Le célibataire au club vidéo
2 pages
Français
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Le célibataire au club vidéo

-

Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres
2 pages
Français

Description

Le célibataire au club vidéo. Le célibataire n’est pas très cinéma. Tenez, pour exemple, ma dernière présence dans ces salles obscures remonte à la sortie du film, la grande séduction. J’ai tout simplement, d’autres centres d’intérêt. Lecture, écriture et mes longs dialogues avec ma poubelle.

Informations

Publié par
Publié le 19 août 2012
Nombre de lectures 74
Langue Français

Exrait

Le célibataire au club vidéo.
Le célibataire n’est pas très cinéma. Tenez, pour exemple, ma dernière présence dans ces salles obscures remonte à la sortie du film, la grande séduction. J’ai tout simplement, d’autres centres d’intérêt. Lecture, écriture et mes longs dialogues avec ma poubelle. Je ne vais pas quand même jusqu’à boycotter le septième art.
Alors, par un petit samedi pluvieux où ma poubelle me boudait, je décidai d’aller me louer un film au club vidéo. J’entre et suis reçu par le bonjour automatisé de l’employée. Commencent alors mes errements dans les allées. Nouveautés DVD….oui…oui. Comédie DVD, Horreur, drame….oui ….oui. DVD….DVD…DVD. Oh! Mon Dieu. Il n’y a plus que des DVD. Et, les cassettes vidéo, elles? Merde, j’ai seulement un lecteur de cassettes vidéo. Mon retard technologique me rattrape en plein milieu de la deuxième allée.
En sortant du club vidéo, devant l’employée, j’ai haussé les épaules, comme celui qui n’avait pas trouvé ce qu’il cherchait. Je marmonnais tout seul en me dirigeant vers mon auto. Rendu dans l’auto, je continuai mon monologue. — Comment ça! Plus de cassettes vidéo? Qu’est qu’on fait avec nos lecteurs de cassettes vidéo? Sur le coin d’une rue, à la lumière rouge, mon sourire revient. Il me reste toujours comme consolation de pouvoir enregistrer mon Loft Story. Ouf…
Trente minutes plus tard, je sortais du Sears, avec un lecteur DVD, sous le bras.
Retour à la case départ, mais cette fois, j’entrai dans le club vidéo avec mon air up to date. L’orgueil d’être propriétaire d’un nouveau lecteur DVD me donnais une démarche pète en cul, l’envie de siffloter me chatouillait la glotte, un sourire prétentieux se dessinait au coin de mes lèvres, bref je flottais.
Je jetais un regard dédaigneux sur les films de Kung Fu (pas capable), je passais rapidement devant les films d’enfant de peur d’être pris pour un pédophile, je scrutais avec hantise les films d’horreur. Je m’arrêtai devant les films de répertoire, juste au côté d’une très jolie dame et pris le premier boîtier qui se présentait à ma main hésitante. Juste avant de demander conseil à ma voisine, j’ai regardé le titre :les égouts de nécropolis. De toute façon, elle s’était esquivée. Juste à côté s’étalaient les comédies. Je m’approche. Le reflet d’une lumière rouge clignotante léchait le plastique des boîtiers. Je détourne le regard et aperçois XXX effervescent qui s’allume et s’éteint à qui mieux mieux. Ma curiosité lubrique gagne mes jambes et me force à m’y diriger. Je pousse la porte. Vlan! Taboire! Un vrai harem pour les yeux, la caverne d’Ali Baba, du sexe, la Mecque du triangle frisé, un hommage à tous les seins. Y en a des gros, des petits, des gonflés, des durs, des pendants, des impossibles. Sac à papier, je..je.. je .je, transpire déjà. Dans un coin, un homme solitaire, un imper collet monté, chapeau mou, visière rabaissée, lunettes fumées. Un instant j’eus peur qu’il ouvre rapidement son imper pour me montrer ses attributs. Je compris vite qu’il voulait passer incognito.
Alors pas question pour le célibataire de passer à la caisse avec un film xxx. Je sortis du harem et me rendant vers la sortie, je vois un film au titre évocateur : Le célibataire. Je prends et loue le film. De retour à la maison, je cours vers ma garde-robe, afin de trouver un imperméable.
Le cél ib at ai re .