UN PEU DE GENEALOGIE, D’HISTOIRE FAMILIALE.
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UN PEU DE GENEALOGIE, D’HISTOIRE FAMILIALE.

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Tous les textes à partir de celui-là, font partis de Comment ; Terre ?
Je vais essayer de suivre l'ordre Chronologique des évènement qui ont parsemés ma vie.
Mais je ne vous promets rien.

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Publié le 16 janvier 2013
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Langue Français

P a g e | 1


UN PEU DE GENEALOGIE, D’HISTOIRE FAMILIALE.


Ma grand-mère, Angèle est née à Roubaix le 21 Mars 1904.
Elle a passé toute son enfance à Ixelles, banlieue de Bruxelles, avec son frère Louis
de deux ans son aîné.
Ses grands-parents maternels venaient eux-mêmes de Béverloo au nord-est de la
Belgique, et s'étaient rendus en France en tant que saisonniers.
Ils se sont mariés et installés à Roubaix.

Angèle et sa mère avaient appris le métier de stoppeuse.
Mon arrière-grand-mère avait divorcé.

Après une année passée en Angleterre, et pour Angèle un premier mariage raté
avec un Italien, elles sont allées là, où elles ont trouvé du travail dans leur métier.
A Mulhouse, en 13 ans de vie en Alsace, ma grand-mère c'est remariée avec
Raymond.
Ils ont eu deux filles, Michèle le 7 Septembre 1933 et Danièle ma mère, le 6
Septembre 1935.
Petit détail insignifiant, Angèle était plus âgée que Raymond.
Après la famille, est partie à Aulnay-Sous-Bois.

Je ne sais pas ce qu'est devenue mon arrière-grand-mère.
Il s'est dit dans la famille, qu'elle avait tenté de mettre fin à ses jours en se tirant
une balle de revolver, qu'elle s'était loupée.
On pense qu'elle a du se suicider.
Angèle n'a jamais connu le lieu de sa sépulture.

Mes grands-parents projetaient de descendre dans le sud, lorsque la guerre éclata.

Ma tante est morte tout au début, rapidement enlevée par une méningite
foudroyante, et fut ensevelie dans le cimetière de Draguignan où sa famille paternelle,
avait et ont toujours une maison de famille.
Raymond fut fait prisonnier et envoyé en Pologne.
Angèle est venue habiter à Montpellier avec Maman.

Pourquoi Montpellier ?

Parce que c'était en zone libre.
Angèle n'était ni trop loin, ni trop proche de sa belle-famille qui avait leur maison
familiale à Draguignan.
Je présume aussi, parce que son Frère Louis avait installé son cabinet de
prothésiste, chirurgien dentiste à Lunel car il avait acquis un domaine dans l'arrière pays.
Son épouse Délie, était la marraine de Maman.
Sa sœur que j’ai connu (Tante Amie) était installée à Montpellier.
S'étant retrouvé veuf, il se remaria.

Son premier fils, Pierre en 1925 vint habiter, après s'être marié, dans la ville de
Montpellier.
Jean-Louis le plus jeune et dernier cousin germain de maman, est l'enfant du
second mariage de Louis.
Il avait omis volontairement ou non, d’annoncer à sa frangine, d'une part ses
secondes noces et encore moins qu'elle avait un autre neveu.
Quand elle l'a appris la pilule a eu du mal a passer.
Elle a eu du mal a accepter Jean-Louis comme faisant parti de sa famille.

Mon grand-père revint et au bout de 13 ans de mariage décida de divorcer pour
épouser une femme polonaise rencontrée lors de sa détention.
De ce deuxième mariage naquit une fille.
Petite info : son avocat d’alors s’appelait François Delmas qui ultérieurement P a g e | 2

devint le maire de Montpellier.

Ils sont allés à Grâce où Raymond était ophtalmologue.
Il renia ma mère et jusqu'à sa mort l'année dernière, à Lausanne, ils ne se sont plus
revus.
Et ce n'est pas faute à ma mère d'avoir essayé.

Même les oncles et tantes de ma mère ont mis des années et des années pour lui
reparler et la recevoir dans la propriété.
A leur décharge, il faut dire que Raymond en tant qu'Aîné de la famille, avait
interdit à quiconque de continuer d'avoir le plus petit contact, y compris à son père, sous
peine de graves sanctions.

Angèle a donc élevé ma mère toute seule.
Elle a fait tout son possible pour qu'elle puisse grandir dans de bonnes conditions.
Il est vrai que son métier, artisanal lui laissait une certaine liberté dans ses
horaires de travail et lui donnait l'avantage de pouvoir travailler chez elle à son rythme.

Ce qui était bien aussi, c'est qu'étant couturière à ses heures et tricotant, elle avait
peu de frais d'habillement pour elle et sa fille, simplement le coût de l'achat du patron et
du tissu.

Ce qu’elle a réédité avec moi.
Ce qui fait que j’avais une garde-robe originale de princesse, qui entre- autre, me
valu dans les pensionnats que j’ai fréquentés la jalousie accrue des autres pensionnaires.

Raymond lui versait une pension alimentaire de 50 anciens francs, ce qui en
nouveau, faisait 500.
Même bien au-delà de la majorité de maman.
Il a dû arrêter, de la payer en fin des années 80.
Pas mal.

Pour l'Euro tous à vos calculettes !!!
Soit dit en passant si 15,2 Euros font 100 Francs, 152 Euros font 1000 francs donc
152 Euros divisés par 2 égalent 76 Euros ou 500 Francs.

Maman n'étant pas intéressée par la scolarité en particulier et les études en
général, elle n'a obtenu aucuns diplômes.

Nous n'apprîmes pas, ma mère et moi, le métier de stoppeuse.