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Le Japon est un miroir : il vous montre une

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Le Japon est un miroir : il vous montre une

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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CÕest en lÕan 2000 que je dÈcouvris pour la premiËre fois le Japon : jÕeus lÕopportunitÈ dÕÈtudier le japonais pendant un an, ‡ lÕ UniversitÈ dÕAichi, sur le chaleureux campus de Toyohashi. Ce sÈ jour inaugural dÈpassa toutes mes attentes en terme de satisfaction et restera ‡ jamais une expÈrience inoubliable, tout particuliËrement ma rencontre avec la cuisine japonaise et dÕautre part les insolites bains publics. Quand on nÕa jamais dÈgustÈ de plats japonais, il est facile dÕ imaginer que chaque repas nÕÈtait que dÈcouvertes. La cuisine franÁ aise nÕoffre que trËs peu de saveurs ÈpicÈes et les ingrÈdients de base de la cuisine japonaise que sont le miso, le shoyu, le mirin, le sakÈ ou le vinaigre ouvrent la voie ‡ des expÈriences culinaires dÕun genre nouveau. Lenatto, le sukiyaki ou les onigiri, pour ne citer quÕeux, ne font s˚rement plus beaucoup dÕeffet sur une majoritÈ de Japonais, mais restent toutefois des plats surprenants pour les non-Japonais. Les spÈcialitÈs populaires que sont le gyudon, le nikujaga, la soupe miso, les soupes ramen et udon, le soba et les inarizushi, mais aussi des plats plus contemporains comme les steaks hachÈs assortis de daikon r‚pÈ, ou lÕomniprÈsent kareraisu, nÕont pas dÕÈquivalents en ce monde. La p‚tisserie japonaise nÕa rien ‡ voir avec la p‚tisserie franÁaise et des ingrÈdients comme les haricots rouges, le sÈsame, le thÈ vert ou la patate douce sont caractÈristiques des biscuits locaux. Si lÕon demande ‡ Monsieur tout-le-monde en France de citer des sp ÈcialitÈs japonaises, nul doute que seront citÈs les sushi et le wasabi, maispartÁa...LacuisinejaponaiserecËlebiendÕautresdÈlicesinconnus, qui me donnËrent lÕimpres sion dÕarriver ‡ juste titre ‡ un
21ԽϑΥʔϥϜ
Aug. 2007
paradis culinaire.  Lesbains publics resteront aussi un souvenir inoubliable. Durant la pÈriode de NoÎl, un professeur de lÕUniversitÈ dÕAichi mÕ invita, en compagnie dÕautres Ètudiant s Ètrangers, ‡ dÓner chez lui, ce que nous fÓmes, lorsque ce professeur, aprËs le dessert, nous proposa lÕair sybillin Ò et si on allait auxbains publics ? Ó. Le sapin de NoÎl du professeur donnait encore quelques efßuves occidentales ‡ la soir Èe, vite Èvanouies aux bains publics du quartier : ce fut le moment solennelo˘jÕapprislÕexpressionjaponaiseÒhadakadoshiÓ(amisdans la nuditÈ ?), retenue de suite. Les bains en eux-mÍmes retinrent par ailleurs mon interÍt : les diffÈrentes variÈtÈs, ‡ savoir le bain È lectrique ( !?!), le bain froid, le bain au radon, le sauna, le bain ‡ remous, pour nÕen citer quÕune partie, emportent le non-initiÈ dans un tourbillon dÕexpÈriences et de sensations inÈdites. Je compris alors quÕil fallut bien du temps, des efforts et du gÈnie pour parvenir ‡ un tel rÈsultat.  Jefoulai le sol japonais pour la deuxiËme fois en 2003 et dÈ couvris les us et coutumes dÕun bureau japonais dans le cadre dÕun stagedetroismoisauseindelÕOrganismedePromotiondelÕ Urbanisme de la Ville dÕUtsunomiya, jumelle de la Ville dÕOrlÈans. Mais plus que le stage, ce qui me marqua profondÈment fut mon sÈ jour en famille dÕaccueil. Lafamille dÕaccueil mÕaccueillit remarquablement, me traitant comme si jÕÈtais de la famille, et ne reculant devant rien pour Èvoquer le fonctionnement des organisations japonaises, les coutumes et traditions locales, ou encore