Récit de Clémentine et Alix

Récit de Clémentine et Alix

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Chapitre 1 Le chant des mouettes m’a toujours fait rêver. Quel bateau vais-je prendre ? Un homme qui passe par là me renseigne : le « Pierre doré » ! Ce bateau est réputé pour sa pierre dorée placée à la proue, elle s’illumine aux rayons du soleil comme un cristal à la lumière.

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Publié le 19 juin 2013
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Langue Français
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Chapitre 1
Le chant des mouettes m’a toujours fait rêver.
Quel bateau vais-je prendre ? Un homme qui passe par là me renseigne : le
« Pierre doré » !
Ce bateau est réputé pour sa pierre dorée placée à la proue, elle s’illumine aux
rayons du soleil comme un cristal à la lumière. Mon visage aussi rayonne de
joie.
Les marins à bord m’accueillent. Je découvre le disque solaire qui se reflète sur
l’océan .Je me sens comme sur un nuage. Les vagues caressent la coque du
bateau mais je n’ai pas le temps d’entendre cette mélodie car c’est le moment
de dire au revoir. Tous les marins sont heureux à l’idée d’explorer des terres
inconnues mais ils sont tristes à l’idée de quitter leur bien-aimée. Quant à moi,
j’en ai fait mon deuil depuis déjà une semaine. La marchandise me remplit les
narines, les pommes sont si rouges que même la coque du bateau n’est pas
aussi belle.
Notre bateau peut filer sur les flots, vers l’horizon.







Chapitre 2
Depuis 4 mois et demi nous sommes usés de fatigue et tourmentés, nous
mourrons de faim et nous manquons d’hygiène, beaucoup de mes
compagnons meurent de maladies. Nous avons soif, il fait chaud, nous n’en
pouvons plus, nous espérons que ces souffrances se terminent bientôt.
Les marins puent la sueur, les culottes des marins puent, les galoches puent des
pieds et les pieds puent. La nourriture aussi pue comme les excréments puent.
La marchandise pue le moisi, le bateau pue l’usure, les canons puent la poudre,
le vin pue l’aigre, les voiles comme la morue puent le sel et les viandes salées
puent aussi.

Chapitre 3
Le jour de l’attaque
Un navire approcha, la vigie affolée nous signala un drapeau de pirates.
Le capitaine ordonna alors à chacun de se mettre à son poste pour se sauver
car nous étions trop faibles pour attaquer.
Mais c’était trop tard.
Les pirates débarquèrent dans notre bateau, ils sautèrent de toutes parts sur
notre navire aidés de cordes. Ils étaient tous sur notre vaisseau.
L’on s’entretua.
Je fus rapidement touché au ventre, j’avais mal, je m’évanouis.

Chapitre 4
Enfin nous sommes arrivés, sains et saufs même s’il ne restait qu’une dizaine
d’hommes. Mes yeux brillaient face au paysage de baobabs. Certains
ressemblaient à d’énormes patates dont les racines sortaient du sol comme des
radis géants, d’autres étaient immenses comme une église. La terre argileuse,
s’était diluée dans l’eau ce qui la rendait marronnasse.
Nous avons commencé par repérer les environs pour trouver à manger, nous
n’avons trouvé que des petits fruits étranges mais très bons.
Nous avons aussi ramassé du bois pour faire du feu. Le soir, mes paupières
lourdes, je me suis rapidement endormi.

Nous ne savons pas ce qu’est devenu le « Pierre doré », après
cette escale à Madagascar, plus aucun document ne le
mentionne.
Ce court récit est la seule trace laissée par un marin, il l’a
troqué avec un habitant de l’île.
Alix et Clémentine