Lettres à Sade
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Description

1Très cher marquis, En ces temps difficiles, je m'octroie l'unique plaisir de vous écrire cette lettre afin de vous montrer mon dévouement. Que le contrat oral soit signé de mon sang, je suis a vous, unique créature que vous daignez éduquer dans le plus simple secret. J'aspire a être l'esclave de vos fantasmes, nuit et jour je serais vôtre, naturelle et nue a vos pieds. Que ma parole reste muette face a vos ordres indiscutables. Je suis votre femelle, votre chose indigne de vous Divin Marquis. Marquez mon corps de votre sceau, qu'a l'éternité je sois votre souffre douleur. Dans le plaisir et le sadisme, la punition et le masochisme. écartelez moi comme bon vous semblera. Privez moi d'eau et de nourriture aussi longtemps qu'il vous plaira, tant que je puisse satisfaire a toutes vos envies diaboliques. L'amour que je vous porte et scellé dans le sang qui se déverse a vos pieds. Chienne de votre perversité, je ne broncherais mots quant a vos demandes aussi exigeantes et humiliantes soient-elles. Mon âme est vôtre Divin Marquis, mon corps est votre jouet. Que cette lettre devienne punition. Enragez Maître de mon insolence. Punissez mon initiative de vous écrire au grand jour. Je serais votre, à jamais. Très cher Marquis, J'en ai le souffle coupé,les yeux émerveillés, votre puissance me tétanise, la peur me gagne dans tout le corps, je frissonne. Qu'avez-vous donc fait de moi? Un vulgaire objet?

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Publié le 23 mars 2013
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Langue Français

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1Très cher marquis, En ces temps difficiles, je m'octroie l'unique plaisir de vous écrire cette lettre afin de vous montrer mon dévouement. Que le contrat oral soit signé de mon sang, je suis a vous, unique créature que vous daignez éduquer dans le plus simple secret. J'aspire a être l'esclave de vos fantasmes, nuit et jour je serais vôtre, naturelle et nue a vos pieds. Que ma parole reste muette face a vos ordres indiscutables. Je suis votre femelle, votre chose indigne de vous Divin Marquis. Marquez mon corps de votre sceau, qu'a l'éternité je sois votre souffre douleur. Dans le plaisir et le sadisme, la punition et le masochisme. écartelez moi comme bon vous semblera. Privez moi d'eau et de nourriture aussi longtemps qu'il vous plaira, tant que je puisse satisfaire a toutes vos envies diaboliques. L'amour que je vous porte et scellé dans le sang qui se déverse a vos pieds. Chienne de votre perversité, je ne broncherais mots quant a vos demandes aussi exigeantes et humiliantes soient-elles. Mon âme est vôtre Divin Marquis, mon corps est votre jouet. Que cette lettre devienne punition. Enragez Maître de mon insolence. Punissez mon initiative de vous écrire au grand jour. Je serais votre, à jamais.
Très cher Marquis, J'en ai le souffle coupé,les yeux émerveillés, votre puissance me tétanise, la peur me gagne dans tout le corps, je frissonne. Qu'avez-vous donc fait de moi? Un vulgaire objet? Une chose à vos pieds qui sans cesse vous admire dans la peur et le plaisir le plus secret de savoir que vous pouvez punir quand bon vous semblera. Je n'ai mots à dire. Je vous aime. J'aime cette force en vous, cette terreur en moi. Maître de mon âme, je suis la pureté que vous avez vaillamment souillée, roulée dans le vice. Ô Seigneur, quelle douleur exaltante. Je jouis de mon sang qui coule le long de mes bras, mes jambes. Les larmes mélangées a ce rouge intense, preuve de mon amour pour vous. Frappez moi encore Divin Maître. Faites naître en moi la souffrance. Je vous appartiens. A jamais je serais l'objet sur lequel vous pourrez décharner votre rage, votre haine de n'être point écouté. Si je pouvais ramper a vos côtés toutes la journée, des heures durant, je le ferais. Mais je suis votre secret, votre vice qui ne doit pas se dévoiler. J'aime ce jeu et regarder ces gens qui ne savent rien, qui ne connaissent pas mes punitions si bonnes. Emprisonnez moi comme vous avez emprisonné mon âme. Je ne suis qu'une bête a vos pieds, mi-humain mi-animal. Laissez moi me prosternez devant vous et tout le monde, que chacun voit votre grandeur. Maître, je suis la chose de vos désirs et de vos fantasmes. Dressez moi, que chaque jour je sois votre. Que je puisse dormir a vos pieds, exécutez toutes vos demandes. Le supplice de vous savoir près d'elle est grand. C'est la pire des tortures que vous m'infligez Mon cher amant. Bâillonnez moi, coupez moi la langue, un jour elle saura nos jeux, même si je dois en payer le prix. Je ne peux accepter de mourir tous les soirs en vous sachant dans son lit. Infâmes que vous êtes de me laisser assister a ce spectacle. Je la vois morte, a chaque matin quand je vous retrouve mais tel le phoenix elle renaît de ses cendres le soir quand vous l'appelez "mon amour". Brisez moi le coeur etle corps mais que cela soit pour vous et non une autre. J'écris de colère et de rage de ne point supporter ces instants ou vous vous éloignez de moi. La passion me dévore a votre encontre. Mais la mort m'appelle loin de vous. Pour ne plus avoir a supporter cette torture infâme et inhumaine que de vous voir avec celle qui ne vous aime plus. si dans l'instant où cette lettre vous parviens mon aimé, vous ne prennez pas une décision de vous enfuir avec moi et de me faire payer mon audace de vous ecrire ces mots, de vous ouvrir mon coeur, alors je ne serais plus. L'esclave s'éteindra la corde au coup. Que la mort est bonne, mais vous Divin, vous êtes ma vie. Je vous offre mon destin sur ce bout de parchemin. A vous de choisir Marquis, la voie qui vous plaira le plus. Votre chose bien aimée. X.
Très cher Marquis, La solitude loin de vous me gagne, chaque jour est une douleur plus vive que la précédente. Ici, je me languis de vous. Le vide s'installe autour de moi. Le froid est partout et gagne mon corps. Je me sens perdue au milieu des couloirs sombres de votre château. M'abandonnée ainsi est un calvaire de chaque minute. Mon coeur est en suspens aux moindres grincements d'escaliers. J'attends votre retour avec tant d'impatience que plus rien n'occupe mes pensées que votre présence passé auprès de moi. Souvenez-vous très cher Marquis, de cette punition que jadis vous m'aviez offerte pour vous avoir attendu deux longues semaines en ce même endroit. L'étranglement est si bon quand il vient de votre main. La sentence est une jouissance exaltante quand elle provient de vos envies perverses. J'aime voir mon sang couler et j'aime savoir que cela provient de vos gestes brutaux. Ma voix qui hurle et résonne dans tout le château me frissonne le corps. vous voir si beau, si grand et si sombre, a m'infligez vos ordres est pour moi un orgasme unique. écartelée moi Divin, que je sois encore une fois vôtre objet. Vous êtes ma drogue, mon opium et
mon absinthe. Loin de vous, je meurs. Surtout quand je n'ai aucun ordre de votre pars pendant deux mois. Ne me dîtes pas qu'ils vous retiennent a vos affaires. Le supplice serait grand et mortel pour moi si l'on vous garde encore loin de mon âme en dérive. Revenez Maître et mettez-vous en colère de cette lettre qui vous parvient. Je ne puis attendre plus longtemps, mes veines m'appellent a les cisailler car je pense que vous m'avez oublié. Les bras d'une autre ont dû s'ouvrir sur votre passage. Quel gâchis. Je me pensais unique objet, passion perverse. Le rêve est bien trop beau et trop bon pour une chose telle que moi. Donnez moi de vos nouvelles Divin, que je sache si la mort doit me rejoindre en vôtre château dans les jours a suivre. Votre objet soumise jusqu'à la mort. X.
Cher Marquis, J'exécute vos ordres avec soin m'humiliant devant tous selon votre divine volonté. Je m'offre à eux comme un trésor dont ils ne méritent même pas un regard. Mais c'est là votre choix mon amour, votre vice est tel que me voir au milieu de ces hommes sans rien pour me défendre, crée en vous un désir de rage et de jalousie qui me frappe au plus haut point, au sens propre comme figuré. Vous m'avez demandé dans votre dernière lettre, de vous compter ma nouvelle expérience. J'ai bien peur que cela vous enrage plus. Mais je vous suis aveuglement. Reconnaissante de faire de moi une personne parfaite a vos yeux que vous pourrez aimer dans la torture autant psychologique que physique. Comme vous le savez depuis maintenant 6mois, je suis à vous, je suis votre ombre qui jamais ne vous trahira même les soirs sans lune. Voilà cher amour comment cela a commencé: J'étais partie prendre le thé chez mon amie, thé ennuyant à oeuvre caritative de fausses bigotes. Comme ce monde est hypocrite mon amour, soyez louez d'en être épargné. Mon obligation d'y assister est un calvaire parmi ces femmes-serpents. En rentrant de cette après-midi interminable, je l'ai croisé. Il était là, calepin de savant a la main et attendait je ne sais quoi dans cette ruelle étroite. L'air inspiré, cheveux noir de geai surmonté d'un haut de forme. Distingué et l'air fort aimable. Je fis arrêter la calèche. Je ne sais ce qui me pris quand je l'ai vu, mais j'ai su, comme vous avez dû savoir pour moi mon cher maître. Je me suis précipitée a sa rencontre lui proposant de l'amener ou bon lui voudra. Il dû me prendre pour folle au vu du regard qu'il me lança. Mais sans mot, il me suivi. J'avais la laisse dans la main. Est-ce si simple mon maître? Il était beau, frêle dans sa tenue que je remarqua trop grande pour lui. Sans mot, la calèche repris son chemin. Je ne sais pourquoi, comment, on arriva a ma demeure avec ce jeune homme toujours a mes côtés. Je me sentais excitée, exaltée, enivrée! Je l'amenas fière et visage neutre, en silence, jusqu'à ses appartements. Je lui offris une tenue plus adaptée a sa taille d'enfant a peine sorti du nid. Je ne suis pas sûre qu'il soit de Paris. Je me demandais même s'il parlait français. L'heure du souper arriva. Je demanda a Marthe de mettre une assiette et une gamelle. Je voulais tenter le tout pour le tout. Trop hâte de savoir que j'allais enfin vous satisfaire. La peur me pris un instant, je m'affola en attendant le souper tourna en rond dans le bureau, jurant que je ne pouvais pas. Mais je le fis, pour vous car votre passion me dévore chaque jour. J'espère vous voir plus vite ainsi, en ayant exécuté votre ordre le plus docilement possible, avec tout le coeur que je puis mettre dans cet ouvrage. Il arriva enfin alors que je m'étais installée face a l'assiette. On se regarda longuement, analysant l'autre au fond des yeux. La soupe arriva, mon coeur s'emballait en le voyant chercher en vain une petite cuiller. Il paraissait ne jamais avoir manger a sa faim. Pauvre créature abandonnée là, sur son trottoir de Paris. Peut-être faisait-il la catin des temps modernes. Je commençais a le haïr, a le passionner, je me fis peur. Il me regarda, l'oeil interrogateur, je ne bougea point. Crispée, dans l'attente de sa réaction. Il décocha au bout d'un certains moment, un petit sourire. Se leva. Ma peur s'accéléra, mon coeur allait sortir de ma poitrine. J'étais déchirée, je pensais avoir échoué. Mais soudain sans cesser de me regarder comme pour garder en tête une image de moi bien précise, il pris sa gamelle, doucement avança jusqu'à moi sans renverser une seule goutte de soupe brûlante. Je le fixais tétanisée. il me regarda juste devant moi le visage presque collé au mien, la gamelle entre nous. Je ne voulais pas être brûlée par lui il n'en avait pas le droit. Mais a ma grande surprise, il se baissa, se mit a quatre patte a mes pieds et lécha la soupe bouillante dans la gamelle. Je me rassis, tremblante, tout se mélangeait en moi. J'aimais, je détestais, et je pensais a vous. Vous qui serez fier de moi. Alors je mangea ma soupe avec le sourire. Le dîner terminé, ces émotions trop forte pour moi, je l'enferma a double tour dans ses appartements. Marquis, noble et cher marquis, offrez moi un peu de votre puissance pour vous conter la suite de ce mois trépidant. J'espère que vous serez fière de moi. J'ose espérer que vous accepterez de le voir, de me voir le soumettre et me soumettre ensuite a vous. Je suis vos conseils et vos précepte a la lettre. Je le prive de tout sauf de moi. qu'il devienne dépendant de moi. Je suis son opium, son absinthe retrouvée. Il ne dit pour l'instant. dois-je lui ordonner de parler ? je ne sais pas. Ses yeux m'intimide encore un peu. Je me sens par moment trop faible, et je l'oubli
pendant deux jours dans ses appartement. Je crois que Marthe a pitié de lui et lui apporte a manger en douce le soir. Mais je m'en fiche pour l'instant. Je voudrais de vos conseils, être plus forte. Comment faites-vous pour ne point avoir pitié? Mon amour, je ne suis pas aussi impitoyable que vous. Vous écartez mes cuisses sans un tremblement d'hésitation. Souvenez-vous mon cher maître, le jour de notre rencontre chez notre ami commun de Bourgogne où vous logez actuellement pour un séjour d'affaires. Souvenez-vous que je lui étais promise et que vous m'avez arraché de lui comme un malpropre sans pitié. Vous m'avez arraché ma robe et mon corsage juste devant lui. Et moi, je disais rien, la peur l'excitation, quelle jouissance quand j'y repense, d'avoir la chance de vous avoir rencontré. Merci mon bon Seigneur de m'avoir arraché des griffes de ce Duc hideux. Votre visage restait neutre fasse a mon corps dévoilé ainsi a l'assistance. Vous m'aviez laissé nue et pleurante pendant un moment qui me parut une éternité. Puis me couvrant de votre manteau vous m'avez soulevé brusquement arraché du sol et m'avez apporté dans vos appartements. Personne a ce moment là n'a osé bougé ni même broncher. vous êtes le maître de tous. Mais moi mon amour, je n'ai pas cette force qui vous transperce de part en part. Je n'ai pas l'imposante carrure que vous possédez. J'ai fais de mon mieux, avec mon coeur et en suivant vos manières et vos sanctions a la lettre. Reproduisant sur cette distraction ce que vous m'avez faire subir jusqu'à présent. Ainsi Marquis, Mon amour, voici la suite de ce mois: Un jour où la culpabilité m'envahissait, je voulu rendre sa liberté a cette homme que j'avais arraché de son trottoir. Ouvrant la porte de ses appartements et laissant la demeure ouverte de toute part, je partie une journée entière en ville pour préparer votre retour. Je voulais un festin grandiose en votre honneur. Quand je revins le soir, l'heure du souper ayant passer depuis longtemps, je regagnas mes appartements, harassée par cette journée d'achats sans même me soucié de ce que je m'étais promise ce matin même. Le lendemain matin, Je me réveilla en sursaut, les larmes aux yeux je couru vers les appartements de ce jeune homme frêle. Il étais là, assis par terre devant la porte. Quand il me vit, ses yeux s'animèrent d'une flamme passionnée qui me transperça de toute part. Je le releva par le col et lui mis une claque sur la joue gauche. Une autre résonna plus fort sur la droite, et ainsi de suite, je me suis mise a le battre, sans mots, les larmes de joies coulaient sur mes joues car il n'était pas parti. Quand j'eu fini de pleurer, je m'arrêta net, et découvris que le linge qu'il portait a son entre jambe était gonflé et mouillé. Il avait jouit de mes claques. C'est là que ce scella le commencement de sa soumission. Les jours passèrent et je devins de plus en plus sévère. Je pris mes marques, mes aises, et le punissais quand bon me semblait. Il avait quitté ses appartements et dormait au pieds de mon lit. De nôtre lit où vous m'avez tant de fois torturé jusqu'à l'évanouissement. Je ne suis pas aussi sévère avec lui que vous l'êtes avec moi. Mais ses punitions sont plus humiliantes que les miennes. J'apprécie particulièrement le fait qu'il me lèche les pieds chaque soir avant que j'aille rejoindre ma couche. aussi maintenant, je marche pied nu toute la journée, dehors et dedans. Je lui autorisa une sortie en ville pendant deux heures car je recevais une amie qui venait visiter la demeure en vue de construire la sienne. Quand il revint, il avait des achats. Je ne sais pas d'où venait cet argent et je m'en fichais royalement. Il pris une ceinture en cuir avec un nom noté dessus "ISEL", une cravache de cavalier noire toujours avec cette inscription "ISEL". Il s'agenouilla face a moi et me les offrit. Aussi je compris, qu'il accepterait tous les traitements que je voudrais lui infliger. Mon amour, je ne sais si son comportement de soumis est normal, la rapidité de sa soumission m'effraie, éclairez moi mon Maître, donnez moi des pistes pour desceller se menteur. Et revenez moi vite, que vous me donniez des ordres pour l'éduquer. Est-ce vous qui me l'avez offert mon Maître? Avez-vous provoqué notre rencontre? Je remercie en tout cas la personne qui l'a mis sur mon chemin. Mais mon imagination a des failles, je ne sais plus comment le punir que ça soit pire que la fois d'avant. Revenez vite mon Maître que je puisse avec vous, avec votre force punir ce jeune esclave. J'ai hâte de vous voir, d'être a vos pieds, d'être a vous simplement, sur cette machine de torture étirant chacun de mes membres d'un coté opposé a l'autre et vous imposant comme l'Everest, inatteignable comme un mont gigantesque vous puissant et colossal, entrant votre pic d'un seul mouvement, Froid dur, long qui ouvre mes entrailles et me fais hurler. Saignez moi de votre dague empoisonnée, rentrez en moi ces objets infâme, soyez le diable face a l'ange torturé. Je vous supplie a plat ventre de me revenir le plus vite Seigneur de mes ténèbres. Votre X.
Mon très cher ami, Mon cher marquis, comme ses mots sont doux et si froid à mon oreille dès à présent. Mon sang se glace rien que de penser à vous maintenant. Je suis détachée, libérée, en sursis. Ancienne prisonnière, je vous écris loin de mon donjon de douleur dans cette maison qui m'a tant manqué. Lisez bien, appréciez les mots, chacune des lettres, car cela vous fera autant de mal que de bien. Je l'espère. Je vous dévoile ici mon plan, mon âme, ma haine, ma revanche et mon nouveau plaisir trouvé grâce à vous, destructeur de tout esprit. Je
m'en vais vous parler de Lui. Lui que vous connaissez, que j'ai pas besoin de présenter. Car même loin, vous savez tout de ma vie et gardez un doigt dessus. Doigt de privilège que petit à petit je vous retirerais pour vous le mettre dans le plusprofond et le plus obscur endroit de votre corps. Sachez le bien, imprégnez vous bien de cette lettre et n'oubliez jamais mes mots. Je m'en vais donc vous parlez de Lui sans plus attendre. Il me fait l'amour tel un chevalier apprivoisant sa jument. Que chaque instant soit doute de perdre la bataille. Batifolant comme l'éphémère, il ne gagnera mon coeur qu'en sacrifiant sa vie à mes pieds. J'aime à m'imaginer ce mâle sans plus aucune virilité. Privé de l'envie de rébellion. Sur le fil de sa vie, je tisserai ma toile, araignée cruelle et sans pitié, il sera mien je vous le dis. Vous me l'avez quémandé si souvent de faire souffrir ce bel inconnu aux cheveux blond, en votre nom Marquis. Sa façon de bouger ses hanches est incroyable. Vous me l'avez bien choisis. Il me plaît dans ses allures "vieux jeux" du romantisme. Toujours serviable, toujours souriant quand il me voit. Il me croit ange, je ne suis que maudite et malveillante envers lui. Et il aime ça. Ce lot de consolation ne me fait pourtant pas oublier votre abandon envers moi. Echanger mon collier contre ce fouet. Je vous serait à jamais soumise. Vous le savez. Tout comme vous aviez prévu que je rejetterai ma rage sur d'autres. Ils sont esclaves de votre fuite. Lui, ceux qui ont subis avant, tous sont créations de votre lâcheté que je ne comprends pas. Un jour je vous le promet, ce sera moi qui vous soumettrai à mes désirs. A votre tour de devenir pantin. Marionnette de mes moindres envies. La roue changera d'esclave. Vous serez mien et je vous couperai la vie mon cher Marquis de Sade. Mon amour de dévotion. Vous me supplierez, à votre tour, d'arrêter ses souffrances. Votre fils viendra à moi, je vous le dis, pour que vous veniez prendre sa place sur cette chaise électrique. Je serai à ce moment, seule juge de votre unique punition. Le libertinage est mauvais. Je suis bien pire que ça. Détruite, violée de part en part par vos soins, j'aurai ma revanche soyez-en certains. En attendant, je vais vous dire ce que vous voulez tant savoir. Car cela vous fait bander. Gonflez dont votre verge, unique intelligence de votre corps. Les lignes suivant seront les dernières exaltations que je vous offrirai. Il n'est point noble de vous faire attendre plus longtemps. e ne vais pas vous conter notre rencontre, vous la connaissez déjà si bien, mais le moment charnière de cette relation destructrice. Le jour où j'ai trouvé mon nom de maîtresse. Il m'est apparu comme une évidence de le priver de tout. Proche de la mort, souffrant du manque d'eau. La faim. Je le voyais baver devant mon souper sans mots dire. Et sans me maudire. Ce pauvre con était amoureux à en perdre raison de mes chastes punition envers lui. Je venais de recevoir une lettre de votre part. Vous savez laquelle, vous avez longuement réfléchis à me le dire ou me l'écrire. Vous avez préféré ne pas confronter mon regard ce jour là. J'étais dans une colère noire toute l'après-midi. J'avais donc bien pris soin de ne point aller le voir dans sa cave cet animal soumis à mes crises perverses. Et le soir, à le voir là, assis à mes pieds comme tous les soirs depuis notre rencontre, je n'en pouvais plus. La crise vint. Je me suis levée et j'ai renversé mon souper sur lui. Brûlant. Je me suis précipité vers le feu, et je pris le sceau de ma famille. J'ai marqué son cul au fer rouge. Il pleurait, le coeur à nu marqué a vie de mon monde noir. Comme un cadeau de bienvenue. Elle chialait ma blondasse au cul rouge. Morvé des pieds à la tête. Dégoulinant de ce liquide visqueux. Je l'intima de lécher la soupe par terre car il ne fallait rien gâcher. La rage montait en moi, je bouillonnait. Je ne voyais plus rien de ce que je faisais, mais je le faisais. J'ai pris une chaise et je l'ai envoyé valsé sur son dos. Il tomba à terre. En le prenant par les cheveux je le traîna jusque sur la table ou les claques fusaient et raisonnaient dans le salon d'hiver. Je ne pouvais m'arrêter. Encore, encore, encore! Et je criais votre nom misérable. en lui griffant les joues par votre unique faute. Le sang coulait a flot. Il était proche de Lancou, c'était sur. J'aurais dû m'arrêter mais je ne pu. Alors que je l'envoyais a terre pour lui violer sa vierge auréolé de noire avec un pied de la chaise, je regardais ce bout pointu, crée par la brisure. je le retourna face à moi et vis ses yeux emplis de peur. Je n'avais que faire de ses supplices. Et d'un coup sec, un bruit se fit entendre, le dernier. Soulagée, je suis remontée dans ma chambre. La nuit fût douce. Plus douce que celles précédentes. Ainsi, dans mon salon, gisait le corps d'un ange empalé de rage dans le coeur et l'anus. Son dernier souffle offert à l'enfer. Moi. Dinistrio. Reine de toutes choses. Opposée de la Création. Je serais toujours présente. Voilà, très cher Marquis, la fin d'une époque que vous avez connu. Vous avez crée ces choses. Cette chose surtout. Assumez vos actes. Dinistrio.
Cher Marquis, En cette nuit d'hiver où je n'arrive point à fermer l'oeil, je prends ma plume et mon encre pour vous écrire encore. Les journées sont courtes et les nuits tellement longues que j'ai décidé de me recueillir auprès de vous. Comme une bigote avouant ses pêchés de chairs au parloir de son maître spirituel. Je ne crois plus en Dieu. Je ne crois plus en vous. Maintenant est l'heure de ma rédemption. Sans rien oublier, je vous le dis. Pas à pas. Je me retrouve cependant avec cette trace persistante laissée par vous. Elle scelle ma vie passé à vos pieds. La fin d'une histoire. Il nous reste en souvenirs ces jeux infâmes. Diaboliques. Ces moments où vous m'avez écartelé avec la passion d'un masochiste.
Vampire avide de voir mon sang couler dans vos mains. Léchant les blessures tel Lucifer. Avalant mes larmes comme de l'eau bénite. Sans aucune honte, sans gêne de me voir plier sous la douleur. Durant six années ma peau a été brûlée, tiraillée, par ses liens. Mon âme souillée à jamais perdue dans l'enfer. Cher Marquis, Cher Démon. vous m'avez eu. Vendue au Diable. Vous ne m'aurez plus. Riez, en lisant cela. Mais apprenez, cher ami, qu'à votre dernière visite, je vous ai dérobé ce lien précieux qui m'attachait à vous. Je ne vous appartiens plus désormais. Vous doutez? Fouillez donc votre corps, vos vestons et autres habits. Le seul but que j'ai eu en vous invitant dans ma maison de campagne était celui-ci: m'accaparer du Contrat signé de mon sang; "Je jure au Marquis de Sade de n'être jamais qu'à lui...". Cette promesse n'est plus. Quelle grandiose erreur avez-vous commise ici! Par cupidité vous l'avez toujours gardé sur vous. Que votre fierté fasse tomber ce masque! Vous n'êtes qu'un loup. Un loup de Venise orné de mille préciosité qui s'efface avec le temps. J'ai dans mes mains votre faille. Le Contrat détruit, je n'en suis pas restée là. Vous l'imaginez bien. Je ne me suffis plus d'une simple victoire. Vous m'avez appris a vouloir plus. A exiger toujours et encore plus. C'est ce qui, à vos yeux fait la supériorité d'un être. Savez-vous maintenant, ce que je vous ai pris? Désirez-vous un indice? Cela est rouge, chaud et doux. elle s'ouvre par caprice de plaire. Elle aime les regards, la lumière. Cherchez donc Mon ami. Je vous conterais une histoire dans ma prochaine lettre. intéressez vous bien à elle, elle pourrait vous plaire. Votre Ancienne X.
Cher Marquis, Je n'attendrais pas votre réponse. L'impatience de vous anéantir me guette. Aussi je vais vous le dire, lentement. Lors d'une soirée mondaine où vous étiez présent, je vous espionnais, cachée. Loin de vous, mais toujours présent, épiant le moindre geste, les regards et les discutions dont vous faisiez part à ces bourgeoises sans jugeote. Vous l'aviez vu comme moi. Fleur de la nuit glissant sur le parquet. Sans aucun bruit. Discrète, elle était là, se tenant toujours à l'écart. Vous gardant auprès de mon oeil, je l'analysais de part en part. Si belle. Si frêle. Si désirable. Et c'est dans ce cou que je la vis. Cette marque qui maintenant me fait horreur. Malgré le sautoir de perle nacré qui pendait à son cou, je reconnue cette trace. Votre sceau. Cela me déchira le coeur en deux. La haute trahison prônait devant mes yeux. Se baladant fièrement telle une catin. Se sceau lui fit perdre tout son charme à cette beauté florale. Mais néanmoins, reprenant le contrôle de mon esprit imbibé de vengeance, je su. Ma revanche était trouvée. Durant cette nuit, alors qu'elle se retirait, fuyant cette orgie dont vous étiez une fois de plus le maître, je la suivis. Elle devait rentré chez elle sans faire appel à un cocher. Traversant les ruelles sombres, elle se croyait seule. Mais je n'étais pas l'unique personne qui convoitait cette belle plante tropicale. Espèce rare, si gracieuse et diabolique dans sa démarche à faire tomber tous les hommes de Paris. Et les hommes cette nuit là tombèrent. Ils étaient trois, cherchant l'or précieux sous cette robe rouge sang qui lui allait à merveille. Bande de hyènes affamées se jetant sur la pitance. Mauvais choix mes amis. Vous avez jeté votre dévolu sur ma proie. Cela ne sera pas votre festin ce soir. La louve qui sommeillait en moi depuis de nombreuses années resurgit de l'ombre, écrasant ces messieurs habillé de loques. Pauvres merdes qu'ils étaient, pauvres merdes ils resteront. Le sort n'a pas décidé que cette nuit serait leur bonne fortune. D'un coup de talon le premier à genou contre le pavé hurla à la lune son désespoir d'avoir trouver plus fort que lui. Le deuxième, un coup dans le plexus, s'allongea dans sa douleur. Le troisième, devenu borgne par mes soins, se mis a rouler dans son sang criant tous les petits noms d'oiseaux que jadis vous adoriez. Un à un, je les déshabillais fabricant de leur loque une robe de fortune pour ma douce fleur retrouvée nue. Ce coup monté, et ingénieux était juste la machination pour qu'elle tombe dans mes bras petit à petit.En lui proposant de venir chez moi prendre un thé et mettre une tenue plus décente pour une dame, elle se mit à m'accrocher le bras, comme si elle avait peur du vide, ou d'être loin de moi à présent. Arrivées dans mes appartements, mon esclave nous apporta du thé et elle se mit à me raconter son histoire de jeune pucelle des champs. quelle ennuyeuse fleur elle était donc ce soir là! Mais c'est alors qu'elle se mit à parler d'une chose plus intéressante pour mon oreille. Vous. Mais vous connaissez déjà toute l'histoire mon cher ami. Votre rencontre lors de ce bal de charité. Votre dévolu jeté sur cette pucelle blonde et aussi Vierge que la Sainte Marie. Quelle pathétique histoire! Vous avez dû vous plier en quatre juste pour une âme sans importance. Vous êtes très cher, descendu bien bas dans mon estime en cette nuit de conte. Plus elle parlait de vous, cette petite idiote au parfum de rose, plus je voyais en elle cette envie d'être frappée et battue à fleur de peau. Son regard en devenait presque indécent tellement elle attendait ce moment là. Elle vous à juré fidélité, elle me l'a dit. Mais comme toutes les femmes, elle n'a pu tenir sa promesse. La vierge dévergondée, à fini pour la première nuit chez moi dans le lit de mon esclave. Je les ai vu ensemble, batifoler comme un papillon autour du Lys royal. L'un perdra ses ailes, l'autre ses pétales. Mais la patience est une vertu que j'ai appris pour ce genre d'affaire, à garder auprès de moi. Le lendemain, au souper, je la vis arrivé les bras charger de paquets. Elle m'annonça sans tremblement qu'elle savait qui j'étais. Ma réputation était-elle faite grâce à vous? J'en doute. Ouvrant ses paquets un par un comme si elle
effeuille-tait une nonne, religieusement, avec dans ce regard la même perversité que la veille. Découvrant ainsi son nouveau trésor, faisant de moi sa nouvelle raison de vivre. En sauvant sa vie, et son trésor fait de miel, elle se résolue au fait que je sois désormais détentrice d'une redevance de sa part. Et elle n'a rien trouvé de mieux que de s'offrir à l'enfer! Quelle joie, aussi délectable que le nectar divin. Votre soumise à mes pieds, léchant chaque partie de mon corps en adulant mon nom! Votre sceau n'est plus. Votre sceau est mien. Chacune de vos tentatives d'avoir une esclave a vos pieds sera vaines. Mon coquelicot connait tout de vos nouvelles habitudes. Et ensemble, nous vous traquerons. Je me suis surprise à l'aimer, tel mon égal. Ma force face à vous n'était rien. Sa force face à vous était faible. Mais prenez garde, car même si la rose est magnifique, elle en a pas moins ses épines tourné sur vous. Vous anéantir est le nectar de nos vies. Notre rencontre est indestructible. Elle m'a voué serment devant le diable, je l'ai accepté comme l'enfant que vous avez tué dans mon ventre. Elle à mes pieds, subissant la moindre horreur dans l'unique idée de se venger de vous. A deux, nous aurons notre harem, et vous, vous finirez seul. La partie n'est pas terminée. Votre Ancienne X.

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