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ARTS N° 435 du 29 octobre 1953

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Faites un saut dans le passé avec le journal intégral de l'édition du magazine "ARTS N° 435" et découvrez des années après les actualités notoires ce jour du 29 octobre 1953.
En exclusivité venez découvrir a la une de ce journal de 1953, les sujets poignants des actualités de l'époque :
-SOUS LE MERIDIEN DE PARIS
-UN CRI D'ALARME DES JEUNES
-L'OREILLE ELECTRONIQUE REND LA VOIX AUX CHANTEURS OUBLIES.

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Publié le 29 octobre 1953
Nombre de lectures 35
EAN13 3607910116707
Langue Français
Poids de l'ouvrage 18 Mo

140, Faubourg Sa snt-Honoré - ELY. 21-14
Du 29 octobre au 4 novembre 1953. - N° 435. - 30 francs.
Notre enquête sur la condition sociale de l'artiste Découverte révolutionnaire
Sous le m
L Un méridien cri d alarme des jeunes L'OREILLE
de Paris ÉLECTRONIQUE Notre courage résister a-t-il OMME chaque semaine,
nous avons composé no-Ctre journal en choisissant
dans l'ensemble des événe- rend la voix
ments les faits et les infor- à la misère et au silence ? mations qui offrent les plus
remarquables perspectives. aux chanteurs oubliés Notre formule « Trois jour- — Je ne peins plus, car je n'ai LBS ARTISTES CONDAM- lui est impossible de vivre de sa
pas de local ; c'est le sommet de naux en un » nous permet de NENT L'INDIFFERENCE DU peinture, mais s'il a du talent, de
la misère ; PUBLIC VIS-A-VIS DE LEUR vous présenter, dans le do- l'ambition, il doit percer ; mais ERTES, la voix est avant J ai du sa richesse : on dit que la . T . feux enfants, je travaille SOR T ET DE L'ART. il faut envisager vingt ans de maine des Spectacles, des tout u n don du ciel, et il voix blanchit. U n examen gra-a l'usine ; le soir, je suis incapa- «'v. ' lutte, c'est-à-dire, risquer sa vie. CLettres et des Beaux-Arts, un n'est pas question de met - phique montre la perte des har -
ble de prendre un pinceau. Je ne — Il faut décourager les ama- tre cette affirmation en doute : compte rendu complet des moniques supérieures. puis peindre que le samedi et le teurs ou les mauvais peintres ! on possède des moyens vocaux Lorsque les harmoniques les créations actuelles et des avis Une situation dimanche, et seulement quand Si l'on doutait de la nécessité plus ou moins riches. Mais en- plus élevées qui leur restent se que nous voudrions utiles sur j'en ai les moyens financiers. Je et de l'authenticité d'une telle core faut-il savoir en tirer parti tiennent entre 1.500 et 2.000 pé -les réalisations intéressantes gagne à l'usine 20.000 francs par enquête, ces quelques citations au maximum, et c'est ici qu'in- riodes, la voix est nasale. Au-mois. de la semaine. honteuse montreraient que la crise que tervient la « place de voix » dessous de 1.500, elle est guttu -— Il est honteux que dans un Voici, page après page, no- nous révélons est aiguë et pro- qu'est censé vous donner le pro- rale et il s'ensuit une fatigue qui « pays réputé comme l'un des plus tre journal ; fonde, MAIS NOUS NE NOUS fesseur de chant. Cette «place » Pour qualifier leur propre si- va en augmentant. civilisés du monde, l'art ne CONTENTERONS PAS D'ENRE- doit être parfaite pour que le tuation, les mots employés sont puisse être, à quelques exceptions La voix s'est donc déplacée au GISTRE R LES FAITS E T LES chanteur tire le meilleur parti tous aussi tristement chargés de «Si cours de la carrière du chanteur près, un métier qui permette de Notre Enquête sur les TEMOIGNAGES, cette enquête des résonateurs naturels qui sens : « désespérante, inquié-vivre décemment. et, chose curieuse, il est incapa-* coonditions sociales de doit aussi nous permettre, en sont placés dans la tête. Si elle tante, lamentable, pénible, pré- ble, quelle que soit sa science du —• La masse est plus intéressée v ! mobilisant l'opinion publique de l'artiste dénonce l'ef- ne l'est pas, non seulement le caire, désastreuse, honteuse, dé-par les avions à réaction, les der- chant, d'en retrouver la vraie proposer des solutions aux graves timbre n'a pas toute la richesse froyable situation morale et plorable, scandaleuse ». place. Ayant fait subir à des niers modèles de voitures sortis problèmes que pose la condition possible, mais encore le chanteur matérielle des jeunes. au Salon, que par une œuvre pic- Nous préciserons les faits qui chanteurs u n certain nombre de dérisoire des artistes. Sfcyts» fatigue. C'est-à-dire qu'il risque
tests, le docteur Tomatis a fait turale ou littéraire... se dissimulent derrière l'adjectif. Georges Vitaly discute la une détérioration plus ou moins sa découverte la plus importante Plaintes, exposés touchants, Nous mettrons les doigts sur les proposition de J.-L. Barrault rapide de son larynx : sa voix et propre à révolutionner l'art rage, colère, réflexions désabu- plaies. Le public doit savoir com-pour la constitution d'un nou- est alors perdue irrémédiable-Faire quelquechose> du chant. Ces harmoniques su-sées, mais aussi jugements cal- ment vivent... (et meurent sou- ment. Cela découle du fait qu'il veau cartel théâtral. périeures qui manquent désor-vent, hélas), ceux qui ont pour mes, solutions réfléchies, idées « pousse » des sons au lieu de Raymond Queneau présente mais à la voix du chanteur, ce-neuves ; de toute par t nous par- mission d'exalter la vie. Un artiste qui place en exer- laisser simplement vibrer des ré-le nouveau club de Science- lui-ci n e les entend pas. (A noter — Nous ne sommes plus au viennent des réponses à notre en- gue à sa lettre « Un jeune du sonateurs, phénomène naturel que le chanteur n e s'aperçoit pas fiction. quête. Les artistes « jouent le temps du Bateau lavoir, nous verbe jeûner », déclare : qui n'entraine aucune fatigue que sa voix change, mais sim-jeu », et à l'aide du questionnaire, écrit un peintre, où la bohème Enfin se trouvent révélées « C'est pour eux, pour ces in- musculaire. plement qu'il se fatigue.) à l'établissement auquel ont par- pouvait vivre sans vendre de les étonnantes possibilités de génus attendrissants et perdus Pa r l'examen photographique . «— ticipé des critiques, des artistes, toiles, et sans rien faire d'autre. dans la foule, qvJil faut faire à l'oreille électroniqu« qui peut des vibrations produites par les des techniciens du t gallup », Aujourd'hui, il nous fau t avoir tout prix quelque chose. * bouleverser l'art du chant. plus célèbres voix du siècle, un u n tableau très précis des condi- les pieds sur la terre, et c'est Nous vous demanderons, amis % f » Un casque suffit laryngologiste réputé, le docteur tions de vie matérielles, des pos- peut-être pour cela que la Jeune lecteurs, de penser avec nous aux Tomatis, a découvert que la ri -9 Tous les programmes sibilités d'expression, des aspira- peinture est triste. solutions possibles. chesse du timbre, c'est-à-dire en * de ce que vous pour- — Il faut en finir une bonne Réciproquement, d'une façon tions, des soucis des artistes Que ceux qui n'ont pas encore définitive la beauté vocale, tenait contemporains pourra être dressé. fois avec ce fatras de soi-disant générale, le chanteur est incapa-rez voir et entendre répondu à nos questionnaires le dans l'intensité des harmoniques ble d'émettre une harmonique Chaque question permet d'établir liberté de crève la faim. à Paris. Les dernières nou- fassent de toute urgence ; il est très élevées (dépassant 2.000 pé- qu'il n'entend pas. un véritable test révélateur, — Que le peintre soit au moins veautés dans Le Carnet du temps. Us trouveront dans les riodes par seconde). C'est ainsi considéré comme un artisan, et La place de voix est donc une comme on pourra en juger. trois derniers numéros de Arts, Parisien. que de tous les graphiques obte- question d'oreille. Et le docteur Au ourd'hui. et avant d'achever puisse gagner sa vie par son tra- toutes indications utiles. nus, ceux de la voix de Caruso Tomatis a construit un appareil nos nvestigations, nous enregis- vail. Cette enquête, mise au service telle que nous l'a conservée le Des extraits du journal — Il y a trop de peintres, l'art moins extraordinaire en soi que trons la plainte presque géné- des artistes, ne peut être valable disque, nous montre la plus * de Dussane sur Maria par les réactions physiologiques rale, apportée par la majorité des est malade. que si chacun y prend une part grande richesse en harmoniques réponses : qu'il obtient sur les patients. Casarès. Les avont- — Lorsque l'artiste débute, il active et sincère. élevées d'où, sans doute, ce
soupremières des principaux Et elle n'atteindra son but que Un microphone devant lequel venir qu'aucun autre chanteur
spectacles : le ballet du Mar- si le public accepte le referendum on parle ou chante, un casque n'est arrivé à éteindre chez ceux
que nous lui proposons. Si nos par le moyen duquel on s'en-quis de Cuevas, les pièces de qui l'ont entendu.
lecteurs nous précisent leur im- tend, constituent l'essentiel de Gabriel Marcel et de Jean Or, dans la clientèle du
docpression, leurs réflexion, leurs ju- l'appareil. Un jeu d'amplifica-teur Tomatis se trouvent beau-Giraudoux, les films, les
gements. teurs et de filtres électroniques coup de chanteurs venus le trou-concerts. — Notre courage sera-t-il suf- permet d'amplifier ou de dimi-ver parce qu'au bout de dix ou
fisant contre la misère, le dédain, nuer, voire de supprimer com-quinze ans de carrière, ils
perLes critiques de « La le terrible silence qui est notre plètement l'audition de certaines ï> OSSANA PODESTA, l'héroïne du film mexicain, La. Red, d'Emi-VAN GOGH : dent leur voix. Dans la plupart
* Maison de la Nuit », lot, malgré le snobisme de la harmoniques basses ou élevées. lio Fernandez, qui sera bientôt projeté à Paris, est considérée par des cas, assure le docteur
Tomapeinture qui est la mode actuelle ? de « Jules César », les Américains comme la plus « sexy » des actrices italiennes. ris, leur larynx est intact. Leur
Voilà la question ! affirme un de « Leur Dernière Nuit », « Life » vient de lui consacrer un reportage dont cette photo est voix s'est simplement déplaoée
peintre. extraite. de telle façon que leurs résona-de « Lucrèce Borgia », des Jacques BOURGEOIS « La vie est une drôle
Cet appel mérite réponse, n'est- (On trouvera en page 3 toutes les avant-premières des spectacles teurs ne sont plus utilisés com-Danseurs russes et de la Ra- ce pas ? parisiens.) me il convient. Le timbre a per - (Suite en page i.) dio,
de chose, mon frère !»
Deux cent vingt romans
* viennent de paraître La revue La Parisienne, va publier dans son numéro
sous le signe de la d'octobre, sous l'autorité de Pierre Courthion, vingt let- Pour un nouveau cartel au théâtre
course aux Prix, sur laquelle tres bouleversantes de Van Gogh, à son frère Théo. On
pourra rapprocher la longue plainte contenue dans le on connait notre sentiment.
texte inédit que nous publions, extrait de cette corres-Nous arrachant à l'emprise
pondance, des déclarations des jeunes peintres dans le de cette marée, nous avons
cadre de notre enquête. Ainsi, Van Gogh est cité comme
choisi de vous proposer trois VITALY : C'est la foi
témoin à charge.
livres nouveaux dont
l'inacPRE S t'avoir écrit hier soir, je suis resté éveillé la tualité est peut-être le gage
moitié de la nuit, Théo. le plus sûr de leur impor- A Je suis navré de constater qu'en revenant à la
tance. Ce sont : La Clé des maison, après une absence de deux années (bien que qui manque le moins champs d'André Breton, La l'accueil ait été tout à fait gentil et aimable), rien,
absoChouette aveugle, de Sadegh lument rien n'a changé en ce qui concerne l'aveuglement
Hedayat, Aspects de l'alchi- et le manque de jugement désespérant à mon égard. A. >,e d'invoquer les fantômes, on tre contemporain. Comment en ANS le dernier numéro J e me trouve ainsi, une fois de plus, en pleine cer-mie traditionnelle, de René finit par assassiner les vivants ! douter quand il y a à Paris les de ARTS, Jean-Louis Bar-titude et en désaccord avec moi-même. Ayant entrepris Alleau. Il fau t rappeler, et même crier Noctambules, le Babylone, le Stu-D rault lançait un « appel i ce voyage à la maison de m a propre initiative, avan t le à tùe-tête, puisqu'on ne veut pas pour u n nouveau cartel contre dio (du temps de Lorca), la Hu -
premier courbé de tète, tu comprendras bien que je l'entendre, que les « efforts épar- Chétte qui, aux dires de la cri-le commerce et la spéculation au 0 Notre enquête Ilttérai- n'écrirais pas ceci, s'il n'y avait pas vraiment u n obsta- pillés », les « parcelles de l'es- tique, devenait souvent « le théâ-théâtre ». Cet appel est trop im-* re : « Etes-vous le cle contre lequel je me heurte. prit du théâtre d'art », non seu- tre le plus important de la ca - I portant pour être laissé «ans lecteur du prochain Leur accueil cordial m e désole. Leur « résignation » lement -existent toujours, mais pitale », avec des auteurs comme écho. Deux questions essentielles
siècle ? » dont voici le début, — sans reconnaître leur erreur — est pour moi, pis représentent tout simplement Audiberti, Bréal, Schehadé, Ha -se posent : « L'esprit du théâtre
va tenter de dégager les exi- encore si possible que cette erreur elle-même. Au lieu l'une des images les plus exactes d'art a-t-il vraiment disparu ?,
de montrer de la compréhension et de favoriser mon gences du public. et les plus frappantes du théâ- (Suite en page 4.) et : « Comment les tenants
acbien-être, par conséquent indirectement le leur, avec un L'Odalisque à l'Esclave, d'Ingres, dont nous reproduisons un tuels du théâtre d'art
pourraientpeu d'ardeur, je sens en tout ce qu'ils font, une lenteur détail, figure à la grande rétrospective « Cinq siècles d'art fran-7 Ce que vous verrez ou ils mener un e action commune
et une certaine hésitation qui paralysent • mon entrain çais », qui célèbre à la Nouvelle-Orléans, le cent-cinquantième efficace ? » Salo n d'Automne.
et mon énergie comme si j'étais une chappe de plomb. anniversaire de l'acquisition de la Louisiane. (Voir en page 7.)
Les souvenirs animés D'abord, qu'est-ce que le « théâ-Trouves-tu que Je prends les choses trop au tragique ?
tre d'art » ? Une suite de navi-de Jacques Villon sur 1903, Notre vie est une durable réalité, et nous marchons
gations dangereuses, le goût de temps où ce Salon pouvait indéfiniment, ce qui existe, existe, et notre
interpretal'aventure, de l'exploration, avec tion plus ou moins pessimiste ne change rien à la nature se dire « de combat ». La
l'espoir de découvrir une terre des choses. Telles sont mes pensées quand je ne dors grande exposition d'Art
frantoujours nouvelle. Plus concrète-pas la nuit. s sont mes s pendan t la tempête çais de la Nouvelle-Orléans. ment, c'est prendre le risque de La scienee-iiciion sur la lande, ou le soir dans un triste crépuscule. Une étude de Raymond Char- jouer un auteur inconnu, sans Lorsque j'étais plus jeune, j'ai souvent pensé,
beaumet sur l'inspiration réaliste vedette dans la distribution ; coup plus que maintenant, que tout était l'effet de
de quelques peintres qui cher- c'est forger une équipe en don-petites choses dues au hasard, et de malentendus sans
nan t chaque fois leur chance à chent une issue à la crise ac- raison. Mais, plus je vieillis, plus je reviens de cette vain era un ou plusieurs acteurs naissants; tuelle. idée, et j'y "vois des causes plus profondes. La vie aussi
c'est, en fin de compte, commu-est une « drôle de chose », mon frère.
niquer tout cet enthousiasme à T u vois combien mes lettres sont déprimantes. A cer-! ! Les expositions impor- ces autres inconnus que sont les tains moments, j'ai pensé : « C'est impossible » et à * tantes vous sont si- spectateurs. d'autres : « C'est possible. » La chose me semble évi- par Raymond QUENEAU gnalées et présentées.
dente, et, comme je l'ai dit, cela n e va pas, il n'y a pas
André Cornu précise les
derd'empressement.
nières transformations qui J e sens de quelle façon instinctive, je ne dis pas rai#- Le théâtre actuel se i E jeudi 22 octobre 1953, à laxies, coquetelle d'une belle
couvont embellir le Château de sonnable, père et mère me jugent. Me prendre chez eux ' 21 h. 30, au domicile de leur bleue de l'invention de
BoVersoilles. leur fait la même peur que s'ils prenaient un grand chien M" Bouthoul, le Club des ris Vian, nous ne pensions pas
hirsute. Il entrerait dans la chambre avec des pattes Savanturiers,. transformé en So- a autre chose qu'à modifier le fait avec le sang
mouillées, et puis il serait si poilu, il dérangerait tout ciété d'Hyperfchétique, après un e Nous attirons l'atten- cours de l'Histoire de l'humanité,
le monde et il aboierait si fort ! Bref, c'est une sale bête. 9 longue discussion, a adopté ses * tion sur un incident a pulvériser les cadres désuets
Soit. Mais cette bête a une histoire d'homme et bien statuts. Etaient présents, outre de la culture occidentale (les déplorable : la statue de quelques uns qu'il soit un chien, il a une âme humaine et en plus M" Bouthoul, déjà nommé, Mmes desuets seulement...) et à jeter de Gilioli a été arrachée du une âme assez sensible pour sentir ce qu'on pense de France Roche et Janni e Chau- la bombe atomique des
ScienceMur des Fusillés du Vercors. lui, ce qu'un chien ne peut pas faire. veau ; MM. Bergier, Carlier, Kast, fictions dans la torpeur de la Il est une « manie » de se
Moi, tout en admettant que je sois u n chien, je leur Les dernières ventes à l'Hô- Pilotin, Queneau et Vian. M. Au- littérature contemporaine. Nos référer au passé qui finit par
reconnais toutefois leur juste valeur. tel Drouot commentées par diberti, souffrant, et M. Le Lion- intentions étaient donc modestes. aveugler sur le présent.
ImagineLe chien comprend que si on le garde dans cette mai- nais, retenu, s'étaient excusés. Notre action, pour discrète qu'elle Francis Spar. t-on la dose d'enthousiasme, de
son, ce serait trop « le supporter », « le tolérer » et il Ce qui nous a tourmenté, prin- ait été, n'en fu t pas moins effi-volonté, de candeur qu'il faut,
tâchera donc de trouver une niche quelque par t ailleurs. cipalement, c'est la formulation cace. Les revues et les hebdoma-de nos jours, pour oser monter, 1 j j A propos de
l'HiitiaIl est vrai pourtant que ce chien est le fils de père de nos buts. Quand une société daires ont « découvert » la Scien-sans ouvriers, presque sans ar-•*- * tive prise par Jean et qu'on l'a laissé u n peu trop dans la rue, où c'était vient de se fonder, c'est toujours ce-Fiction (la S. F. pour les gent (mais dan s la sympathie...), Doat d'interpréter inévitable qu'il devint encore plus sauvage, mais puisque un peu comique, ça figure au fans), les éditeurs également (il une pièce un peu audacieuse,
« Le Songe d'une nuit d'été » père a oublie cela depuis bien des années, il vaut mieux Journal officiel, pour la plus y a maintenant six ou sept col-dans une salle qui, lorsqu'elle
se taire. Et puis, u n jour, II se pourrait bien que le chien au Cirque Medrano, nou^ grande joie des esprits malins qui lections spécialisées), enfin un sera bondée, contiendra quatre- La photo la plus étonnante de la semaine se mette à mordre, et si jamais il devenait enragé et ovons demandé à Thierry raillent ïa Société des pécheurs magazine mensuel Fiction lui est vingts spectateurs ? Est-ce man -
qu'il faille appeler les gendarmes pour l'abattre ! espérantistes de X — sur — Y ou entièrement consacré. Cela est Maulnier de nous faire con- quer de respect aux i anciens »!
Oui, bien sûr, tout cela est très possible. celle des beloteurs impénitents peu par rapport à l'activité S F que de dire qu'aujourd'hui, tout naître ses observations sur le /1 ETTE image étonnera tous les admirateurs de Louis Jouvet• Ce
Par contre, les chiens sont aussi de bons gardiens. mais pères de famille du Z — aux U.S.A. et en U.R.S.S., mais autant qu'hier, la France pos- ' ' visage n'est pas celui de l'interprète de « Knock » maïs celui théâtre en rond, dont la Le chien regrette seulement de n'être pas resté où il sur — U. enfin, c'est un début suffisam-du « comique » Robert Lamoureux, tel qu'il apparaîtra prochaine-sède des hommes qui défendent vogue est grande aux U.S.A. était, car la solitude dans la lande n'était pas plus ment concret et remarqué pour le théâtre de toutes leurs forces, ment dans le film, Virgile, de Carlo Rim, Robert Lamoureux y fait Quand nous n'étions encore Nous présentons également grande qu'elle n'est dans cette maison malgré toute que nous soyons obligés de sor-avec leur sang (je pense à mes une création saisissante d'un journaliste timide et malchanceux que qu'une simple société secrète et
quelques notes et croquis sur tir de l'ombre : la Société d'Hy-l'amabilité qui y règne. camarades animateurs qui ne des aventures roeambolesques conduisent à trouver sa voie. Le sym- que 'e Club des Savanturiers (1a.
cette technique de mise en perthétique a déjà de nombreux prennent jamais de repos qu'à pathique comédien trouvera.-t.-u la sienne dans ce film dont la qua- société secrète en question) se
adhérents. scène. l'occasion de stages en sana où lité, on l'espère, dépasse l'affligeante médiocrité de tous ceux où. il réunissait à La Reliure (bar déjà
les conduit l'épuisement) ? A a jusqu'à présent tourné ? disparu), pour y boire des Ga - (.Suite en page 4.)