L’Ordre libertaire | La vie philosophique d’Albert Camus

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Extrait de la publication Extrait de la publication L’Ordre libertaire La vie philosophique d’Albert Camus DU MÊME AUTEUR Le Ventre des philosophes, Critique de la raison diététique, Grasset, 1989 ; LGF, 2009. Cynisme, Portrait du philosophe en chien, Grasset, 1990 ; LGF, 2007. L’Art de jouir, Pour un matérialisme hédoniste, Grasset, 1991, LGF, 2007. L’Œil nomade, La peinture de Jacques Pasquier, Folle Avoine, 1993. La Sculpture de soi, La morale esthétique, Grasset, 1993 (Prix Médicis de l’essai) ; LGF, 2003. La Raison gourmande, Philosophie du goût, Grasset 1995 ; LGF, 2008. Métaphysique des ruines, La peinture de Monsu Desiderio, Mollat, 1995 ; LGF, 2010. Les Formes du temps, Théorie du sauternes, Mollat, 1996 ; LGF, 2009. Politique du rebelle, Traité de résistance et d’insoumission, Grasset, 1997 ; LGF, 2008. Hommage à Bachelard, Éd. du Regard, 1998. Ars Moriendi, Cent petits tableaux sur les avantages et les inconvénients de la mort, Folle Avoine, 1998. À côté du désir d’éternité, Fragments d’Égypte, Mollat, 1998 ; LGF, 2006. Théorie du corps amoureux, Pour une érotique solaire, Grasset, 2000 ; LGF, 2007. Prêter n’est pas voler, Mille et une nuits, 2000. Antimanuel de philosophie, Leçons socratiques et alternatives, Bréal, 2001. Esthétique du pôle Nord, Stèles hyperboréennes, Grasset, 2002 ; LGF, 2005. Physiologie de Georges Palante, Pour un nietzschéisme de gauche, Grasset, 2002, LGF, 2005. L’Invention du plaisir, Fragments cyrénaïques, LGF, 2002.

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L’Ordre libertaire
La vie philosophique d’Albert Camus
DU MÊME AUTEUR
Le Ventre des philosophes, Critique de la raison diététique ;, Grasset, 1989 LGF, 2009. Cynisme, Portrait du philosophe en chien, Grasset, 1990 ; LGF, 2007. L’Art de jouir, Pour un matérialisme hédoniste, Grasset, 1991, LGF, 2007. L’Œil nomade, La peinture de Jacques Pasquier, Folle Avoine, 1993. La Sculpture de soi, La morale esthétique, Grasset, 1993 (Prix Médicis de l’essai) ; LGF, 2003. La Raison gourmande, Philosophie du goût, Grasset 1995 ; LGF, 2008. Métaphysique des ruines, La peinture de Monsu Desiderio, Mollat, 1995 ; LGF, 2010. Les Formes du temps, Théorie du sauternes, Mollat, 1996 ; LGF, 2009. Politique du rebelle, Traité de résistance et d’insoumission, Grasset, 1997 ; LGF, 2008. Hommage à Bachelard, Éd. du Regard, 1998. Ars Moriendi, Cent petits tableaux sur les avantages et les inconvénients de la mort, Folle Avoine, 1998. À côté du désir d’éternité, Fragments d’Égypte, Mollat, 1998 ; LGF, 2006. Théorie du corps amoureux, Pour une érotique solaire, Grasset, 2000 ; LGF, 2007. Prêter n’est pas voler, Mille et une nuits, 2000. Antimanuel de philosophie, Leçons socratiques et alternatives, Bréal, 2001. Esthétique du pôle Nord, Stèles hyperboréennes, Grasset, 2002 ; LGF, 2005. Physiologie de Georges Palante, Pour un nietzschéisme de gauche, Grasset, 2002, LGF, 2005. L’Invention du plaisir, Fragments cyrénaïques, LGF, 2002. Célébration du génie colérique, Tombeau de Pierre Bourdieu, Galilée, 2002. Les Icônes païennes, Variations sur Ernest Pignon-Ernest, Galilée, 2003. Archéologie du présent, Manifeste pour une esthétique cynique, Grasset-Adam Biro, 2003. Féeries anatomiques, Généalogie du corps faustien, Grasset, 2003 ; LGF, 2009. Épiphanies de la séparation, La peinture de Gilles Aillaud, Galilée, 2004. La Communauté philosophique, Manifeste pour l’université populaire, Galilée, 2004. Oxymoriques, Les Photographies de Bettina Rheims, Jannink, 2005. Traité d’athéologie, Physique de la métaphysique, Grasset, 2005 ; LGF, 2009. Suite à La Communauté philosophique, Une machine à porter la voix, Galilée, 2006.
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Suite en fin d’ouvrage
Michel Onfray
L’Ordre
libertaire
La vie philosophique d’Albert Camus
Flammarion
Extrait de la publication
© Michel Onfray et Flammarion, 2012. ISBN : 978-2-0812-6441-0
« J’estime un philosophe dans la mesure où il peut donner un exemple. »
Nietzsche,Considérations intempestives, III. 3.
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INTRODUCTION
UNE BIOGRAPHIE DES IDÉES
Qu’est-ce qu’une vie philosophique ?
« Kierkegaard brandissait devant Hegel une terrible menace : lui envoyer un jeune homme qui lui demanderait des conseils. »
(Camus,CarnetsIV. 1268).
Extrait de la publication
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Le Danemark et la Prusse
Jadis, la preuve du philosophe était donnée par la vie philoso-phique qu’il menait. Ce jadis a duré longtemps. Le long temps béni de la philosophie antique, soit une dizaine de siècles avant que le Christianisme et l’Université ne transforment les philo-sophes en théologiens, puis en professeurs, autrement dit l’illu-mination et la pédanterie. On s’en doute, plus d’un millénaire de ce régime laisse des traces dans le monde de la philosophie où le goût pour l’illumination et la pédanterie, l’un n’excluant pas l’autre, a produit d’infâmes brouets ayant détourné nombre de gens sensés de cette sublime discipline. On les comprend. Un lignage de philosophes résiste à cette contamination de la pensée par le Ciel et la Chaire. Camus en fait partie – il aimait la Terre et la Vie. Que veut-il dire quand il écrit dans sesCarnets, goguenard : « Kierkegaard brandissait devant Hegel une terrible menace : lui envoyer un jeune homme qui lui demanderait des conseils » (IV. * 1268 ) ? Qu’il existe deux façons d’être philosophe. La première, celle du penseur danois, qui permet la construction d’une iden-tité, la fabrication d’une existence, la sculpture de soi pour qui-conque souhaite donner un sens à sa vie. La philosophie est alors existentielle, autrement dit, elle concerne les techniques de production d’une existence digne de ce nom. Toute la philoso-phie antique fonctionne ainsi : après avoir découvert une pensée, on en fait la boussole de sa vie, elle donne une colonne vertébrale
* Le chiffre romain renvoie au tome desŒuvres complètesd’Albert Camus dans l’édition de la Pléiade, le chiffre arabe à la page.
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