Belles histoires pour s'endormir avec Jésus

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De belles histoires pour grandir dans la foi et s'endormir sous le regard bienveillant de Dieu.
Cinq grandes histoires, belles et édifiantes, qui racontent la vie de Jésus, de sa naissance à sa résurrection, accompagnées d'illustrations magnifiques et spirituelles.
Belles histoires pour s’endormir : une collection qui fait découvrir aux enfants les plus beaux textes de la Bible et de la tradition chrétienne.


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Publié le 12 juillet 2013
Nombre de lectures 44
EAN13 9782728918416
Langue Français
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Belles histoires pour s’endormir
avec Jésus
Textes de Charlotte Grossetête
Illustrations de Sibylle Delacroix, Dominique Mertens et Eric PuybaretLa naissance de Jésus
En cette nuit glaciale, la ville de Bethléem dormait depuis longtemps déjà ; les lampes étaient éteintes dans toutes les maisons. Seule une petite lumière brillait à
travers les planches fendues d’une étable. Là, un bébé était couché dans la mangeoire des bêtes. Marie, sa maman, le regardait avec amour. De temps à autre, elle
murmurait tendrement le nom de son enfant : « Jésus. » Alors Joseph hochait la tête et disait : « Dieu sauve. » Car c’est cela que le nom de Jésus voulait dire.
Joseph savait que Jésus n’était pas son enfant, puisque Marie avait reçu ce bébé de Dieu. Mais il savait aussi que Dieu lui confiait son fils, et il était heureux de
devenir le papa de Jésus sur la terre. Quant à Jésus, il dormait profondément. La lampe éclairait sa figure minuscule, et personne à Bethléem ne savait encore que ce
visage deviendrait la lumière du monde.
Dans les collines des environs, rougeoyait une autre lumière : celle d’un feu. Des bergers qui passaient la nuit avec leurs troupeaux s’étaient couchés en cercle
autour des braises pour se réchauffer.
Soudain, un ange leur apparut ! Réveillés en sursaut, les bergers effrayés se jetèrent le visage contre terre. L’ange leur dit alors :
– N’ayez pas peur ! Cette nuit, un sauveur vous est né. Courez à Bethléem : vous trouverez cet enfant couché dans une mangeoire.
Les bergers se précipitèrent vers la ville avec leurs moutons, tandis qu’une foule d’autres anges se mettait à chanter dans le ciel : « Gloire à Dieu au plus haut des
cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ! »
Au bruit que firent les bergers en entrant dans l’étable, Jésus sourit comme s’il se sentait en famille parmi ces pauvres gens. Savait-il déjà, ce tout petit garçon, qu’il
serait un jour le berger des hommes ?
Lorsque les bergers repartirent vers les collines, Jésus et ses parents ne restèrent pas seuls très longtemps car, à l’horizon, une grande étoile s’était levée. Desmages venus d’un pays lointain marchaient à sa suite. Ils savaient que cette étoile les guidait vers le roi du monde, et ils voyageaient aussi vite que possible, pressés
de découvrir l’enfant !
Quand ils arrivèrent enfin à l’étable, ils se prosternèrent aux pieds de Jésus et déposèrent trois cadeaux devant lui : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Le regard
de Marie, soudain grave, alla de ces coffres à son enfant.
« L’or est un cadeau que l’on offre aux rois, se disait-elle. Et l’encens est un cadeau que l’on réserve à Dieu. Mais la myrrhe est un remède que l’on donne à ceux
qui souffrent… Mon fils souffrira-t-il, un jour ? »
Les mages restèrent longtemps agenouillés devant Jésus. Au moment de repartir, ils dirent à Joseph et à Marie :
– Nous devons repasser par Jérusalem ; le roi Hérode nous attend. Il veut savoir où se trouve votre enfant pour venir l’adorer à son tour.
À ces mots, Marie frissonna sans savoir pourquoi.
La nuit venue, un ange apparut en songe aux mages. Il leur dit :
– Ne retournez pas chez Hérode : il vous a menti, il veut faire du mal à l’enfant !
Tandis que les mages regagnaient leur pays par un autre chemin, l’ange apparut aussi à Joseph :
– Réveille-toi, vite, lui ordonna-t-il. Le roi Hérode est jaloux. Voici qu’il envoie ses soldats vers Bethléem pour tuer l’enfant. Fuyez en Égypte ! Là-bas, vous serez à
l’abri.
Joseph se leva en toute hâte, installa Marie et Jésus sur un petit âne, et ils prirent la direction du désert tandis que le cliquetis des armes se rapprochait de
Bethléem. Ils restèrent quelques années en Égypte, jusqu’au jour où l’ange messager vint de nouveau trouver Joseph :
– Hérode est mort, lui dit-il. Vous pouvez rentrer chez vous, l’enfant ne court plus aucun risque.Heureux de revoir leur pays, Joseph et Marie s’installèrent à Nazareth, où Joseph était charpentier. C’est là qu’ils continuèrent à élever Jésus. Celui-ci grandissait
en force et en sagesse. Il apprenait le métier de son papa, il aidait sa maman à la maison, il priait avec ses parents et jouait avec les autres garçons du village. Tout le
monde l’aimait bien, mais personne ne savait encore qui il était vraiment.Au temple de Jérusalem
Jésus avait douze ans. Sous ses mèches ébouriffées, son visage était encore celui d’un enfant. Mais il avait grandi et ses mains devenaient habiles à manier les
outils de charpentier. Elles étaient surtout promptes à rendre service dès qu’un voisin en avait besoin. Ces mains d’enfant savaient aussi rester longtemps en position
de prière, les paumes tendues vers le ciel. Mais cela, personne ne le savait à Nazareth ; car lorsqu’il voulait parler à son Père, Jésus préférait s’en aller à travers les
collines et prier dans le secret.
Ce printemps-là, comme chaque année, Joseph ferma son atelier pour une semaine. C’était la fête de la Pâque et les juifs avaient coutume de se rendre à
Jérusalem pour prier au Temple. Jésus et ses parents aimaient faire ce pèlerinage ensemble.
En chemin, Joseph et Marie racontèrent à Jésus les souvenirs d’autres voyages qu’ils avaient fais avec lui : le trajet vers Bethléem avant sa naissance, la fuite en
Égypte sous la menace d’Hérode…
Jésus connaissait déjà ces histoires, mais il les écouta avec plaisir, en imaginant ces scènes qu’il ne se rappelait plus lui-même. Puis, laissant ses parents marcher
ensemble, il courut rattraper des amis de Nazareth qui faisaient aussi le pèlerinage. Ainsi le voyage passa vite, et Jésus poussa une exclamation en apercevant les
murailles de Jérusalem à l’horizon :
– Déjà ?
Il se sépara de sa bande d’amis pour attendre Joseph et Marie.
– Rendez-vous ici dans une semaine ! lui lancèrent les garçons. On fera le voyage du retour ensemble !Lorsque Jésus entra dans la ville avec ses parents, les rues commençaient à se remplir. Une foule de gens venus de tous pays se dirigeait vers le Temple. Mais
Jésus fronça les sourcils en entrant dans la cour. Il y avait là des marchands qui faisaient tinter leurs sacs d’argent en parlant trop fort.
– Ils n’ont rien à faire ici, murmura Jésus.
– Que dis-tu ? demanda Marie.
Jésus ne se fâchait jamais et ses parents le regardèrent, étonnés. Mais c’était l’heure de la prière. Ils allèrent tous trois se purifier les mains et s’absorbèrent dans la
joie de parler à Dieu.
À la fin des fêtes de la Pâque, Joseph et Marie retrouvèrent des voisins de Nazareth et quittèrent Jérusalem avec eux.
– Où est Jésus ? demanda Marie en franchissant la porte de la ville.
– Il a dû retrouver ses amis, fit Joseph. Ils voulaient faire le voyage ensemble.
Joseph et Marie cheminèrent toute la journée sans s’inquiéter. Le soir venu, les amis de Jésus les rattrapèrent, hors d’haleine :
– Jésus n’est pas avec vous ? Nous l’avons attendu trois heures sur le bord de la route. Il a oublié notre rendez-vous !
– Où est-il passé alors ? s’écria Marie.
– Il faut partir à sa recherche ! fit Joseph, le regard noir d’inquiétude.
Pauvre Marie, pauvre Joseph ! Ils retournèrent jusqu’à Jérusalem et cherchèrent Jésus toute la nuit à travers les rues désertes. Le lever du soleil dissipa
l’obscurité, mais Jésus restait introuvable. Fous d’angoisse, ses parents inspectèrent la ville trois jours durant. Joseph finit par dire :
– Allons prier. Je veux demander pardon à Dieu d’avoir perdu son fils.
Lorsqu’ils entrèrent au Temple, une voix d’enfant résonnait sous les colonnades. Joseph et Marie crurent rêver : c’est Jésus qu’ils entendaient ! Ils s’approchèrent.
Entouré de prêtres et de savants, leur fils parlait de Dieu, et ses auditeurs hochaient la tête avec respect. Malgré leur âge et leur science, on aurait dit des élèves
écoutant un maître. De temps en temps, ils posaient des questions à l’enfant ; ses réponses étaient lumineuses, pleines de sagesse.Marie, soulagée, laissa éclater un reproche :
– Mon fils, quelle peur tu nous as faite ! Voilà trois jours que nous te cherchons !
Jésus offrit à sa mère un regard qui disait : « Pardon, maman », mais il dit :
– Vous auriez dû vous douter que j’étais ici, dans la maison de mon Père !