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La chronique du médiateur
Le plaisir de savoir par Robert Solé
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La chronique du médiateur Le plaisir de savoir par Robert Solé LE MONDE | 25.12.04 Pour être lu, un journal doit être... lisible. C'est une réclamation fréquente dans le courrier des lecteurs duMonde. Mais que recouvre exactement le mot "lisibilité"? Une étude intéressante vient de lui être consacrée par le Comité national pour le développement de l'information (CNDI), qui réunit entre autres la Fédération nationale de la presse française (FNPF) et les principales écoles de journalisme (cndi@online.fr).
Il existe quatre niveaux de lisibilité, nous expliquent les auteurs de l'étude. Le premier, le plus évident, est de nature typographique : c'est la facilité à reconnaître les caractères. J'ai reçu à ce propos un appel au secours d'un abonné parisien, Jean-François Kesler :"Savez-vous que beaucoup de vos fidèles lecteurs sont obligés, la mort dans l'âme, de renoncer à la lecture duMonde,en raison des caractères de votre quotidien, petits et serrés ? Pour en êtreconvaincu, il vous suffit de consulter des ophtalmologues."
Sans attendre l'avis de la faculté, M. Kesler nous donne le choix entre deux solutions :"publier une seconde édition en gros caractères"ou "demander à vos rédacteurs d'être plus concis, ce qui permettrait d'utiliser des caractères moins petits".
La première solution me paraît difficilement réalisable. J'applaudis des deux mains, en revanche, à la concision, mais pas nécessairement dans le but de grossir les caractères. Ceux-ci, rappelons-le, ont été modifiés en janvier 1995 lors du changement de maquette. Le vieux Times, commun à de nombreux journaux, a été remplacé par une gamme spécialement conçue pourLe Monde: des caractères aux pleins et déliés atténués, sans empattement, à l'"œil" agrandi, plus lumineux et plus noir.
La lisibilité peut toujours être améliorée, mais elle ne se limite pas à la typographie. Le deuxième niveau, analysé par l'étude du CNDI, est celui du traitement des mots et de leur organisation :"la lisibilité lexico-syntaxique". Il rejoint le troisième niveau, qui est celui de