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Nous voici. Dans le ciel naît l'aurore nouvelle

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Description

Découvrez le poème "Nous voici. Dans le ciel naît l'aurore nouvelle" écrit par Charles VAN LERBERGHE. Ce poète de Belgique est né en 1861, mort en 1907. "Nous voici. Dans le ciel naît l'aurore nouvelle" de VAN LERBERGHE est un poème classique extrait de La chanson d'Eve. Vous avez besoin de ce poème pour vos cours ou alors pour votre propre plaisir ? Alors découvrez-le sur cette page. Le téléchargement de ce poème est gratuit et vous pourrez aussi l’imprimer.
En téléchargeant le PDF du poème de VAN LERBERGHE, vous pourrez faire une fiche ou bien vous évader grâce au vers de "Nous voici. Dans le ciel naît l'aurore nouvelle".

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Langue Français

Exrait

Nous voici. Dans le ciel naît l'aurore nouvelle

" Nous voici. Dans le ciel naît l'aurore nouvelle,
La mort s'efface, Enfant, et le malheur n'est plus,
A travers les airs bleus, de l'éclair de nos ailes,
En foule auprès de toi nous voici revenus.

Regardé, Ève divine, écarte tes mains pâles
De ton visage plus doux que l'aurore, vois,
Nous nous tenons comme une troupe triomphale,
Debout dans la lumière entre la Mort et toi.

La porte de l'exil du Paradis est close ;
Sur elle et sur son seuil, il flotte doucement
Un voile d'ailes blanches et de blanches roses ;
Tout l'air n'est qu'un parfum et la brise qu'un chant.

De cet oubli d'une heure il n'est rien qui s'étonne.
L'âme la plus heureuse est si lasse parfois !
Reviens. L'erreur était humaine ; Dieu pardonne.
Le Paradis entier t'attend comme autrefois.

En ton absence tout a gardé l'attitude
De l'immortel instant divin où tu passas ;
Tout rêve encor, les eaux, les bois, la solitude,
Le beau rêve que ta présence lui laissa.

C'est une amère paix que l'éternel silence,
Le sombre sommeil donne aux yeux à jamais clos ;
Chants et silence, ici, s'enlacent et la Danse
S'appuie, agile et blanche, au souriant Repos.

Et c'est la vie ! Elle est la volupté suprême
Du Paradis ; la terre en fleur où elle choit,
Se désaltère en elle, et le Rêve lui-même
A sa fontaine tend sa coupe d'or et boit.

Mais tu lèves les yeux et souris. Nos paroles
Vont se taire devant ta plus simple chanson,
Car revoici l'Eden. Dans les airs déjà vole
Le souffle qui l'annonce et son divin frisson.