El Buscón

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El Buscón : La Vie de l’aventurier Don Pablos de Ségovie, vagabond exemplaire et miroir des filous.
Traduction de Rétif de la Bretonne
Éditions Sillage

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Publié le 05 octobre 2011
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Langue Français

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El Buscón Francisco de Quevedo El Buscón La Vie de l’aventurier Don Pablos de Ségovie, vagabond exemplaire et miroir des filous Traduction de Rétif de la Bretonne Éditions Sillage Ce livre électronique est distribué sous licence Creative Commons. Pour plus de détails consulter les pages suivantes : http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/deed.frhttp://editions.sillage.free.fr/livreelectronique.html Conception graphique : Laëtitia Loas. Éditions Sillage90, rue Cambronne75015 Parishttp://editions.sillage.free.fr Titre original : Historia de la vida del Buscón, llamado Don Pablos,ejemplo de vagamundos, y espejo de tacaños Repères chronologiques Comme Joyce, comme Goethe, commeShakespeare, comme Dante, comme aucun autreécrivain, Francisco de Quevedo est moins unhomme qu’une vaste et complexe littérature. Jorge Luis Borges, Enquêtes. 1580 : Naissance de Francisco Gómez de Quevedo yVillegas, à Madrid, le 17 septembre. Il est le dernier d’unefratrie de trois enfants, mais son frère meurt très jeune etsa sœur ne vit que quelques mois.1586 : Mort de son père, Pedro Gómez de Quevedoy Villegas, ancien secrétaire de l’impératrice Maried’Autriche à Vienne, puis d’Anne d’Autriche, reined’Espagne, quatrième femme de Philippe II.1594 : Après avoir fréquenté le Collège impérial de laCompagnie de Jésus de Madrid, il poursuit ses études, aucollège des Jésuites d’Ocaña, en bénéficiant d’une bourseaccordée par le roi, grâce à l’intervention de sa grand-mère, Felipa de Espinosa.1596 : Entrée à l’Université d’Alcalá de Hénarès,pour y étudier, outre les langues classiques et modernes,la philosophie, le droit et les sciences. 7 1600 : Francisco obtient sa licence ès arts et commencedes études de théologie dans la même université.Parallèlement, il fait son entrée dans le monde des lettres.On le dépeint déjà comme un homme laid, boiteux, myope– et très vif d’esprit.Décès de sa mère, María de Santibañez, une anciennedame d’honneur de la reine. 1601 : Il part pour Valladolid, ville dans laquelle s’étaitinstallée la cour, pour y étudier la théologie.1603 : Il compose ses premiers poèmes satiriques,dont dix-huit seront publiés dans une importante antho-logie, les Flores de poetas ilustres. C’est à cette époque quese fortifie son rejet des conceptions esthétiques manié-ristes de Luis de Góngora, figure centrale du « cultisme »auquel Quevedo oppose un « conceptisme » privilégiant lamaîtrise du verbe contre d’obscures préciosités.1605 : Il se lance dans la rédaction du Buscón, achevéen 1622.1606 : Il accompagne la cour à Madrid, afin d’y pour-suivre ses études de théologie, et entame la rédaction desSonges, qu’il étalera sur près de vingt années.1609 : Début de son amitié avec Pedro Téllez Girón,le puissant duc d’Osuna, vice-roi de Sicile et de Naples.1613 : Quevedo se rend en Italie à l’appel de sonnouveau protecteur. Il se voit confier des missions diplo-matiques auprès du roi ou du pape, et est mêlé à denombreuses intrigues : au mois de décembre, il participe ausoulèvement du peuple de Nice contre Charles-Emmanuelde Savoie.Entre 1612 et 1635, son activité littéraire ne faiblit pas.Puisant tout à la fois dans sa correspondance avec 8 l’illustre philologue flamand Juste Lipse, défenseur d’unrenouveau du stoïcisme, et aux sources de l’enseignementde Sénèque, Quevedo multiplie les traités de morale : LeBerceau et la sépulture pour la connaissance de soi et désillusiondes biens d’autrui ; Constance et patience de Job le saint ;Comment remédier à tous les aléas de fortune. Doctrine stoï-cienne et Politique de Dieu, gouvernement du Christ et tyranniede Satan, ce dernier ouvrage étant destiné à régler laconduite du prince. Dans ce traité qui se démarquenettement des théories de Machiavel, chaque précepteest inspiré des Écritures.1616 : Séjour en Espagne pour y recevoir des mainsdu souverain l’habit de chevalier de l’ordre de Santiago.Il y retournera en 1618, après l’échec de la conjurationde Venise.1619 : Il rédige un pamphlet antisémite intitulé Lapremière et la plus dissimulée des persécutions des Juifs contreJésus-Christ et contre l’Église, en faveur de la Synagogue.1620 : Le duc d’Osuna tombe en disgrâce, et Quevedoest emprisonné pour avoir trompé la famille royale etabusé des largesses de son ami, contre lequel il seracontraint de témoigner. Il finit par être libéré aprèsplusieurs mois de détention et se rend dans sa maison deLa Torre de Juan Abad, près de Valdepeñas. 1623 : Toujours en quête d’un protecteur qui luipermettrait de se rapprocher du pouvoir, il suit Philippe IVen Andalousie, puis en Aragon. Le comte-duc d’Olivarès,favori de Philippe IV, le prend sous sa protection et obtientpour lui le titre honorifique de secrétaire royal.C’est probablement dans le courant de cette annéeque Quevedo écrit Heurs et malheurs du trou du cul, un 9 opuscule mêlant farce rabelaisienne et charge antisociale,qui ne circulera jamais de son vivant autrement que sousle manteau et sans nom d’auteur.1624 : Publication de l’Épître satirique et censure desmœurs des Castillans d’aujourd’hui, dédié au comte-ducd’Olivarès.1626 : Parution de la Vida del Buscón, écrite entre 1605et 1622, dans une version expurgée, les versions manus-crites ayant circulé révélant un texte plus corrosif. Cesprécautions ne sont toutefois pas suffisantes pour empê-cher une dénonciation à l’Inquisition en 1631. 1627 : Les textes rassemblés dans Songes et discours devérités dénonciatrices d’abus, dont la rédaction fut contempo-raine de celle du Buscón, subissent le même traitement etQuevedo sera contraint, en 1631, de faire réimprimer sonrecueil sous un titre bien plus innocent : Jouets de l’enfance etespiègleries de l’esprit. Ces textes peuvent se lire comme desfantaisies morales, dont l’ambition est de dénoncer l’avè-nement de l’argent et la disparition de l’intérêt général,fossoyeurs de la société traditionnelle fondée sur le sens del’honneur. Dans cette perspective, certaines corporationssont violemment stigmatisées (greffiers, taverniers, méde-cins, marchands, etc.), et Judas, Luther et Mahomet fontoffice de corrupteurs de l’humanité.1628 : Quevedo est relégué au couvent de San Marcosde Leõn pour être intervenu dans la polémique relativeau choix d’un saint patron pour l’Espagne, ses faveurss’étant portées vers saint Jacques de Compostelle audétriment de sainte Thérèse d’Avila.1630 : Dans El Chitón de las tarabillas, il prend ladéfense de la politique économique d’Olivarès. 10 1631 : Quevedo, qui avait engagé une procédure pouracquérir le droit de porter le titre de seigneur de La Torrede Juan Abad, obtient gain de cause, après vingt-deux ansde lutte contre la municipalité concernée. Il apporteradésormais un soin presque maladif à faire apparaître cetitre en frontispice de chacun de ses livres. 1634 : Après une longue liaison avec une actricenommée Ledesma, il épouse une veuve quinquagénaire,doña Esperanza de Mendoza. Le mariage est malheureuxet il ne tarde pas à se séparer de sa femme, deux ans aprèsleur mariage, en s’enfuyant de Venise.1639 : Accusé d’écrire des libelles hostiles au gouver-nement d’Olivarès après l’avoir longuement soutenu,Quevedo est de nouveau emprisonné au couvent de SanMarcos, dans une cellule humide qui ruine sa santé etdont il ne sort que quatre ans plus tard.1644 : De retour à Madrid, Quevedo se charge lui-même de la publication de son testament politique, Vie deMarcus Brutus, d’après Plutarque.1645 : Malade, presque aveugle, il meurt le 8 septembreà Villanueva-de-los-Infantes, province de Ciudad-Real. 1649 : Son ami González de Salas publie unepremière collection de ses oeuvres poétiques, Le Parnasseespagnol, complétée vingt ans plus tard par Pedro AldreteQuevedo, neveu de l’écrivain.1650 : Publication de L’Heure de tous et la Fortuneraisonnable (rédigé en 1636), autre fantaisie morale danslaquelle chacun reçoit pour une heure ce que la Fortunelui doit. C’est aussi une attaque franche contre la gestionadministrative et la politique étrangère d’Olivarès. Bibliographie Œuvres de Francisco de Quevedo Obras completas, préface, édition et notes de FelicidadeBuendía (4 ed.), Madrid, Aguilar, 1958-1960.Obras completas en prosa (3 vol.), Alfonso Rey (dir.),Madrid, Castalia, « Nueva biblioteca de erudición ycrítica », 2003-2005.La Vida del Buscón llamado Don Pablo, DomingoYnduráin (ed.), Madrid, Cátedra, 2003. La Vida del Buscón fut publié pour la première fois parP. Verges en 1626 à Saragosse, sous le titre Historia de lavida del Buscón, llamado Don Pablos, ejemplo de vagamundos, yespejo de tacaños. Traductions françaises El Buscón L’Avanturier Buscon, histoire facécieuse, traduction de LaGeneste, Paris, 1633.L’Avanturier Buscon, in Les Oeuvres de don FranciscoQuevedo Villegas, traduction de Raclots, Bruxelles, J. deGrieck, 1699. 13