, sans argent pour nos besoins. »
De plus, la globalisation et la restructuration de l’économie, font que parler d’autonomie financière n’est
plus suffisant, il faut qu’il y ait aussi assez d’emplois et assez de ressources financières pour les femmes, dans nos
communautés. Cela est devenu tellement complexe que cela nous échappe.
Ce qui amené une question qui a été posée lors du programme Prendre racines au Canada : Est-ce que
l’économie actuelle est solidaire des femmes? La notion de solidarité devient essentielle dans une économie axée
seulement sur le profit. Le discours économique dominant n’en tient pas compte.
L ‘économie n’a jamais été solidaire des femmes et ces femmes ne pensent pas qu’elle l’est davantage
actuellement. La pauvreté a un visage de femme : 56% des femmes âgées et 60% des femmes cheffes de familles
monoparentales vivent sous le seuil de la pauvreté. La femme gagne 70% du salaire de l’homme. La femme a un
double si non triple tache, qui n’est pas allégée par le manque de garderies.
Maintenant si l ‘économie était solidaire, à quoi ressemblerait-elle? Les femmes du programme trouvent
qu’on ne leur demande pas de réfléchir ou de choisir, on leur demande de s’adapter, de s’intégrer de s’insérer. De
s’adapter à quoi? De s’adapter aux fermetures de compagnies qui vont s’en aller la ou la main d’œuvre est la moins
chère, là où le travail est fait par des enfants et ou les conditions d’emploi exploitent; de s’adapter à un rythme de
travail déshumanisant, a une compétition féroce? Il faut être aussi solidaires entre groupes de femmes. Les nouvelles
arrivées ne doivent pas devenir des bénéficiaires de services ou des objets d’études féministes seulement. Elles
doivent aussi se faire reconnaître leurs acquis, leurs expertises et se faire employer à gérer ces services, ses
recherches, ainsi que leurs propres vies.
La vie économique au Canada doit faire de la place à ces femmes et s’adapter à elles autant qu’elles vont
s’adapter et s’intégrer à celle-ci. Ce processus est loin d’être mis en place, mais nous croyons que le profit ne doit pas
être plus valorisé que la solidarité entre humains. 8
Ce projet devait aboutir à une élaboration avec nos partenaires à une journée de réflexion et de témoignages
concernant les préoccupation, obstacles, employabilité et intégration professionnelle des femmes francophones des
minorités raciales et ethnoculturelles sur le marché d’emploi canadien.
Cette recherche a été innovatrice puisqu’elle a apporté une vision pluraliste sur l’employabilité des femmes des
minorités raciales et ethnoculturelles.
Les objectifs ont été de :
Identifier 15 femmes des minorités raciales et ethnoculturelles francophones sans emploi ;
Identifier les enjeux et obstacles lies au chômage des femmes des minorités raciales et ethnoculturelles
francophones ;
Organiser 3 groupes focus culturels avec les femmes des minorités raciales et ethnoculturelles pour discuter des
différentes barrières liées à l’emploi ;
Faire de la recherche-action participante auprès des femmes, des organismes francophones et des centres
d’emploi afin de connaître des moyens utilisés favorisant l’employabilité des femmes francophones des
minorités raciales et ethnoculturelles et leur intégration durable au marché du travail ;
Identifier des solutions novatrices, des programmes expérimentaux développés par d’autres organismes pour
faciliter une intégration complète de leur clientèle des minorités raciales et ethnoculturelles au marché du
travail ;
Analyser de la documentation de soutien, des guides et des outils d’accompagnement en recherche d’emploi pour
fin de consultation ;
Élaborer un modèle stratégique de réinsertion en employabilité des femmes des minorités raciales et
ethnoculturelles francophones dans le marché du travail ;
Groupe cible
Femmes francophones des minorités raciales ethnoculturelles, ayant une expérience professionnelle dans leur pays
d’origine, et sans emploi.
Nombre de participantes : 15 femmes des minorités raciales et ethnoculturelles francophones
Plan d’action
Le plan d’action a nécessité les volets de recherche suivants : profil socio-économique et entrevues des femmes
francophones des minorités raciales et ethnoculturelles, profil sociodémographique des organismes partenaires ; 9
entrevues des administrateurs et un échantillon représentatif du personnel des organismes; analyse des documents
pertinents ; suivi de trajectoires d’un échantillon des femmes des minorités raciales et ethnoculturelles cherchant
l’emploi. Finalement, toute la documentation produite par ces organismes relative à l’employabilité des nouveaux
arrivants en général et des femmes des minorités raciales et ethnoculturelles en particulier, ainsi que la documentation
gouvernementale pertinente.
Approche ou méthodologie de recherche
Nous avons proposé une recherche combinant trois axes principaux. Le premier axe visait d’abord, les femmes des
minorités raciales et ethnoculturelles et leurs expériences des services d’emploi. Le deuxième axe concernait les
organismes des femmes et tous les organismes francophones ayant un programme en employabilité ainsi que
certaines agences d’emploi. En dernier lieu, il a fallu trouver et analyser toute la documentation reliée à
l’employabilité des femmes en général et des femmes immigrantes en particulier.
Pour réaliser les objectifs de la recherche, nous avions associé notre équipe de recherche, une représentante du
Réseau des femmes du Sud de l’Ontario qui a contribué au développement des instruments méthodologiques,
cueillette, traitement et analyse de données. La collaboration des participantes a été importante puisqu’elles ont eu un
regard à toutes les étapes de la recherche. Certaines ont été embauchées pour animer les ateliers et organiser les
groupes focus, d’autres, faire du recrutement et de la publicité pour toutes les activités organisées par le Réseau dans
le cadre de ce projet.
Entrevues semi dirigées

Afin de recueillir des informations plus personnelles telles les réactions, les opinions et les croyances des individus
face à une situation, nous avons procédé par entrevues semi dirigées. L’entretien comprenait deux types de
questions: questions ouvertes, qui ont permis aux répondantes de s’exprimer plus librement sur un sujet et des
questions fermées(directes), qui ont servi à aller chercher des informations factuelles.
Contrairement au sondage, l’entretien semi dirigé permet une grande flexibilité technique, l’interviewer peut
reformuler une question mal comprise par le/la répondante, on peut recueillir des réponses nuances permettant des
pistes de réflexion et de compréhension tout en prenant conscience de certains détails pertinents. Il est également
possible de noter le langage non verbal des répondant-e-s tels que les mimiques, les gestes, les rires (Angers,
1992:142). On peut avoir certains inconvénients ( Angers, 1992:143) tels que la résistance des répondant-e-s face à
certaines questions, la subjectivité du chercheur ou de la chercheure, le manque de comparabilité entre les entrevues 10
et les obstacles circonstanciels comme : Le lieu d’entrevue, le moment de la journée.
Afin de mieux mener la recherche, nous avion établi quatre types des questionnaires, pour les femmes francophones
des minorités raciales et ethnoculturels, pour les organismes des femmes francophones, pour les organismes
francophones d’accueil et pour les agences d’emplois (voir documents annexes).

Incitatifs

Pour amener les femmes à participer aux ateliers, le Réseau de Chercheures Africaines a employé les méthodes
suivantes:
Recrutement les femmes à la recherche d’emploi comme animatrices des ateliers sur l’employabilité. C’est
un incitatif parce que ces femmes se sentaient concernées par la problématique soulevée et voulaient
donner leur opinion sur le sujet qui les préoccupant tant
Laisser aux animatrices la responsabilité de recruter elles-mêmes les participantes aux ateliers. Les femmes
répondaient plus facilement à l’invitation d’une personne qu’elles connaissent et qui partagent le même
souci qu’elles : la recherche d’emploi;
Organiser les ateliers dans un milieu moins formel comme un café a permis aux femmes de venir et de sortir
un peu de leur quotidien et en même temps a permis le déroulement des ateliers dans un cadre plus relax et
plus propice à une meilleure ouverture d’esprit et liberté d’expression.
Organiser des ateliers autour d’un thème tel que la « Fête des mères » fut une occasion pour les femmes de
se rencontrer et d’échanger sur divers sujets ayant comme dénominateur commun l’employabilité des
femmes francophones des minorités raciales et ethnoculturelles
Tous nos objectifs ont été atteints
Recherche en employabilité auprès de 15 femmes francophones des minorités raciales et ethnoculturelles
Recherche auprès des organismes francophones et des centres d’emploi afin de connaître des moyens utilisés
pouvant favoriser l’employabilité des femmes francophones des minorités raciales et ethnoculturelles et leur
intégration durable au marché du travail ;
Rencontre en groupes-focus des femmes francophones des minorités raciales et ethnoculturelles pour discuter
Identification des enjeux et obstacles liés au chômage des femmes des minorités raciales et ethnoculturelles

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