La goutte qui a fait déborder le vase
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Non !
Ce ne sont pas des Bêtises de Cambrai, mais celles de : made in Pat.

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Publié le 09 mai 2014
Nombre de lectures 21
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Exrait

LA GOUTTE QUI A FAIT DEBORDER LE VASE
P a g e| 1
Comme toutes les ménagères, ma grand-mère recevait des prospectus divers et variés. Un jour dans son courrier elle reçoit, une pub provenant de Reader's Digest. Je tombe dessus, le lis. A la fin de ma lecture, je constate qu’on peut s’y abonner pour un an. Il est bien stipulé que pour les mineurs, il faut l’autorisation des parents. Passant outre cette obligation, ne voilà-t-il pas que je remplis le formulaire, en faisant une signature bidon que j’envoie à l’adresse indiquée. Le temps file. Mais je ne l’oublie pas. J’étais toute contente car j’aurais beaucoup plus de livres à lire.
J’en profite pour rajouter un oubli que j’ai fait quand je vous ai décrit mon univers littéraire. Je n’avais pas en ma possession la collection de Martine, mais celle de Caroline. C’était une gamine tout comme Martine, mais elle était entourée par des animaux. Il avait des chats des chiens, un lion, un ours il me semble. Elle voyageait beaucoup et ses aventures étaient passionnantes. J’adorais. Tout comme Trompette à l’époque de ma déferlante BD, j’ai retrouvé ses albums. J’en ai été ravie.
Je ferme la parenthèse et reprends mon histoire. Un jour, bonne-maman reçoit la commande et apprend par la même, qu’elle en a pour toute une année. Comme j’ai écrit précédemment, ma grand-mère était artisan. Certes elle avait des doigts en or, mais ne s’appelait pas Crésus. Très étonnée, elle demande à sa fille si c’est elle qui en était à l’origine. Négatif lui réponds maman. Pour elles le calcul est simple et la coupable est désignée d’office. Bibi. Grande réunion de famille au sommet : ma mère, bonne-maman et moi. Je suis bien obligée de lâcher le morceau. Toutes deux étaient habituées à mes bêtises, aussi farfelues et invraisemblables, les unes que les autres. Mais cette fois-ci, j’avais poussé le bouchon trop loin. J’avais mis le budget de familial en danger. Et le plus terrible, j’avais fait un faux et l’avais utilisé. Je ne savais pas que c’était répréhensible par la loi. J’étais trop jeune pour comprendre la portée de mon geste. Je m’étais tout de même rendue compte que je faisais quelque chose de mal, mais cela ne m’a pas pour autant refrénée. J’étais du style : oses et tu en verras après les conséquences.
P a g e| 2 Il a fallu l’intervention personnelle et persuasive, du juge des enfants, chez qui ma mère avait travaillé, qui me connaissait et me suivait, pour mettre fin avec grandes difficultés à cet abonnement. Par contre moi j’ai eu un aller pour la pension religieuse Ste Marie-Thérèse, à Nîmes. Au cours de mes précédents récits, je vous ai déjà invité à vous promener dans le monde de mes sottises. A part les trois suivants : APRES SOEUR JEANNE, COUSIN RAYMOND JE PERSISTE ET ... …JE SIGNE. tous les autres ce sont passées avant cette histoire. Comme vous avez du vous en apercevoir je les collectionnais. Et je ne vous raconte que celles dont je me souviens précisément. J’en trouvais une toujours plus grosse, pour remplacer celle que j’avais expérimentée. Tout comme j’ai maintenant une imagination fertile, je l’avais déjà enfant. Il fallait être gonflée et imperturbable pour mettre pendant une semaine en émoi tous nos voisins de l’immeuble comme j’ai réussi à le faire. Voulez-vous savoir ? Accrochez vos wagons : le train démarre. Pour m’amuser, chaque matin, j’arrachais toutes les étiquettes des boites aux lettres. Le facteur était obligé de monter aux étages pour remettre le courrier aux bonnes personnes. Bien-sûr que j’ai tout nié en bloc, quand les soupçons ont convergé vers moi. Comme la porte d’entrée était ouverte, un temps il fut pensé que les voyous responsables de ce vandalisme, étaient de la rue. Malgré les séances d’espionnages organisés de la rue à toutes heures de la journée, rien n’y faisait. Les matins : rebelote. Et c’est là que notre voisine de pallier eu une idée lumineuse qui me fit broyer du noir. Elle s’est enfermée dans la cave et a attendu. Elle m’a vue faire mon micmac, mais ne s’est pas manifestée. Le soir quand je suis revenue d’un pas léger de l’école, j’ai eu droit à la question. Plus j’essayais de me disculper, plus je m’enfonçais irrémédiablement dans la mélasse. Et voilà comment on se fait soi-même sa mauvaise réputation de menteuse. Mieux d’enfant difficile ayant des problèmes comportementaux. Bonne à se retrouver dans une maison de correction.
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