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Madame Bovary

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244 pages
The Project Gutenberg EBook of Madame Bovary, by Gustave FlaubertThis eBook is for the use of anyone anywhere at no cost and withalmost no restrictions whatsoever. You may copy it, give it away orre-use it under the terms of the Project Gutenberg License includedwith this eBook or online at www.gutenberg.netTitle: Madame BovaryAuthor: Gustave FlaubertRelease Date: November 26, 2004 [EBook #14155]Language: FrenchCharacter set encoding: ISO-8859-1*** START OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK MADAME BOVARY ***Produced by Ebooks libres et gratuits at http://www.ebooksgratuits.comGustave FlaubertMADAME BOVARY(1857)Table des mati res �PREMI�RE PARTIEIIIIIIIVVVIVIIVIIIIXDEUXI ME PARTIE�IIIIIIIVVVIVIIVIIIIXXXIXIIXIIIXIVXVTROISI ME PARTIE�IIIIIIIVVVIVIIVIIIIXXXI� Marie-Antoine-Jules SenardMEMBRE DU BARREAU DE PARIS EX-PRESIDENT DE L ASSEMBL� E NATIONALE �ET ANCIEN MINISTRE DE L INT� RIEUR �Cher et illustre ami,Permettez-moi d inscrire votre nom en t te de ce livre et au-� �dessus m me de sa d dicace; car c� est vous, surtout, que j� en � � �dois la publication. En passant par votre magnifique plaidoirie,mon oeuvre a acquis pour moi-m me comme une autorit impr vue. � � �Acceptez donc ici l hommage de ma gratitude, qui, si grande �qu�elle puisse tre, ne sera jamais la hauteur de votre� ��loquence et de votre d vouement. �GUSTAVE FLAUBERTParis, 12 avril 1857� Louis BouilhetPREMI�RE PARTIEINous tions � l tude, quand ...
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The Project Gutenberg EBook of Madame Bovary, by Gustave Flaubert This eBook is for the use of anyone anywhere at no cost and with almost no restrictions whatsoever. You may copy it, give it away or re-use it under the terms of the Project Gutenberg License included with this eBook or online at www.gutenberg.net Title: Madame Bovary Author: Gustave Flaubert Release Date: November 26, 2004 [EBook #14155] Language: French Character set encoding: ISO-8859-1 *** START OF THIS PROJECT GUTENBERG EBOOK MADAME BOVARY *** Produced by Ebooks libres et gratuits at http://www.ebooksgratuits.com Gustave Flaubert MADAME BOVARY (1857) Table des mati res � PREMI�RE PARTIE I II III IV V VI VII VIII IX DEUXI ME PARTIE� I II III IV V VI VII VIII IX X XI XII XIII XIV XV TROISI ME PARTIE� I II III IV V VI VII VIII IX X XI � Marie-Antoine-Jules Senard MEMBRE DU BARREAU DE PARIS EX-PRESIDENT DE L ASSEMBL� E NATIONALE � ET ANCIEN MINISTRE DE L INT� RIEUR � Cher et illustre ami, Permettez-moi d inscrire votre nom en t te de ce livre et au-� � dessus m me de sa d dicace; car c� est vous, surtout, que j� en � � � dois la publication. En passant par votre magnifique plaidoirie, mon oeuvre a acquis pour moi-m me comme une autorit impr vue. � � � Acceptez donc ici l hommage de ma gratitude, qui, si grande � qu�elle puisse tre, ne sera jamais la hauteur de votre� � �loquence et de votre d vouement. � GUSTAVE FLAUBERT Paris, 12 avril 1857 � Louis Bouilhet PREMI�RE PARTIE I Nous tions � l tude, quand le Proviseur entra, suivi d� �� un � nouveau habill en bourgeois et d un gar on de classe qui portait� � � un grand pupitre. Ceux qui dormaient se r veill rent, et chacun se � � leva comme surpris dans son travail. Le Proviseur nous fit signe de nous rasseoir; puis, se tournant vers le ma tre d tudes: � �� -- Monsieur Roger, lui dit-il demi-voix, voici un l ve que je � � � vous recommande, il entre en cinqui me. Si son travail et sa � conduite sont m ritoires, il passera dans les grands, o l �appelle � � son ge.� Rest dans l� angle, derri re la porte, si bien qu� on l apercevait � � � � peine, le nouveau tait un gars de la campagne, d une quinzaine � � d�ann�es environ, et plus haut de taille qu aucun de nous tous. Il � avait les cheveux coup s droit sur le front, comme un chantre de � village, l air raisonnable et fort embarrass . Quoiqu� il ne f t � � � pas large des paules, son habit-veste de drap vert � boutons � noirs devait le g ner aux entournures et laissait voir, par la � fente des parements, des poignets rouges habitu s tre nus. Ses � � � jambes, en bas bleus, sortaient d un. pantalon jaun tre tr s tir � � � � par les bretelles. Il tait chauss de souliers forts, mal cir s, � � � garnis de clous. On commen a la r citation des le�ons. Il les �couta de toutes ses � � oreilles, attentif comme au sermon, n osant m me croiser les � � cuisses, ni s appuyer sur le coude, et, � deux heures, quand la � cloche sonna, le ma tre d tudes fut oblig de l avertir, pour� �� � � qu�il se m t avec nous dans les rangs. � Nous avions l habitude, en entrant en classe, de jeter nos� casquettes par terre, afin d avoir ensuite nos mains plus libres; � il fallait, d s le seuil de la porte, les lancer sous le banc, de � fa�on frapper contre la muraille en faisant beaucoup de� poussi�re; c �tait l� le genre. � Mais, soit qu il n e t pas remarqu� cette manoeuvre ou qu�il n�eut � � � os� s �y soumettre, la pri re tait finie que le nouveau tenait � � encore sa casquette sur ses deux genoux. C tait une de ces �� coiffures d ordre composite, o l on retrouve les � l ments du � � � � bonnet poil, du chapska, du chapeau rond, de la casquette de� loutre et du bonnet de coton, une de ces pauvres choses, enfin, dont la laideur muette a des profondeurs d expression comme le � visage d un imb cile. Ovo�de et renfl e de baleines, elle � � � commen�ait par trois boudins circulaires; puis s alternaient, � s�par�s par une bande rouge, des losanges de velours et de poils de lapin; venait ensuite une fa on de sac qui se terminait par un � polygone cartonn , couvert d une broderie en soutache compliqu e, � � � et d o� pendait, au bout d� un long cordon trop mince, un petit � croisillon de fils d or, en mani re de gland. Elle tait neuve; la� � � visi�re brillait. -- Levez-vous, dit le professeur. Il se leva; sa casquette tomba. Toute la classe se mit rire. � Il se baissa pour la reprendre. Un voisin la fit tomber d un coup � de coude, il la ramassa encore une fois. -- D�barrassez-vous donc de votre casque, dit le professeur, qui �tait un homme d esprit. � Il y eut un rire clatant des coliers qui d contenan� a le pauvre � � � gar�on, si bien qu il ne savait s il fallait garder sa casquette � � � la main, la laisser par terre ou la mettre sur sa t te. Il se � rassit et la posa sur ses genoux. -- Levez-vous, reprit le professeur, et dites-moi votre nom. Le nouveau articula, d une voix bredouillante, un nom � inintelligible. -- R�p�tez! Le m me bredouillement de syllabes se fit entendre, couvert par� les hu es de la classe.� -- Plus haut! cria le ma tre, plus haut! � Le nouveau, prenant alors une r solution extr me, ouvrit une � � bouche d mesur�e et lan a � pleins poumons, comme pour appeler � � quelqu�un, ce mot: Charbovari. Ce fut un vacarme qui s lan a d un bond, monta en crescendo, avec�� � � des clats de voix aigus (on hurlait, on aboyait, on tr� pignait, � on r p�tait: Charbovari! Charbovari!), puis qui roula en notes� isol�es, se calmant grand-peine, et parfois qui reprenait tout � � coup sur la ligne d un banc o saillissait encore et l , comme� � �� � un p tard mal � teint, quelque rire touff � . � � Cependant, sous la pluie des pensums, l ordre peu peu se � � r�tablit dans la classe, et le professeur, parvenu saisir le nom � de Charles Bovary, se l tant fait dicter, peler et relire, �� � commanda tout de suite au pauvre diable d aller s asseoir sur le � � banc de paresse, au pied de la chaire. Il se mit en mouvement, mais, avant de partir, h sita. � -- Que cherchez-vous? demanda le professeur. -- Ma cas... fit timidement le nouveau, promenant autour de lui des regards inquiets. -- Cinq cents vers toute la classe! exclam d une voix furieuse,� � � arr�ta, comme le _Quos ego_, une bourrasque nouvelle. -- Restez donc tranquilles! continuait le professeur indign , et s essuyant �