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Les réseaux territoriaux d'éducation à l'environnement

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Les réseaux territoriaux d'éducation à l'environnement. AGIR POUR UN DÉVELOPPEMENT DURABLE DES TERRITOIRES. Rapport d'Activités Commun 2007 ...

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Les réseaux territoriaux d’éducation à l’environnement AGIR POUR UN DÉPPEMVELONET UDARLBE DES TERRITOIRES
 
Rapport d’Activités Commun 2007
Editorial Depuis 25 ans les acteurs de l’éducation à l’environnement ont à cœur de travailler dans un esprit de coopération. La circulation de l’information, l’échange de pratiques, la dynamique collective, cette idée simple du « faire ensemble » sont dans leur culture. Aujourd’hui ce sont plus de 1 000 personnes morales et 800 individuels qui adhèrent et participent de façon solidaire au développement de l’EE à travers les réseaux territoriaux. La reconnaissance des acteurs associatifs se trouve renforcée par le Grenelle de l’Environnement qui a montré la capacité de dialogue existant entre l’Etat, les collectivités, les entreprises et les associations pour le développement de l’éducation à l’environnement vers un développement durable. Il devient maintenant nécessaire, au-delà de la mise en réseau des acteurs, que s’ouvrent dans tous les territoires des espaces de concertation pour que tous puissent apporter leur contribution à l’épanouissement de la démocratie écologique dont notre avenir dépend. Nous souhaitons que ce « Rapport d’Activité Commun », premier du genre, contribue à une meilleure compréhension de cette dynamique sociale et culturelle de l’EE qui ouvre des horizons meilleurs pour demain. Le Comité Permanent des Réseaux Territoriaux d’Education à l’Environnement Benoit René (GRAINE Basse Normandie), Boris Landsberger-Isaac (Gée Aude), Christel Vignau (GRAINE Midi Pyrénées), Fredéric Villaumé (GRAINE Rhône Alpes), Olivier Blanc (Réseau Ecole et Nature).
Sommaire
L’éducation à l’environnement vers un développement durable Les réseaux territoriaux d’EE Echanges et mutualisation, les rencontres d’acteurs Communication, circulation de l’information et mutualisation des ressources Ressources pédagogiques Formation Accompagnement Emploi Représentation et dynamiques territoriales Volet financier Annuaire des réseaux Lexique
p.3 p.5 p.11 p.15  p.17 p.21 p.25 p.29 p.32 p.34
L’éducation à l’environnement vers un développement durable
La prise de conscience de la complexité, de la fragilité et de l’acuité des relations de l’homme avec son milieu immédiat et la biosphère, exige une éducation à l’environnement qui permette aux individus « d’acquérir les connaissances, les valeurs, les comportements et les compétences pratiques nécessaires pour participer de façon responsable et efficace à la prévention, à la solution des problèmes de l’environnement et à la gestion de la qualité de l’environnement. » Conférence de Tbilissi, UNESCO, 1977
L’éducation à l’environnement (EE) : finalités, enjeux, objectifs et méthodes La finalité de l’EE est l’émergence de citoyens responsables, respectueux de la vie et des hommes, capables de participer à l’action et à la décision collective. L’EE se base sur trois types d’objectifs : Tout d’abord les objectifs notionnels, l’acquisition de «savoir car une connaissance objective est »,   la base d’une bonne appréhension des problèmes d’environnement. Puis les objectifs méthodologiques, l’acquisition de «savoir-faire» : l’EE tend à articuler le « savoir » avec des méthodes d’approche pédagogique diversifiées (scientifique, artistique, culturelle, sensible, globale…) afin de développer la capacité à observer, comprendre et agir de manière créative, lucide et responsable. L’EE favorise la pratique du terrain et de l’action. Enfin, pour l’acquisition de nouvelles attitudes vis-à-vis de la nature, de l’environnement et de l’homme, l’EE favorise un éveil sensible et émotionnel, le partage et l’écoute… ce sont les objectifs comportementaux, les «savoir être» et « savoir vivre ensemble ». L’éducation à l’environnement privilégie ainsi des pédagogies actives, dont les publics sont de fait «participants » plutôt que d’être passifs, à travers des projets de terrain animés en petits groupes.
De l’animation nature à l’éducation à l’environnement vers un développement durable (EEDD), et même jusqu’à l’éducation au développement durable… L’animation nature est apparue dans les années 1960, menée par des passionnés bénévoles. Les premiers professionnels apparaissent dans les années 1970 et 80. L’éducation « pour » et « par » la nature vont se rejoindre : les activités et moyens pédagogiques se diversifient. A la fin des années 1990 le « développement durable » confirme l’importance des notions d’éco-citoyenneté et de démocratie participative. Il se
développe une éducation relative à l’environnement qui attache autant d’importance à l’environnement sociétal que naturel. L’animation comprend clairement une dimension culturelle : l’environnement est compris non plus comme la simple relation de l’homme à la nature, mais comme le rapport que l’homme a avec le milieu dans lequel il vit. L’animation en lien avec l’environnement s’inscrit donc d’une manière générale dans l’éducation à l’environnement vers un développement durable. Elle se destine à chacun et concerne tous les territoires. Les premiers instigateurs de cette évolution des pratiques sont les éducateurs à l’environnement eux-mêmes, qui se reconnaissent progressivement comme des « artisans du développement durable ».
L’éducation à l’environnement et les institutions publiques Au niveau international la première conférence des Nations Unies sur l’environnement « Nous n’avons qu’une seule terre », tenue à Stockholm en 1972, donne le coup d’envoi. En 1977, la conférence de Tbilissi est consacrée exclusivement à l’éducation relative à l’environnement. Puis c’est le rapport Brundtland en 1987 qui lance le concept de « développement durable ». En 1992 lors du « Sommet de la Terre » à Rio les Etats s’engagent sur une politique de développement durable : c’est la naissance du principe d’Agenda 21. La participation des citoyens est considérée comme la meilleure façon de traiter les questions d’environnement (principe 10); le chapitre 36 de la déclaration finale fait la promotion de l’éducation à l’environnement. La stratégie de Vilnius (Nations Unies) de 2005 promeut les méthodes participatives. La vague porteuse de l’EE continue avec le lancement de la Décennie des Nations Unies pour l’Education en vue du Développement Durable (2005 / 2014). En France, c’est au ministère de l’Education nationale (EN) que l’on doit les classes « promenades » en 1887, puis plus récemment les classes vertes, les activités d’éveil, les projets d’action éducatifs… Le ministère de l’Agriculture inscrit un cours d’écologie dans ses programmes dès le début des années 70 et favorise la pratique de l’étude de milieu avec les élèves. 
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Le développement de l’éducation à l’environnement fait partie des missions du ministère de l’Environnement, créé en 1971. Il le fait principalement en s’appuyant sur les associations. Le ministère de la Jeunesse et des Sports s’implique en mettant en place des BAFA spécialisés puis le BEATEP environnement. Des protocoles d’accord entre ministères se signent. En 1977, le Ministre de l’Education rédige une « charte pour l’éducation à l’environnement ». Beaucoup d’associations interviennent en milieu scolaire, en proposant une approche complémentaire à celle de l’enseignant. En 2003, le gouvernement met en place une Stratégie nationale pour le développement durable (SNDD) où l’on retrouve l’éducation à l’environnement dans deux lignes principales d’action : « le citoyen acteur du DD» et « l’état exemplaire ». Le 1er juin 2004, l’Assemblée nationale approuve le projet de loi constitutionnelle relatif à la Charte de l’environnement, qui inclue à son article 8 que « l’éducation et la formation à  l’environnement doivent contribuer à l’exercice des droits et des devoirs… ». L’EE est donc maintenant reconnue au sein même de notre constitution. Cela se traduit en juillet 2004 par la Circulaire du ministère de l’EN, appelant à la « Généralisation de l’éducation à l’environnement vers un développement durable » de l’école au lycée. Cette même circulaire reconnaît la nécessité d’établir des partenariats avec les associations et recommande la création de comités de pilotage EEDD dans chaque académie. 
Les publics et thématiques Le premier bénéficiaire de l’EE est le milieu scolaire. Une étude nationale de 2004 réalisée par l’ONMAS montre que deux tiers des journées d’animation se font auprès des scolaires (dont la moitié auprès des primaires), pour 18 % auprès d’un public enfant en loisirs, 10 % grand public en loisirs et 6 % d’adultes en formation. La prise en compte croissante de ces derniers dénote un phénomène d’évolution des compétences d’un certain nombre de structures de l’animation vers la formation. Les thématiques sollicitées sont nombreuses : milieux naturels, faune, flore, eau, patrimoine et paysages, déchets, développement durable, air, environnement sonore, milieux urbains … Les acteurs de l’EEDD sur le terrain Outre les fonctionnaires les plus motivés, les acteurs principaux étaient pratiquement exclusivement associatifs jusqu’à la fin des années 1990, bien que les plus anciennes associations d’EE n’aient que deux ou trois décennies au maximum. La majorité de ces associations ne font pas exclusivement de l’EE, et ne disposent également que de peu de salariés : ce sont pour la plupart des « petites » structures. Dans
les années 1990 ces associations se sont appuyées sur les dispositifs d’aide à l’emploi et à l’insertion. Puis c’est l’apparition du dispositif « Nouveaux Services Emplois Jeunes » (NSEJ) qui a largement contribué au développement rapide de l’emploi dans le secteur : 22 % des emplois jeunes en environnement ont été embauchés dans le secteur éducatif. Grâce au dispositif NSEJ, les collectivités locales devinrent également employeurs d’animateurs environnement. Si l’on ne possède pas de chiffres exacts sur la répartition des emplois entre collectivités et associations, on estime que les premiers représentent 30 % de l’emploi dans le secteur, les deuxièmes environ 60 %, le reste étant répartis au sein d’autres organismes privés. Les difficultés financières Les associations d’EE entrent depuis quelques années dans de sérieuses difficultés financières, menant à un nombre important de licenciements et de dépôts de bilan. En effet, les publics de l’éducation à l’environnement ne sont pour la plupart pas ou peu solvables : les écoles n’ont que très peu de ressources financières à allouer aux projets scolaires liés à l’environnement. Une partie importante du montage d’un projet EE consiste donc – outre la préparation pédagogique – à trouver son mode de financement. Jusqu’aux années 2000 l’Etat était un des principaux financeurs de ces activités à travers les financements de ses directions déconcentrées et les emplois aidés. Les collectivités territoriales sont aujourd’hui les premiers partenaires financiers de l’EE.
L’importance de l’action territoriale Depuis plusieurs années les Conseils régionaux et généraux renforcent leur action dans le domaine de l’éducation à l’environnement, sans que celle-ci relève directement de leurs responsabilités et compétences obligatoires. Ces collectivités deviennent des partenaires de plus en plus importants des acteurs de l’éducation à l’environnement, en accompagnant notamment leur organisation et leur structuration. Cette dynamique est également d’importance en ce qui concerne les « nouvelles territorialités ». Tout d’abord les Parcs naturels régionaux (PNR) mais aussi les Communautés de communes, Agglomérations, Pays... La protection de la nature et de l’environnement, l’aménagement du territoire, la gestion et la protection de la ressource en eau, la gestion des déchets relèvent aujourd’hui pour la plupart de leurs compétences territoriales. Certaines collectivités ont embauché leurs propres animateurs, mais le plus souvent elles se placent en tant que commanditaires et non en tant qu’exécutrices. Ce qui n’est pas sans poser la question de leurs modalités d’intervention en relation et en partenariat avec le secteur associatif de l’éducation à l’environnement, dont les missions d’intérêt général sont souvent mal prises en compte.
Les réseaux territoriaux d’EE
Le fonctionnement en réseau est une culture d’action horizontale, participative et démocratique. Les acteurs de l’éducation à l’environnement dans les territoires ont choisi cette forme de structuration pour répondre à leurs besoins d’échanges, de mutualisation et d’action collective. Aujourd’hui, 24 réseaux territoriaux actifs et ouverts, organisés sous forme associative, mettent en lien près de 2 000 acteurs éducatifs de toutes origines (associations, collectivités, établissements publics, éducateurs, enseignants…).
I - Le fonctionnement en réseau   
Les réseaux Souple et ouvert, un réseau constitue un groupe dynamique. Les acteurs d’un réseau se mettent en lien pour se renforcer et pour agir mieux ensemble que séparément, autour d’une volonté ou d’un besoin commun. Ils se reconnaissent les uns les autres un niveau de compétence, une capacité d’influence, une légitimité qui font apparaître les complémentarités et la complicité dans l’action. Les réseaux se définissent ainsi par leur capacité de communication, de démocratie, d’observation des mutations de l’environnement et d’anticipation. L’ouverture à l’action complexe La mise en place de projets d’action devient de plus en plus complexe. L’échange permanent favorise l’émergence de projets plus ambitieux et créatifs. Les réseaux naissent en réponse à des besoins nouveaux d’organisation, liés à des périodes de fortes demandes sociales. L’impératif démocratique Les réseaux ouverts tentent au quotidien d’inventer de nouvelles manières de décider, d’agir en groupe : une démocratie participative, afin d’être promue, a besoin d’avoir été véritablement vécue. Le partage du pouvoir et des responsabilités, l’écoute et le respect de l’autre favorisent la confiance et le succès dans l’action.
La création de liens entre les acteurs Le développement des techniques de télécom-munication a facilité l’essor des réseaux d’acteurs sociaux. Les réseaux sont des laboratoires expérimentaux : de grandes quantités d’information peuvent circuler librement sans limite de nombres, de distance ou de frais ; la création de liens multiples lors de cette « mise en réseau » impulse des transformations dans les modes de fonctionnement et les relations de travail, à la recherche d’une efficacité accrue. Le partage des ressources C’est la libre transmission et la diffusion des ressources de chacun des acteurs du réseau qui crée le lien, l’intérêt de nouveaux relais et l’effet de synergie. Ces ressources sont d’autant plus faciles à transmettre qu’elles sont non-déperditives : leur partage n’induit pas de perte pour le donneur. Ce sont des ressources informatives et documentaires, ou intellectuelles et pratiques : des savoirs et savoir-faire. La convivialité dans les échanges décrit l’état d’esprit du groupe : la mise en commun se fait dans la solidarité et la générosité. Du contenu et de la forme de ces échanges émerge un sens commun à tous les acteurs du réseau. Des territoires élargis et enrichis Un réseau d’acteurs sociaux soutenu par des moyens de télécommunication performants permet de s’affranchir du territoire physique. A l’inverse, un tel réseau permet également à des personnes appartenant à des univers distincts, sur un territoire donné, de se rencontrer et d’agir ensemble. Grâce à cette diversité, un réseau s’enrichit de l’apport différent de chaque membre, et permet à tous de disposer d’une vision globale des problématiques qui les rassemblent.
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II - Les réseaux territoriaux d’EE
Eduquer à l’environnement … en réseau Partie de l’animation nature dans les années 1970, l’éducation à l’environnement s’inscrit aujourd’hui avec de nombreux autres acteurs dans la recherche d’un développement durable pour un monde solidaire et responsable. Cette longue évolution a été largement facilitée par la mise en réseau des acteurs intervenant dans le domaine de l’éducation à l’environnement. Le fonctionnement en réseau leur a permis de pallier les carences des organisations dans lesquelles leur pratique était inconnue. Parmi ces manques, on relèvera principalement : L’absence de cursus de formation spécialisés, de méthodes pédagogiques et d’outils adaptés : l’éducation à l’environnement a été inventée au quotidien par des personnes issues de l’enseignement, de l’animation, des sciences de la vie et de la terre et de la communication. L’absence d’organisations professionnelles permettant aux acteurs d’échanger sur leurs pratiques et d’accroître leurs savoirs et savoir-faire. Le manque de reconnaissance sociale pour l’éducation à l’environnement.
L’essor des réseaux territoriaux d’éducation à l’environnement Devant tous ces obstacles, les acteurs de l’EE ont commencé à se mettre en relation, de manière à renforcer mutuellement leur engagement, à apprendre les uns des autres et à améliorer leur visibilité. Ce mouvement s’est lancé dans les années 1980 avec l’organisation des «Rencontres nationales école et nature», qui ont permis chaque année à des centaines d’éducateurs et enseignants de se réunir, de mener des expérimentations pédagogiques, d’échanger sur leurs pratiques et de construire des dynamiques collectives. Plusieurs réseaux territoriaux se sont mis sur pied de façon informelle et simultanée. D’une part à l’échelon nationale, avec le Réseau Ecole et Nature ; d’autre part aux échelons régionaux. Au début des années 1990, en prise avec un développement rapide et un intérêt partenarial manifeste, ces réseaux se sont formalisés et ont déposé des statuts associatifs. Les initiatives régionales se sont multipliées, soutenues par les réseaux existants. Sont apparues également les dynamiques départementales, permettant aux acteurs d’agir au plus près de leurs territoires de vie.
En 2007, on dénombre 16 réseaux régionaux d’éducation à l’environnement actifs et de statuts associatifs, ouverts à tous, ainsi que 8 réseaux départementaux de même nature. Pratiquement toutes les régions et de nombreux départements connaissent une dynamique de réseau. Les cartographies des pages suivantes illustrent cette situation. Les échelles régionales de réseaux se dénomment pour la plupart« GRAINE » : Groupe Régional d’Animation et d’Initiation à la Nature et à l’Environnement. Deux ont opté pour une légère individualisation : le Réseau d’EE Breton (REEB), et l’Association Régionale pour Initiation à la Nature et à l’Environnement en Alsace (ARIENA). Plusieurs réseaux départementaux se nomment RéseauREE : d’Education à l’Environnement; d’autres optent pour des appellations plus personnalisées.
Structuration et fonctionnement des réseaux territoriaux d’EE Il n’y a pas de lien fédératif entre ces échelles de réseaux : ce n’est donc pas une pyramide décisionnelle uniforme uniquement régie par un système d’élections représentatives. Si la quasi totalité des réseaux régionaux adhère à l’échelle nationale, ainsi que les réseaux départementaux à l’échelle régionale, un fonctionnement « horizontal » et « participatif » permet à tout acteur de s’investir à l’échelle de territoire qui lui correspond. Tout acteur, individuel ou structure, peut donc participer aux projets ou aux instances décisionnelles du réseau départemental,  régional ou national. Néanmoins, de culturecette « l’horizontalité » se pondère par une représentation verticale pragmatique : 2006 la moitié des sièges en du Conseil d’administration de l’échelle nationale était occupée par des réseaux régionaux, l’autre par des individuels ou structures. En interne de chacun des réseaux, cette culture se traduit par un fonctionnement en et« commissions groupes de travail », composés des membres du réseau. Ces commissions sont chargées de la conception et de la réalisation des projets. Le Conseil d’administration, décisionnaire final, responsable légal et représentant des acteurs, est ainsi le coordinateur des dynamiques de terrain. Le Bureau des réseaux est souvent organisé en« coprésidence »: les coprésidents partagent solidairement le pouvoir selon une attribution organisée des responsabilités. Ce système se caractérise donc par un équilibre dynamique et participatif, où chaque réseau s’adresse aux projets correspondant à son échelle de territoire. Ce laboratoire démocratique trouve sa légitimité à travers la créativité et le foisonnement de ses projets, qui vous sont présentées dans ce document.
Les membres des réseaux territoriaux d’éducation à l’environnement En 2006, les réseaux territoriaux comptent ensemble plus de 1000 personnes morales adhérentes et un peu moins de 800 personnes physiques. Ces structures et individuels adhèrent tous à une des échelles de réseaux (départementale, régionale ou nationale). 83 % des structures adhérentes sont des associations : néanmoins la part des collectivités et établissement publics s’accroît, à 12 %. Les entreprises membres sont pour la plupart des travailleurs indépendants. Peu d’établissements scolaires font le geste d’adhérer à un réseau territorial d’éducation à l’environnement. Les 800 individuels sont de toutes origines : éducateurs, enseignants, militants…
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125
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Adhérents en 2006 plus de 1 000 personnes morales, dont > 860 associations > 125 collectivités ou établissements publics > 27 entreprises > 22 établissements scolaires 800 personnes physiques
Associations Individuels Collectivités / Etablissements publics Entreprises Etablissements scolaires
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Réseaux régionaux d’éducation à l’environnement
Réseaux régionaux employeurs
Réseaux régionaux entièrement bénévoles
Réseaux régionaux informels ou en sommeil
Réseaux départementaux d’éducation à l’environnement
 
 
 
 
Réseaux structurés ayant déposé des statuts associatifs
Réseaux informels et/ou portés par une structure
Réseaux en création
Réseaux structurés ou non, actuellement en sommeil
 
Cher (18)
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Echanges et mutualisation, les rencontres d’acteurs
Les rencontres et l’échange de pratiques entre les acteurs de terrain sont au cœur de la mise en réseau. Ces rencontres sont l’occasion d’accroître son savoir faire et de vivre les pratiques pédagogiques préconisées dans nos actions éducatives.
La création de liens entre les acteurs de terrain, la stimulation des échanges et la mise en place de processus de mutualisation sont au cœur de l’activité des réseaux territoriaux d’EE. L’orientation première, outre les moyens technologiques de partage d’information à distance, est l’organisation derencontres les entre responsables bénévoles, les éducateurs (animateurs, enseignants et formateurs), coordinateurs de structure d’EE, agents des collectivités locales, fonctionnaires etc. Le croisement des perspectives sur les pratiques éducatives, les enjeux de la filière ou les outils à développer pour répondre aux besoins identifiés, mène à l’émergence de projets collectifs innovants. Ces rencontres sont souvent le point de départ de projets d’envergure coordonnés dans la durée par les réseaux territoriaux. En soi, elles permettent aux acteurs de terrain d’identifier les autres acteurs et partenaires potentiels sur leur propre territoire, et donc d’enclencher des dynamiques de projet. En ce sens,l’organisation de moments de rencontres et d’échanges constitue la base de la mise en réseau. La diversité des participants leur permet également de partager les savoirs et savoir-faire, dans une alternance entre les postures de « formés » et de « formateurs ». Ces processus de« coformation » répondent aux besoins de formation continue d’animateurs souvent isolés sur leur site d’exercice. Les réseaux portent ainsi une grande attention à la qualité de ces moments d’échanges, organisés le plus souvent selon le cadre de la« pédagogie de projet » - pédagogie active basée sur le projet des participants, impliquant des rapports « éducateur/éduqué » non hiérarchiques, ainsi que l’autonomie à la fois comme point d’appui et comme objectif. C’est cette même pédagogie qu’appliquent sur le terrain, le plus souvent possible, les éducateurs à l’environnement.
En termes pratiques En 2006, les réseaux territoriaux d’EE ont mis en place 14 « Rencontres territoriales EEDD », rassemblant chacune des dizaines voire des centaines d’acteurs. Ces « Rencontres » sont des évènements souvent organisés sur plusieurs jours ; elles sont ouvertes à l’ensemble des acteurs qui souhaitent y participer. Une communication large est mise en place pour atteindre des publics plus éloignés des réseaux. Ce type de manifestation nécessite des moyens conséquents, correspondant à un fort niveau d’exigence pédagogique et logistique. Des actes sont publiés pour faciliter la capitalisation de ces moments de réflexion et de production collective, menant à dégager des visions prospectives de l’avenir. En 2006, les réseaux ont également organisés plus de 40 « Journées d’échanges », auxquelles ont participé plus de 900 personnes. Ces journées sont organisées pour stimuler au maximum les échanges de pratiques entre les acteurs de terrain, et faire de l’expérimentation pédagogique. Moins formelles, souvent localisées sur un site d’action, elles permettent de maintenir des liens locaux et réguliers correspondant aux besoins des pratiquants, et d’entretenir la dynamique de réseau.
En 2006 > 14 rencontres territoriales EEDD > 40 journées d’échanges entre acteurs
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