Les constructions récentes et notamment les lotissements ...
2 pages
Français
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Les constructions récentes et notamment les lotissements ...

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
2 pages
Français

Description

Les constructions récentes et notamment les lotissements ...

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 189
Langue Français

Exrait

Contributeur
HERRERA Dorianne
0610144655
secondesnature@free.fr
Titre : LE PAYSAGE Domaine (relatif aux commissions) : thématique transversale à plusieurs commissions
Objet: Diagnostic paysager du territoire
Annexes : non
1- Impressions sur le paysage de la vallée du Petit Morin
L’écologie du paysage
Le paysage est l’ensemble des traits, caractères et formes d’un territoire, d’un pays, perçus par un
observateur. Le paysage est une création et une interprétation de l’espace. C’est donc une notion subjective et
en fonction de sa propre spécialité, le paysage peut être décris différemment.
L’écologie du paysage s’intéresse à la dynamique spatio-temporelle des composantes biologiques, physiques
et sociales des paysages humanisés et naturels. Cette science est interdisciplinaire puisqu’elle associe la
géologie, la sociologie, la géographie, l’histoire, l’économie…À titre d’exemples, l’écologie des paysages est
utilisée dans le cadre d’études liées à la biodiversité et à son évolution et à l’impact du développement humain
et des risques écologiques.
Lire le paysage pour se repérer dans le temps et dans l’espace
Au fil de mes promenades dans la vallée, je propose une lecture du paysage « grand public ». Cet exercice a
pour but d’amener les participants à se repérer non seulement dans l’espace, en décrivant les différents
éléments qu’ils ont sous leurs yeux, mais aussi dans le temps, en découvrant l’histoire des hommes de la
Vallée par les différents usages qu’ils ont ou ont eu du sol. Par la simple observation du paysage et avec
quelques explications, j’amène les individus à prendre conscience de leur place dans leur territoire et je les
invite à en imaginer les enjeux.
2-Diagnostic paysager de la Vallée du Petit Morin : Atouts/faiblesses, Menaces/opportunités
Ce diagnostic paysager a été réalisé à partir d’une observation des différents plans, des couleurs, des formes
et éléments de plusieurs points de la vallée du Petit Morin.
Quelques soient les saisons et le village d’arrêt, le vert et le marron dominent dans la Vallée : terre et
végétaux se partagent l’espace et caractérisent un paysage rural.
Le domaine du minéral
: les minéraux sont visibles dans le paysage par le relief, les constructions
humaines et la terre cultivée. La roche mère, sous-jacente à la terre fertile, détermine le relief. Le bâti
constitué de matériaux locaux tels que la pierre meulière est aussi décris dans ce chapitre minéral. Les
blocs de meulières sont irréguliers, généralement caverneux et de couleur allant du jaune grisâtre au
rougeâtre de la couleur de l’argile dans lesquels ils sont empâtés. Les fermes, construites en contre
bas des sommets pour être protégées du vent, sont entourées de leur domaine cultivable, le plus
souvent dépourvue de végétation. Les maisons de village, réunies autour de l’église et organisées
autour de la rue principale, sont de style briard.
Les constructions récentes et notamment les lotissements constitués de matériaux non traditionnels
dénaturent l’ensemble architectural du village en apportant d’autres couleurs de crépi, de toits ou de
boiseries... Une charte architecturale devrait être proposée pour
permettre des constructions plus
cohérentes avec l’existant. Le mitage du bâti doit être aussi contrôlé.
Le domaine du végétal
: les végétaux dans le paysage sont le mobilier, ils structurent l’espace et
donnent de la hauteur. La présence des feuillus rend changeant le paysage au fil des saisons.
1- Les haies
délimitent et divisent l’espace, elles procurent de l’intimité à l’image des pièces de la maison.
Elles existent dans nos campagnes depuis le Moyen Age et se sont vraiment implantées à la
Renaissance.
Depuis le remembrement agricole, les haies ont énormément diminué et n’ont pas été remplacées malgré
les nombreux avantages qu’elles procurent (microclimat, régulation eau, réserve nourriture pour la faune,
maintien de la biodiversité, corridor écologique…).
Les haies monotones de laurières, par exemple, aux abords des maisons, remplaçent progressivement les
haies vives constituées d’essences locales (cornouiller, noisetier, églantier, érable champêtre…). Des
conseils aux particuliers et aux personnels de mairie pourraient être proposés pour inciter à planter des
essences plus adaptées.
La taille franche des haies sauvages fragilise les arbustes et menace leur bonne santé et leur durabilité.
Elle favorise les champignons et les bactéries. Des méthodes de taille douce pourraient être encouragées.