Bodies

Bodies

-

Documents
4 pages
Lire
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Description

Ça faisait maintenant plusieurs heures que Mathilde était partie chercher des clopes. Putain mais qu’est-ce qu’elle fout encore ? Ça fait 2 plombes que je l’attends, j’ai la dalle moi maint’nant merde ! Bon allez, encore ¼ h et je commence à bouffer, d’autant que ça smell good sa becqu’tance à Math’. Ça pour sûr, y’a un paquet d’truc qu’elle pane pas ma princesse mais quand il s’agit d’me contenter l’estomac, ça elle s’la donne. Mais pour c'qui est du reste… Mathilde s’est appuyée contre le mur. Elle a le souffle coupé, la tête lui tourne et elle sait plus très bien où elle est. Elle comprend pas ce qui lui arrive. La douleur est atroce. Comme des milliers d’épées qui lui transperceraient le ventre. Elle n’a jamais ressentie une telle douleur. Elle se laisse glisser sur le sol, haletante. Elle a froid, elle tremble. Denis putain, t’es où quand j’ai besoin de toi ? Encore devant la télé à regarder des conneries une bibine à la main ! Denis, de plus en plus vautré devant la télé, commence à criser. J’pète la dalle Math’ putain, qui qu’t’as croisé encore pour taper la causette comme ça pendant des heures ? Il compose le numéro de portable de Mathilde. L’écho de la sonnerie retentit dans 1 l’appart’. Putain et en plus t’as pas pris ton phone. Rahh… c'est quoi le plan ? T’as mis les bouts ou quoi ? Mathilde rouvre les yeux, secouée par une nouvelle attaque au fond du ventre. Mais qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce que je vais faire ?

Sujets

Informations

Publié par
Publié le 02 janvier 2014
Nombre de lectures 71
Langue Français
Signaler un problème

Ça faisait maintenant plusieurs heures que Mathilde était partie chercher des
clopes.
Putain mais qu’est-ce qu’elti2 p ol? Ç aaf je l’atmbes que ia’dnetj ,suof eerocne t
la daloB n e !emdrna taai m’nnteoi mle ¼ ncorz, eeecnemmoc ej te h, erffou b à
d’autant que ça smelog s doeb a’uqc aoprus rû ,’y atance à Math’. Çueaq punt
d’truc qu’el ernoc tnet tigem’deap enap uqnaia ss a’ dli pris mase mnces
l’estomac, ça el…etser ud tse iour c'qu. Mais pald noen e’s

Mathilde s’est appuyée contre le mur. Elle a le souffle coupé, la tête lui tourne et
elle sait plus très bien où elle est. Elle comprend pas ce qui lui arrive. La douleur
est atroce. Comme des milliers d’épées qui lui transperceraient le ventre. Elle n’a
jamais ressentie une telle douleur. Elle se laisse glisser sur le sol, haletante. Elle a
froid, elle tremble. Denis putain, t’es où quand j’ai besoin de toi ? Encore devant
la télé à regarder des conneries une bibine à la main !

Denis, de plus en plus vautré devant la télé, commence à criser. J’pète la dale
Math’ putain, qui qu’t’as croisé encore pour taper la causette comme ça pendant
des heures ?
Il compose le numéro de portable de Mathilde. L’écho de la sonnerie retentit dans

1

l’appart’. Putain et en plus t’as pas pris ton phone. Rahh… c'est quoi le plan ? T’as
mis les bouts ou quoi ?

Mathilde rouvre les yeux, secouée par une nouvelle attaque au fond du ventre.
Mais qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce que je vais faire ? J’vais quand même pas
passer toute la nuit par terre comme une cloche. La vache, j’ai trop mal pour me
lever. Elle se cambre, une main sur le ventre, l’autre au creux des reins, tentant de
trouver une position confortable, elle espère que ça va se calmer et qu’elle va
pouvoir aller acheter ses foutues clopes, parce que là, elle s’en fumerait bien une,
c'est clair, ça la détendrait grave.

Denis a craqué, il s’est jeté sur le pot-au-feu qui mijotait innocemment depuis des
heures. Elà’a e a qulres eafrifoe reute, len r pout-il donr se tiaeihcs ,rid e fe
bonne conscience. C'était pourtant leur soirée en amoureux qu’ils avaient prévu
depuis un bon moment. Denis s’en réjouissait depuis le début de la semaine. Il se
disait qu’il allait peut-être pouvoir lui en mettre un petit coup à Math’
aujourd’hui. El essi,hc tse eua etnail neic’uqèpseb ere ut je ve sabmaia ,’jsire
soir, elea vj ued l’ojeu rel en amoua soirée euq ecrap ,xueret mlae ’m di,mort e
sous l’bras tous les soirs, j’commence à en avoir ras-l’cul.

Mathilde s’est évanouie sous la douleur et se réveille en sentant un liquide chaud
lui couler entre les jambes. Ah mes règles ! Au moins, j’aurais un prétexte pour
pas baiser avec Denis. Faut dire, il est toujours telemt enanstsiinj’e qut sap ia
envie les ¾ du temps. J’espère juste qu’il me demandera pas de le sucer quand
même. Bon ben déjà, je comprends mieux pourquoi j’ai aussi mal au ventre.
Faudrait quand même que j’arrive à me relever et à bouger de là. Mais ah…

Denis s’est enfilé une bonne partie du pot-au-feu, hum trop bon et s’est déjà sifflé
plus de la moitié de la boutanche de rouge qu’il avait pourtant choisie avec soin
pour l’occas’. Faut pas gâcher, c'est toujours c'que mon con d’père disait. Pour
une fois, l’a pas tort le vieux. Bon, pis on avait dit pas de télé mais là Mathilde, si
tu te ramènes pas iloci pasvaisi j’, moioérals ep rl uoCN e ,SIsnascéd ’.

Une main se tend vers Mathilde. La main d’une femme. Une vieille dame qui se
penche jusqu’à elle.

2

- Eh mademoisel? a utFaas pes rt raerremoc ç emue vous faites p,eq ’use-tecq r te
là dans c't’état.
- Quoi mon état ? J’ai juste un peu mal au ventre mamie, c'est juste un petit coup
de mou et je repars.
- Vous êtes sûre que vous alecraeuq iom ,ovsuio rverer lete s tou ? Peuleuvpoz e
j’peux pas vraiment vous aider. Je peux al aer cherhcred l’a’di eis vous voulez. Y’
mon petit Polo à la maison pour les vacances, c't’un grand gailc ,drae duatsot
mignon comme tout, j’devrais p’être alrcher.hee relc
Et la voilà qui s’éloigne en trottinant dans ses petits souliers qui font clac clac.

Soirée spéciale NCIS puis Les Expert, Denis siffle des cannettes de bière devant la
télé, les pieds sur la table basse. Pas si mal la soirée en amoureux, j’lai échappé
belerf aia tneoce, l’aurlu tedtue e tose d cauu’onq ,xuod stom sede is dui’l jue q
rien pour espérer gagner la permission de la foutre à poil et de s’amuser. Pis
franchement, ç’aurait été dommage de rater ces épisodes, ils sont trop bons !

Mathilde s’agrippe aux bras de Polo, les douleurs s’accentuent, s’amplifient,
deviennent de plus en plus rapprochées pour ne plus s’arrêter. Polo la regarde
sans trop comprendre. Je vous emmène à l’hôpital, venez ça sera mieux je crois, il
se passe quelque chose de grave là.
Mathilde s’accroche mais ne peut se relever. Une contraction la fait s’allonger et
elle sent que quelque chose cherche à sortir d’elle-même.

Denis jubile devant sa télé. Par chance, Math’ a fait des courses et il y a une bonne
réserve de Kro pour tenir la soirée entière. Tant pis si eletre renD peap.siu s
l’temps qu’j’me la met de côté, suis pas à une soirée près mais demain ma cocotte
tu passes à la casserole. Tu pourras pas dire non, tu sauras comment t’faire
pardonner.

Mathilde hurle/Polo est sidéré/Mamie s’agite. Elle a compris ce qui se passe, La
p’tite est en train d’accoucher Polo, va appeler le Samu, el eriaf sus not pa peue
un gosse dans la rue quand même. Mathilde retient sa respiration un instant,
regarde Mamie avant d’hurler : Mais qu’estu dit ? Comment j’peux être en train
d’accoucher alors qu’j’suis pas enceinte. Tu déconnes la vioque, Alzheimer ta
mémé ou quoi ? dit-elle en écrabouillant la main de Polo.
Poussez mademoisele e ,aMim,ele , lntdaenreergua rmière pait infi etéls e tia

3

d’quoi el rûs r!use, poue ca
Mathilde ne comprend rien à ce qu’ils racontent. Un gosse ? Accoucher ?
N’importe quoi ! Elle qui est tout le temps fourrée sur Doctissimo, elle l’aurait su
si quelque chose clochait en elle.
(ni-de-en/dgri-ssdorsie3831ed-3esso/esscoitwwd..orfssmil/gr/htmsse/osse/w:/tpht
grosssesse.htm) Ce qui est sûr c'est qu’elle ressent vivement le besoin de pousser,
de chercher à expulser un truc en elle qui la démange un peu et lui arrache le
bide. Elle se contracte et crie. Putain, j’savais pas qu’j’pouvais gueuler à ce point-
là !
Polo mets-toi derrière elq eu’eltem ioj paupey ruisse s’e pà to l’r rmmaa ’vdeai
v’nir.
AliomedzaeM eslna.tp ,e eezssouflufson
Mathilde se laisse faire et fait ce que Mamie lui dit. Elle sent un truc lui déchirer
l’entrejambe. Elle est presque dans les vapes mais la vieille la lâche pas d’une
semelle. Alop zessuete àu n p’thzi,l deen ceosru.qt.Oe M nt aytsiee tfrfprsoe
bout. Elle réussi à pousser une dernière fois, dans un long râle et s’évanoui. Un cri
la ramène au présent dans un sursaut : un bébé qui pleure. Son bébé… C'est une
fille !! s’exclame mamie ! Vite prenez-la dans vos bras qu’elle attrape pas froid.
Mathilde attrape l’enfant sans trop comprendre ce qui se passe. Mon bébé… ma
filaçs ia s…em ’his c'td’oùort irto?e

Denis s’est écroulé sur le canap’. Il ronfle comme un troupeau de buffles. La télé
diffuse les éternels conneries de documentaires sur les bécasses dans le Berry en
pleine saison de rut. (m/watch?utube.co//ww.woyhtt:pKnarwhg=vROFd) Ça croule
dans tous les coins et Denis n’entend pas Mathilde rentrer. Elle s’assoit sur le
canapé. Denis ouvre un œil. Putain Mathilde, t’étais où bordel ! T’as foiré notre
soirée !
Mathilde, mais c'est quoi c'truc que t’as dans les bras. Qu’esse t’as foutu putain !
Mathilde éclate en sanglots et lui tend l’enfant : Denis, je te présente notre file.
T’énerve pas s’te plait, je sais pas comment c'est arrivé. Mais regarde comme ele
est mignonne. Qu’esse t’en dit si on l’appelait Providence ?
Tu crois pas qu’Abstinence ça serait mieux non?

4