Erotomanies
58 pages
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Erotomanies

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Recueil de nouvelles érotiques publiées par Aramyst

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Publié par
Publié le 02 juillet 2012
Nombre de lectures 4 203
Langue Français

Exrait

Aramyst
Erotomanies
- Collection Romans / Nouvelles -
Retrouvez cette oeuvre et beaucoup d'autres sur http://www.inlibroveritas.net
Table des matières
Erotomanies................................................................................................1 Le piano de Claire................................................................................2 Le bonheur de Sophie..........................................................................5 Le choix de Sophie..............................................................................8 Homo Erectus....................................................................................10 Un ange passe....................................................................................13 « Nu masculin à genoux ».................................................................16 Ego surdimensionné..........................................................................21 La Jalousie.........................................................................................26 La raison du plus fort (« ou du bon usage de la force »)...................31 Noël aux tisons..................................................................................36 Phallus Dei.........................................................................................42 La voisine..........................................................................................50
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Erotomanies
Auteur :Aramyst Catégorie :Romans / Nouvelles
recueil de nouvelles parues sur mon blog dans une série intitulée "entre fantasmes et réalité", et publiées sur In Libro Veritas en 2009 et 2010.
Licence: Licence Creative Commons (by) http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/
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Le piano de Claire
Claire est pianiste. Une bonne pianiste, spécialiste de Chopin et Liszt, et qui peut se payer le luxe de consacrer sa carrière presque exclusivement à ces deux compositeurs. Une belle pianiste aussi, rousse incendiaire avec des cheveux qui descendent au creux des reins et des yeux verts très clairs, une délicate mouche posée ingénument sur la fossette au dessus des ses lèvres un peu à la manière de Cindy Crawford (cent fois plus érotique qu’un piercing, je vous l’assure, et qui plus est, cette mouche est désignée sous le nom de « la baiseuse », ça ne s’invente pas !).
Je l’avais programmée deux ans plus tôt dans ma salle de spectacle pour un récital, et elle me tannait pour organiser un concours de piano, le genre de proposition artistique où le lieu d’accueil apporte beaucoup financièrement et matériellement, et l’artiste organisateur, sensé apporter sa notoriété et son savoir faire, en profite pour se mettre en valeur.
Avec ça, elle est connue pour ses caprices de diva, et sait être exécrable quand on lui résiste, et je dois déployer des trésors de diplomatie pour ne pas céder à ses moindres désirs. Je donnais à nos conversations un ton de badinage, essayant de la charmer, me laissant aller à ses charmes vénéneux (ah ! son parfum !) tout en essayant de garder la tête froide.
Je n’ai jamais compris ce qu’elle trouvait à ce bellâtre fat et tapette qui la suivait partout et qu’elle exhibait comme un toutou en laisse.
Elle m’avait donné rendez-vous chez elle ce mercredi pour étudier une nouvelle mouture de la proposition artistique et financière du concours, et lorsque je sonne à sa porte personne ne répond. Des notes de piano parviennent jusqu’à moi, un passage nerveux d’une « polonaise », j’insiste,
Le piano de Claire
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Erotomanies puis actionne la poignée de la porte qui s’ouvre devant moi. L’appartement semble désert, mais je me guide aux sons de la musique et pénètre dans une pièce blanche du sol au plafond, meublée uniquement d’un piano à queue, noir, où Claire exécute rageusement la mélodie de Chopin, tapant sur les touches du clavier, puis les caressant alternativement.
Elle est de dos et ne m’a pas vu rentrer, complètement possédée par l’œuvre, faisant corps avec l’instrument et la mélopée. Elle est entièrement nue, ses cheveux roux balayant son dos cambré au rythme des doubles croches. C’est fascinant !!! J’ai l’impression de rêver et me tiens immobile un moment, avant de me déplacer lentement sur son coté pour me retrouver dans son champ de vision. Sur les dernières notes, elle rouvre les yeux, m’aperçoit, nullement gênée, et après une esquisse de sourire et une imperceptible pause, enchaîne directement sur une valse lente du même compositeur. Son jeu est plus souple que dans le morceau précédent, elle ne ferme plus les yeux que de courts instants, alternant avec des regards à la dérobée vers moi, et des sourires complices et joueurs.
Toujours sans mots dire, et après quelques secondes d’interruption, elle entreprend le jeu d’une nouvelle pièce, du Liszt me semble t’il, assez romantique ; je me rapproche d’elle silencieusement pour me trouver en léger retrait sur son flanc droit. Je tente d’apaiser ma respiration et de me concentrer sur l’écoute de la musique et la vue des mains qui courent sur le clavier, mais le trouble est bien là, renforcé par les volutes chaudes de son parfum mâtiné d’une légère sudation.
C’est elle qui a pris ma main pour me forcer à m’accroupir et me retrouver ainsi à son niveau, puis, tout en continuant à jouer, a guidé ma main vers sa touffe généreuse. Mes doigts se sont mis à jouer une partition cadencée, en rythme avec le développement de l’aria. Me déplaçant sous le piano, je suis venu cueillir le fruit de son sexe avec ma langue, lapant longuement son suc, fouillant dans son intimité en phase avec les crescendos et decrescendos de la mélodie, la sentant se tendre sous mes caresses buccales, prête à exploser.
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C’est elle encore qui, surexcitée et délaissant son instrument, m’a déculotté pour libérer mon sexe et l’enfouir dans sa bouche, puis, lorsque je la repoussais pour ne pas partir trop vite, m’ayant fait asseoir sur le banc du piano, est venue s’empaler sur moi, me tournant le dos, imposant un tempo auquel je succombais très rapidement, l’emportant avec moi dans des spasmes frénétiques.
Autant dire que ce jour là, nous n’avons pas défloré sa proposition de concours.
Une chose encore, son concours a bien eu lieu récemment, mais ça, à ce stade, vous vous en foutez et je peux le comprendre…
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Le bonheur de Sophie
Sophie est plutôt du genre « insatisfaite » ! Indécise, ne sachant trop ce qu’elle veut et attend, éprouvant des difficultés à prendre des décisions, elle ne sait pas se contenter de ce qu’elle a, est déçue par sa vie, son entourage. Il faut dire qu’elle n’a pas tellement de chance Sophie ! Mariée depuis plus de vingt ans à un homme rigide, qui bannie toute fantaisie dans sa vie, se consacre avant tout à son travail, et surtout qui ne l’a jamais fait jouir. Ses enfants la tyrannisent et exploitent son indolence. Quand à son travail, après de brillantes études, elle se morfond dans un emploi fonctionnarisé d’accueil téléphonique peu valorisant.
Alors, elle rêve Sophie, et un jour décide de passer à l’acte. Prendre un amant, voir si c’est elle qui est frigide où son mari qui ne parvient pas à la faire grimper aux rideaux. C’est Christian, le kinésithérapeute chez qui elle se rend depuis quelques semaines, qui va endosser le rôle. Il lui ouvre de nouvelles portes sur sa sexualité, lève des interdits, lui permet d’accéder enfin à l’orgasme. Mais Christian n’est pas facilement disponible, et pas longtemps à chaque fois, entre deux rendez-vous.
Sophie ne se lasse pas, mais au bout de trois mois, son insatisfaction est à nouveau là. Elle cherche à nouveau, me rencontre, laisse Christian. Avec moi, elle découvre autre chose, les attentions, les préliminaires variés, longs, l’amour dans des positions et des lieux qu’elle n’imaginait même pas possibles : debout (elle est grande, ça simplifie), assis, dans un fauteuil, couchés au sol sur un tapis, sur une table de cuisine, dans une voiture, sur une plage déserte, les toilettes d’un théâtre ...
Pour Sophie, cette situation semble convenable ; elle a un amant, délicat, à son écoute, elle jouit (pas tout le temps, il y a des blocages, tout n’est pas simple), mais quand elle part, elle découvre des abîmes insondables…
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C’est moi qui commence un peu à me lasser. Je suis redevenu célibataire depuis peu, libre donc, et jouer les utilités d’une femme mariée qui ne dispose que de quelques trous dans un agenda bien organisé, alors que j’aspire moi à des espaces plus vastes de complicité le soir, la nuit le week-end, c’est frustrant.
Quand je commence à lui dire qu’il faut qu’elle prenne des risques et se dégage des plages plus vastes et variées pour nos rencontres, à défaut de quoi je n’envisage pas de poursuivre plus avant notre relation, Sophie commence par faire de la résistance, s’accroche par mails, textos, appels téléphoniques, ce qui a pour effet de m’éloigner d’avantage.
J’espace nos rencontres ; ça tombe en plus à un moment où mon travail m’accapare et indépendamment du fait que je ne veuille pas faire trop d’efforts, je peine à trouver des petits espaces dans la journée style « cinq à sept ».
Elle m’annonce qu’elle a « revu » Christian, c’est le terme qu’elle emploie. C a d e v i e n t u n n o u v e a u j e u e n t r e n o u s , j e r e c u e i l l e s u r M S N l e s confidences très intimes et détaillées de ses rapports avec Christian, ça l’émoustille beaucoup, moi aussi je dois dire, et si nous nous voyons moins souvent, le désir s’en trouve augmenté par cette complicité perverse.
Est-elle heureuse alors entre ses deux amants, qui lui apportent à des degrés différents une partie de ce qu’elle n’a pas à la maison ? Je le pense, même si les écueils et les limites restent les mêmes. La perversité de ce rapport à trois – je ne compte pas le mari que je tiens dans cette affaire pour quantité négligeable – me pousse à envisager un jeu nouveau, pour elle comme pour moi, mais je ne veux rien lui dire à l’avance.
Je contacte Christian que je ne connaissais jusqu’alors qu’au travers des récits de Sophie, et lui propose de me recevoir dans son cabinet en même temps que Sophie. Il est au courant de ma liaison avec elle, même s’il n’a
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pas l’avantage que j’ai de savoir « comment » ça se passe. Il est d’accord et rendez-vous est pris pour la semaine suivante.
La suite ? Je vous la laisse supposer ! C’était comme je l’imaginais, un poil trop court peut-être, mais intense !!! Et Sophie ? Surprise d’abord, hésitante, juste un instant, entreprenante, de plus en plus, atomisée par l’action conjuguée de deux verges introduites en elle, heureuse enfin, épanouie au moins un temps.
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Le choix de Sophie
Ce n’était pas la première fois que nous faisions l’amour avec Sophie, mais nos ébats, toujours en après-midi, se trouvaient coincés dans un agenda entre nos obligations professionnelles et ses impératifs conjugaux, genre « cinq à sept ».
Ce jour là, disposant d’un peu plus de temps, et étendus nus dans les draps en désordre de son lit, nous reprenions notre souffle en échangeant quelques baisers de nos lèvres encore tuméfiées. Nos mains maintenaient le contact entre nos deux corps par des caresses furtives.
Sophie se glissa tête-bêche contre moi et me mit consciencieusement à recueillir dans sa bouche les dernières gouttes de semences qui se déversaient de mon sexe débandant. Loin dêtre désagréable, cette opération n’était pas en mesure de raviver mon ardeur. A mon âge, les batteries mettent du temps à se recharger, et plutôt que la quantité des rapports amoureux, je privilégie leur durée, leur intensité, bref leur qualité.
Sophie me demanda ensuite de me retourner pour me mettre sur le ventre. Elle s’allongea sur moi, écarta de ses mains mes cuisses, et entrepris de lécher mon scrotum, de le mordiller très légèrement. Une délicieuse sensation de picotement m’envahie, à la façon d’un micro courant électrique. Cette sensation était renforcée par la balayement des ses cheveux blonds sur le haut de mes cuisses et mes fesses, caresse infime douce comme une plume. Remontant un peu, et après s’être attardée quelques instants sur la ligne ourlée de la peau en contact avec ma glande prostatique, sa langue me mit à décrire de petits ronds autour de l’anus, puis s’aventura doucement dans ce cratère.
Le choix de Sophie
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